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toinou
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4,5
Publiée le 1 janvier 2023
Le réalisateur de "Call me by your name" reviens avec un film complètement différent, un film d'horreur. Et ça marche parfaitement, Timothée Chalamet est excellent dans son rôle, tout comme Taylor Russell et Mark Rylance. Le film arrive à me faire sursauter et a retenir ma respiration. Problème, le scénario n'est pas forcément très bien écrit et l'alchimie entre les deux acteurs principaux aurait pu être beaucoup mieux. Le réalisme du film est étonnant, on a une très bonne mise en scène. Le film nous installe dans une ambiance de peur que j'apprécie.
Etrange film, road-movie dans les immensités étasuniennes mais avec des cannibales, mais quand même gentillet et romantique. J'aime bien le cinéma de Guadagnino généralement, mais là je trouve qu'on est sur une idée peu travaillée. Bon point pour Mark Rylance jouissif et effrayant à la fois.
Après avoir attendu bien longtemps, il est enfin là, « Bones & All » (que l'on pourrait traduire par « des os et tout le reste » ou bien « jusqu'aux os »). Je ne suis pas déçu, très bon film qui fusionne les genres entre road-movie, coming-of-age, drame, horreur, gore… Tout est là pour en faire un super film, esthétisme, excellent casting (si l'on connait le talent de Timothée Chalamet, c'est un plaisir de découvrir Taylor Russell qui crève l'écran et dont la carrière est très prometteuse, ainsi que Mark Rylance), la bande originale (mention spéciale au plan magnifique avec New Order). Bref, si vous aimez la fusion des genres et le gore, allez-y sans appréhension ! Hâte de le voir une seconde fois !
L'histoire démarre vite et entre dans le vif du sujet de façon brutale et énigmatique. Derrière la "faim" il y a aussi un drame, un secret lourd qu'une ado de 18 ans doit affronter et assumer soudainement. Le style réaliste et anthropologique nous ramène à un style qui est bien loin de la majorité des films sur le cannibalisme souvent porté sur l'horreur et l'épouvante classique. Le réalisateur évite aussi les effets spectaculaires, pas d'effets Jump Scare également, ou autres trucs spécifiques aux films d'horreur. Le cinéaste aborde le sujet, tabou par excellence, par le prisme du drame social et familial et par l'histoire d'amour entre deux jeunes paumés qui doivent faire avec un "handicap" qui les marginalise. Le climax est assez fascinant, très réaliste tout en instillant une dose d'onirisme, auquel il manque peut-être un peu de sensualité et d'émotion. La partie romance manque malheureusement d'un peu de chair, "vampirisée" (!) par les secrets du passé. Puis surtout la révélation Taylor Russell, d'une sensualité presque imperceptible, une actrice à suivre, future star assurément. Un très beau moment. Site : Selenie
Premier film outre-atlantique pour Luca Guadagnino. Il y retrouve Tilmothée Chalamet qu’il a révélé dans son superbe Call me by your name. Il nous livre ici un road-movie et une histoire d’amour sanglante entre deux jeunes cannibales exclus de la société. Le tout est bien mis en scène et joliment filmé mais le résultat ne convainc pas vraiment. Pas mal de longueurs, malgré certaines fulgurances (et quelques scènes assez insoutenables) et une certaine poésie. Mais surtout un flagrant manque de puissance. L’acteur franco-américain s’en sort bien mais la belle révélation du film est la jeune Taylor Russell assez impressionnante. Avec aussi les solides seconds rôles que sont toujours Mark Rylance, Michael Stuhlbarg ou encore Chloë Sevigny (une seule scène, mais marquante). Au final, pas un mauvais film mais on s’attend à mieux de la part du réalisateur italien. A déconseiller tout de même aux âmes sensibles. Pour ma part, je reste donc sur ma faim. C’est le cas de dire…
Un pitch hyper tentant, mais une mise en image lamentable en forçant le trait romantique et la raison de ce cannibalisme. Timothée Chamallow est aussi mièvre que d'habitude, sans expression ni transmission d'émotion. Une belle idée, une mauvaise réalisation.
Dans une ambiance hypnotisante mais un peu trop désincarnée, le road trip existentiel et romantique d'un jeune couple de cannibales cherchant leur place dans l'Amérique des laissés-pour-compte, porté par le couple séduisant Taylor Russell /Timothée Chalamet.
Un film très stylisé, à la fois poisseux, sauvage et teinté de romance. Un road movie joliment filmé : la route est sublime et certaines scènes sont bien gores. L'interprétation est convaincante mais l'ensemble est tout de même un peu longuet...
Qu’en est-il de la passion, naissant dans l’intimité de deux êtres à la dérive, mais qui peuvent toujours contempler ce même soleil sans pour autant rechercher le même horizon ? Le réalisateur de « A Bigger Splash », « Call Me By Your Name » et du pas très bon remake de « Suspiria » est un adepte des relectures, en passant également par l’adaptation littéraire, afin de se forger un univers, teinté de désirs. Luca Guadagnino Tente alors de répondre à sa problématique en rongeant les pages de Camille DeAngelis, jusqu’à sa moelle sentimentale. Le problème est qu’il ne parvient pas à concilier l’appétence des personnages et la caractérisation de ces derniers. Au-delà du road-trip initiatique, la source de malheur des jeunes « Bonnie and Clyde » ne trouve de l’écho que dans la subversivité, que l’on ne pense pas souvent à renouveler, avec le regard qu’il convient. En nous laissant une multitude de réflexions en suspens, le récit ne fait qu’émietter ses nombreux atouts et délaisse au passage de nombreux arguments de fascination.
Maren (Taylor Russell) trépigne de passer une soirée avec des amies d'école et du haut de ses 18 ans, elle prend ainsi la responsabilité de ses actes, les plus gourmands et les plus crus. Un drame la sépare alors subitement de son foyer et d'un père, qui ne laisse plus qu'une voix et des bribes de souvenirs pour espérer la reconstruction de sa fille, qui cherche autant à expliquer son identité vorace que des réponses sur ce qui stimule son appétit. La première partie dévoile tout un éventail envoûtant du genre horrifique, qui offre de la chair à digérer. Malheureusement, le mystérieux Sully (Mark Rylance) est bazardé comme une ombre sur la chaussée et on reprend la route, avec d’autres tracas, que l’on viendra désamorcer avec l’irruption de Lee (Timothée Chalamet), un vagabond qui partage le même désir que Maren, en consommant autrui.
Il est alors inévitable que l’un et l’autre vont finir par se consommer également, mais d’une manière plus poétique, si l’on croît les intentions du cinéaste et de son autrice. L’alchimie prend à peine entre ces deux jeunes adultes et leurs interprètes respectifs ne manquent pas d’apporter de l’énergie à leur partition. Hélas, quelque chose cloche dans ce voyage, qui multiplie le décor de plusieurs états, sans réellement avoir la sensation de les avoir traversés. On se complaint alors avec la détresse de Maren, qui souhaite prendre du recul sur sa trajectoire, pour le moins monotone, même dans sa phase d’ascension et de compréhension. L’intrigue ne lâche pas l’affaire sur son obsession, qui devrait interroger sa solitude au lieu de la transmettre au spectateur, qui aura déjà fait le tour de sa condition. Et du côté de son partenaire, il n’y a pas grand-chose à dévorer non plus.
La balade devient alors le pivot d’une contemplation, qui peine à captiver. L’Amérique rurale reste en arrière-plan du couple, en proie à leur pulsion, mais on feint de leur offrir un détachement spirituel avec leurs aînés. En somme, « Bones and all » n’oublie pas de laisser la chair s’exprimer, non pas pour capitaliser sur le style ou faire fuir les hématophobes, mais bien pour traduire l’angoisse de la survie et la nécessité d’assimiler les autres. Mais il oublie de s’attaquer à l’os, le morceau qui réclamait toute notre attention, avant que la banalité d’une romance vienne enterrer le film, dans un épilogue dramatique, convenu et malheureusement sans saveur.
La rencontre de deux âmes solitaires et de leur pulsion mutuelle pour la chair.
Après sa relecture mitigée de «Suspiria», Luca Guadagnino nous revient avec ce road-movie sanglant, quelque part entre «Grave» et «Trouble Every Day».
Un film dans lequel le duo Taylor Russell-Timothée Chalamet fait des étincelles dans la peau de ces amants maudits en quête de leur passé et d'eux-mêmes.
Entre le gore et le contemplatif, une œuvre qui se perd un peu, à la longue, dans un exercice de style un peu pompeux et un peu répétitif, malgré tout le soin apporté à l'image et à sa mise en scène. Et surtout, un récit qui nous renvoie directement aux codes des films de vampires (ici, le désir de chair remplace celui du sang) et à ses étapes narratives habituelles (rencontre, apprentissage, confrontation, révélation/émancipation), à la manière d'un «Morse» ou d'un «Entretien avec un Vampire».
Un film viscéral qui manque un peu de chair. 6,5/10.
quel étrange projet pour L.Guadagnino d'adapter un scénario sur ce sujet quand on sait de quoi son acteur de Call me by your name, A. Hammer, s'est vu accusé, précipitant alors sa chute à Hollywood et compromettant le suite du film?! Entre errances, road-movie à la recherche de réponses (notamment familiales) et romance, il est difficile d'adhérer à la pertinence du propos presque horrifique, dans une réalité contemporaine. Toutefois, ce drame comporte un climat troublant, froid, forcément sanguinaire, des longueurs et un récit peu dense également. T. Chalamet brille de nouveau par son feeling aisé face à la caméra.
Intriguant, interessant, mais le film se met en place trop lentement. Le visuel est beau, la photographie est tres agreable, mais ni le scenario ni les acteurs ne nous happent !
Il y'a parfois, au confins d'un regard, d'une gestuelle, une forme non sans appel au travers de Bones and All qui scrute le miroir et son reflet de cette Amérique sans rêves, de ce mythe là qui aussi, existe. De manière très esthétisante, toute sa troupe ici raconte une ode à la marge, abominablement sans édulcorants ni charme, seulement comme une parenthèse possible. Un bonheur fugace.
Bonnie and Clyde, n'est d'ailleurs ici, jamais très loin ...
Guadagnino et Chalamet se retrouvent pour un film qui, au fond, parle du passage à l'âge adulte semé de doutes et d'embuches jusqu'à l'acceptation de soi. Nous retrouvons le style du cinéaste, une image avec du grain qui date l'époque, un montage qui donne nos offres des passages hors du temps et des acteurs qui offrent le meilleur d'eux-mêmes. Thimotée Chalamet est excellent en junkie perdu et cannibale. Un bon film en espérant revoir le duo se former.