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Élysées
1 critique
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1,0
Publiée le 4 décembre 2022
Franchement choquant, malsain et sans intérêt Je ne m’attendais pas à un film dont les scènes de cannibalisme sont banalisées dans une Amérique très fade en toile de fond Les acteurs sont bons certes ( et heureusement) mais je regrette vraiment d’avoir vu ce film qui aborde un sujet si effrayant sans avertissement spécifique
Un Road trip amoureux avec de jolies images , une romance "particulière" car SPOILER ......... une histoire de cannibalisme qui sort de nul part , et qui n'a aucune utilité au scénario car le personnage principale se retrouve dans la même situation au début du film et à la fin.. ce n'est pas un mauvais film mais je l'ai trouvé long et sans intérêt. Cependant ça plaira aux groupies de Chalamet car des plans en mode viril / bad boy y'en a à la pelle mais malheureusement ça ne fait pas tout.
J'avais une petite appréhension avant d'aller voir Bones and all, risquer de voir le cinéma de Luca Guadagnino impacté par la machine hollywoodienne. Et bien heureusement je trouve qu'il a réussi à passer avec brio ce double challenge d'aborder un sujet casse gueule qu'aurait pu être le Cannibalisme ou encore de se retrouver broyé par l'influence et le poids des studios. Le film est épuré de tout ce qui aurait pu être spectaculaire pour se concentrer sur un climat particulièrement ténu et juste qui est un des aspects de la force du film. Pas de montage accéléré, il a su gardé ce qui lui est cher, ses rythmes lents qui nous permettent d'entrer à l'intérieur même de la psyché des protagonistes. Par ailleurs hormis Chalamet qui est ici excellent et qui nous montre la force de sa singularité, le reste du casting est lui aussi extrêmement juste. Comment faire émerger tant d'humanité et de beauté dans une histoire aussi sanglante ?! et bien nous avons le plaisir de le découvrir dans Bones and all.
Très beau film. Les scènes les + difficiles ne sont insinues, le spectateur a juste pour la plupart besoin d'imaginer. Le jeu d'acteur est juste génial, a voir pour les + courageux
Un de meilleur film, sincèrement,sincèrement que j'ai vu de ma vie
Pas convaincu par ce film qui est une romance en road trip sous fond de cannibalisme... A vrai dire je me suis ennuyé tout le long malgré le fait que le thème m'intéressait... Pas grand chose à se mettre sous la dent... Les 10 dernières minutes sont pas mal mais ça arrivent bien trop tard... J étais déjà dans un état de somnolence avancé après 2h... Je savais aussi où le film allait m emmener et je n'ai pas été surpris par la fin... D ailleurs l'histoire d amour entre les 2 tourtereaux ne m a pas du tout emballé... Les 2 tombent amoureux trop rapidement... De plus on dirait qu'ils croisent sur leur route des cannibales comme eux à chaque coin de rue... A croire que dans le film la moitié de la population raffolent de la chair humaine alors que c'est censé être une maladie très rare... Les scènes romantico pathétiques en mode landscape sont à rallonge... C'est lent, c'est mou, c'est indigeste, c'est 80% du film... Si vous voulez mater un film sur le thème du cannibalisme il y a "We are what we are" qui m'a largement plus séduit...
Sacré Luca ! Ce film a double facette entre le magnifique et le macabre, une combinaison qui montre l'horreur au service du besoin. Selon moi c'est un bon film original où l'on suit une aventure à travers les usa doublé d'une relation amoureuse fait de passion. Les cannibales sont belles et bien des humains dans ce film et ils ont le droit de vivre malgré leur "pulsion" leur "maladie" et leur "nature". Le travail de la caméra et je trouve magnifique, l'image est très belle, et retranscrit bien la pensée des personnages. Les acteurs sont superbes sans trop de surprise et l'ambiance que ce soit la nature, la ville où les espaces intérieurs est très réussite. Je recommande car on a pas l'habitude de voir des films comme ça ils sont beaux à leurs manières.
Chaque nouveau Guadagnino est un film à voir d’urgence au cinéma, spécialement quand celui est un film de cannibales ayant remporté le Lion d’Argent à Venise. Une sorte de préquel en écho à “Grave”, rythmé sous les cordes d’une guitare acoustique libératrice…
Un road trip amoureux à la Bonnie et Clyde où l'impeccable duo Taylor Russell et Timothée Chalamet, incarne un couple en marge de la société et survit à ses propres démons.
La rencontre de deux âmes solitaires et de leur pulsion mutuelle pour la chair.
Après sa relecture mitigée de «Suspiria», Luca Guadagnino nous revient avec ce road-movie sanglant, quelque part entre «Grave» et «Trouble Every Day».
Un film dans lequel le duo Taylor Russell-Timothée Chalamet fait des étincelles dans la peau de ces amants maudits en quête de leur passé et d'eux-mêmes.
Entre le gore et le contemplatif, une œuvre qui se perd un peu, à la longue, dans un exercice de style un peu pompeux et un peu répétitif, malgré tout le soin apporté à l'image et à sa mise en scène. Et surtout, un récit qui nous renvoie directement aux codes des films de vampires (ici, le désir de chair remplace celui du sang) et à ses étapes narratives habituelles (rencontre, apprentissage, confrontation, révélation/émancipation), à la manière d'un «Morse» ou d'un «Entretien avec un Vampire».
Un film viscéral qui manque un peu de chair. 6,5/10.
Un grand film, frisson, hémoglobine et amour. Au-delà du sujet du cannibalisme, c'est deux jeunes excommuniés de la société, perdus et qui se sont trouvés pour s'élever au-dessus de cette société qui comme pour beaucoup ne nous correspond pas. De magnifiques paysages, et une vitalité revigorante... PS : âme sensible s'abstenir ^^
Bones and all aurait pu être un grand film. Jamais la mise en scène de Guadagnino n'avait été aussi grandiose,rappelant les premières œuvres de Malick mais aussi toute une tradition du road.movie américain, tout en filmant l'attrait pour la chair humaine avec une incroyable sobriété brutale qui evoque le trouble every day de Claire Denis. Les acteurs sont très bons, notamment Timothée Chalamet, d'une sensualité incroyable, et la musique du film participe, avec grâce à à son ambiance mélancolique. Pourtant, bones and all manque, et c'est un paradoxe, de chair. Tout semble assez désincarné, presque sans émotion, ça traîne même un peu en longueur pour arriver à un final assez décevant alors quil aurait dû être l'acmé du film. Le film se regarde sans déplaisir mais est assez fade alors que d'un tel sujet, on pouvait s'attendre à quelque chose de plus fort et lyrique. C'est bien mieux que son horrible remake de suspiria mais on peut être en droit de préfèrer le plus solaire call me by your name.
Je ne suis pas convaincue par le nouveau du film de Luca Guadagnino. Cette histoire de road trip cannibale nous sert beaucoup plus de romance qu'autre chose. Malgré un sujet sur fond horrifique qui aurait pu être intéressant, il m'a plutôt lassé et surtout ennuyé. Une fin tout de même correcte mais qui ne rattrapera pas mon sentiment global sur ce film... http://cinephile-critique.over-blog.com
Maren (Taylor Russell) a dix-sept ans. Elle a hérité de ses parents une tare encombrante : elle est cannibale. Quand son père la laisse à elle-même après une énième tentative de crime qu’il n’a pas réussi à prévenir, Maren n’a d’autre solution que de prendre la route pour retrouver sa mère au fond du Minnesota. En route, elle découvre qu’elle n’est pas la seule dans son cas. Un vieux « mangeur » (Mark Rylance) aimerait la prendre sous sa coupe. Mais Maren préfère se rapprocher de Lee (Timothée Chalamet), un garçon de son âge.
Luca Guadagnino et Timothée Chalamet s’étaient fait la courte échelle pour accéder au succès. Avec "Call me by your name" – un film que je suis peut-être le seul spectateur au monde à ne pas avoir adoré – le premier lançait la carrière du second qui a depuis fait un sacré bout de chemin, enchaînant films d’auteur (chez Woody Allen ou Wes Anderson) et blockbusters ("Dune"). Il est devenu l’icône de toute une génération, un véritable James Dean des temps modernes. Luca Guadagnino a quant à lui peiné à transformer l’essai : il n’a guère réalisé que le remake sans intérêt d’un giallo italien des 70ies "Suspiria.
Les remettre tous les deux à l’affiche, c’était parier sur la fidélité et sur la curiosité de tous les amoureux de "Call me by your Name". C’était aussi parier sur le parfum de scandale que le sujet transgressif du film et son interdiction aux moins de seize ans font naître.
"Bones and All" a des précédents. Ce n’est pas la première fois qu’on voit des cannibales amoureux à l’écran ou qu’on explore les frontières ambiguës entre l’amour passion et l’entre-dévorement : "Trouble Every Day" de Claire Denis, "Only Lovers Left Alive" de Jim Jarmusch. Ce n’est pas la première fois non plus qu’on filme un road movie d’un couple en cavale au travers des Etats-Unis : "Les Amants de la nuit" de Nicholas Ray, l’iconique "Bonnie and Clyde" bien sûr de Arthur Penn, "La Ballade sauvage" de Terrence Malick, plus près de nous "American Honey" de Andrea Arnold.
Mais "Bones and All" ne marche pas. À qui la faute ? Aux deux héros entre lesquels aucune alchimie ne se crée ? Au scénario plan-plan qui ne ménage aucune surprise ? À l’absence de tout malaise que la situation aurait pourtant dû logiquement susciter ? Le seul personnage intéressant du film est celui joué par le grand Mark Rylance qui crée un trouble hélas vite dissipé.
"Bones and All" de Luca Guadagnino (Call Me by Your Name, Suspiria) récompensé à la Mostra de Venise cette année ( meilleur réalisateur, meilleur espoir pour Taylor Russell) est une romance horrifique qui fait son effet . En effet le réalisateur italien qui a réalisé l'inoubliable " Call Me by Your Name" revient cette fois ci avec une œuvre beaucoup plus dérangeante et violente en nous proposant cette histoire de romance impossible sous fond de cannibalisme avec des séquences parfois très dures et qui marque l'esprit (âmes sensibles s'abstenir) , même si le scénario est parfois bancal, le film interroge sans cesse le spectateur sur les origines du mal (est-il acquis ou inné) avec un trio d'acteurs monstrueux dans leur rôle (Taylor Russell,Timothée Chalamet et Mark Rylance).
Bones and all est à mi-distance de l’errance et de la traque, bien planté dans un décor américain griffé de ciel bleu et rose. Au milieu donc, les chemises bigarrées de Lee (Timothée Chalamet) et le walkman de Maren (Taylor Russell) qui traversent les Etats-Unis des champs de maïs et des stations-service, bien imbibés des années 1980 de Stranger Things.
Çà et là, les lieux communs du cinéma d’horreur et du thriller psychologique (la visite à l’hôpital psychiatrique), qu’on oublie vite tant la force du film de Luca Guadagnino se trouve ailleurs. Dans les mouvements de caméra d’abord, remarquables. Citons le triple mouvement de zoom (clac-clac-clac) qui révèle la double vie du forain et les clichés de la chambre finale (clic) qui empruntent à la photographie judiciaire cette capacité à découper dans le réel : le couteau, les draps tâchés de sang, le parquet.
Ensuite, les personnages secondaires et principalement Sully (Mark Rylance) et Jake (Michael Stuhlbarg) qui ont quelque chose de carnavalesque, comme échappés de Nightmare Alley. Les reflets vermeils du feu de camp donnent à Jake une physionomie de démon et les sourires de Sully s’apparentent à ceux, figés, des mannequins et des automates.
Bones and all a de l’épaisseur narrative et la persistance d’une tâche de sang qui mouille un vêtement. Il pénètre la rétine et entame le coeur. Il déroule en tout cas cette tendre itinérance où les âmes s’évadent d’elles-mêmes. C’est sans espoir : aussi loin de soin que l’on puisse être, même à deux, on se rattrape toujours.
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