Les Misérables
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selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2019
Comme trop souvent, on notera d'abord plusieurs incohérences techniques du monde policier, par exemple il n'y a jamais eu de mandat de perquisition en France (ça regarde trop les séries américaines !), et surtout on nous martèle trop que le personnage de Stéphane est un débutant alors qu'il a minimum une quinzaine d'années de services ; on est loin du "bleu bite" (pour parler jargon !). Néanmoins on ressent une vraie sincérité dans le propos, on ressent effectivement la volonté de Ladj Ly d'être au plus près de la réalité du quotidien, on ressent le vécu même si c'est forcément dirigé ; si il y a des maladresses on salue le travail de Ladj Ly sur ce qu'on peut deviner en amont, son introspection. Par là même on constate que le réalisateur a évité les écueils habituels du genre sans user d'une mise en scène clippesque et sans BO forcément Rap.Si le film reste légèrement à charge la sincérité de l'entreprise et un scénario malin en font un polar social d'une réelle efficacité.
Site : Selenie
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2019
Il y a un peu moins de 200 ans, Victor Hugo racontait Montfermeil : C’est là où vivaient les Thénardier, où ils faisaient trimer Cosette jusqu’à ce qu’un repris de justice ne la rachète, au sens littéral du terme. Montfermeil, aujourd’hui, c’est là où Ladj Ly a grandit, là où il vu maintes fois la BAC en action, et c’est là qu’il décide de tourner « Les Misérables », son film coup de poing. Entre le générique de début, qui se situe le 15 juillet 2018 lors de la finale de la Coupe du Monde, et la dernière image de fin, à peine quelques jours plus tard dans un immeuble de Montfermeil, 1h40 d’un film inoubliable, remarquablement bien scénarisé, bien filmé, au casting soigneusement réfléchis et qui ne peut laisser personne indifférent. Il n’est pas très long, son film, mais c’est vrai qu’il est éprouvant car c’est 1h40 de tension palpable, sans jamais de temps mort pour souffler, sans une minute sans un sujet à réflexion qui bouscule nos certitudes. « Les Misérables » n’est pas un film de détente que l’on va voir comme ça, pour se faire une toile sympa entre copains, c’est une séance à laquelle il faut un peu se préparer, et dont il faut se remettre ! Techniquement déjà, la qualité du film saute aux yeux. Ladj Ly tourne beaucoup caméra à l’épaule et pourtant on n’a jamais cette impression de mal au cœur qui accompagne parfois cette manière de tourner. Plans soignés (notamment aériens), musique très peu présente mais remarquablement bien utilisée (une musique un peu assourdie, qui « pèse » sur l’image), un montage hyper dynamique, Ladj Ly maitrise pleinement son sujet. Il s’agit là de son premier long métrage de fiction, autant dire qu’avec un grand prix à Cannes il pose déjà la barre très haute et qu’on va très vite entendre de nouveau parler de lui. Avant de parler du point fort du film, à savoir son scénario, je voudrais faire deux mentions spéciales pour Damien Bonnard et Alexis Manenti, deux comédiens qui m’étaient jusqu’ici inconnus mais qui sont impressionnants. Le premier dans le rôle du candide, qui découvre la réalité de Montfermeil, et pose un regard mi ébahi – mi effaré sur la Cité, mais aussi sur l’attitude de ses deux collègues. Le second, dans le rôle difficile et ingrat du bacqueux raciste et impulsif, imbu de son petit pouvoir de cow-boy, un type foncièrement dangereux que la Police Nationale devrait d’urgence changer d’affectation. Il est parfait, Alexis Manteni, dans le rôle de Chris. De tous les personnages plus ou moins fréquentables de Montfermeil, c’est lui qui me fait le plus peur, objectivement. Et puis je m’en voudrais de ne pas mentionner Issa Perica, dont le regard dans la tout ’image de fin, juste avant le fondu au noir et le générique, s’est imprimé dans ma rétine et pour longtemps. Mais c’est par l’intelligence et l’équilibre de son scénario que Ladj Ly emporte la timbale. Alors qu’il y a 25 ans, Mathieu Kassowitz filmait plus ou moins la même réalité du point du vue unique de 3 lascars de banlieue, Ladj Ly choisit un double regard, celui la Cité et celui de la BAC. Son intrigue se cale sur à peine plus de 24 heures, une poignée d’heures qui suffit à embraser toute la cité et qui conduit à l’irréparable. Un vol d’un petit lionceau dans un cirque, les esprits qui s’échauffent, une interpellation faites trop vite, dans de mauvaises conditions et tout l’équilibre précaire de la Cité vole en éclat. Le film montre parfaitement la rapidité inouïe avec laquelle les choses dégénérèrent. Là où le film est pertinent, c’est qu’il ne décerne jamais de bons points ou de mauvais points : les gamins désœuvrés, les caïds que la mairie paye pour maintenir la paix sociale, les policiers qui font ce travail depuis trop longtemps (et parfois y prenne un plaisir malsain), les dealers qui veulent la paix pour continuer à trafiquer tranquille, les Frères Musulmans qui cassent les trafics et maintiennent le calme mais pour mieux répandre leur prêches mortifères, Ladj Ly les renvoient dos à dos. Ou plutôt non, ils ne les renvoient pas dos à dos (ce qui serait stérile), il montre qu’ils sont tous responsables de la situation, qu’ils en sont tous les victimes (voir l’incroyable scène de fin) mais ils ont tous en eux également, sans doute, la solution. Ce que vous croyez savoir de la vie en banlieue, bien calée dans votre fauteuil devant votre 20h, vole en éclat sous vos yeux devant « Les Misérables », le film bouscule les certitudes de ceux qui en avaient, la complexité inextricable du « problème » vous laisse sur le flanc, et vous comprenez que les « Plans Banlieue », les solutions politiques à l’emporte pièce, les discours incantatoires sur les « Quartiers Difficiles », tout cela n’a aucune chance de produire un jour une amélioration. Il n’y aura aucune solution simple à une situation si complexe, et ceux qui prêchent le contraire nous mentent. Il y a beaucoup de scènes fortes dans « Les Misérables », sans parler de la scène finale, qui vous laisse pétrifié sur votre fauteuil de cinéma. Beaucoup mettent mal à l’aise car elle montre des policiers se comporter de façon au mieux navrante (la scène de l’arrêt de bus) parfois irresponsable (« Ne t’excuse jamais, ici on a toujours raison »), au pire indigne voire presque criminelle (avec le gamin blessé). Ladj Ly, qui a beaucoup filmé la BAC en action dans sa cité n’a surement rien inventé. Et pourtant, il ne porte pas sur ces flics un regard idéologique, ceux qui seraient tenté de croire cela se trompe et devraient aller voir le film. Les bacqueux des « Misérables » sont aussi des habitants des quartiers, ils sont aussi des victimes d’un contexte qui les écrase, ils ne sont ni des fascistes, ni des machines, juste des êtres humains à qui la société a confié un sale boulot mal payé et mal reconnu. La toute dernière image, terrifiante, celle qui précède le fondu au noir et le générique de fin est un point d’interrogation, c’est la manière intelligente qu’à trouvé Ladj Ly pour montrer que tout n’est pas fichu, que la solution est en chacun des protagonistes, qu’il suffit parfois de faire un geste spoiler: (de baisser un bras)
, pour que la raison et l’humanité l’emporte au final. Il y croit encore, je suis sure qu’il est dans le vrai.
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2020
Papillonnant en sélection officielle à Cannes en concurrençant l'immense Bong Joon-Ho, le franco-malien Ladj Ly ne pouvait passer inaperçu avec ses "Misérables" annonçant au regard du titre une relecture censée du roman de Hugo (1862), ainsi que auto-remake d'un court-métrage éponyme réalisé en 2017. D'ores et déjà quasi-unanimement considéré comme "La Haine" (1995) de Matthieu Kassovitz traduit en langage filmique 2019, nous pouvions craindre qu'un succès si fulgurant ne tienne qu'à la peinture d'un sujet aussi précaire que la précarité sociale de la Seine-Saint-Denis. Stéphane (Damien Bonnard) débarque de sa Normandie natale comme brigadier anti-criminalité à Montfermeil, en pleine Seine-Saint-Denis, en compagnie de Chris et Gwada, bien plus expérimentés dans le milieu. L'un est grande bouche et sadique, l'autre plus raisonnable mais maladroit dans ses méthodes. Entre eux, le personnage incarné par le comédien popularisé par son interprétation dans "Le Chant du loup" d'Antonin Baudry au début de l'année, qui le coeur entre deux chaises, est chargé malgré lui d'assurer la paix dans un quartier des plus malfamés où prolifèrent mauvaises graines, personnes au niveau social fragile et vulgaires personnages en tout genre. Le groupe va se frotter aux plus rudes cas de la cité engageant un mécanisme infernal se terminant en véritable tragédie de sang et de larmes. C'est non sans déplaisir que mes craintes se sont vite dissipées au fil de la progression du film: punaise la claque ! Encore une de la part de Cannes me direz vous, il est de ces films qui exemptent tout préjugé qui soit sur le festival en proposant un discours neutre type et de géniales idées de mise en scène. Avec "Les Misérables", Ladj Ly livre le portrait juste et touchant d'une jeunesse abandonnée à elle-même par le biais d'une histoire à la tension unique et à ces images de banlieue fracassantes tenant en haleine de la première image (d'archives) jusqu'à la citation finale, appropriée et confiante. La banlieue est abandonnée, par dépit de tous les enfants se contentent pour la plupart d'un appartement familial minable et de quelques morceaux de poubelle faisant office de luge, des cas négligés par la figure politique et la figure parentale. Parmi les différents acteurs et responsables de la violence qui hante le sein de la banlieue, on distingue à la fois les frasques de Chris, le brigadier méprisant nous donnant envie de le voir boxé par un des colosses du milieu, ainsi que le maire de figuration (Steve Tientcheu) qui peine à remplir son contrat par désintérêt du monde qui l'entoure. Véritable course poursuite progressive, ce film démontre la traversée de la revanche des opprimés mais qui, pour fin de parler au plus de monde possible, choisit de traiter cette thématique sans manichéisme aucun puisque nous peinons à distinguer les membre de la brigade aux habitants de banlieue de tout type. L'intrigue se rend ainsi bien plus réaliste et objective qu'elle n'en a l'air au premier abord au sein de ce "monde à la dérive, où pareils aux autres animaux, nous n'aurions d'autre choix pour vivre que dans la jungle ou dans le zoo".
spoiler: (cette seconde petite référence musicale tire son apparition dans mon esprit de la séquence du cirque.) Ly n'épargne guère le système judiciaire en peignant les abus de pouvoir des policiers de la BAC, et pour autant, il est très explicitement montré que le milieu regorge de cas sociaux nuisant radicalement la paisibilité des alentours ; une analogie faisant évidemment écho aux personnages du bagnard Jean Valjean et sa muse Cosette.
Au même titre que Kassovitz il y a vingt-cinq ans, Ladj Ly a pertinemment choisi de concentrer la totalité du récit filmique en moins de 24 heures, une expérience qui ne peut que faire froid dans le dos et qui ne sera pas sans conséquence sur les personnages et sur nous. Ladj Ly arrive toujours à nuancer son propos par la multiplication des points de vue... spoiler: (même du côté technologique avec les scènes de vue subjectives émises par le drone du jeune garçon filmant malgré lui la bavure policière déclenchant, et accentuant les rebondissements impromptus du récit !)

Peut-on finalement y remédier ? Le film ne répond qu'approximativement à cette question dont nous n'espérons plus de réponse. Les personnages, à défaut d'être attachants, sont naturels, honnêtes et leurs réactions suscitées à fleur de peau ne peuvent laisser insensibles les spectateurs qui comme moi, veillent à rester à l'écart d'une actualité politique peu fiable. Voués à s'autodétruire, chacun, que ce soit les flics surmenés et ne sachant plus où y mettre du leur, les enfants et adolescents rebelles et voleurs ainsi que les gangs violents ne sachant discuter qu'avec les poings. Chacun semble en quête d'un coupable à leur malheur au lieu d'en réellement chercher une solution. spoiler: En justification de certaines scènes de brutalités inimaginables telles que le massacre final dont nous connaîtrons jamais le dénouement, dans laquelle les gens les plus jeunes du milieu se rebellent contre les trois policiers et même contre leur propre maire ; une sorte de dernier fait d'arme pour s'imposer dans ce monde sans pitié.
Sur-ce, "Les Misérables" est un coup de coeur inattendu, inattendue, une claque scénaristique bouillonnante et tourné d'une beauté brute, sauvagement engagé et juste. Le discours politique sous-jacent ne prend jamais le pas sur l'intrigue, prenante et mise en scène à fleur de peau sans ni édulcorer ni exagérer dans le propos. Mon coeur a battu à toute allure tout au long et je n'escomptais pas compatir autant face à ce qui semble être en puissance, le film de toute une génération (perdue)!
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2019
Le Prix du jury à Cannes cette année qui va représenter à juste titre la France aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger est un film coup de poing, sans que ce terme soit ici galvaudé. Un film qui fait réfléchir, qui frappe là où ça fait mal et du genre qui vous hante longtemps après la projection. Forcément comparé à « La Haine » de Matthieu Kassovitz, mais actualisé à notre époque, par le contexte des banlieues françaises en ébullition, c’est pourtant réducteur tant « Les Misérables » vaut bien plus que ça. Il commence par une scène de liesse durant la victoire de la France à la dernière Coupe du monde de football (où donc le peuple français est soudé le temps d’un événement fédérateur) pour se terminer par l’opposé complet (c’est-à-dire par une fracture totale entre deux mondes, entre deux France). Le dernier plan, suivi d’une citation de Victor Hugo qui éclaire davantage la pensée principale du film, est éloquent comme jamais. Il lui donne un sens encore plus profond qu’espéré. Ni note d’espoir, ni condamnation manichéenne, ils agissent comme des motivateurs de réflexion et pose cette question simple : va-t-on aller jusqu’au point de non-retour dans ce microcosme faisant partie intégrante de la France que sont les banlieues ou l’espoir est-il encore possible ?



« Les Misérables » nous convie littéralement à une plongée dans une cité à risques de la banlieue parisienne. Ce genre d’endroit devenu une zone de non droit. On pense un peu à « Training Day » au départ dans cet aspect d’une journée de flics de la BAC jetés dans l’enfer des cités dangereuses. Mais la comparaison s’arrête là tant le film flirte un peu avec le polar (sans le côté hollywoodien bien sûr) pour ensuite s’en démarquer et verser dans quelque chose que l’on pourrait allègrement qualifier de film d’horreur sociale. On ne va pas rentrer dans les débats stériles sur la délinquance, les policiers pourris et les banlieusards désœuvrés et/ou jugés comme des racailles, ce n’est pas le but d’une critique même si le film pose intelligemment des questions et tente d’éviter toute prise de position empreinte de manichéisme de mauvais aloi. Il y parvient même s’il est souvent sur le fil et que l’on sent tout de même légèrement un parti pris de Ladj Ly pour cet endroit d’où il vient et qu’il connait mieux que personne. Mais on sent le film constat avant le pamphlet démagogique, il n’y a pas vraiment de rage, juste un cri d’alerte. Et « Les Misérables » est plus intelligent et mature que ça, bien plus. Quant à sa bande d’acteurs, professionnels ou amateurs, elle est criante de vérité. Le léger goût de déjà-vu ou de sujet polémique traité maintes fois est vite écarté par le traitement choc du cinéaste et sa vision des choses en forme d’état des lieux baigné dans la fiction. Et on ne pourra que le féliciter de tenter de mettre les spectateurs le nez dans une merde que beaucoup ne veulent pas ou plus voir.



A la lisière du documentaire immersif pour le sujet et le propos tout comme dans la manière dont il est traité, « Les Misérables » a la judicieuse idée d’éviter le côté caméra à l’épaule et l’image sale pour nous proposer une réalisation propre et racée assortie de plans ingénieux, presque beaux, qui le tirent clairement vers le cinéma avec un grand C. Et du bon cinéma. C’est donc formellement réussi et une belle mise en scène ne nous éloigne ici aucunement du cœur du propos prouvant que sujet social et politique peuvent faire bon ménage avec forme agréable à l’œil. « Les Misérables » est tout autant une chronique sociétale qu’un drame social et ce premier long-métrage nous prend aux tripes comme jamais dès ses premières images pour ne plus jamais lâcher nous jusqu’à un final tétanisant. On est immergés avec ces policiers de la BAC, en totale plongée dans ce monde où les lois sont différentes. Un véritable western urbain. On embarque avec eux, stressés, les mains crispées sur les accoudoirs. Lady Ladj nous claque la réalité en face et on se la prend en pleine tête sans jamais chercher le sensationnalisme ou le misérabilisme, il convoque juste une représentation édifiante de la réalité. A partir d’un scénario carré qui met bien en place tous les protagonistes et intervenants ainsi que des enjeux permettant de soutenir le propos général avec logique, il pointe du doigt et dénonce. Aussi bien ces jeunes délinquants sans morale ni respect que certains flics pourris et racistes. Tout autant les immams de pacotille prônant un islam détourné nocif que des pseudo-médiateurs qui profitent des tensions de la cité. « Les Misérables » questionne notre esprit et nos valeurs intelligemment et il fait froid dans le dos. Avec un minimum de réflexion, c’est le genre d’œuvres qui peut interpeller beaucoup de monde et (re)mettre le débat à l’ordre du jour. Mais, vu sans recul, c’est aussi un film qui peut être dangereux et faire la lie de mouvements extrémistes. Dans tous les cas, c’est une œuvre politique et polémique nécessaire, forte et qui ne peut laisser indifférent.


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Bénédicte B
Bénédicte B

312 abonnés 47 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 mai 2020
En résumé : pourquoi « Les misérables » a-t-il tant de succès ? Sans doute parce qu’il jette de la poudre aux yeux, à renfort de musique et d´effets. Ça peut expliquer qu’il ait été Prix du public, à Cannes, mais pas que la critique, supposé être éclairée, l’encense très majoritairement.
Ce qui fait que je me demande, une fois de plus, si la critique est aveugle, ou corrompue…

// « Les misérables » n’est en effet qu’un film de banlieue de plus, avec un scénario qui ne tient pas debout, des acteurs qui surjouent, des situations caricaturales vues 100 fois, et donc des effets, des effets, des effets, en veux-tu en voilà.

// J’ai décroché très vite, parce que l’enfant, rôle principal, joue comme un cochon. Et c'est seulement une fois qu'il ne parle plus, à la fin, qu'il devient acceptable, le pauvre !

// À part ça quelques bons plans, certes, et 2 ou trois personnages suffisamment atypiques pour être amusants, mais un montage fait avec les pieds, des détails scénaristiques paresseux et ridicules, et au final un film qui se voudrait moralisateur, mais en fait, il n'y a strictement aucune morale à en tirer.

// Bref, un navet ! Et il est tombé bien bas, le cinéma français…
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2019
Forcément polémique, ce film visite les rapports entre police et jeunes des cités tournant au drame et à la bavure. Une mise en exergue des situations sociales dramatiques qui règnent au cœur des cités dortoir de France. Le parallèle avec La Haine des années 90 est inévitable mais dans le monde d'aujourd'hui. Un film fort et des scènes parfois difficiles qui nous fait réfléchir sur la détresse et le désarroi des populations paupérisées. Un film à découvrir
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2021
Prix du jury à Cannes en 2019, "Les Misérables" nous propulse dans la tension qui existe au quotidien dans les banlieues entre les habitants et la police locale (la BAC).
Ce premier long-métrage de Ladj Ly retranscrit parfaitement cette ambiance de poudrière de certaines cités françaises.
Violent, cru et immersif, ce film est réussi par certains côtés, c'est sûr.
Si vous voulez vous plonger dans la réalité de la violence urbaine actuelle, courez-y ! Sinon, ouvrez votre journal régional à la page des faits divers, ça ira plus vite...
Tranchant.
Site www.cinemadourg.free.fr
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2020
Film coup de poing. Dès les images de liesse population après la victoire des "Bleus" à la Coupe du monde de foot de 2018, ce nouvel état des lieux, 25 ans après « la Haine » de Kassovitz, semble guidé par l’urgence de nous plonger avec un vrai sens de l’authenticité au cœur des complexités et des diversités qui animent une banlieue en installant une tension aux odeurs suffocantes de poudre qui ne quitte jamais l’écran. Interpellant les "cultivateurs" politiques, Ladj Ly leurs apporte, sur un plateau, un constat dramatique extrêmement fort, brutal et sans appel. C’est très bien filmé, très bien monté, très bien interprété et les nombreuses ramifications avec le roman éponyme de Victor Hugo sont perspicaces.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2019
C'est peu dire que Ladj Ly, pour son entrée dans la confrérie des cinéastes de longs-métrages, frappe un grand coup.

Les misérables coche en effet toutes les cases de la réussite miraculeuse : un scénario extrêmement brillant qui évite tous les écueils (on y retrouve la complexité de The wire), une mise en scène hyper-efficace (qui m'a fait penser au meilleur de Spielberg), un casting hors normes, une attention au détail comme on en voit peu, des idées à la pelle.

Le film commence comme une agréable pagnolade à la sauce de banlieue : accent, personnalités truculentes, dialogues ciselés, récit d'initiation. La manière dont l'histoire se durcit progressivement est exceptionnelle, Ladj Ly et son scénariste Giordano Gederlini parvenant à multiplier les fausses pistes avec une habileté confondante.

Le récit du film renvoie beaucoup des protagonistes dos à dos, en veillant à ne jamais perdre son spectateur, jusqu'à un plan final d'anthologie, qui résume toutes les qualités du film.

Les misérables, en plus de son intérêt dramatique et de sa capacité à captiver, parvient à donner un sentiment de réalité extrême. On a en effet rarement eu cette impression de vivre la vie quotidienne des quartiers, que ce soit dans les jeux des enfants, au cirque, chez les salafistes ou dans le club aux lumières rouges. La capacité que manifeste Ladj Ly à mettre en place une ambiance avec quelques éléments est la marque d'un futur très grand réalisateur.

Une oeuvre d'exception, à ne rater sous aucun prétexte !
Seb S
Seb S

9 abonnés 20 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 novembre 2019
alors là il y a du lourd...c'est tout simplement nul, rien d autre à dire ce film est nul.....le jeu d acteur (si on peut appeler ça des acteurs )est pauvre, le scénario est une suite de clichés de moins en moins crédibles jusqu'à la fin ou les gentils imans viennent sauver le monde...AU SECOUR!!!
Francis L.
Francis L.

31 abonnés 127 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 novembre 2019
Ce film primé à Cannes démontre bien la loi installée dans les banlieues cités dortoirs devenues poubelles de la France et la montée du refus que la police française dérange trafics, prostitutions etc. Ça rappelle La Haine.
Elean
Elean

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 mars 2020
J'ai du mal à comprendre ce film, et à comprendre le nombre d'avis positifs, alors qu'il me paraît vraiment juste comme un film de propagande. Je suis ressortie nauséeuse en sortant de la séance car très mal à l'aise.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2019
Très bien joué et réalisé. Le sujet est purement d'actualité, et aide à réfléchir. La fin est bien pensée. Mais est ce que ça fera avancer les choses ? La police y est très négativement décrite. Au final, aucun vrai "héro", ni personnage suffisament positif à qui s'identifier.
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2020
Les misérables ne mérite en aucun cas les polémiques dont il est l'objet. Il s'agit d'un film plutôt lourdingue, bourré de clichés (le flic cow-boy, le bon flic, les gamins turbulents mais pas méchants, l'imam de la cité.....), avec un embrasement final plutôt mal amené. Comme souvent concernant les films français, il y a un problème d'écriture: le scénario doit être beaucoup plus travaillé, les dialogues sont affligeants et les acteurs mal dirigés. Que le film soit politiquement correct ou pas n'a aucune importance, puisqu'il s'agit d'un brouillon.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 mars 2020
Trop de faussetés pour ma part, une nullité sans genre !! A éviter absolument !! Quant au César, cela fera plaisir à toute la classe bobogauchiste !!
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