Film relativement édifiant sur la situation des banlieues, même si certains aspects du récit sont très caricaturaux. Bonne interprétation du casting adulte, c'est plus compliqué pour certains jeunes.
Ils avaient fait le buzz notamment grâce aux prix remportés par le film. Je l'attendais avec une certaine impatience. Ca a fait ppffffffffffff laisse tomber... Trop de scènes et de dialogues caricaturaux. Des acteurs très limites qui sur-jouent trop souvent. La plupart étaient amateurs, je sais eh bien ne leur faites pas miroiter des trucs car ils vont vite déchanter . Il nous était vendu comme un film marquant, ça vaut à peine plus qu'un doc sur Youtube. Si les spectateurs s'enthousiasment pour un film de cette trempe, wouah on continue la chute vers le bas . Un seul exemple pour étayer mes propos : les gamins qui viennent annoncer au "maire" que Issa s'est fait shooté. Pensez vous vraiment que des enfants témoins d'une telle scène commenceraient par dire "les flics ont fait une bavure" je pense plutôt qu'ils diraient un truc du genre "Issa s'est fait shooté" ..... et j'en ai plein d'autres comme ça, des erreurs de dialogues qui te font sortir du film tellement elles sont énormes. Dommage, grosse déception.
Ce film me fait beaucoup penser à "La Haine" de Mathieu Kassovitz : Il est impactant et nous montre une vision nuancée de la situation en cité où personne n'est ni juste méchant ni juste gentil et où l'absence de pardon et le désir constant de vengeance provoquent une escalade de violence interminable. Aucun plan ni aucune scène de ce film n'est a jeter. 27/09/2020
Ladj Ly arrive à mettre en lumière comment la justice se fait quand celle-ci n'existe plus. Le jeu de l'ensemble des acteurs est d'une justesse sans précédent et nous amène à nous demander comment évoluer aujourd'hui dans une société si diviser.
Un film sur la banlieue, dans la lignée de "La Haine", réalisé par Ladj Ly, qui connais bien son quartier natal de Monfermeil où il a réalisé des documentaires. Un concentré de tout ce qui fait la complexité du quartier, pas de clichés grossiers, un condensé explosif d'une journée dans le quartier à travers les pérégrinations d'une équipe de jour de la Bac locale vu par un nouveau venu, spectateur au peu distant. magnifiquement interprété par Damien Bonnard. Des personnages bien ciselés, de bons acteurs, une bonne prestation de Alexis Manenti, en chef d'équipe, plutôt inquiétant. Une apparition de Jeanne Ballbar en commissaire improbable, une bonne panoplie de personnages à la fois excessifs et réalistes. Des situations insolubles. Un bon rythme, une réalisation de qualité, une bonne musique et une construction assez bluffante, avec une scène d'ouverture et une scène de fin grandiose, qui se font terriblement écho. De la liesse populaire à l'émeute, il n'y a qu'un pas. Un film sans moraline où "il n'y a pas de mauvaises herbes, pas de mauvais hommes, mais de mauvais cultivateurs" (Victor Hugo). Un film prenant et une très bonne surprise.
La preuve qu'on peut venir de la cité et avoir un regard complètement usé et attendu sur celle ci: -Les archétypes des dealers, des jeunes, des flics sont tous présents sans grande originalité. -Les dialogues sont vraiment surrécrits avec une vulgarité artificielle. Et finalement Ladj ly est très sage avec une présentation des enjeux déjà vu milles fois, une construction très convenue et des préparations/paiements très appuyés. Tout le monde défend le film en disant qu'il est incroyable au niveau de la cartographie mais j'en voie pas une trace. Le réalisateur tombe aussi dans le piège du sensationnel (bavure grave, vol de lion) alors que pour véritablement alarmer la situation de la cité il ne faut pas montrer l'exceptionnel mais tous ce que les gens vivent au quotidien. Et d'un point de vue idéologique j'aime bien le message du film que ces jeunes et ces fliics ont en commun la misère mais je retiens aussi qu'il donne aucune place aux femmes (ce qui devrait vraiment questionner la place des femmes en cité) et montre la religion comme la seule porte de sortie. Finalement il en reste une idée finale intéressante spoiler: même si je préférais Do the right thing qui faisait un choix , et des scènes marquantes spoiler: pistolet à eau, introduction, climax
On ressort autant dégouté des flics que de certaines "racailles" de banlieue, donc je ne crois pas que ce film soit manichéen ou qu'il fasse forcément du prosélytisme : aucun des deux camps ne remporte l'adhésion du spectateur. Bien loin de La vie scolaire de Grand Corps malade avec une vision plus optimiste, on est ici en enfer, celui d'une banlieue pauvre où la violence règne. Est-ce réaliste ? On peut se le demander quand on n'a pas grandi dans une cité comme Montfermeil, et trois flics pour surveiller des milliers d'habitants, ça paraît peu crédible. Néanmoins, le film est remarquablement filmé, avec un rythme trépidant où on ne s'ennuie jamais, et il règne une tension d'un bout à l'autre. Les trois flics sont différents, au point où on se demande parfois si la gentillesse de l'un d'eux n'est pas utopique et si "Chris" (le plus odieux et très bien joué d'ailleurs) n'est pas celui qui a le plus raison.
Mise en lumière authentique d’une France livrée à elle même contrainte à l’entente et au vivre ensemble.
Dans un espace dimensionnelle diurne et non manichéen Ladj Ly met en scène diverses situations avec maîtrise sans émettre de jugement à travers ses protagonistes.
Capitulant à s’en prendre aux plus faibles le Film milite contre les abus de pouvoir, la corruption et le fiasco éducatif intergénérationel.
Au fur et à mesure le rythme cardiaque s’accélère pour poursuivre la question d’une situation insoluble. L’impasse d’une corde sensible en proie à la surenchère.
Encore un film de banlieue avec une intrigue qui se solde par un arrangement communaurariste qui n'a rien à envier à l'affairisme mafieux. Seule la prestation de Damien Bonnard mérite qu'on s'y arrête.
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0,5
Publiée le 4 août 2020
Juste au moment où vous pensiez avoir vu tous les clichés possibles le film en ajoute un autre sur les Noirs victimes et les flics blancs étant les méchants. Les acteurs jouent comme des amateurs et il est assez clair qu'il s'agit d'une tentative de gagner de l'argent avec les quartiers pauvres en embellissant les gangsters et en diabolisant la police. On est loin du classique écrit par Victor Hugo dont le but premier était d'écrire le roman Les Misérables est de démontrer et de montrer les injustices sociales alors véritables dont il a été témoin en France Il a écrit le roman pour servir d'éveil du peuple sur l'ignorance, la violence et la pauvreté. Dénigrer les institutions d'un pays qui a fait de lui ce qu'il est n'est pas une position intelligente de la part du réalisateur...
Les Misérables est bien le choc attendu. Un film puissant, empli de rage, engagé jusqu’à l’os dans sa volonté de transmettre le message politique nécessaire et sans aucun manichéisme. Ladj Ly signe tout simplement le meilleur film français de 2019.
Les Misérables » de Ladj Ly, est un assez bon film, où l’on ne s’ennuie pas, mais de là à obtenir le César du meilleur film il y a tout de même un grand pas. Histoire de trois flics dans la cité de Montfermeil, dont un fraîchement arrivé de Cherbourg s’intégrant avec les deux autres « Bacqueux » d’expérience, la première partie du film nous laisse à montrer le quotidien de la cité, et des relations entre les policiers et les habitants de la cité. Relativement efficace, se voulant réaliste, on sent que Ladj Ly souhaite également avoir un propos mesuré. Malheureusement, après la bavure policière, cela se gâte et le réalisateur ne peut s’empêcher de prendre partie pour les « pauvres » banlieusards, leurs conditions sociales semblant excuser le tout, contre les « méchants » policiers. Le ton du film devient franchement limite et, disons les choses telles qu’elles sont, proche du racialisme.