1595 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
84 critiques spectateurs
5
0 critique
4
14 critiques
3
39 critiques
2
19 critiques
1
7 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
philippefleury
5 abonnés
111 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 1 juin 2021
Je suis très surpris que ce film soit encensé par la critique quasi unanime. Certes le travelling plan séquence de la première scène est réussi, mais cela ne fait pas un film. J'y ai trouvé une description d'une relation quasi homosexuelle entre deux copains de lycée avec une dimension sadomasochiste. Certes Kyle est gentil mais sans consistance, en revanche Mike est parfaitement odieux ; je n'ai pas cru une seconde à la possibilité d'une véritable relation amicale car ces deux personnes n'ont manifestement rien à se dire. Quand aux autres personnages c'est la vulgarité qui les caractérise, sans parler de l'omniprésence de la cigarette et de l'alcool. A la fin je me suis demandé s'il n'y avait pas la une contribution plus ou moins consciente au virilisme montant en réponse à la progression du féminisme : tous les personnage féminins sont négatifs à l'exclusion de la mère. Il n'y a pas non plus de véritable scénario, seulement quelques vignettes d'où l'humour est totalement absent ; les rapprochements avec Woody Allen sont totalement hors de propos, tout comme l'allusion à la comédie à la française type Sautet qui témoigne d'une réelle sensibilité et humanité, A fuir.
Maillot jaune : le caméraman... Qu'on file une rallonge au caméraman, car à voir les plans-séquences incroyables qui nous embarquent avec eux sur tout le tour d'une maison, d'une église, le long d'un parcours à vélo (cette ouverture !), on n'en revient pas visuellement. On se demande parfois si l'on n'aurait pas loupé quelques raccords (ce qui est fort probable) lors de ces longs plans bluffants, mais l'on s'en moquerait bien si c'était le cas, car le rendu est là. L'histoire en elle-même ressemble à un vaudeville pas déplaisant, une embrouille entre deux amis de toujours (l'un a piqué la fiancée de l'autre, rien que ça) qui pourrait bien se répéter maintenant que le premier est veuf de l'épouse volée et l'autre a enfin retrouvé une fiancée... Le fond est un peu à la traîne, on l'avoue, face au peloton de tête composé des plans-séquences et des délires visuels subjectifs au cinéaste (on n'a rien compris aux chœurs qui chantent entre les chapitres, ni même ce découpage par chapitre, d'ailleurs... Pourquoi pas). Clairement The Climb mise beaucoup sur l'impact de ces effets étonnants (qui fonctionnent), mais son intrigue a parfois du mal à ne pas être redondante, un peu molle, et se réveille tout de même lors d'un joli final avec le petit garçon qui apprend à faire du vélo "comme papa et parrain" (qu'ils sont mignons). On ne sait pas bien non plus quoi penser de ce délire sonore de caser au forceps du Gilbert Bécaud assez souvent, cela fait partie des délires non partagés. Si vous le pouvez, on vous recommande la VO, car la VF est un peu surprenante (on adore Christophe Lemoine, mais ici son doublage dénote un peu pour le personnage de Kyle, et son comparse qui double Mike n'a pas souvent les mots en face des lèvres de l'acteur, ce qui est vite frustrant). Une ouverture impressionnante, des délires partagés ou pas, mais un caméraman qui mérite une médaille.
Un film terriblement déprimant ! Il n'est certes pas dénué de qualités, c'est bien filmé, loufoque, les dialogues sont plutôt mordants, mais il règne une morosité plombante, accentuée par le rythme lancinant et, si l'on rit l'une ou l'autre fois, c'est souvent jaune ou pour dissimuler une sensation de malaise...
Pour son premier long-métrage, le réalisateur américain Michael Angelo Covino signe une comédie rafraichissante. Il interprète lui-même le rôle principal avec son comparse Kyle Marvin dans une histoire d’amitié indéfectible entre deux hommes. Le sujet n’a rien d’original, mais la manière dont il traité mérite un détour. D’une part, en tant que passionné de la culture française, le cinéaste y trouve une importante source d’inspiration (tournage en France avec l'ascension à vélo du Col de Vence, une bande-originale très tricolore, des références au cinéma de Pierre Étaix, la présence de Judith Godrèche, etc.). D’autre part, le film privilégie la prouesse technique du plan séquence. Avec des scènes entières d’une durée parfois supérieure à sept minutes, on a le droit à un côté théâtral maîtrisé. Malheureusement, la mayonnaise ne parvient pas à monter. Sans être véritablement ennuyeux, les bavardages incessants manquent de percussion. Bref, juste sympathique !
Sous un fil conducteur somme toute assez banal, "The Climb" joue sur un tableau d'une autre couleur qu'ordinaire. En lieu et place de personnages féminins, ou masculins mais fichtrement virilisés, le spectateur est embarqué dans des aventures souvent drôles, parfois capillotractées, mais toujours bienveillantes.
Une pseudo comédie loufoque (mais pas drôle), sur un pseudo scénario absurde, qui ne prend pas. Des personnages et dialogues débiles (à l'image du passage dans le chalet en montagne), une interprétation et un doublage déplorables. Les liens de l'amitié n'ont visiblement pas de limites mais cette histoire est sans intérêt, qui plus est ne fait pas dans la finesse. Nullissime.
Film intimiste mais très bien joué et très bien filmé. Le thème de l'amitié, la trahison, la réconciliation sont déjà vu mais là on reste vraiment dans le cote sérieux. Il manque peut être un peu de légerté.
Encensé par la presse française, ‘The climb’ est pourtant loin de m’avoir procuré le même enthousiasme extatique. Il n’est pas à ranger dans les productions Mumblecore, il est beaucoup trop efficacement filmé pour ça mais il se montre presque aussi bavard : en revanche, son ancrage dans le cinéma d’auteur new-yorkais peut expliquer son amour immodéré pour la France, la langue française, le cinéma français, son ton et son esprit, et même la variétoche française qui lui sert de toile sonore, et accessoirement son excellente réception dans ce pays. A travers sa succession de chapitres et de saynètes mettant en scène les heurs et malheurs de deux potes, son schéma de départ s’inscrit paradoxalement dans une veine d’ordinaire beaucoup plus populaire, plus propice à la vanne épaisse que le genre de transposition américaine douce-amère qui ressemble à la manière dont ces derniers imaginent la comédie sophistiquuée made in France (vous savez, celle qui est garantie sans Arnaud Ducret et sans Philippe Lacheau, et qui n’existe presque plus), à savoir la “Bromance” : pas celle de la masculinité hâbleuse mais plutôt sa version fragile et immature : les amours éclosent, fleurissent et se fanent, mais les potes sont toujours là, même quand ce sont des boulets, et les hommes, qui ne savent pas trop comment concilier les deux, gaffent, déconnent mais finissent toujours par se pardonner l’un à l’autre. Ce duo si dissemblable amène suffisamment de situations absurdes tout au long des années pour que ‘The climb’ ne se résume pas à la simple démonstration de son hypothèse de départ, grâce à des dialogues réalistes et un humour retenu et implicite. Au risque de paraître parfois hors-sol, Michael Angelo Covino a effectué une assez bonne transposition des codes de la comédie dramatique à la française et, par extension, quelque chose qui fait figure de rareté au sein du cinéma américain...mais quand on connaît suffisamment l’historique de la famille d’origine du projet, qui recèle parfois des trésors insoupçonnés, on n’est pas plus ébahi que ça.
The Climb n’est qu’une escalade dans la bêtise et dans l’autosuffisance, le réalisateur également acteur principal n’ayant de cesse de se regarder filmer et jouer, de se délecter du malheur ambiant de ses personnages dont l’amitié ne constitue qu’un prétexte à une suite de sketchs en plans-séquences. Sketchs au demeurant peu drôles et artificiels, qui ne parviennent à tirer profit du décalage des situations parce que la mise en scène ne pense jamais son geste en des termes narratifs ; la virtuosité ne dit rien, ou si peu, de cette amitié en dents de scie qui ne connaît aucune évolution véritable, sinon un entre-deux confortable. Tout est régi par les sautes d’humeur et les caprices d’un réalisateur-démiurge : réduire l’épouse à un faire-valoir, introduire un chœur de fossoyeurs. Il y a certes l’ouverture, très réussie, élément déclencheur qui recourt au cyclisme comme à une métaphore de l’endurance à engager dans l’amour ; toutefois, il s’agit bel et bien de la reprise d’un précédent court métrage de Michael Angelo Covino, inutilement prolongé pour atteindre l’heure et demie d’ennui et de vide.
Inclassable mais tellement attachante cette amitié indéfectible. 7 chapitres comme des instants de vie. Et quelques moments de folie cinématographique : les employés municipaux qui chantent ALLELUIA au cimetière, le ballet des 2 skieuses, l'enlèvement pour l'enterrement de vie de garçon, l'opposition au mariage,... Le plan-séquence du réveillon de Noël filmé de l'extérieur de la maison est une vraie trouvaille. Et Gilbert Bécaud qui chante en anglais rappelle l'attachement au cinéma français tout au long du film.
Scènes d’ouverture (vélo à Vence, enterrement) amusantes puis le film s’enlise dans cette histoire d’amitié toxique, devient répétitif et plutôt lassant.
Comment reconstruire une amitié après sa rupture ?
Adaptation de son propre court-métrage, ce premier long de Michael Angelo Covino s'avère être une comédie tendre et grinçante à la fois. Une bromance réussie, et renforcée par des dialogues qui touchent juste, ainsi qu'une mise en scène toute en plans-séquences, faisant pleinement vivre chacune de ses situations et chacun de ses personnages.
Le vrai soucis vient plus des personnages principaux. D'abord on a bien du mal à voir en Mike un séducteur redoutable, ensuite il reste un individu toxique qui n'est jamais drôle ou un temps soit peu cultivé et/ou intéressant. Aucune empathie pour cet énergumène donc, face à un Kyle bien plus sympathique mais si mou, si fade, si influençable qu'il peut certe être touchant mais n'apporte rien de consistant. Pas étonnant que les autres protagonistes les bousculent ou tentent de les bousculer dans leur train train tranquille et puéril. Un film qui ne va pas au bout des choses (zygomatiques en berne, lacrymales en berne...), c'est monocorde et sans consistances comme si qu'à force de chercher la mesure les deux auteurs sont restés hors piste. Dommage. Site : Selenie