The Climb
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Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2020
Voici une petite comédie américaine qui sort de nulle part en cet été 2020 et qui s'avère au final plutôt divertissante, voire même amusante par séquences !
"The Climb" est l'histoire d'une amitié mouvementée entre deux hommes que tout oppose, la scène d'introduction à vélo résume à elle seule le côté toxique de cette relation compliquée...
J'ai apprécié la finesse de l'humour un peu décalé de ce film, on pourrait même penser qu'il est anglais à la base tant certains codes du "British Spirit" ressortent de cette réalisation bien ficelée et assez sarcastique sur le fond.
Corrosif et assez jouissif.
Site CINEMADOURG.free.fr
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2020
Deux cyclistes amateurs ahanent dans un col, suivis d'une somptueuse 2CV écarlate. L'affiche de The Climb fait déjà une allusion claire à la francophilie du film, assumée et parfois un peu embarrassante (les chansons de la B.O !). Le récit de l'amitié masculine qui sert de fil conducteur ne s'exprime pas dans The Climb par une évolution narrative classique, mais par une série de plans-séquences, sans indication chronologique. Rien de perturbant dans cette mise en place, mais le film y perd nécessairement en continuité, le danger étant de ne plus voir qu'une série de moments et de situations, plutôt qu'une évolution dramatique constante. La mise en scène est cependant brillante, sans être trop voyante, et ajoute elle-même une sorte de commentaire aux différents psychodrames qui se jouent, au même titre, et même plus efficacement parfois, que les dialogues. L'amitié entre les deux héros passe par des ascenseurs émotionnels permanents, alors que la place des femmes, dans cette relation forte, pose tout de même problème, plutôt vues comme des enquiquineuses et des empêcheuses de rester fidèle à sa personnalité. Un brin de misogynie latente ? Un peu; mais mise en perspective par une critique volontiers acerbe des postures traditionnels de la virilité. Souvent drôle (la scène d'ouverture dans le Col de Vence), presque toujours amer et fréquemment cruel, le film rappelle plus le cinéma d'Altman que celui d'Allen, notamment pour sa vision sardonique de la vie de famille. The Climb n'est sans doute pas la pépite estivale annoncée mais un film qui a de la moelle et un vrai style, sans compter deux interprètes principaux, Kyle Marvin et Michael Angelo Covino, pétris de talent.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2020
Sur le mode des couples masculins atypiques au cinéma le duo Marvin-Covino prend la tangente d’une comédie douce-amère dans laquelle l’amitié profonde qui unit Kyle et Michael peut être entachée par quelques écarts incommensurables. Et pourtant ils se rabibochent toujours, malgré le caractère impossible de Michael qui appuie sans cesse sur la tête de son ami, prêt à tout pardonner, prêt à tout accepter. Les deux hommes jouent parfaitement la partition qu’ils ont eux-mêmes écrite de manière presque subliminale, quand le reste de l’affiche tente de suivre leurs élucubrations sans se soucier d’un quelconque message . Sinon de nous faire passer un agréable moment de cinéma à peine déjanté
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2020
Excellent film qui s'appuie sur de longues séquences extrêmement bien mises en scènes, de vrais personnages, d'une cinéphilie très européenne, et d'un amour particulier pour la France et l'humour vache. La comédie de l'été !
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2020
je comprend plutôt le prix du jury à Deauville, le film oscille malicieusement entre comédie à la française et comédie dramatique à l'américaine...c'est une peinture sociale sur la quête du soi, non dénuée de psychologie surtout dans la deuxième partie....Il y a de nombreux clins d'œil à La France, à commencer par le premier plan séquence ? fantaisiste et drôle....La bande musicale comporte de nombreuses chansons françaises et Même une chanson en américain de Gilbert Bécaud...Les situations spoiler: (réveillon, enterrement)
sont souvent décalées et très américaines...C'est au fond un mélange de fraicheur (à la française) et de mal être (à l'américaine) qui provoque in fine une émotion certaine...Je conseille....
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2020
The Climb est une comédie douce/amère qui mélange les genres avec un certain talent. C'est drôle et triste à la fois, et ça emprunte régulièrement au cinéma de Woody Allen, de Wes Anderson ou de Xavier Dolan.

https://www.justfocus.fr/cinema/critique-cine/critique-the-climb-de-michael-angelo-covino-une-comedie-douce-amere-revigorante.html
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 juillet 2020
J'avoue ne pas comprendre l'engouement de la presse et des spectateurs pour ce film, dont le thème était certes intéressant, mais qui s'est réduit à un ennui mortel. Avec deux schémas à l'identique (heureusement pas avec la même finalité, des intermèdes qui n'ont "ni queue ni tête" et qui ne sont même pas comiques. Quand va t-on avoir droit à un vrai film...?
David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2020
Auréolé de plusieurs prix : Prix du jury du dernier festival de Deauville et « Coup de cœur du jury » de la sélection « Un certain regard » du Festival de Cannes, « The Climb » déboule à toute vitesse et emporte tout sur son passage.
Initialement prévu pour mars de cette année, « The Climb » aura dû comme tant d’autres affronter les affres du covid et du confinement. Enfin, la France va pouvoir se jeter dans les délicieuses perfidies que s’infligent les deux hommes. Ce n’est pas trop tôt.

Tu t’es vu quand t’abuses ?

C’est exactement ce que Kyle pourrait répéter à Mike tout au long du métrage tellement ce dernier utilise tous les stratagèmes possibles pour rendre vénéneuse leur amitié de longue date. A côté Michel Blanc est un petit ange bienveillant dans le malicieux « Viens chez moi, j’habite chez une copine ». Même si ici on est plus dans le registre de la dramédie que de la comédie pure, les deux métrages se font écho dans notre imaginaire de Frenchy. Mais dans « The Climb », tout est pire en fait. Et c’est cette outrance qui fait du bien.

« The Climb » repose sur un duo d’acteurs épatant, Kyle Marvin et Michael Angelo Covino (oui leurs personnages respectifs ont le même prénom), respectivement co-scénaristes et réalisateur du métrage, un tandem corrosif à la Laurel et Hardy. Fondus de la France, les deux garçons en profitent pour rendre un bel hommage au cinéma d’auteur français mais pas que : « The Climb » c’est la rencontre de François Truffaut et de Woody Allen avec une petite touche d’humour british du meilleur effet. Cosmopolite dans son désespoir et son ironie. D’ailleurs, le film démarre avec une scène d’ouverture très cocasse sur les hauteurs sinueuses de Nice (oui en France !) où les deux compères à vélo donnent le ton sur la nature de leur relation et leur personnalité. Pour terminer sur notre chauvinisme légendaire, l’ensemble de la bande musicale est ponctuée de chansons françaises, on y retrouve même nos acteurs – Judith Godrèche y fait d’ailleurs une apparition remarquée. Ah oui, on s’y sent comme chez soi dans ce métrage.

Découpé en 7 actes étalés dans le temps, « The Climb » délivre une chronique plus amère que douce sur le thème universel de l’amitié et ses conséquences sur notre quotidien quand les règles tacites en sont explosées. Une des scènes d’anthologie du film se déroule pendant un Thanksgiving glaçant dans ses répliques et ce qu’elle nous raconte des relations familiales compliquées où les apparences font loi.

De fait, un malaise persistant s’empare du spectateur qui jongle entre les disputes, les vannes agressives voire les violences physiques et mentales que s’infligent les protagonistes. Mensonges, duperies, coucheries, mauvaise foi…A chaque fois que tu penses que ça ne peut pas aller plus loin, « The Climb » se jette de toutes ses forces dans la gadoue pour t’éclabousser de ses outrances tel un galopin infernal.

Kyle Marvin et Michael Angelo Covino sont amis de longue date et déclarent s’être inspirés de leur relation pour écrire cette histoire. Ça fait peur ;)

On ne peut clore cette chronique sans parler de la formidable Gayle Rankin (remember Sheila la femme-loup dans « Glow » ?), vrai objet de désir entre les deux hommes.

Drôle, grinçant, cynique, caustique, les adjectifs ne manquent pas pour évoquer ce métrage très nihiliste sur les relations amoureuses et sur cette masculinité toxique.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2020
Amis dans la vie, Michael Angelo Covino et Kyle Marvin sont également amis dans "The Climb", qu’ils ont écrit ensemble et que le premier a réalisé. Une amitié très particulière, dont le caractère toxique perçait déjà dans le court-métrage au même titre, d’une durée de 8 minutes, réalisé un an auparavant. Ce premier long métrage a obtenu un coup de cœur du Jury de la sélection Un Certain Regard de Cannes 2019 et le Prix du Jury au Festival du cinéma américain de Deauville 2019.
« The climb » : l’ascension. C’est bien par une ascension que débute ce film, celle d’un col par deux cyclistes. A dite vrai, pour toute personne ayant pratiqué l’arrière pays de la Côte d’Azur, ce début de film apporte une surprise énorme surtout si c’est à vélo qu’on a sillonné cette région. En effet, on entre dans un film américain et, en cinq secondes chrono, on reconnait le dernier kilomètre de la montée du col de Vence, un col qu’on connait dans ses moindres détails. La surprise passée, on pourra constater que le film lance d’autres clins d’œil à notre pays, en particulier dans le domaine cinématographique : un extrait de Le grand amour de Pierre Etaix, par ci, une courte apparition de Judith Godrèche par là, dans le rôle d’Ava, l’épouse de Mike. Bref, Michael Angelo Covino et Kyle Marvin, sont de fins connaisseurs du cinéma français et ils se revendiquent autant de la Nouvelle Vague, de Claude Sautet et de Bertrand Tavernier que de Woody Allen, auquel ils sont souvent comparés.

Mais revenons à nos deux cyclistes et à cette première séquence, l’ascension à vélo du col de Vence, peut-être la meilleure du film, en tout cas la plus emblématique. Alors que cette montée de près de 10 kilomètres va bientôt se terminer, les deux amis sont toujours ensemble, mais on ne met pas beaucoup de temps à constater que Mike est un bien meilleur cycliste que Kyle, quelque peu en surpoids. Et c’est justement parce qu’il ne craint pas d’être rattrapé par Kyle que Mike balance alors, avec une grande perversité, la relation qu’il a eue avec la fiancée de son ami. Une perversité qui va jusqu’à introduire un quiproquo qui n’a rien d’anodin entre la durée de cette relation et la distance qui reste à parcourir pour arriver au col. « How long » ? 2 kilomètres, mon ami ! Un film drôle, cruel, mais également élégament dramatique, avec le chapitre suivant qui nous parle d’un enterrement avec, à la fin, les fossoyeurs noirs qui entonnent « We shall not be moved ».
Ce premier long métrage de Michael Angelo Covino est particulièrement inventif dans sa forme et on ne peut qu’apprécier la qualité de la mise en scène et des dialogues ainsi que par la variété des humeurs qu’il présente : drôle, corrosif, dramatique, cruel. Le passage d’un chapitre à l’autre pourra présenter un problème pour certains spectateurs, l’arrivée se faisant chaque fois brutalement, sans préparation, avec souvent de nouveaux personnages dont on ne sait rien et pour lesquels il faut un certain temps pour comprendre qui ils sont. Pour les autres spectateurs, nul doute que ce côté surprenant puisse au contraire représenter un plus.
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