Papicha
Note moyenne
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238 critiques spectateurs

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Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2020
L’histoire se déroule dans les années 1990’ à Alger. Cela démarre piano avec deux amies, Nedjma et Wassila, qui « font le mur » de la cité universitaire la nuit, prennent un taxi clandestin et se rendent dans une boite de nuit où les papichas, jeunes et jolies filles algéroises, achètent (dans les W-C) à Nedjma, ses créations de robe. On est déjà dans l’ambiance avec le contrôle du taxi par des policiers et l’annonce d’attentats à la radio ou à la télévision. Face au contexte politique, Nedjma décide de réagir et de créer un défilé de mode à la cité universitaire à partir de ses créations, uniquement à base d’haïk, c’est-à-dire d’une étoffe blanche de 5 m de long, en laine et soie. La réalisatrice a bien su recréer l’ambiance de la décennie noire algérienne qui commença en décembre 1991 après l’annulation des élections législatives qui avaient été gagnées par le Front Islamique du Salut (F.I.S.) : rejet du français comme langue d’enseignement, durcissement des mœurs en matière vestimentaire (hidjab et tchador imposés, pas de maquillage), de sexualité (culte de la virginité, séparation des sexes en cité universitaire) et social (application du code de la famille voté en juin 1984 et défavorable aux femmes, administration de bromure calmant aux étudiantes, à leur insu), y compris de la part des jeunes (étudiantes portant le hidjab ou le tchador, étudiants machos (tel Karim) et n’hésitant pas frapper leur petite amie, telle Wassila). Et bien sûr, la violence terroriste qui rentre dans la vie de Nedjma. Même s’il a été tourné 20 ans après ces années noires, le film exprime un sentiment d’urgence, urgence à vivre, à résister, notamment par la façon de filmer (beaucoup de gros plans et une caméra très mobile). Le travail des deux actrices jouant Nedjma (Lyna KHOUDRI) et Wassila (Shirine BOUTELA) pleines de vitalité, est remarquable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 octobre 2019
J'ai adoré le film leger et simple mais prenant à à fois. C'est une histoire parmi tant d'autres durant la décennie noir en Algérie. Triste , rigolo et bien joué !
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2020
Papicha est une œuvre qui articule de façon remarquable le travail de l’apparence physique, de la mise en valeur du corps par la mode, et l’ancrage de ce physique, de ce corps dans une réalité abstraite et maternelle, dans un rapport à la terre algérienne que les mains de Nedjma ne cessent de creuser et fouiller comme pour se raccorder à ses racines ou forcer un raccord mis en péril par l’intolérance religieuse. La réalisatrice, Mounia Meddour, capte avec sa caméra les mouvements incessants de ces jeunes filles : des pieds frappant le ballon de football aux enlacements amicaux sur le sable, en passant bien évidemment par le défilé de mode qui symbolise cette liberté revendiquée et conquise lentement, brisée subitement, tout n’est que vie, tout n’est qu’ivresse pour une jeunesse soucieuse de bousculer les normes établies afin d’y greffer les siennes, tel un héritage reçu de ses parents que l’on s’approprie dans le respect de leur mémoire. Le long métrage interroge d’ailleurs la pertinence de la fuite et renonce à emprunter cette voie qui exige de la personne un renoncement à sa patrie sans résoudre les problèmes du moment ; en lieu et place, une métamorphose merveilleuse et revigorante : convertir un voile, ici perçu comme un accessoire d’oppression des femmes, en matériau de mode apte à libérer les femmes. Le blanc de la teinte choisie pour ce tissu contraste d’ailleurs avec le noir des tenues arborées par les radicaux, ces meutes obscures qui s’engouffrent dans un espace pour le mettre à sac et dégrader celles et ceux qui y vivent. Papicha prend le temps (et le soin) de mettre en place des équilibres aussitôt installés aussitôt rompus : un coup de feu dans la rue, une collection de robes détruite, une vidéothèque incendiée. Œuvre de destruction qui jamais ne se complaît à détruire mais, au contraire, perçoit ladite destruction comme la condition toujours plus forte d’une renaissance à soi et aux autres, la condition sine qua non à l’affirmation de son droit à la vie et à l’identité dans une société qui s’efforce d’interdire, de sanctionner, d’homogénéiser. Une œuvre lumineuse, portée par un défilé d’actrices magnifiques et bouleversantes.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2020
J’ai trouvé ce drame bouleversant. Avant tout, je tiens à dire que je ne suis pas spécialiste de l’histoire Algérienne. Je ne pourrais donc pas authentifier de la véracité de ce que raconte ce film « inspiré librement de faits réels ». Pour information, cette période était une « guerre civile » opposant le gouvernement algérien à divers groupes islamistes armés. En tout cas ce qui est raconté est vraiment marquant. Même si on ne connaît pas le contexte, on arrive facilement à prendre ses repères. L’histoire qui se déroule devant nos yeux ensuite est extrêmement forte. Il y aura plusieurs séquences très dures, et en parallèle d'autres beaucoup plus joyeuses. Comme pour d’écrire la situation d’un pays qui a le goût de la vie malgré tout ce qui arrive. J’aurai tout de même aimé qu’il y est un peu plus d’analyse. Ici, on se contente de nous retranscrire des faits et les émotions qui vont avec. Il n’y a pas de « pourquoi » on se retrouve dans cette situation, ou de « comment » on peut en sortir. Le casting est remarquable. Lyna Khoudri qui tient l’affiche est brillante. Ses camarades n’ont rien à lui envier car elles apportent toute de la richesse. Le film tournant autour du point de vue de la femme sur ces événements, elles vont toute avoir un rôle crucial. Yasin Houicha, qu’on a déjà pu voir à de nombreuses reprises dans des seconds rôles, ajoute un petit plus.
steely_dan_76
steely_dan_76

16 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2020
Révélation d'une future grande actrice, Lyna Khoudri, ce film est aussi une nouvelle charge contre l'obscurantisme religieux. Quand arriverons nous à éradiquer toutes les religions (remarque personnelle ...) ?
Théo Pouillet
Théo Pouillet

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2019
Véritable ode à l'expression artistique malgré l'oppression, où la jeunesse vient renverser les codes et dont Lyna Khoudir est la grande révélation de l'année.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2021
Touchante présentation de ces femmes qui aspirent à vivre leur vie, à être libres. Le jeu de ces actrices est juste, elles servent parfaitement le message.
Bdfoucher
Bdfoucher

69 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2023
Film très émouvant, plein d'énergie, qui narre l'envie de vivre de toute une génération au début de ce qui va devenir la décennie noire en Algérie, les années 90, avec la montée ravageuse de l'islamisme radical et violent, sans que jamais le nom du mal ne soit d'ailleurs jamais prononcé ...

Mounia Meddour raconte le combat d'une jeune algéroise, Nedjma, et de ses amies qui vivent à la cité universitaire et qui rêve de devenir styliste. Ce rêve est finalement brisé par la montée de la violence qui oblige les filles à prendre des risques qu'elles paient pour certaines de leur vie.

C'est tout un monde qui est englouti (temporairement ) dans ce naufrage qui ne laisse aux jeunes algériens de le choix de partir en France pour y mener une vie d'exil loin de leur pays où il faisait si bon vivre,

Le film est haletant car on sent la pression monter. Il montre aussi combien l'Algérie contemporaine est proche de l'autre rive de la Méditerranée et en retour combien l'idéologie, qu'elle soit FLNiste ou islamiste contribue à l'écartèlement d'un pays qui ne sait vraiment où se situer.

Ce film qui a été interdit de projection en 2019 en Algérie est à voir pour témoigner de ce que l'Algérie est et sera demain n'en déplaisent à ceux qui voudraient orienter l'histoire différemment.
Edtrail75
Edtrail75

23 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2020
« Papicha » (qui signifie « jolie fille ») est un film débordant d’énergie, joué à merveille par la magnifique Lyna Khoudri. Étudiante à la cité universitaire d’Alger dans les années 1990, passionnée de mode, elle se décide à réaliser un défilé en bravant les interdits dans un pays en proie à la montée de l’obscurantisme. Cette jeune fille, entourée de ses amies, pleine de fraîcheur, naïve , voire inconsciente du danger qui guette est montrée comme le symbole d’une jeunesse pleine d’allant, en quête de liberté et d’indépendance.
Au-delà du scénario qui décrit la vie quotidienne algéroise des années 1990, la réalisatrice nous donne à montrer la violence qui monte, avec des scènes de terreur qui arrivent sans coup férir ; entre deux mondes donc, entre la fraîcheur, l’insouciance, et le poids d’une situation politique qui dégénère. C’est un film sans prétentions, avec quelques maladresses (notamment au milieu du film avec des lenteurs inutiles), mais il n’en demeure pas moins que le talent de Lyna Khoudri emporte le tout.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 octobre 2019
Magnifique film, extrêmement. poignant, les acteurs sont justes, la réalisation magnifique , à recommander
Leo de Seine
Leo de Seine

31 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2020
Avec une trame simple, la cinéaste algérienne qui avait 20 ans dans les années 90, montre au-delà de l’époque, le sort de ces femmes payant au centuple le prix de leur liberté.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2020
Le personnage principal est une fille énergique créative et libre vivant en Algérie des années 90. Cependant certains des événements décrits dans ce film sont quelque peu vrais mais pas dans la mesure montrée ici ce qui a rendu le film faux et exagéré. Beaucoup de scènes n'étaient pas nécessaire et l'introduction des fanatiques religieux était absurde et drôle. La nouvelle tendance de l'autonomisation de la saga des films féminins continue de gâcher de nombreuses tentatives pour créer du bon cinéma sans tomber dans le piège de créer des conflits inutiles entre femmes et hommes, que ce soit à travers la religion, la domination des hommes sur les femmes, l'égalité au travail. Pour tous ceux qui regardent le film sans aucune connaissance de la situation de l'Algérie à l'époque a laquelle ce film est censé se dérouler les années 90. L'Algérie était dans un conflit politique difficile où l'armée ne voulait pas transférer le pouvoir au peuple tuant la première véritable tentative de démocratie réelle cela a aggravé la situation et le pays est tombé dans une guerre civile de 10 ans. Les événements récents ont clarifié la plupart des mensonges qui circulaient dans le pays par le gouvernement algérien. Les fanatiques islamiques les plus sanglants étaient les forces spéciales de l'armée déployées pour semer la peur au cœur du peuple algérien et qui étaient les seuls terroristes que l'Algérie ait jamais connus...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 octobre 2019
J'ai adoré ce film
Très émouvant était magnifiquement bien joué
Très intéressant pour les européennes comme moi *******
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2020
Ce film est un témoignage authentique de femmes qui prônent la liberté d'exister et de vivre comme elles le souhaitent sans subir un intégrisme religieux montant et meurtrier. Papicha mélange de deux cultures trait d'union entre le français et l'arabe nous montre toute la difficulté d'être Femme. La réalisatrice Mounia Meddour a le courage de mettre en avant son regard de femme dans sa première réalisation face à un contexte qui ne souhaite que museler les Femmes. Ce film est une tragédie utile et indispensable avec ses deux actrices qui crèvent l'écran Lyna Khoudri qui incarne Nejma et Shirine Boutella qui interprète Wassila. L'énergie ravageuse de ses femmes qui refusent de se soumettre dans une Algérie écorchée par la violence de groupes extrémistes montre cette résistance féminine employée pour continuer à penser, travailler, étudier et sortir comme elles le veulent. Bravo pour cette performance et pour ce cri rageur de la liberté. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2019
Vu en avant première, un voyage dans une Algérie paradoxale où il ne fait pas bon vivre car la liberté est synonyme de transgression. Les actrices joues juste et elles nous emportes de surprise en surprise.
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