Papicha
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Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2020
L’histoire se déroule dans les années 1990’ à Alger. Cela démarre piano avec deux amies, Nedjma et Wassila, qui « font le mur » de la cité universitaire la nuit, prennent un taxi clandestin et se rendent dans une boite de nuit où les papichas, jeunes et jolies filles algéroises, achètent (dans les W-C) à Nedjma, ses créations de robe. On est déjà dans l’ambiance avec le contrôle du taxi par des policiers et l’annonce d’attentats à la radio ou à la télévision. Face au contexte politique, Nedjma décide de réagir et de créer un défilé de mode à la cité universitaire à partir de ses créations, uniquement à base d’haïk, c’est-à-dire d’une étoffe blanche de 5 m de long, en laine et soie. La réalisatrice a bien su recréer l’ambiance de la décennie noire algérienne qui commença en décembre 1991 après l’annulation des élections législatives qui avaient été gagnées par le Front Islamique du Salut (F.I.S.) : rejet du français comme langue d’enseignement, durcissement des mœurs en matière vestimentaire (hidjab et tchador imposés, pas de maquillage), de sexualité (culte de la virginité, séparation des sexes en cité universitaire) et social (application du code de la famille voté en juin 1984 et défavorable aux femmes, administration de bromure calmant aux étudiantes, à leur insu), y compris de la part des jeunes (étudiantes portant le hidjab ou le tchador, étudiants machos (tel Karim) et n’hésitant pas frapper leur petite amie, telle Wassila). Et bien sûr, la violence terroriste qui rentre dans la vie de Nedjma. Même s’il a été tourné 20 ans après ces années noires, le film exprime un sentiment d’urgence, urgence à vivre, à résister, notamment par la façon de filmer (beaucoup de gros plans et une caméra très mobile). Le travail des deux actrices jouant Nedjma (Lyna KHOUDRI) et Wassila (Shirine BOUTELA) pleines de vitalité, est remarquable.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2020
« Papicha » est une ode à la liberté des femmes au moment où l’Algérie m’enfonçait, au début des années 90, dans sa "décennie noire". Une première œuvre forte et nécessaire qui garde une certaine actualisation vis-à-vis de l’obscurantisme et/ou le radicalisme dans certaines régions du monde. Fer de lance de ce groupe d’étudiantes et rôle centrale du film de Mounia Meddour, la jeune Lyna Khoudri y est excellente.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2020
À la fois grave et lumineux, le premier long-métrage de Mounia Meddour nous embarque au cœur de la « décennie noire » en Algérie, en nous dressant le portrait de Nedjma « Papicha », incroyable bout de femme qui incarne à elle seule, du haut de ses 20 ans, la volonté d’être une femme libre dans son pays. De quoi est-elle coupable ? Avec d’autres camarades, elle essaye d’organiser un défilé de mode au sein de sa résidence universitaire pour filles, qui ressemble davantage à une prison : les escapades nocturnes sont certes possibles, à condition d’offrir un bakchich à l’immonde gardien, qui en demande toujours plus. Bientôt, et alors que dans ces années 90 si troublées les forces intégristes gagnent du terrain jour après jour, elle va devoir se battre contre la terre entière. La sensation d’oppression de la société sur son héroïne est alors remarquablement rendue par la réalisatrice qui multiplie les séquences étouffantes. Deux César mérités en 2020 : meilleur premier film et meilleur espoir féminin pour Lyna Khoudri.
benoit_lb
benoit_lb

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2020
L’émancipation de la femme dans le monde arabe est un sujet délicat à traiter pour qui s’y essaie. Marjane Satrapi s’y était employée avec brio dans « Persepolis » en retraçant sa propre histoire de petite fille puis de jeune femme à la personnalité bien trempée issue d’un milieu intellectuel et bourgeoise observant, malgré elle, l’impact de la révolution islamique iranienne sur sa propre famille. En centrant « Papicha » autour du personnage de Nedjma, étudiante en lettres modernes de 18 ans qui rêve de devenir styliste, et en le plaçant dans le contexte de la guerre civile qu’a traversée l’Algérie au cours des années 1990, Mounia Meddour n’apporte pas vraiment un regard neuf sur le sujet. Comme la Marjane de « Persepolis », Nedjma est une intellectuelle empreinte de valeurs occidentales. Elle est portée par la liberté de pensée que lui confèrent ses études en lettres et la création artistique. Elle aime s’échapper de sa résidence universitaire la nuit pour rejoindre les boites branchées d’Alger et se bat pour contribuer à un futur meilleur où la femme algérienne pourra être libre, belle et épanouie à son gré.
Le film ne fait ainsi pas la place belle aux hommes, sur lesquels Mounia Meddour porte un regard très noir. Les personnages masculins de « Papicha » sont au mieux machistes (à l’instar du désabusé Medhi qui souhaite quitter l’Algérie pour la France et demande à Nedjma de l’y suivre ou des jeunes garçons désœuvrés qui harcèlent Nedjma dans les ruelles d’Alger) ou absents (rien ne nous est dit du père de Nedjma ni du conjoint de Samira responsable de sa grossesse), au pire un traitre (le marchand de tissu), un violeur (le gardien de la résidence universitaire) ou des petits soldats au service du FIS (Karim, le théoricien qui a raté ses études ou l’exécutant armé chargé de placarder des affiches imposant aux femmes le port du hidjab). Seul le chauffeur de taxi du début du film et le professeur d’université qui tient à enseigner en français ont droit à davantage de clémence de la part de la réalisatrice.
La force du film réside surtout dans ses aspects techniques, à commencer par la manière dont il a été tourné. « Papicha » est une succession de gros plans, les plans plus larges ou les plans d’ensemble étant rares. Mounia Meddour capte ainsi les gestes des mains, les mouvements des pieds et surtout l’expression des visages, à travers lesquels elle retranscrit parfaitement les moments de joie, de peur, de colère, de frustration de chacune de ses héroïnes. Mention spéciale bien entendu à Nedjma, qu’incarne parfaitement Lyna Khoudri, portée par un leadership de chaque instant, une détermination sans failles (« Ta force, c’est ta détermination » lui glisse une de ses camarades de chambre) et un patriotisme acharné (« Moi, je suis bien ici, c’est pas facile, il faut se battre, c’est tout » explique-t-elle) et qui sublime l’écran avec son joli nez retroussé, ses grands yeux noirs et ses longs cheveux bouclés souvent portés en chignon.
Le montage et la mise en scène apportent une énergie et une fraicheur particulières au film. La scène de l’assassinat de Lynda, est de ce point de vue remarquable de créativité et glaçante d’effroi : en fixant le visage de Nedjma quittant le domicile de sa mère d’un pas pressé, écouteurs autour du cou, tandis que sa sœur se fait tirer dessus à l’arrière-plan, Mounia Meddour permet au spectateur de capter toute la douleur qui envahit Nedjma qui, sans se retourner, comprend instantanément ce qui vient de se passer. Rarement une scène de meurtre n’aura été tournée au cinéma avec autant de force et de profondeur.
Autre atout du film, la manière dont il restitue le climat de peur et de suspicion qui caractérisait l’Algérie des années de plomb : barrages de police, voitures passées au crible, attentats, enlèvements, informations diffusées à la radio, propagande islamiste, activisme des « gardiennes de la révolution »… Mounia Meddour ne néglige aucun détail. Parallèlement, le film met bien en avant les clivages existant dans la société algérienne entre une classe bourgeoise et intellectuelle très progressiste et s’exprimant dans un mélange particulier de français et d’arabe et les classes populaires très sensibles au discours populiste et rétrograde des islamistes et ne parlant exclusivement qu’arabe.
Quel message retenir en quittant la salle ? Le film n’en finit pas de finir. Si le déchainement de violence au moment du défilé de mode organisé à la résidence universitaire peut sembler artificiel, le dernier plan, très évocateur, sur le ventre de Samira et sur l’enfant qu’elle y porte sonne comme l’espoir d’un futur meilleur pour l’Algérie, un futur qu’incarnera durant les deux décennies suivantes un homme qui aura le mérite d’enclencher un processus de réconciliation nationale et de mettre fin à dix ans de guerre civile, mais qui n’aura pas forcement réussi à améliorer le sort des femmes.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2020
Papicha est une œuvre qui articule de façon remarquable le travail de l’apparence physique, de la mise en valeur du corps par la mode, et l’ancrage de ce physique, de ce corps dans une réalité abstraite et maternelle, dans un rapport à la terre algérienne que les mains de Nedjma ne cessent de creuser et fouiller comme pour se raccorder à ses racines ou forcer un raccord mis en péril par l’intolérance religieuse. La réalisatrice, Mounia Meddour, capte avec sa caméra les mouvements incessants de ces jeunes filles : des pieds frappant le ballon de football aux enlacements amicaux sur le sable, en passant bien évidemment par le défilé de mode qui symbolise cette liberté revendiquée et conquise lentement, brisée subitement, tout n’est que vie, tout n’est qu’ivresse pour une jeunesse soucieuse de bousculer les normes établies afin d’y greffer les siennes, tel un héritage reçu de ses parents que l’on s’approprie dans le respect de leur mémoire. Le long métrage interroge d’ailleurs la pertinence de la fuite et renonce à emprunter cette voie qui exige de la personne un renoncement à sa patrie sans résoudre les problèmes du moment ; en lieu et place, une métamorphose merveilleuse et revigorante : convertir un voile, ici perçu comme un accessoire d’oppression des femmes, en matériau de mode apte à libérer les femmes. Le blanc de la teinte choisie pour ce tissu contraste d’ailleurs avec le noir des tenues arborées par les radicaux, ces meutes obscures qui s’engouffrent dans un espace pour le mettre à sac et dégrader celles et ceux qui y vivent. Papicha prend le temps (et le soin) de mettre en place des équilibres aussitôt installés aussitôt rompus : un coup de feu dans la rue, une collection de robes détruite, une vidéothèque incendiée. Œuvre de destruction qui jamais ne se complaît à détruire mais, au contraire, perçoit ladite destruction comme la condition toujours plus forte d’une renaissance à soi et aux autres, la condition sine qua non à l’affirmation de son droit à la vie et à l’identité dans une société qui s’efforce d’interdire, de sanctionner, d’homogénéiser. Une œuvre lumineuse, portée par un défilé d’actrices magnifiques et bouleversantes.
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2020
Le personnage principal est une fille énergique créative et libre vivant en Algérie des années 90. Cependant certains des événements décrits dans ce film sont quelque peu vrais mais pas dans la mesure montrée ici ce qui a rendu le film faux et exagéré. Beaucoup de scènes n'étaient pas nécessaire et l'introduction des fanatiques religieux était absurde et drôle. La nouvelle tendance de l'autonomisation de la saga des films féminins continue de gâcher de nombreuses tentatives pour créer du bon cinéma sans tomber dans le piège de créer des conflits inutiles entre femmes et hommes, que ce soit à travers la religion, la domination des hommes sur les femmes, l'égalité au travail. Pour tous ceux qui regardent le film sans aucune connaissance de la situation de l'Algérie à l'époque a laquelle ce film est censé se dérouler les années 90. L'Algérie était dans un conflit politique difficile où l'armée ne voulait pas transférer le pouvoir au peuple tuant la première véritable tentative de démocratie réelle cela a aggravé la situation et le pays est tombé dans une guerre civile de 10 ans. Les événements récents ont clarifié la plupart des mensonges qui circulaient dans le pays par le gouvernement algérien. Les fanatiques islamiques les plus sanglants étaient les forces spéciales de l'armée déployées pour semer la peur au cœur du peuple algérien et qui étaient les seuls terroristes que l'Algérie ait jamais connus...
Eva G
Eva G

4 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2020
L'arrivée progressive des Frères musulmans au sein de la société algérienne est mis en image de manière brute ce qui rend ce film encore plus percutant. La liberté en est le sujet principal. La liberté d'exister face à la radicalisation. Être une femme et être forte. Ce film relate des faits passés mais la liberté est toujours minime voire inexistante pour certaines femmes encore aujourd'hui en Algérie. En 30 ans, la société algérienne n'a su s'extraire des codes des Frères musulmans, elle les a plutôt intégré et vit avec au lieu de les contrer. L'harcèlement de rue, la liberté de s'habiller, les remarques désobligeantes... Tout est encore en place. L'unique espoir des algériens encore aujourd'hui est de partir mais pour quoi ? Tout quitter pour survivre dans les pays voisins qui les emprisonnent, à leur tour, dans des villes où leurs destins sont déjà tracer. Fuir pour survivre ou rester et survivre ?
yO0f’s
yO0f’s

29 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2020
On est effectivement assez efficacement plongé dans l’ambiance d’une triste époque de l’Histoire algérienne, à travers des profils représentatifs types : la jeunesse féminine, de jeunes étudiantes pleines de rêves. Elles aspirent à plus de libertés, à moins de persécution, mais la réalité amère, dure à accepter vient à chaque fois les rattraper. Il est interdit de rêver, il est interdit de créer, il est interdit de s’amuser, il est interdit d’être jeune tout court. Quand l’Islam est interprété par des esprits tordus qui n’y voient qu’un côté sombre, qu’un prétexte pour s’infliger une vie démunie de toutes ses saveurs, et infliger du coup le même calvaire à autrui, la société en devient déchirée et le cadre morose et malsain. Certains n’aspirent qu’à fuir ce quotidien, d’autres s’y adaptent, Nejma, alias Papicha, elle, le défit. Malgré les mises en garde qui fusent autour d’elle, elle veut coûte que coûte revendiquer sa liberté et exprimer sa créativité. Lyna Khoudri est remarquable dans ce rôle, un petit gabarit mais un fort caractère se cachent derrière ses yeux qui brillent de perspicacité. Ce film aurait pu encore transmettre davantage de messages, en expliquant spoiler: les mystères qui planent autour de la mort de sa soeur, en mettant en avant
les causes de cet extrémisme et en multipliant les enjeux des personnages. La fin est également quelque peu bâclée, un peu furtivement, là où les évènements ne défilaient pas assez à mon goût.
GéDéon
GéDéon

135 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2022
Pour son premier long-métrage, sorti en 2019, Mounia Meddour réalise une œuvre puissante, inspirée de son propre vécu. Dans un Alger de la fin des années 1990, on assiste à l’apparition de l’intégrisme islamiste. L’angle d’approche de la réalisatrice est celui de jeunes étudiantes, décidées à lutter contre ce mouvement et s’épanouir dans leur vie de femme. Les actrices sont remplies d’une énergie débordante, en particulier Lyna Khoudri (César du meilleur espoir féminin). Même si la caméra offre des scènes d’un grand esthétisme à base de plans cadrés (teinture des robes, couleurs chatoyantes, etc.), cette surabondance d’images finit par lasser. On peut également regretter la montée en puissance dramatique trop prévisible du final. Bref, cela reste néanmoins un premier film très prometteur.
Mélanie P
Mélanie P

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 septembre 2020
Un film ennuyant.. tellement cliché.. je ne comprends meme pas comment on peut ne pas s'endormir alors que je ne m'endors jamais. Le pire film de ma vie
Yazid Abid
Yazid Abid

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 septembre 2020
ce genre de film qui rabaisse la femme algérienne pour plaire au occidentaux c'est du n'import quoi ca représente ni de prés ni de loin la femme algérienne
Bashnark
Bashnark

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2020
Les années noires ... elles se sont terminées il y a moins de 20 ans ! Ce film raconte simplement la dureté d'un système qui change ! Splendide jeu, super moment !
steely_dan_76
steely_dan_76

16 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2020
Révélation d'une future grande actrice, Lyna Khoudri, ce film est aussi une nouvelle charge contre l'obscurantisme religieux. Quand arriverons nous à éradiquer toutes les religions (remarque personnelle ...) ?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 septembre 2020
Heureusement que l'histoire alterne avec les moments durs pour laisser le spectateur reprendre sa respiration, parce qu'en plus elle se base sur des faits réels. Une critique sociale très nette de l’extrémisme religieux, et de la condition de la femme. Même si les actrices sont jeunes, leur interprétation est une réussite. Et dire qu'on a toujours l'impression que c'est toujours d'actualité. Si on est sensible, on ressort ébranlé. J'ai moins apprécié le cadrage caméra. J'aurais aimé un peu plus de traitement de l'après, pour renforcer le sentiment d'angoisse.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 septembre 2020
je lis les critiques attribués au film Papicha et je me rend compte, que la plus part ne ne font que retranscrire le synopsis du film .....Nedjma jeune fille des années 90.....
pour les gens qui n'ont pas vécu l'obscurantisme et la violence de la décennie noire ( et tant mieux pour eux), il est aisée et bien "confortable" d'être attiré par ce coté presque folklorique de cette Algérie là, ce Bled de la rive Sud de la méditerranée .....
je retiens de ce film, je suis même fasciné par le regard, la force, la rage et l'angoisse du personnage principal de ce film....parce qu'elle a su incarner (à merveille) ces innombrables victimes des années 90 qu'elles soient homme, femmes jeunes ou vieilles.
Le film en lui même je le trouve par moments décousue, et certaines scènes sont pratiquement longues et lentes, et on ne ressent vraiment pas "Cette" angoisse de ces années de braise.......
La trame de fond est génial , l'histoire de ce défilé de mode l'est encore plus .......mais l'épilogue de ce film nous a laissé sur notre faim et reste bien loin de cet exode massif de ces millions d'algériens qui se sont ruent vers les grandes villes et vers la France à l'image de la réalisatrice de ce film et de son héroïne Lyna Khoudri.
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