Illusions Perdues
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Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2021
Paris au XIXe siècle, ville qui faisait rêver, pourtant ville de perdition et de magouilles. Ce film, très bien interprété et très bien réalisé m'a à la fois surprise par les méandres de la vie où espoirs, rêves et désespérances se côtoient. Lucien plein d'espoir et surtout qui se voit devenir quelqu'un, apprend qu'en fait il n'en est rien. Sa vie n'est qu'un vaste de champ d'illusions et d'embrouilles. Le domaine de l'écriture a de vastes projections, la poésie, le roman, le journalisme, tout cela évolue dans un monde bien différent et parfois cruel. Je suis sortie de la salle avec des images embrouillées, entre la noblesse et son protocole, les comédiens qui croient en ce qu'ils font et les journalistes qui se déchirent entre eux, nous donnant un aperçu de la société à cette époque et dans la capitale très ambigu et surtout envie d'aller vivre à la campagne. A ne pas rater...
ffred

1 987 abonnés 4 257 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2021
Trois semaines après le Eugénie Grandet de Marc Dugain, voici les Illusions perdues de Xavier Giannoli, Balzac est décidément très à la mode ces temps-ci. Après la sobriété de la première, cette nouvelle adaptation d’un classique de la littérature française, est aussi foisonnante que flamboyante. Brillamment mise en scène et en images par l’auteur de A l’origine, Quand j’étais chanteur ou L’apparition, entre autres. Techniquement c’est une merveille, la direction artistique est minutieuse, très beau travail dans chaque domaine (costumes, décors, photo, musique…). Le casting quatre étoiles est dominé par la révélation de ces derniers temps, Benjamin Voisin, parfait pour le rôle. Une histoire passionnante, cruelle et cynique, avec d’étonnantes résonances dans l’époque actuelle, devant laquelle on ne s’ennuie pas une seule minute. Formidable. L’un des meilleurs films français
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2021
Deux points rendent le film de Xavier Giannoli particulièrement intéressant : une écriture au millimètre et un casting d'enfer.

Sur le plan du script, le film est formidable. La complexité balzacienne est respectée dans l'esprit, même si le contenu du roman est assez profondément modifié.

Giannoli parvient habilement à insérer des résonances contemporaines dans la trame narrative profondément romanesque du livre.

Côté interprétation, c'est du haut niveau. Tout d'abord, c'est une excellente idée d'avoir confié le rôle principal à un acteur peu connu, Benjamin Voisin (qu'on a quand même vu dans Eté 85 et surtout le très bon La dernière vie de Simon). De cette façon, on peut parfaitement s'identifier à l'odyssée du jeune provincial découvrant Paris. Vincent Lacoste est parfait dans son rôle de beau gosse cynique, et Xavier Dolan est formidable d'ambiguïté. Cécile de France, Salomé Dewaels, Gérard Depardieu, Jeanne Balibar, André Marcon ne sont pas en reste.

Comme la direction artistique est très propre (un peu trop ?) et la mise en scène sage et solide, le film est un divertissement tout à fait agréable, même si le rendu final l'apparente plus à une excellente production télé qu'à une véritable oeuvre de cinéma. On passe un très bon moment et le rythme enlevé du film rend sa durée (2h30) tout à fait supportable.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2021
Adaptation partielle de l’épais roman de Balzac, centrée sur la satire sociale en général (lutte des classes, jeux de pouvoir, naissance d’un capitalisme tout-puissant…) et sur la critique de la presse critique, en particulier. Le monde du journalisme et des médias prend cher dans ce tableau au vitriol : univers sans foi ni loi, constitué de “marchands de phrases” et de “trafiquants de mots”, qui vendent leur prose fielleuse ou doucereuse au plus offrant, faisant et défaisant les renommées. Un commerce comme un autre, cyniquement populiste. Où le goût de la formule cinglante, de la polémique, l’emporte complètement sur la vérité, la sincérité et le débat d’idées. Toute résonnance contemporaine n’est évidemment pas fortuite. C’est l’axe thématique choisi par Xavier Giannoli. Un peu appuyé peut-être, mais rendu jubilatoire par des dialogues piquants à souhait et servis par un excellent casting. La verve est là. Le souffle romanesque aussi. Les aventures de Lucien de Rubempré, son ascension et sa chute, sont déployées dans un récit au rythme enlevé, par une mise en scène tout en mouvement et en élégance, dans un Paris du 19e siècle fastueusement reconstitué. Une fougue galvanisante le dispute sans cesse à une froideur cruelle dans ce drame de l’arrivisme, qui invite impitoyablement à revenir à soi, à cesser d’espérer pour commencer à vivre. Discours percutant, brillamment illustré.
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2021
Xavier Giannoli assure ici une très belle adaptation cinéma. Tout est maîtrisé de bout en bout. Le casting est magnifique, Vincent Lacoste, Xavier Dolan et bien sûr Benjamin Voisin sont savoureux. Ce dernier confirme une nouvelle fois son talent et sa place dans le milieu des jeunes acteurs prodigieux du cinéma français ! Mais le gros travail des décors, que le réalisateur a voulu garder le plus possible réels, est vraiment impressionnant. Les costumes sont géniaux, comme tous les films d'époques, et devraient assurer une petite place dans les nominations de cette catégorie aux prochains Césars.
Au final, le parallèle entre histoire et monde moderne est assez intéressant. Ceux qui aujourd'hui paie des gens pour propager des fake news servant leurs intérêts, sont ceux hier qui payaient les gens pour siffler les pièces de théâtre engagées pour servir les intérêts des mêmes cercles de puissance et d'influents. Et le film montre de façon très clair le début de la presse d'opinion, des espaces publicitaires dans les journaux, et des coulisses entre contre-pouvoir et remplissage stratégique des poches des actionnaires. Le monde de la presse d'aujourd'hui s'est finalement simplement modernisé avec les outils d'une époque moderne, mais ressemble terriblement au monde de la presse d'hier.
Le seul bémol est quand même la longueur un peu excessive du film, surtout dans sa première partie avant l'arrivée au journal. Mais c'est un très bon film historique pour une adaptation efficace et pertinente du livre de Balzac.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2021
"Illusions perdues" est une belle fresque sur la France du XIXème siècle. S'appuyant sur l'œuvre éponyme de Balzac, Xavier Giannoli signe un film vraiment réussi et porté par un très bon casting interprétant à merveille chacun des personnages hauts en couleurs. Listons, entre-autres, Benjamin Voisin, très bon dans le rôle principal de Lucien, Cécile de France, Vincent Lacoste, Xavier Dolan, Jeanne Balibar ou encore Gérard Depardieu. Le film parvient à rester captivant sur quasiment toute sa durée de pourtant quelques 250 minutes, malgré quelques inévitables longueurs. Le récit parvient à faire écho à notre époque actuelle, au milieu de ces personnages cyniques n'hésitant pas à se trahir entre eux, avec des traits d'humour assez agréables. Une telle fresque pourrait presque nous rappeler un film tel que "Barry Lyndon", dont le personnage avait une trajectoire similaire à celle du jeune Lucien. Mais "Illusions perdues" est plus moderne et moins classique, un film français ambitieux comme on aimerait en voir plus.
Citrouilleman
Citrouilleman

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2021
Une très belle adaptation (libre) de Balzac pour un très bon film brillamment interprété. La mise en scène est remarquable. A voir.
Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 56 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 octobre 2021
Classique, sans relief, ni émotions et un peu longuet. De France fait du De France , Balibar du Balibar, Depardieu du Depardieu, etc... Parfait pour une bonne série chez France télévisions, mais pour 2h20 de cinéma...?
Sonia M.
Sonia M.

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2021
Voilà pourquoi on va au cinéma. Un vrai grand film, tout est bon, des acteurs aux dialogues e n passant par les Costumes. J'ai passé un vrai bon moment de cinéma. 2h30, pas une minute à jeter. Et pourtant je n'aime pas les longs films. C'était le livre de Balzac qu'il fallait créer au ciné à ce moment précis et actuel de l'histoire du journalisme. la boucle est bouclée. Merci Balzac. Merci gianoli.
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 novembre 2021
Propos lourd et ficelles grossières : le réalisateur s'escrime à nous expliquer que rien n'a changé et que les pratiques d'aujourd'hui en termes de journalisme, critique et influence étaient déjà de mise au temps de Balzac... il a tellement peur que l'on passe à côté qu'il insiste, insiste... et c'est indigeste, sans ambiguité ni nuance... chacun des personnages se voit doter d'une seule caractéristique et jamais ne s'en éloigne...!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2021
Du VRAI cinéma qui nous embarque, une fresque magnifique et très bien contée avec des acteurs incroyablement bons, bravo M Giannoli et...M Balzac
Super E.
Super E.

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2021
Une mise en scène remarquable, des acteurs fabuleux... ce film permet de se replonger ou de découvrir l’œuvre de Balzac de la plus belle des façons, s’adaptant aussi bien aux accrus de la littérature, qu’aux jeunes de notre époque en quête de modernité de mise en scène.
Je recommande vivement
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2021
Ai vu un CHEF D'OEUVRE... "Illusions Perdues" de Xavier Giannoli qui met en scène un film qui frôle la perfection. Pourquoi adapter le roman de Balzac presque 150 ans après sa parution ? Tout simplement parce que ce qui intéresse le réalisateur c'est justement de nous tendre un miroir sur notre époque où le poids de la presse, le rôle de l'argent, la corruption de certains critiques, les coups médiatiques dans le milieux culturels et politiques sont terrassants. Mais le talent de Giannoli ne s'arrête pas là, sa mise en scène totalement moderne dans ses cadrages, dans son montage, dans son image, dans sa direction des acteurs est totalement au service de l'esthétisme du XIXème siècle. La réalisation est flamboyante et toujours au service du propos. On pense régulièrement aux "Enfants du Paradis" de Marcel Carné, film choral qui se déroule en grande partie sur les grands boulevards parisiens et dans leurs théâtres également, on se rappelle tout autant des "Liaisons dangereuses" de Stephen Frears pour les rapports humains complexes, où l'ambition, la perfidie et la traitrise sont les frontispices communs aux deux films. Dès les premiers plans le spectateur a conscience d'être devant un film immense. C'est un des rares films où la voix off transcende le propos et la forme, il faut dire que la voix magnifiquement posée de Xavier Dolan est envoutante et les mots de Balzac sont lapidaires, si cinglants, si justes... Le casting a été extrêmement travaillé et chacun des acteurs est une évidence dans son rôle. Xavier Dolan en dandy arriviste et prétentieux mais attachant, Jeanne Balibar en Marquise d'Espard aussi redoutable que La Merteuil, Cécile de France en épouse malheureuse et provinciale neurasthénique, Salomé Dewaels en petite comédienne sans talent mais à la jambe légère, André Marcon en député éconduit et fourbe, l'excellent Vincent Lacoste magnifique de cynisme en scribouillard à la plume plus affutée qu'une guillotine et le tout nouveau Benjamin Voisin en poète du dimanche d'Angoulême débarquant à Paris avec sa grande naïveté boutonnée à la redingote. Tout ce beau monde va se jauger, se juger, se gruger, se fustiger... Et le beau Lucien de Rubempré apprendra que l'intérêt de venir à Paris n'est pas d'y être mais d'en être et que pour cela il faut ravaler ses rêves, ses espoirs, son estime de soi et ses illusions... L'adaptation du roman faite par Xavier Giannoli et Jacques Fieschi tient du miracle et de l'orfèvrerie, toute l'essence de Balzac est présente sans que cela soit un vain exercice académique et ronflant. Ici tout n'est que modernité, la jeunesse provinciale veut faire sa place mais il est plus facile à l'aristocratie engoncée de l'écraser sous ses pieds et ses codes, que d'accueillir à bras ouvert ce sang neuf trop populaire et sans manière. La photographie très travaillée de Christophe Beaucarme est somptueuse particulièrement pour les contrastes dont les bords de l'écran sont presque noir pour faire rayonner le centre de l'image. La bande son est un medley des grands tubes de la musique classique qui sied parfaitement à ce joyau. Ce film de 2h30 qui passe comme un éclair est jubilatoire, amer, percutant, euphorisant et dépeint si bien notre XXIème siècle désespérant. Merci à Xavier Giannoli d'avoir ravivé la flamme de mes illusions retrouvées je n'ai qu'une envie voir et revoir ce film qui m'a bouleversé. UN CHEF D'OEUVRE
Bdfoucher
Bdfoucher

69 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2021
Il faut le voir car le film de Xavier Gionnoli est un excellent moment à passer au cinéma. Il ne dispense pas d’ailleurs de lire le livre ( 812 p dans l’édition folio ) , truffé de remarques, de pièces comptables et de billets écrits qui ne peuvent être portés à l’écran. Le film est tourbillonnant et recèle une énergie qui traduit bien, grâce à un casting éblouissant, l’esprit d’une époque où tout pouvait s’acheter, sauf d’accéder au Boulevard Saint Germain où résidait la haute aristocratie revenue de l’étranger et renfermée sur ses privilèges récemment restaurés. Le Boulevard Saint Germain est le personnage principal de la Comédie humaine et tout tourne autour de cette forteresse conservatrice où Balzac lui même aurait tant voulu être reçu et reconnu. Il est là aussi, dans les « Illusions perdus », le coeur de l’intrigue.

Lucien Chardon (Benjamin Voisin), jeune poète à Angoulême, qui se fait appeler Lucien de Rubempré, par le nom de sa mère, rêve de reconnaissance et de gloire littéraire. Ses amours avec sa protectrice Naïs de Charteron (Cécile de France), bienveillante et candide, oblige cette dernière à fuir à Paris où elle est accueillie par la redoutée marquise d’Espard (Jeanne Balibar). Lucien qui l’a suivie est rapidement écarté du Boulevard Saint Germain où elle s’enferme. Réduit à vivre d’expédients, il rencontre Etienne Lousteau (Vincent Lacoste) journaliste qui l’entraine sur ses brisées. Lucien devient en peu de temps un redoutable polémiste, craint de tous. Il affiche son succès et s’installe dans une vie dissolue avec Coralie ( Salomé Dewaéls), une jeune actrice, fraîche et sincère, connue pour ses bas rouges, qui rêve aussi de grands rôles au théâtre et adule Racine à qui toute la France se réfère encore. Lucien finit par se faire piéger en croyant pourvoir se voir reconnaître sa particule par les royalistes à condition de changer de camp et de cesser ses attaques.

Couvert de dettes, il est abattu le jour de la première de Bérénice où Coralie, phtisique, s’effondre sous les huées d’une claque organisée par Singali et ses anciens amis journalistes trahis. La Marquise d’Espard qui a tout manigancé exulte. Lucien de Rubempré, ruiné et abandonné de tous, rentre à Angoulême, tout à fait désillusionné.

C’est une gageure de porter un roman si complexe à l’écran. La technique de la voix off, abondamment utilisée, évite les longues et ennuyeuses explications filmiques. Le réalisateur a aussi innové en créant le personnage de Singali (Jean-François Stévenin) margoulin qui organise à la demande les triomphes à la scène ou qui provoque les fours dont on ne se remet pas. C’est très bien vu, je dois dire.

On se s’ennuie pas du tout, pris dans la dynamique du film qui ne dure pourtant que deux heures … Les scènes de rue, notamment au Palais Royal, comme les intérieurs multiples sont spectaculaires. La vie des salons et ses murmures assassins sont très bien rendus et on aimerait presque connaître la suite. Dans l’œuvre de Balzac, elle existe avec « Splendeurs et misères des courtisanes » (un pavé difficile aussi) dont Lucien de Rubempré est aussi le héros central qui remonte à Paris, sa particule reconnue, pour finir misérablement par s’y perdre et s’y pendre dans une cellule de la Conciergerie, de mémoire . Pauvre Lucien…
norman06

425 abonnés 1 822 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2021
Le film vaut surtout pour son matériau littéraire de base. S'il se regarde sans ennui, on peut être agacé par sa virtuosité criarde, ses moyens généreusement dévoilés, et la voix off explicative et moralisatrice. On n'ira pas jusqu'à dire que le cinéaste est aussi roublard que les personnages mais il manque à son long métrage la finesse et le recul des grandes adaptations.
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