Illusions Perdues
Note moyenne
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613 critiques spectateurs

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circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2021
C'est un excellent film parfait du début à la fin, magnifique, profond, cruel. Un casting extraordinaire, un rythme qui ne faiblit pas. C'est LE film à voir.
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2023
C'est un bon film dans son ensemble. Tout d'abord, ce long-métrage possède un très bon casting d'ensemble entre acteurs connus et jeunes acteurs. Lis Toir est intéressante et suscite l'intérêt. Le seul bémol se situe dans la mise en scène qui est quand même avec des moments assez creux dans le film. 20 minutes de moins seraient bénéfique au film. Les décors et costume sont de qualité
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2022
Je suis souvent déçu par les films qui récoltent un César mais là il faut avouer que la récompense est entièrement méritée. Xavier Giannoli a très bien su mettre en images ce roman d'Honoré de Balzac. Le film décrit avec beaucoup de justesse la façon de vivre en France à Paris au XIXème siècle. Une dichotomie entre la bourgeoisie presque impénétrable sans y être née et la presse prête à écrire d'abominables satires et autres pamphlets pour saccager une pièce de théâtre et un roman. Un jugemennon de l'oeuvre mais du statut et de la classe sociale de son auteur. Le film montre avec beaucoup de concision un monde pourri fait de trahisons et de coups bas en tout genre dans l'unique but de réussir et de s'enrichir. Une ribambelle de très bons acteurs permet au film de faire mouche notamment l'excellent Gérard Depardieu, la très jolie Cécile de France ou encore Benjamin Voisin dans un rôle principal qu'il assume parfaitement. Xavier Giannoli fait honneur à Honoré de Balzac en réussissant un excellent film.
Blankovitch
Blankovitch

71 abonnés 262 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2021
Superbes costumes et décors,
Des acteurs justes,
Une critique de la société du XIXème intéressante.
Mais j'ai eu du mal à m'attacher pendant 2h30 au personnage principal, Voisin est très bon ce n'est pas le problème, c'est son personnage et le scenario qui ne m'ont pas convaincu.
boueverte
boueverte

13 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2022
Il ne manquait plus que les mentions " de l'académie française " et " avec la participation de France 3 Limousin "... C'est d'un académisme mortel, avec une réalisation soporifique et complètement poussiéreuse.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2021
"Illusions perdues" acclamé par la critique, présenté cette année à la Mostra de Venise est un drame historique pertinent. En effet en dépit d'une durée excessive (2H30), j'ai beaucoup aimé cette histoire adapté d'un roman d'Honoré de Balzac avec de somptueux décors, une très belle reconstitution du XIXème siècle avec une histoire universelle qui décrit très bien le comportement humain fait d'illusions, de superficialité ou tout s'achète ou rien n'est vrai avec un superbe casting ( Cécile de France, Vincent Lacoste, Xavier Dolan, Jeanne Balibar ,Gérard Depardieu et superbe performance de Benjamin Voisin ).
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2022
Magnifiquement misent en scène par Xavier Giannoli, ces « Illusions Perdues » nous propulsent au cœur du Paris intellectuel, artistique et journalistique de la Restauration. J’ai été surpris par le cynisme assassin qui (dé)lient les différentes parties et plus encore par la modernité des écritures d’Honoré de Balzac et les nombreux parallèles avec la déferlante multiplication des "(fake)news" de notre époque. Un grand film, un peu long et dont on devine les aboutissements, porté par une belle distribution dont le jeune Benjamin Voisin est la révélation. Les Césars récoltés par cette adaptation n’ont de loin pas été volés.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2021
Il était difficile d’imaginer il y a quelques semaines que l’impeccable direction artistique d’Eiffel serait déjà surpassée si peu de temps après. C’est pourtant la prouesse réalisée par les équipes de Xavier Giannoli. En effet, les décors parisiens et l’ambiance du début du XIXe sont admirablement rendus. Les effets spéciaux d’arrière-plans sont forts peu visibles, ce qui donne un vrai cachet d’authenticité. Le réalisateur nous offre une plongée assez enivrante dans le Paris de cette époque, des outrances des grands boulevards aux mondanités de la bourgeoisie. Le casting est assez délicieux, principalement dans ses seconds rôles, même si Benjamin Voisin dans le rôle-titre s’en tire avec les honneurs. Mais les prestations de Vincent Lacoste, Gérard Depardieu, André Marcon ou encore Jeanne Balibar sont les plus remarquables. Comme dans l’œuvre de Balzac c’est la partie centrale du récit qui est la plus captivante. En, effet c’est quand le héros est plongé dans les arcannes de la presse populaire de l’époque, ces journaux sans morales et sans scrupules, que le scénario a le plus de saveur. C’est dans cette vision parabolique de notre époque que le film parle le plus au spectateur d’aujourd’hui. L’introduction et la conclusion, plus marquées par le contexte politique et sociale de l’époque, laissent plus distant. Mais, même si le récit d’Honoré de Balzac est largement condensé, le film reste un gros morceau de 2h30, qui rebutera une partie du public.
Guimzy
Guimzy

194 abonnés 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2021
Xavier Giannoli, avec Illusions Perdues, fait un très bon parallèle avec la vision du journalisme d'aujourd'hui en s'inspirant librement de l'œuvre de Balzac. Son message très moderne et d'actualité se fond très bien dans ce film historique car tout y est pour que l'on puisse y croire.

Les décors et la lumière sont déjà somptueux, résultant d'un bon mélange entre les couleurs chaudes du journal et froides de la haute bourgeoisie, où les sentiments, les situations, ne sont pas du tout les mêmes. Ca fait aussi du bien de voir un réalisateur qui respecte l'époque dans laquelle il raconte son récit : très peu d'effets visuels numériques, beaucoup de mise en scène ancrée dans un Paris du XIXe siècle qui rayonne par sa crédibilité. Les acteurs sont tous irréprochables, même le caméo de Depardieu est vite oublié pour laisser place à son ignoble rôle. Benjamin Voisin livre une interprétation tout en nuance, jouissant du succès dans son innocence, et de sa plongée dans un cynisme qui finira par le faire tomber. Et même si le scénario est finalement assez classique dans sa conception, une sorte de "rise and fall" où l'on sent venir les drames et les rebondissements, la crédibilité du film fait qu'il reste très divertissant et très immersif, et son message me parle beaucoup aussi.

L'arrivée du libéralisme de l'époque qui a transformé les journaux en satire afin de remplir les poches des actionnaires, est une sombre histoire de notre pays. Et c'est un message qui me touche beaucoup, raison pour laquelle je continue à voir le film "France" comme le meilleur de cette année 2021. Illusions Perdues garde cette critique dans le fond de son film mais en le proposant divertissant, contrairement au film que j'ai cité. Ce qui le rend plus accessible au grand public, et donc très utile, pour moi, à la société. Même si les dialogues sont parfois caricaturaux là-dessus, notamment le personne de Vincent Lacoste qui, bien qu'excellent, soit un peu trop manichéen, la relation entre les personnages, très toxique par moment, illustre brillamment ce coté infame de ce qu'est devenu le journalisme, qui a fini par mener et influencer la politique du pays. "Bientôt, un banquier sera au gouvernement" comme le dit la voix-off.

En parlant de cette voix, c'est pour moi le plus gros défaut du film car elle est beaucoup trop présente sur des enchaînements de séquences où l'image pouvait en dire tout autant, voire beaucoup plus. J'ai ressenti à force comme une peur du réalisateur que le spectateur passe à coté du message de son long-métrage, et ça m'a un peu dérangé. Et malgré son montage très dynamique, la mise en scène est un peu au ralenti dans les 30 dernières minutes, avec des champs-contre-champs classiques dans chaque nouvelle séquence, qui donne l'impression que le film galère un peu à raconter la fin. Ce sont des défauts qui m'empêchent de le savourer comme je le savourais la première heure, mais ça reste un très bon film, gravé dans une époque historique très bien représentée, et ça fait du bien de voir un film français de cette trempe remporter son défi.
MediaShow
MediaShow

167 abonnés 563 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2021
Réalisé par Xavier Giannoli, « Illusions perdues » est une très belle adaptation du roman de Honoré de Balzac : scénario captivant et qui se reflète dans notre société actuelle, une bande originale envoûtante et un casting vraiment bon. 

Mon avis complet, sans spoilers : https://mediashowbydk.com/2021/10/29/critique-film-illusions-perdues/
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2021
Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXème siècle. Il a de grandes espérances et veut se forger un destin. Il quitte l’imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris, au bras de sa protectrice. Bientôt livré à lui-même dans la ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses d’un monde voué à la loi du profit et des faux-semblants. Une comédie humaine où tout s’achète et se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes. Il va aimer, il va souffrir, et survivre à ses illusions.

C’est Xavier Giannoli qui adapte le roman “Illusions perdues” d'Honoré de Balzac publié en trois parties entre 1837 et 1843. Il a écrit le scénario en collaboration avec Jacques Fieschi (Yves Saint-Laurent). Ce film Français a été présenté à la Mostra de Venise.

Ce drame est une des révélations françaises du public alors qu’on s’approche de la fin 2021. Pour ma part, je l’ai trouvé très bien.



Illusions Perdues est vraiment très élégant, et je dirais même raffiné. Forcément, quand on se plonge XIXème siècle en France, il y a tout le phrasé et le vocabulaire qui va avec. D’autant plus, si c’est dans un milieu intellectuel et littéraire comme ici. J’ai adoré cette maitrise du verbe. La rhétorique va donc être agréable à écouter. Pour sublimer cela, une douce musique classique va venir caresser nos oreilles. Comment dans ces cas l, ne pas se sentir totalement dans l’époque. Si on rajoute en plus des costumes et décors merveilleux, le tableau est parfaitement peint.

Ce film va nous proposer une satire de notre époque actuelle. Certes, le roman a plusieurs siècles, mais il reste étrangement encore d'actualité En effet, il y aura beaucoup de polémique autour de la presse et son rôle d’influence. Comment des riches industriels se payent des organes de presse pour arranger leurs petites affaires, puis recevoir des services à ceux leur étant redevable. Le temps passe mais les méthodes ne changent pas. Quelques piques bien placés nous font sentir que le réalisateur a voulu faire le parallèle avec 2021. Je pense notamment à la petite pique qui dit qu’un jour cela ira jusqu’à avoir “un banquier au gouvernement”. J’ai beaucoup aimé cet esprit critique.



Les acteurs mettant en scènes tout ce petit jeu vont être géniaux. Benjamin Voisin se place à 24 ans comme une des valeurs montantes du cinéma Français. Il suit les traces de son ainé Vincent Lacoste. L’homme nommé plusieurs fois aux Césars du Meilleur Acteur étale pour notre plus grand plaisir son immense talent. Le casting secondaire va permettre au niveau de rester très haut avec entre autres Cécile de France et Xavier Dolan connu habituellement pour être derrière la caméra, il ne faut pas oublier aussi de parler de Gérard Depardieu, Salomé Dewaels et André Marcon. Ce dernier avait partagé l’écran avec Benjamin Voisin pour le film Amazon Prime Le Bal des Folles.

Dans tout cela, j’ai presque oublié de vous parler de l’histoire. Elle est plutôt prenante. Le temps va passer relativement rapidement de voir ce jeune provincial monter à Paris pour devenir “quelqu’un” dans le monde de la littérature. Rapidement grâce à son talent, il va apprendre à s’entourer et le pouvoir ne va pas tarder à lui monter à la tête. Finalement, on assiste à la construction d’un colosse au pied d’argile dont la grande force deviendra peut-être sa perte. Même si j’ai été bien pris par le rythme et la force du scénario, je n’ai cependant pas trop ressenti d’émotion. La narration a créé comme une barrière entre le film et moi. Je n’arrivais pas à me prendre d’empathie pour Lucien. Dommage car il s’en est fallu de peu pour avoir un gros coup de cœur.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2021
Très bonne adaptation du roman de Balzac. Le mérite de Xavier Giannoli en est d'autant plus grand qu'il est difficile de faire un film à grand spectacle sur un classique de la littérature française. Le scénario d'adaptation est intelligemment écrit, le rythme parfaitement maîtrisé, les interprétations sont justes (mention spéciale à un Vincent Lacoste qui montre enfin qu'il est capable de jouer d'autres personnages que les adolescents lymphatiques). Il ne manque finalement que l'esprit de Balzac. Heureux ou malheureux hasard, est sortie en salle quelques jours avant l'Eugénie Grandet de Marc Dugain. Difficile - même sans le vouloir - de ne pas comparer les deux adaptations du même auteur. Sans moyens équivalents, sans narration en voix-off, Marc Dugain fait voltiger les mots et l'esprit de Balzac qui sont souvent absent du film de Xavier Giannoli. Un très bon spectacle toutefois.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mars 2022
Le cinéma de genre est bel et bien de retour et ce n’est pas cette adaptation d’Illusions Perdus réalisé par Xavier Giannoli qui devrez nous faire dire le contraire. Partiellement adapter de l’œuvre de Balzac (un des auteurs qui a était pas mal mis en avant ces dernières soit avec le fade «Eugénie Grandet» ou le «Le Colonel Chabert»…) on y suit les péripéties de Lucien de Rumbempré un jeune roturier qui souhaite s’imposer dans le monde du journalisme et de la haute-société. Jamais adapter au cinéma au par avant, il aura fallut un réalisateur de la trempe de Giannoli pour nous en proposer une relecture qui mêlé habilement un certain académisme assumé et un parti plus contemporain qui se manifeste par la narration (avec notamment des phrases comme «nous aurons peut-être un banquier au gouvernement», «on arrivez pas encore à enchaîner le canard»…).

Réalisateur à la filmographie prolifique et éclectique, j’avais surtout découvert les talents de metteur en scène et son goût prononcer pour le cinéma de genre avec «Marguerite» qui revisiter astucieusement le mythe de «Florence Foster Jenkins». Bien plus qu’un simple remake, Giannoli avait su faire de cette ‘‘copie’’ une véritable œuvre personnelle intimiste et en même temps un beau spectacle. Bref, c’est donc presque logique que le réalisateur français revisite un moment donner dans sa carrière une œuvre du répertoire. Il ne rester plus qu’à savoir...et à la fin de la projection on se dit qu’Illusions Perdues ne pouvait d’être qu’elle.

Avec ce récit qui aurait pu paraître boursoufler, Xavier Giannoli en donne une œuvre pas mal fouillé et rechercher. Chaque personnage est savamment écrit apparaissant très complexe à discerner. Ils sont d’ailleurs tous à la fois insupportable et en même temps on ne peut nier qu’ils nous fascinent. C’est d’ailleurs en cela qu’avec son équipe de scénariste le réalisateur réussi sont paris. Tout le monde sait combien il est compliquer d’adapter une œuvre classique et les spécialistes du roman m’ont fait justement remarquer que tout un pan de l’histoire avait était oublier. Mais de ce que nous donnes déjà le film à voir, on a qu’une envie c’est de découvrir l’avant et l’après. Le film n’écorche en rien le roman mais en donne une interprétation subtile et respectueuse. Comment ne pas voir dans ce long-métrage certainement le plus abouti de son auteur, l’amour qu’il porte à Balzac et à ces personnages ? Pour moi, ce film reflète la parfaite recette entre «adaptation» et «appropriation personnelle». Car si avant on ne pouvais détacher cette histoire de son auteur, on ne pourra désormais plus la détacher du nom de son réalisateur. Comme «Cyrano de Bergerac» avec l’adaptation de Rappenaud.

Véritable spectacle visuelle, on plonge corps et âme dans ce Paris à la fois idéalisé et qui nous semble inchangé, pourtant. Je ne trouve pas assez de mots pour décrire l’esthétisme de ce film. Que ce soit les décors qui mêle astucieusement effets spéciaux et véritables constructions physiques, les costumes, la photographie...tout est parfait. C’est incroyable. On se croirait limite dans une production anglo-saxonne. C’est peut-être là que Xavier Giannoli affiche ses réelles talents de metteur en scène bien plus que la réalisation qui reste très bonne, et son académisme assumé. Mais un académisme qui nous fait du bien, tant les films français de ces dernières années manquer de prestance et d’élégance. Quand au montage on ne voit pas les heures filés. La réalisation est très bonne, en effet. Il y a des plans magnifiques, on pense notamment à la désormais culte scène du sacre ou aux séquences qui se passent dans les imprimeries...mais il y en a d’autres qui semble manquer de chair. Notament les moments d’intimités ou les dialogues silencieux manquent un peu de souffle je trouve mais globalement ce n’est que sur 2/3 passages qui n’influence en rien la qualité du travail.

Si le réalisateur avait déjà dirigé plusieurs grands noms du cinéma français au par avant, ici il réunis la crème de la crème. En effet se succède sous sa caméra des talents qui n’ont plus rien à prouver Jeanne Balibar, Cécile de France, Gérard Depardieu et d’un autre la jeune génération du cinéma français à qui rien ne semble impossible Vincent Lacoste, Salomé Deyniews, Xavier Dolan et la révélation Benjamin Voisin. Tous tiennent parfaitement leurs rôles et rivalisent de talents. On aurait réellement du mal à choisir entre toute cette galerie. Mais moi je me contenterais de rester sur Benjamin Voisin qui m’avait agréablement surpris dans «Eté 85» et qui confirme aujourd’hui son immense talent et son statut de nouvel acteur fétiche. Chic, irrévérencieux, torturé, visage angélique...on le croirait sorti d’un film de Luchiano Visconti – il a gagner en maturité et en finesse dans son jeu d’acteur – et croyez je pense que d’ici 5 ans il sera une des valeurs sûres de notre cinéma. Il n’a d’ailleurs pas volé son César. Puis je m’attarderais sur Salomé Dewaels qui joue la timide et qui offre une interprétation bouleversante. Elle est la lueur d’espoir dans ces personnages souvent perdus.

Si j’ai aimé ce film c’est pour ce qu’il dit de nous entant que société. Car, il est clair qu’en regardant «Illusions Perdues», Xavier Giannoli signe une critique acerbe du milieu médiatique et de la classe politique. Mais c’est aussi un film sur l’ambition, et la déchéance qui nous attends si on en oublie le travail et les valeurs. Ce long-métrage nous invite à repenser notre fonctionnement. Je pense que je n’ai pas besoin de développer ce point davantage tant quand vous le verrez vous trouverez que cette histoire et ces messages n’ont jamais paru aussi clair et d’actualité.

En conclusion Xavier Giannoli signe une fable enchanteresse. Véritable fête visuelle, pleine de talent, de fougue et d’audace. Avec ces «Illusions Perdus», il redéfinit la notion de chef d’œuvre car oui ce film est un véritable «chef d’œuvre» comme on en as peu vu en France ces derniers temps. Si les 60 prochaines années cinématographique qui nous attends, ressemble à cela, alors oui nul raison de bouder les salles. En attendant je ne peux que vous conseillez d’aller le voir et franchement ce film n’as pas voler ses statuettes dorés.
éric b.
éric b.

15 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2021
Voilà une grandiose adaptation du roman de Balzac, un régal dans tous les compartiments du film, intrigue, décors, costumes, jeux des acteurs, dialogues ciselés, scénario, etc...une analyse copier coller déjà de notre époque sur les dérives et manigances de la gestion de l'information par des médias non indépendants. Je ne me suis pas rendu compte que la pellicule durait 2h30 tellement c'était captivant.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 décembre 2023
Adaptation (à une vague introduction près) de la seule partie centrale du gigantesque "Illusions perdues", savoir les vicissitudes du jeune Lucien Chardon, dans l'ambition de relever un matronyme du nobiliaire, Rubempré, qui tente de se faire une place dans le marigot journalistique du Paris de Charles X - tremplin, pense-t-il, pour la carrière dans le monde littéraire à laquelle l'Angoumoisin aspire depuis toujours. Las... Xavier Giannoli rend-il justice à Honoré de Balzac, avec ce 8e "long" (également co-écrit) : un grand film pour un grand roman ? Voyons, à cet égard, les César 2022 ... Si les deux récompenses "techniques" de cette réalisation "en costumes" ne souffrent pas discussion ("Meilleurs costumes", justement, et "Meilleurs décors"), voire celle de la "Meilleure photo" (éclairage flatteur, façon "Barry Lyndon"), on ne peut qu'être réservé(e) quant au César de la "Meilleure adaptation". Le puissant souffle romanesque, le style et l'écriture de la "Comédie humaine"... ? RIEN de probant, assurément ! 149 minutes bien, bien longues, au résultat. Le casting n'aide pas, par ailleurs : ratage complet (à l'exception, bien sûr, de Depardieu, dans un rôle très court) - citons en particulier Benjamin Voisin (qui, ne réussissant jamais à donner crédibilité et épaisseur au rôle principal, ne mérite en rien son César de "Meilleur Espoir") ou Cécile de France, qui livre une Bargeton amidonnée, ou encore l'inénarrable Vincent Lacoste (lui aussi récompensé !), qui n'a toujours pas évolué depuis ses habituelles figures "têtes-à-claque".
Tout ça, évidemment, ne fait pas un "Meilleur film" - même par temps cinématographique chahuté par le covidisme...
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