Illusions Perdues
Note moyenne
4,3
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613 critiques spectateurs

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Mister_Ed
Mister_Ed

9 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2023
J’ai dégusté ce film avec grand plaisir. Un vraie réussite ! Un film tout sauf blingbling et racoleur et pourtant qui envoie. Au début on a l’impression d’être dans un film un peu trop scolaire, un peu laborieux, mais qui a le charme de l’ancien. Mais au fur et à mesure que la narration se déploie, on plonge dans le récit. L’ambiance des rédactions me semble bien rendue. L’acteur principal est très bon, excellente diction, un physique en long qui sied au XIXème. Il donne la réplique à Depardieu sans mollir. Sa fiancé Salomé Dewaels joue parfaitement. Cécile de F joue très sobrement, je m’attendais au pire mais elle se fait discrète. La musique est au top, Rameau, Purcell, Schubert… on a connu pire ! J’ai apprécié la voix off qui revient souvent, et tel le narrateur dans les romans de Balzac, ponctue tout le film, avec des phrases bien tournées et pleines de justesse, un exemple : « Mais peut-être quand on veut pouvoir tout écrire, faut-il avoir tout vu, tout vécu, pour un jour imposer au monde son illusion particulière ». Bravo à la costumière, les costumes masculins sont très soignés, d’excellente qualité, les mecs avaient la classe à l’époque (du moins les bourges) !
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2023
Porter à l'écran ce texte incisif de Balzac demandait du courage et des compétences. Le résultat est une réussite. Le personnage de Lucien de Rubempré apparaît dans toute son évolution à partir du moment où il arrive à Paris. La critique acerbe du journalisme, des pratiques de fake news appelés canards à l'époque sont admirablement bien décrites.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2021
Après « Eugénie Grandet » sorti il y a à peine un mois, c’est de nouveau l’adaptation d’un roman d’Honoré de Balzac qui est à l’affiche. De Balzac, présenté comme la terreur des collégiens accablés sous les poids de ses descriptions, qu’en reste-t-il des années après ? comme avec Eugénie Grandet je me demande si j’ai lu ces ouvrages…Néanmoins, l’œuvre de Balzac semble très soluble dans le cinéma. De l’adaptation de “La Cousine Bette” par Alice Guy en 1906 au film de Xavier Giannoli sorti en salles ce mercredi, nombreux sont les réalisateurs à avoir adapté l’œuvre de Balzac mais beaucoup se sont cassés les dents sur son foisonnement et ses ambiguïtés, son art à peindre avec grandeur nos petitesses, à pourfendre les intrigues d’un monde hypocrite …On dit que Xavier Giannoli portait en lui cette adaptation depuis 30 ans, qu’il a attendu d’avoir les moyens de transposer le roman de Balzac à l’écran selon ses désirs et ses exigences … Xavier Giannoli s’est battu pour tourner à Paris et tenait à filmer autant que possible dans des décors « réels » les scènes d’intérieur ont été tournées au Palais de Compiègne, ou au théâtre Louis Philippe de Compiègne… Grand spectacle , budget conséquent, et casting cinq étoiles (certaines plus brillantes que d’autres) sont au programme. Le chemin du succès populaire est tout tracé et cela semble marcher si l’on en croit les applaudissements de la salle à la fin de la séance où j’étais… et cependant j’en suis sorti agacé pas vraiment convaincu par cette adaptation trop longue, trop mécanique …. A vouloir pointer l’actualité criante du texte. Giannoli use d’une voix-off omniprésente pour asséner l’adage du « tous pourris » traversant les siècles. Ce film participe à un dénigrement très actuel et général de l’information et de la critique, et il s’en dégage un petit parfum d’autant plus nauséeux que quasiment tout ce que le roman de Balzac contient de sentimentalement vibrant, trouble, déchirant, est évacué au profit de constantes torsions sur le présent… On ressort essoré de ces 150 minutes d’une impétueuse sarabande… Pourquoi vouloir absolument faire résonner hier et aujourd’hui ? À travers de petits clins d’œil à l’époque, subtilement glissés dans le commentaire de la voix off (un banquier au gouvernement, le masque et la plume…) Est-ce le moyen de s’arroger les faveurs du public ? Cela en a tout l'air...
Joyeux
Joyeux

119 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2021
Contrairement à Rubempré et à ses amis, je peux dire sans complaisance que ce film fait partie du très grand cinéma. Tout y est : un jeu d'acteurs monumental, des costumes, des décors, des musiques, une histoire, Xavier Giannoli réussit dans un domaine que Balzac laisse souvent de côté : la recherche de l'émotion dénuée d'ennui. Cette critique quelque peu grandiloquente est à l'image du film et, bien que ce dernier pourra être taxé de superficiel par ses détracteurs, nous devons lui faire honneur pour faire honneur au cinéma.
carpdiem72
carpdiem72

14 abonnés 408 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 octobre 2023
en un mot : fade . je n'ai jamais accroché a cette histoire , ou le burlesque l'emporte sur tout . que d'illusions perdues pendant les 2 h 30 de ce film .
Emma
Emma

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2021
Illusions Perdues est un film qui nous plonge dans le Paris des années 1820, où l'on suit Lucien, un jeune écrivain plein de rêves qui débarque dans la capitale dans le but de faire connaître ses oeuvres. J'ai trouvé ce film particulièrement brillant, par bien des aspects. Tout d'abord, les acteurs! Ils sont tous excellents, Benjamin Voisin premièrement, mais aussi les personnages secondaires comme Vincent Lacoste ou encore Xavier Dolan (toujours aussi juste dans ses rôles). De plus, je trouve l'époque très bien retranscrite avec beaucoup de détails et d'évènements généralement effacés des autres films d'époque que j'ai pu voir. Les costumes aussi sont sublimes et soulignent un peu plus la bourgeoisie parisienne. Enfin, les sujets abordés, tels que la presse, la question des médias et de la manipulation viennent à questionner le spectateur, il est très facile de dresser un parallèle avec la société d'aujourd'hui. En bref, un excellent film sur tous les plans, un très bon moment passé en salle et un film qui fait réfléchir! Si je devais trouver un petit défaut, je dirais que le film est un peu long, il aurait pu être réduit de quelques scènes pour permettre au spectateur de rester bien concentré à chaque instant. Foncez le voir, il mérite le coup d'oeil!
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2021
Franchement non...

J'ai lu très récemment le bouquin de Balzac parce qu'on m'avait donné envie de le lire et vu que le film sortait à peu près en même temps, pourquoi ne pas aller confronter mon texte du lecteur à celui de Xavier Giannoli ?

Alors j'ai bien fait de lire le livre avant, parce que j'avais adoré les deux premières parties (moins la troisième) et que si j'avais d'abord vu le film, jamais de la vie je ne serais empressé de le lire.
On se concentre donc sur la seconde partie du bouquin, les péripéties parisiennes d'un jeune arriviste qui tente de se faire une place hors de sa province. Et il y a des choses qui fonctionnent plutôt bien, les codes culturels qui changent, même pour Louise (maîtresse du héros et jouée par Cécile de France), qui fait pourtant partie de la noblesse, se retrouve un peu perdue à Paris où la mode n'est pas la même qu'à Angoulême.

Mais en fait ce qui m'a assommé, c'est la narration, on opte pour une voix off qui raconte toute l'histoire, donne plein de détails, alors autant ce style de narration pouvait passer dans le roman, autant dans le film j'étouffais. Les personnages ne vivaient jamais rien par eux même, jamais une situation n'était assez développée pour qu'on ressente ce qu'ils vivent, c'était sans arrête expliqué, surexpliqué par la voix off.

Je ne comprends vraiment pas le projet.

Surtout qu'au début on nous assène une quantité d'informations sur le passé de Lucien, le héros, qui servent à condenser tout ce que l'on apprend sur lui dans la première partie du bouquin, j'ai juste trouvé ça indigeste.

Cette narration fait que le film manque simplement de vie, tout semble trop mécanique...

Alors je ne dis qu'il n'y a pas quelques coups d'éclat. D'ailleurs j'ai aimé tous les passages où les personnages secondaires sont au centre que ça soit Vincent Lacoste, Xavier Dolan ou même notre bon vieux Depardieu national. Disons que le Lucien du film m'agace, avec une son petit zozotement, je me suis demandé, vu les allusions que fait le film à la politique actuelle, si ce n'était pas fait exprès pour ressembler encore plus à Macron. Et que les passages que je préfère dans le film comme dans le livre sont ceux qui concernent la littérature, comment Lucien s'arrange avec ce qu'il pense d'un livre pour publier des articles, même si dans le film j'ai eu l'impression que Xavier Giannoli répondait avant tout aux critiques qu'il reçoit lui.

Je n'ai jamais réellement réussi à rentrer dans le film, certes il arrive parfois à être drôle, mais jamais à toucher, son héros est trop banal et peu développé pour ça.
Je ressors donc de là avec la salle impression d'avoir perdu mon temps et que j'aurais dû me contenter du bouquin... et en même temps la seconde partie du livre est géniale, ça mérite d'être adapté au cinéma, mais je suppose qu'il fallait oser rentrer plus dans les intrigues politiques, les personnages et ne pas précipiter pour que tout ça rentre dans un film de 2h30 en disant que la voix off ferait le reste.
Stéphane G.
Stéphane G.

6 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2021
D'aucuns trouveront la reconstitution trop propre, trop léchée. Ils n'auront sans doute pas complètement tord. Cependant, on est plutôt heureux de voir que les moyens dont le film a bénéficié ont été globalement bien employés.
Surtout, "illusions perdues" est remarquablement bien écrit. Les dialogues sont savoureux, le rythme haletant alors même que l'intrigue élaborée par Balzac est fondée sur un motif répétitif. Mes enfants de 13 et 14 ans ont souvent ri et n'ont pas vu les 2h30 passer. Réussir à captiver des ados sans rien céder à la complexité de l'œuvre et au canevas historique souligne le talent de Giannoli. On pourra éventuellement reprocher quelques ratés dans le casting mais l'énergie du film suffit à les faire oublier.
À voir au cinéma bien sûr !
Thibault M.
Thibault M.

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 novembre 2021
Je mets une étoile car le pop corn sucré de l'UGC Cinéma de Montparnasse était bon.
Sinon je me suis ennuyé dès les 30 premières minutes, que ce fut long.
Depardieu ok pourquoi pas, grand acteur, mais pour l'être ou du moins le prétendre, il faut être bien accompagné et là c'est une catastrophe...
Et dire que l'on a payé 35€ pour 3 places...
+ 8€ pour le pop corn...
J'aurais dut n'acheter que le pop corn...
Acfc
Acfc

10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2021
L'ascension fulgurante et la chute brutale d'un jeune poète dans le Paris du XIXème siècle, Un film en costumes haut en couleurs et au casting brillant hélas plombé par une voix off omniprésente
djeff17
djeff17

5 abonnés 173 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 septembre 2022
Il existe deux façons de porter à l’écran les romans de BALZAC, la bonne, qui restitue l’esprit du texte et néglige les détails inutiles, c’est de cas du Eugénie Grandet, réalisé par Marc Dugain.
Et l’exact opposé, qui ne retient qu’une multitude d’aspects superficiels, et c’est le triste exemple donné par Les illusions perdues, que vient de réaliser Xavier Gianoli. Les bavardages incessants, les décors surchargés, les acteurs qui semblent ailleurs, telle Cécile De France, ou ceux qui ne sont venus que pour un modeste cachet (Jean-François Stevenin, Louis-Do de Lencquesaing et bien d’autres) ou de façon plus perfide comme Gérard Depardieu pour démontrer ce que doit être un acteur, font totalement perdre de vue le fond du récit. En outre, il est à noter que l’insignifiance du personnage principal (Benjamin Voisin) plombe à elle seule la réussite de cette interminable adaptation, en tous points ratée.
A éviter.
ZzimA
ZzimA

4 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2023
Devant tant de maîtrise dans la mise en scène, l'écriture, les décors généreux et magnifiques (intérieurs et extérieurs) et bien sûr devant le talent de tous les acteurs, je n'ai pu que rester scotché de bout en bout, les 2h30 filant sans effort. La farandole de Césars est méritée, notamment pour récompenser les deux acteurs principaux. Dommage pour Salomé Dewaels, elle le méritait aussi. Les métamorphoses de Benjamin Voisin sont stupéfiantes (bravo aux maquilleurs) et la subtilité de chacun des personnages personnifie la "gueule du loup" qu'est le tout Paris à cette époque.

L'autre César entièrement justifié est celui de l'adaptation. Le film est effectivement "adapté", dans le sens fidèle à l'ambiance globale des oeuvres de "La Comédie Humaine" tout comme dans le sens "modernisé". J'ai ressenti les mêmes émotions qu'en lisant Balzac (pas forcément agréables donc...) et l'intrigue limpide et complexe semble encore complètement d'actualité. Une représentation de la naissance du libéralisme glaçante, un peu comme avait pu l'être "Le Loup de Wall Street".
Garlaschi L.
Garlaschi L.

23 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2021
Bon film avec une mise en scène sobre et élégante pour un livre si dense et si difficile à adapter.. Bien servi par des costumes et une reconstitution impeccable et des acteurs qui s’en donnent à cœur joie. Seul bémol : le film est un peu trop constant dans sa narration ( qui use parfois de facilités en voulant se raccrocher à l’actualité ) et l’on reste un peu sur sa faim car il manque un peu d’envolée sur sa fin.
Un bon moment de cinéma qui a le mérite de donner envie de (re)lire le chef d’œuvre Balzacien et c’est déjà beaucoup.
Clément Canaux
Clément Canaux

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2021
"Illusions Perdues" raconte l'histoire de Lucien, un jeune poète inconnu dans la France du XIXe siècle. Il nourrit de grands espoirs et veut forger son destin. Il quitte l'imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris au bras de sa protectrice des arts. Rapidement livré à lui-même dans cette ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses de ce monde voué à la loi du profit et du faux-semblant.
Adapté du roman d'Honoré de Balzac, le réalisateur Xavier Giannoli réussit parfaitement son part d'amener sur grand écran ce récit iconique, avec une mise en scène exaltée et séduisante.
L'histoire est captivante et voir ce Lucien de Rubempré (incarné par un excellent Benjamin Voisin) découvrir Paris, les parades à l'opéra, les fêtes toute en démesure ou encore les rédactions fumeuses est jouissif. On ne s'ennuie jamais sur les 2h30 du long-métrage et Giannoli est toujours dans la justesse par rapport à l'œuvre d'origine. Le choix de raconter l'histoire par le biais d'une voix-off est également bienvenue et permet d'inclure le spectateur et le placer au premier rang de l'évolution de Lucien, de son succès à sa déchéance.
La critique du journalisme d'époque est également amusante et le reflet de la réalité, et est sublimée par des acteurs magistraux comme Vincent Lacoste, feuilletoniste sans aucune moralité, qui n’est pas là pour dire la vérité, mais pour remplir les poches des actionnaires… et les siennes au passage, ou encore Gérard Depardieu, excellent en éditeur puissant. Le casting est de manière générale réussi, que ce soit avec Xavier Dolan, Cécile de France ou encore Salomé Dewaels (mention spéciale).
Cette critique d'une société basée sur l'apparence, le statut social, la corruption et l'argent trouve écho chez nous et rappelle qu'à toute époque, nos idéaux sont bien loin de la réalité de la vie. Ce film est une franche réussite qui mérite d'être vu. C'est une fresque captivante sur une époque et un milieu non moins passionnants.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 novembre 2021
A peine plus d'un mois après "Eugénie Grandet", voici qu'est sorti "Illusions perdues", une autre adaptation d'un roman d'Honoré de Balzac ou, plutôt, l'adaptation de "Un grand homme de province à Paris", la deuxième partie des "Illusions perdues", parue en 1839. Deux films qui, visuellement, sont aux antipodes l'un de l'autre : grande économie de moyen chez Marc Dugain, grand étalage de moyens chez Xavier Giannoli, le cadre dans lequel se déroulent ces 2 histoires étant à l'origine de cette grande différence. Un point commun, par ailleurs : le désir des deux réalisateurs d'appuyer sur les facettes de ces romans dont l'action se déroule dans la première moitié du 19ème siècle, l'un en province, l'autre à Paris, qui font penser à ce que nous vivons en 2021. Ce désir est peut-être encore plus fort chez Giannoli qui se délecte à nous parler des fausses nouvelles, des "fake news", appelées des "canards" à l'époque de Balzac, et qui charge avec allégresse le monde de la critique, un monde présenté comme étant corrompu et versatile. Dans ce film trop long et baignant beaucoup trop dans un accompagnement musical, certes de grande qualité, mais souvent inutile quand il n'est pas nuisible, le rôle de Lucien de Rubempré, rôle principal du film, est tenu par Benjamin Voisin, un jeune comédien qu'on avait découvert en 2020 dans "La dernière vie de Simon" de Léo Karmann et dans "Été 85" de François Ozon. Auprès de lui, Cécile de France est l'interprète pleine de sensibilité de Louise, madame de Bargeton, Vincent Lacoste n'est pas très crédible dans le rôle du journaliste Étienne Lousteau, Xavier Dolan, interprète de Nathan, écrivain ami/ennemi de Lucien, confirme qu'il est meilleur comme acteur que comme réalisateur, Jeanne Balibar prend manifestement beaucoup de plaisir à interpréter la perfidie de la marquise d'Espard, Salomé Dewaels campe parfaitement une frémissante Camille, Gérard Depardieu est très sobre dans le rôle de Dauriat, un éditeur qui ne sait ni lire ni écrire, André Marcon, au jeu toujours très sûr, interprète le baron de Chatelet, Louis-Do de Lencquesaing est un très bon Finot, le patron de presse, et le très regretté Jean-François Stévenin, dans un de ses derniers rôles, pétille dans le rôle de Singali, celui qui fait les succès ou les bides dans les spectacles parisiens en se "donnant au plus offrant pour faire applaudir à tout rompre ou pour faire huer et jeter des tomates par la petite "troupe" qu'il a réunie autour de lui. Dans ce film foisonnant et inégal, notre préférence va aux scènes sobres et émouvantes qui ne réunissent que Lucien (Benjamin Voisin) et Louise (Cécile de France).
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