9170 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
615 critiques spectateurs
5
161 critiques
4
291 critiques
3
92 critiques
2
43 critiques
1
19 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Thomas Fillaudeau
6 abonnés
16 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 22 avril 2024
Quel film ! J'ai adoré ce film. L'intrigue est génial, les acteurs jouent tellement bien (surtout Vincent Lacoste je trouve). Les décors, les costumes sont superbes mais surtout ce que j'ai aimé dans ce film c'est les parallèles que l'on peut faire sur notre société actuelle. Bref l'un de mes films français préférés.
A ceux qui n’auraient jamais lu le pavé de Balzac (et je m’inclus parmi ces béotiens), ‘Illusions perdues’ évoquera bien d’autres classiques français du 19ème siècle, ‘Bel ami’ de Maupassant par exemple, avec son provincial qui monte à Paris pour se faire un nom et doit bien vite déchanter et s’adapter à la réalité impitoyable de la capitale, où règnent snobisme, persiflage et mépris de classe. Une fois de plus, pour faire passer le maximum d’informations de contextualisation, sans lesquelles pas mal de clés de compréhension sociales et culturelles passeraient à la trappe pour le plus grand nombre, la voix off est abondamment utilisée : c’est toujours un peu dommage mais après tout, il s’agit du corollaire inévitable des films construits sur une base littéraire historique et qui s’efforcent de ne pas trahir celle-ci trop souvent. De plus - je ne vais pas dire “pour une fois” mais enfin, ce n’est pas si fréquent que ça - la direction artistique n’a rien de misérable et dans les salons, les cabarets, l'opéra ou les rues, la reconstitution de cette France de la Restauration est faite pour qu’on y croit et c’est une excellente nouvelle. Si le film reste globalement très académique, Giannoli a consenti à quelques trahisons mineures de l’intrigue imaginée par Balzac, afin de relier ce petit monde parisien des années 1820 à celui d’aujourd’hui et de démontrer que les choses n’ont finalement que peu changé en deux siècles : le coeur de l’intrigue est l’apprentissage par le naïf Lucien de Rubempré de la collusion de la presse avec le pouvoir et l’argent. Cette presse dite “libre” ne défend une coterie politique que pour mieux la trahir si ses adversaires lui offrent davantage et se montre toujours prête à encenser ou à détruire chaque création artistique née sur le Boulevard du Crime pour autant qu’elle y trouve son intérêt économique, avec le recours à des moyens aussi surréalistes que les “applaudisseurs” ou “hueurs” à louer. Le réalisateur fait feu de tout bois de cette époque où le culte de l’argent a remplacé les valeurs de l’ancien régime, notamment à travers une petite remarque perfide sur les banquiers qui pourraient un jour entrer au gouvernement. L’ascension et la déchéance, moralisées comme le 19ème siècle l’exigeait, constituent de toute façon un excellent écrin scénaristique, et il me restera de cette très bonne adaptation, le constat que Xavier Dolan est un excellent et très charismatique acteur à défaut d’être un réalisateur qui me passionne (ça tombe bien, il arrête) et d’une petite révélation cinégénique (et belge) en la personne de Salomé Dewaels.
bien difficile d'être captivé par cette histoire deju vue 1000 fois, de plus mené par un personnage stupide pour lequel on ne peut avoir aucune empathie. reste un contexte indéniablement passionnant et une très belle réalisation.
Vu en octobre 2021 d'après Balzac de X. Giannoli (très répétitifs) Avec Cécile de France, Vincent Lacoste et dans le rôle principal
Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXème siècle. Il a de grandes espérances et veut se forger un destin. Il quitte l’imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris, au bras de sa protectrice. Bientôt livré à lui-même dans la ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses d’un monde voué à la loi du profit et des faux-semblants. Une comédie humaine où tout s’achète et se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes. Il va aimer, il va souffrir, et survivre à ses illusions...
Le film est desservi par la plupart de ses acteur·trices, qui n’habitent que maladroitement leurs rôles et donnent à l’ensemble un air de mascarade parodique, exécuté en pilote automatique selon les standards boisés et jaunis de l’adaptation littéraire confortablement produite. En plus, le film donne l'impression de déjà vu, de répétions à l'infini.
Brillante adaptation du roman de Balzac qui l’aurait probablement appréciée, tant elle est respectueuse de l’original et tourbillonnante, tant elle retranscrit fidèlement le cynisme et la vaste farce qu’était la Restauration. Farce qui prospère fort bien depuis et encore aujourd’hui ! L’interprétation est remarquable : on connaissait la belle présence de Cécile de France mais on se régale ici du talent de deux premiers rôles, Benjamin Voisin et Salomé Dewaels, et tout autant des autres, plus reconnus. Bel exemple, rare, d’un mariage réussi entre grande littérature et grand cinéma.
Même s’il s’agit d’une adaptation de Balzac, les thèmes abordés ici par Xavier Giannoli sont contemporains. Les illusions perdues d’un jeune provincial recherchant la réussite à la capitale n’ayant que peu évoluées en deux siècles.
Le film est trop long. Les couleurs sont souvent dans le jaune, telles des photos sépia. Certains acteurs jouent très bien et transmettent des émotions, par ex Xavier Dolan ou Louis-Do de Lencquesaing, autant d'autres sont transparents ou ne semblent pas à leur place, comme Cécile de France ou Vincent Lacoste. Il y a des répliques qui n'ont aucun rapport avec le XIXème siècle, par ex "qu'est-ce' tu veux". Un peu déçu donc, je préfère le roman de Balzac.
D’après le roman d’Honoré de Balzac, joli film de société et d’apprentissage, situé au début du 19e siècle, avec l’émergence du capitalisme, dans une « restauration » de la noblesse. Un jeune homme de la province, doué en poésie, va tenter sa chance à Paris, briller comme une étoile et… douloureusement se désillusionner. On découvre au passage les pratiques de la presse en plein essor, corrompue par l’argent, fabriquant ses fake news à tours de bras.
Le film démarre assez classiquement. J'ai eu peur au début que le film soit trop plat. Et puis avec l'arrivée à Paris le film s'emballe peu à peu jusqu'à devenir captivant. Le casting est excellent
Malgré de bons acteurs, tout est caricaturé à outrance, stéréotypé, stabylobossé : Enterrement sous la pluie, scène d'amour dans les champs ... Même sans connaître l'œuvre de Balzac, on voit arriver la fin déjà (trop) explicitement annoncée dans le titre. On aurait aimé plus de finesse dans le scénario et le jeu des acteurs. Même si l'image et la réalisation sont réussies.
L'histoire est de Balzac mais elle aurait très bien pu être écrite aujourd'hui tellement son thème est moderne ! La réalisation est superbe, les acteurs crédibles et les dialogues juste parfaits ! J'aime beaucoup le décalage entre le ton général assez léger et la gravité des situations. Cela donne un ensemble magnifiquement cynique !
"La roche tarpenne est proche du Capitole. " Ce film est la parfaite illustration de la célèbre devise attribué à Jean-Paul Marat. Un récit à la Zola parfaitement rendu dans le Paris virevoltant des années1850, Un Depardieu au top avant sa déchéance, oscar pour Vincent Voisin et Louis-Do de Lencquesaing accessit pour un rubempré plus faible dans son interprétation... L'atmosphère vibrionante du Palais Royal rend ce film plaisant à voir. Une faiblesse toutefois, tout le film est dans le titre, puis dans l'affiche : une allégorie sous forme d'une figure d'exténuation qui se s'imposait pas.
Au final, seule la voix off apporte le ton savoureux de Balzac. Si j’ajoute quelques apports musicaux de l’époque toujours aussi prenants et romantiques, j’ai fait le tour des satisfactions. Le reste est effectivement long et ennuyeux avec des personnages masculins agaçants et des rôles félin eux fades ou sans intérêt. La palme revient à Lacoste que l’on a envie de baffes. Bref, je suis content de ne pas l’avoir vu au cinéma pour une interminable soirée…