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paganini
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2,0
Publiée le 19 mars 2024
bien difficile d'être captivé par cette histoire deju vue 1000 fois, de plus mené par un personnage stupide pour lequel on ne peut avoir aucune empathie. reste un contexte indéniablement passionnant et une très belle réalisation.
Vu en octobre 2021 d'après Balzac de X. Giannoli (très répétitifs) Avec Cécile de France, Vincent Lacoste et dans le rôle principal
Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXème siècle. Il a de grandes espérances et veut se forger un destin. Il quitte l’imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris, au bras de sa protectrice. Bientôt livré à lui-même dans la ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses d’un monde voué à la loi du profit et des faux-semblants. Une comédie humaine où tout s’achète et se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes. Il va aimer, il va souffrir, et survivre à ses illusions...
Le film est desservi par la plupart de ses acteur·trices, qui n’habitent que maladroitement leurs rôles et donnent à l’ensemble un air de mascarade parodique, exécuté en pilote automatique selon les standards boisés et jaunis de l’adaptation littéraire confortablement produite. En plus, le film donne l'impression de déjà vu, de répétions à l'infini.
Brillante adaptation du roman de Balzac qui l’aurait probablement appréciée, tant elle est respectueuse de l’original et tourbillonnante, tant elle retranscrit fidèlement le cynisme et la vaste farce qu’était la Restauration. Farce qui prospère fort bien depuis et encore aujourd’hui ! L’interprétation est remarquable : on connaissait la belle présence de Cécile de France mais on se régale ici du talent de deux premiers rôles, Benjamin Voisin et Salomé Dewaels, et tout autant des autres, plus reconnus. Bel exemple, rare, d’un mariage réussi entre grande littérature et grand cinéma.
Même s’il s’agit d’une adaptation de Balzac, les thèmes abordés ici par Xavier Giannoli sont contemporains. Les illusions perdues d’un jeune provincial recherchant la réussite à la capitale n’ayant que peu évoluées en deux siècles.
Le film est trop long. Les couleurs sont souvent dans le jaune, telles des photos sépia. Certains acteurs jouent très bien et transmettent des émotions, par ex Xavier Dolan ou Louis-Do de Lencquesaing, autant d'autres sont transparents ou ne semblent pas à leur place, comme Cécile de France ou Vincent Lacoste. Il y a des répliques qui n'ont aucun rapport avec le XIXème siècle, par ex "qu'est-ce' tu veux". Un peu déçu donc, je préfère le roman de Balzac.
D’après le roman d’Honoré de Balzac, joli film de société et d’apprentissage, situé au début du 19e siècle, avec l’émergence du capitalisme, dans une « restauration » de la noblesse. Un jeune homme de la province, doué en poésie, va tenter sa chance à Paris, briller comme une étoile et… douloureusement se désillusionner. On découvre au passage les pratiques de la presse en plein essor, corrompue par l’argent, fabriquant ses fake news à tours de bras.
Le film démarre assez classiquement. J'ai eu peur au début que le film soit trop plat. Et puis avec l'arrivée à Paris le film s'emballe peu à peu jusqu'à devenir captivant. Le casting est excellent
Malgré de bons acteurs, tout est caricaturé à outrance, stéréotypé, stabylobossé : Enterrement sous la pluie, scène d'amour dans les champs ... Même sans connaître l'œuvre de Balzac, on voit arriver la fin déjà (trop) explicitement annoncée dans le titre. On aurait aimé plus de finesse dans le scénario et le jeu des acteurs. Même si l'image et la réalisation sont réussies.
L'histoire est de Balzac mais elle aurait très bien pu être écrite aujourd'hui tellement son thème est moderne ! La réalisation est superbe, les acteurs crédibles et les dialogues juste parfaits ! J'aime beaucoup le décalage entre le ton général assez léger et la gravité des situations. Cela donne un ensemble magnifiquement cynique !
"La roche tarpenne est proche du Capitole. " Ce film est la parfaite illustration de la célèbre devise attribué à Jean-Paul Marat. Un récit à la Zola parfaitement rendu dans le Paris virevoltant des années1850, Un Depardieu au top avant sa déchéance, oscar pour Vincent Voisin et Louis-Do de Lencquesaing accessit pour un rubempré plus faible dans son interprétation... L'atmosphère vibrionante du Palais Royal rend ce film plaisant à voir. Une faiblesse toutefois, tout le film est dans le titre, puis dans l'affiche : une allégorie sous forme d'une figure d'exténuation qui se s'imposait pas.
Au final, seule la voix off apporte le ton savoureux de Balzac. Si j’ajoute quelques apports musicaux de l’époque toujours aussi prenants et romantiques, j’ai fait le tour des satisfactions. Le reste est effectivement long et ennuyeux avec des personnages masculins agaçants et des rôles félin eux fades ou sans intérêt. La palme revient à Lacoste que l’on a envie de baffes. Bref, je suis content de ne pas l’avoir vu au cinéma pour une interminable soirée…
Oui mais... je veux bien croire à la sincérité de la démarche de Giannoli par rapport au livre, dans la mesure où les descriptions scrupuleuses du petit monde journalistique et de ses arrière-cours, données par Balzac, sont filmées avec un soin obsessionnel et une rigueur admirable, donnant au film une esthétique et une atmosphère en plein accord avec son sujet. Au-delà, ayant lu le livre il n'y a pas si longtemps, je ne peux que constater que 50% de l'ouvrage est passé à la trappe, avec des personnages et des relations qui donnaient une autre envergure au personnage de Rubempré, qu'on a plutôt envie de plaindre ici alors que sa vanité et son irresponsabilité (version balzacienne du fils prodigue) transpiraient dans tout le livre et le rendaient bien moins sympathique. Certes, la concentration de l'intrigue était quelque peu inévitable, mais il y a pour moi un goût d'inachevé, même si le film joue efficacement de ses atouts (le casting masculin est tout de même un peu plus à la noce) et parvient à intéresser jusqu'au bout, avec des idées adroitement glissées pour rendre la modernité et, en somme, l'universalisme de cette œuvre.