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Un film incroyable, porté par des acteurs incroyables à tout point de vue, en particulier Vincent Lacoste. La tâche n'était pas aisée et Gianolli la réalise à merveille. Ma seule réserve porte sur les épitaphes qui arrivent avec des énormes sabots comme des références à notre société actuelle.
Dès que l'on visionne une superproduction française – toute proportion gardée – portant sur la noblesse ou l'aristocratie d'une période ancienne, on sait déjà que les dialogues sonneront faux, et que les acteurs peineront à donner les répliques d'une manière naturelle. Ce problème peut se contourner en jouant sur l'intonation, quitte à transgresser le parlé bourgeois et pompeux de l'époque. Mais pour cela, encore faut-il savoir interpréter avec modernité des dialogues archaïques.
Illusions Perdues s'inscrit dans le registre du film d'apprentissage, où l'arriviste déconfit a les dents si longues qu'il en devient intéressant de méchanceté et d'ambition. Le monde de rapaces bourgeois dans lequel il gravite n'a cure de sa personne. Jusqu'au jour où il prend du gallon et assimile, avec un cynisme écœurant, les pratiques immorales auxquelles se livrent les critiques et journaux de l'époque : corruption, conflits d'intérêt, vengeance.
Malheureusement, le film perd de vue ses intrigues sentimentales et relationnelles pour appuyer son pamphlet contre la caste médiatique de l'époque et d'aujourd'hui, dispensant ainsi ses longs soliloques explicatifs, où le pauvre Lucien de Rubempré déchante d'abord, mais finit par se conformer aux plaisirs sardoniques de la critique négative. Dans le milieu des classes dominantes, celle-ci avait encore une valeur autrefois. Mais aujourd'hui, sans dire, de manière désabusée, que les critiques journalistiques ne sont plus lues, leur impact sur l'opinion publique est devenu tellement moindre que la pertinence de les démonter s'en voit affaiblie.
Illusions Perdues s'inscrit dans le registre du film d'apprentissage, où l'arriviste déconfit a les dents si longues qu'il en devient intéressant de méchanceté et d'ambition. Le monde de rapaces bourgeois dans lequel il gravite n'a cure de sa personne. Jusqu'au jour où il prend du gallon et assimile, avec un cynisme écœurant, les pratiques immorales auxquelles se livrent les critiques et journaux de l'époque : corruption, conflits d'intérêt, vengeance.
Malheureusement, le film perd de vue ses intrigues sentimentales et relationnelles pour appuyer son pamphlet contre la caste médiatique de l'époque et d'aujourd'hui, dispensant ainsi ses longs soliloques explicatifs, où le pauvre Lucien de Rubempré déchante d'abord, mais finit par se conformer aux plaisirs sardoniques de la critique négative. Dans le milieu des classes dominantes, celle-ci avait encore une valeur autrefois. Mais aujourd'hui, sans dire, de manière désabusée, que les critiques journalistiques ne sont plus lues, leur impact sur l'opinion publique est devenu tellement moindre que la pertinence de les démonter s'en voit affaiblie.
Un film intéressant, inhabituel où la voix off nous berce du début à la fin et nous emmène dans l’histoire, dans l’époque (avec son coté historique très bien retranscrit) et dans une suite de péripéties dans l’univers d’antan parisien du théâtre, de la publicité et de la cour et noblesse. 2h30 avec un rythme soutenu, avec des personnages variés dont on s’attache, avec un histoire travaillée et avec de la profondeur dans le récit et une critique forte de la publicité, du « buzz » et de la société de consommation. Critique très clair de la société actuelle mais habilement présentée dans une époque différente. Illusions perdues, illusions des espoirs d’un jeune homme, et film qui n’est pas transcendant mais pourtant travaillé et intelligent et qui mérite sa note et son succès.
Quel film ! J'ai adoré ce film. L'intrigue est génial, les acteurs jouent tellement bien (surtout Vincent Lacoste je trouve). Les décors, les costumes sont superbes mais surtout ce que j'ai aimé dans ce film c'est les parallèles que l'on peut faire sur notre société actuelle. Bref l'un de mes films français préférés.
A ceux qui n’auraient jamais lu le pavé de Balzac (et je m’inclus parmi ces béotiens), ‘Illusions perdues’ évoquera bien d’autres classiques français du 19ème siècle, ‘Bel ami’ de Maupassant par exemple, avec son provincial qui monte à Paris pour se faire un nom et doit bien vite déchanter et s’adapter à la réalité impitoyable de la capitale, où règnent snobisme, persiflage et mépris de classe. Une fois de plus, pour faire passer le maximum d’informations de contextualisation, sans lesquelles pas mal de clés de compréhension sociales et culturelles passeraient à la trappe pour le plus grand nombre, la voix off est abondamment utilisée : c’est toujours un peu dommage mais après tout, il s’agit du corollaire inévitable des films construits sur une base littéraire historique et qui s’efforcent de ne pas trahir celle-ci trop souvent. De plus - je ne vais pas dire “pour une fois” mais enfin, ce n’est pas si fréquent que ça - la direction artistique n’a rien de misérable et dans les salons, les cabarets, l'opéra ou les rues, la reconstitution de cette France de la Restauration est faite pour qu’on y croit et c’est une excellente nouvelle. Si le film reste globalement très académique, Giannoli a consenti à quelques trahisons mineures de l’intrigue imaginée par Balzac, afin de relier ce petit monde parisien des années 1820 à celui d’aujourd’hui et de démontrer que les choses n’ont finalement que peu changé en deux siècles : le coeur de l’intrigue est l’apprentissage par le naïf Lucien de Rubempré de la collusion de la presse avec le pouvoir et l’argent. Cette presse dite “libre” ne défend une coterie politique que pour mieux la trahir si ses adversaires lui offrent davantage et se montre toujours prête à encenser ou à détruire chaque création artistique née sur le Boulevard du Crime pour autant qu’elle y trouve son intérêt économique, avec le recours à des moyens aussi surréalistes que les “applaudisseurs” ou “hueurs” à louer. Le réalisateur fait feu de tout bois de cette époque où le culte de l’argent a remplacé les valeurs de l’ancien régime, notamment à travers une petite remarque perfide sur les banquiers qui pourraient un jour entrer au gouvernement. L’ascension et la déchéance, moralisées comme le 19ème siècle l’exigeait, constituent de toute façon un excellent écrin scénaristique, et il me restera de cette très bonne adaptation, le constat que Xavier Dolan est un excellent et très charismatique acteur à défaut d’être un réalisateur qui me passionne (ça tombe bien, il arrête) et d’une petite révélation cinégénique (et belge) en la personne de Salomé Dewaels.
bien difficile d'être captivé par cette histoire deju vue 1000 fois, de plus mené par un personnage stupide pour lequel on ne peut avoir aucune empathie. reste un contexte indéniablement passionnant et une très belle réalisation.
Vu en octobre 2021
d'après Balzac de X. Giannoli (très répétitifs)
Avec Cécile de France, Vincent Lacoste et dans le rôle principal
Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXème siècle. Il a de grandes espérances et veut se forger un destin. Il quitte l’imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris, au bras de sa protectrice. Bientôt livré à lui-même dans la ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses d’un monde voué à la loi du profit et des faux-semblants. Une comédie humaine où tout s’achète et se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes. Il va aimer, il va souffrir, et survivre à ses illusions...
Le film est desservi par la plupart de ses acteur·trices, qui n’habitent que maladroitement leurs rôles et donnent à l’ensemble un air de mascarade parodique, exécuté en pilote automatique selon les standards boisés et jaunis de l’adaptation littéraire confortablement produite. En plus, le film donne l'impression de déjà vu, de répétions à l'infini.
d'après Balzac de X. Giannoli (très répétitifs)
Avec Cécile de France, Vincent Lacoste et dans le rôle principal
Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXème siècle. Il a de grandes espérances et veut se forger un destin. Il quitte l’imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris, au bras de sa protectrice. Bientôt livré à lui-même dans la ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses d’un monde voué à la loi du profit et des faux-semblants. Une comédie humaine où tout s’achète et se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes. Il va aimer, il va souffrir, et survivre à ses illusions...
Le film est desservi par la plupart de ses acteur·trices, qui n’habitent que maladroitement leurs rôles et donnent à l’ensemble un air de mascarade parodique, exécuté en pilote automatique selon les standards boisés et jaunis de l’adaptation littéraire confortablement produite. En plus, le film donne l'impression de déjà vu, de répétions à l'infini.
Brillante adaptation du roman de Balzac qui l’aurait probablement appréciée, tant elle est respectueuse de l’original et tourbillonnante, tant elle retranscrit fidèlement le cynisme et la vaste farce qu’était la Restauration. Farce qui prospère fort bien depuis et encore aujourd’hui ! L’interprétation est remarquable : on connaissait la belle présence de Cécile de France mais on se régale ici du talent de deux premiers rôles, Benjamin Voisin et Salomé Dewaels, et tout autant des autres, plus reconnus.
Bel exemple, rare, d’un mariage réussi entre grande littérature et grand cinéma.
Bel exemple, rare, d’un mariage réussi entre grande littérature et grand cinéma.
Même s’il s’agit d’une adaptation de Balzac, les thèmes abordés ici par Xavier Giannoli sont contemporains. Les illusions perdues d’un jeune provincial recherchant la réussite à la capitale n’ayant que peu évoluées en deux siècles.
Le film est trop long. Les couleurs sont souvent dans le jaune, telles des photos sépia. Certains acteurs jouent très bien et transmettent des émotions, par ex Xavier Dolan ou Louis-Do de Lencquesaing, autant d'autres sont transparents ou ne semblent pas à leur place, comme Cécile de France ou Vincent Lacoste. Il y a des répliques qui n'ont aucun rapport avec le XIXème siècle, par ex "qu'est-ce' tu veux". Un peu déçu donc, je préfère le roman de Balzac.
D’après le roman d’Honoré de Balzac, joli film de société et d’apprentissage, situé au début du 19e siècle, avec l’émergence du capitalisme, dans une « restauration » de la noblesse. Un jeune homme de la province, doué en poésie, va tenter sa chance à Paris, briller comme une étoile et… douloureusement se désillusionner. On découvre au passage les pratiques de la presse en plein essor, corrompue par l’argent, fabriquant ses fake news à tours de bras.
Le film démarre assez classiquement. J'ai eu peur au début que le film soit trop plat. Et puis avec l'arrivée à Paris le film s'emballe peu à peu jusqu'à devenir captivant. Le casting est excellent
Un film plaisant, bien joué, avec une certaine subtilité et de la finesse, dont l'issue, bien que convenue, reste bien amenée.
Malgré de bons acteurs, tout est caricaturé à outrance, stéréotypé, stabylobossé : Enterrement sous la pluie, scène d'amour dans les champs ... Même sans connaître l'œuvre de Balzac, on voit arriver la fin déjà (trop) explicitement annoncée dans le titre. On aurait aimé plus de finesse dans le scénario et le jeu des acteurs. Même si l'image et la réalisation sont réussies.
Haute qualité d'écriture de jeu de réalisation
J'ai beaucoup aimé la reconstitution la morale d e l'histoire
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