Très émouvant, poétique avec de la subtilité Les acteurs/actrices absolument sublims. La musique magnifique, la couleur, la lumière... Tout est bien travaillé en détail. Absolument à voir
En deux mots : terriblement ch... ennuyeux ! Ce qui correspond généralement pour la presse spécialisée à "pur joyau" ou "merveilleusement poétique"... Je perçois ce qui est poétique mais je me suis tellement ennuyé ferme que cela ne m'a pas touché. De plus, on ne peut pas dire que les acteurs soient formidables...
Premier long-métrage de Stéphane Batut, directeur de casting reconnu, Vif-argent est une balade poétique et fantastique qui évoque l’absence, le souvenir, la mort et le désir. Elle s’inscrit dans un monde où les vivants et les morts se côtoient sans se voir. D’une maîtrise impressionnante, ce film de corps et d’atmosphère nous offre une odyssée visuelle bluffante, sublimant la ville – en l’occurrence le nord-est parisien, autour de La Villette et des Buttes-Chaumont – s’évertuant à suspendre le temps et redéfinir les espaces, à travers des séquences d’une grande beauté qui lorgnent du côté du cinéma de Claire Denis ou de Leos Carax. Vous l’aurez compris, le travail sur les décors et la lumière est magnifique. Et pour ne rien gâcher, les acteurs dans les premiers comme les seconds rôles sont éblouissants – citons Thimotée Robard, Judith Chemla, Djolof Mbengue, Jacques Nolot, Cecilia Mangini, Antoine Chappey. Une petite pépite qui mérite le détour.
Je me demande s’il existe d’importantes différences entre les publics des salles de cinéma françaises et belges ? Enfin, façon de parler, il y en a, évidemment, mais a priori, sans doute moins qu’avec n’importe quel autre public européen. Tout le monde a ri de la même façon à ‘Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu’, pas vrai ? Trève de plaisanteries, il existe pourtant des films qui semblent faire l’unanimité en France et que personne ne juge même utile de sortir chez nous...et quand je me décide à regarder l’un de ces films, après n’en avoir lu que du bien (“Joyau poétique à retardement”, “Film lumineux sur le deuil’, “Création d’un espace intermédiaire symbiotique entre acceptation et renoncement”,...), je m’emmerde.. Je perçois ce qui est poétique. Je perçois ce qui est lumineux. Je perçois ce qui est symbiotique, je perçois même la volonté et la combativité nécessaire pour faire accepter à des producteurs français le concept d’un film aux visées naturalistes et au propos psycho-sociologique mais qui fonctionnerait sur un argument fantastique...et ça ne m’empêche pas de m’ennuyer ferme. En fait, c’est surtout que j’ai l’impression d’avoir déjà vu ce film à de nombreuses reprises : on pourrait même le qualifier de “Film Français par Excellence””. Un homme et une femme se rencontrent. Ils sont attirés l’un par l’autre mais ne l’expriment que par périphrases. A la faveur de retrouvailles dans les lieux les plus inattendus (un banc, une boulangerie, la piscine municipale Laure Manaudou,...), ils finissent par se rendre à l’évidence, font l’amour, fument des cigarettes, se laissent envahir par la méfiance post-coïtale, se disent qu’ils sont pas prêts, s’engueulent, se séparent le regrettent, retournent au banc et à la boulangerie des fois que, et caetera, et caetara. Ben voilà, ‘Vif-Argent’, en majeure partie, c’est ce film-là, une fois de plus...et le fait qu’un des deux soit spectral, aléatoirement invisible et psychopompe n’y change fondamentalement pas grand chose...
Entre film fantastique et histoire d’amour, “Vif-argent” est un long-métrage poétique autour du deuil. Fantôme sans le savoir, Juste se réveille une nuit à Paris avec pour mission d’accompagner les âmes en transit vers l’au-delà. Un beau jour, il fait la connaissance d’Agathe, une femme pourtant vivante. Amoureux l’un de l’autre, comment faire exister cet échange impossible ? Teinté de mélancolie, le premier film de Stéphane Batut apparaît comme une expérience ésotérique intéressante mais qui ne nous envoûte jamais. Peut-être étions-nous trop vivants. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un fantôme qui erre dans Paris, tombe amoureuse d'une vivante. Un film singulier empreint de lyrisme, qui mêle fantastique et romantique, visuellement séduisant, au scénario intriguant à défaut d’être captivant.
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1,5
Publiée le 21 août 2020
"Vif-argent" est un conte fantastique et poétique sur une histoire d'amour pas comme les autres. Ce premier long-métrage de Stéphane Batut m'a plus fait penser à un exercice de style, à une proposition artistique plus qu'à un film. Certes, cela reste un film comme les films expérimentaux en sont, mais j'ai eu l'impression que c'était surtout la forme qui l'intéressait. Peut-être que faire un court-métrage aurait été plus judicieux pour ne pas tirer en longueur cette histoire qui n'évolue pas vraiment. Pour ma part, je suis complètement passé à côté de ce film. Je n'ai pas été sensible à la poésie et à l'ambiance de ce film. Bref, un film ennuyeux qui manque de vie et d'émotion.
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5,0
Publiée le 7 août 2020
Le fantôme d'un jeune homme erre dans la ville pour rencontrer d'autres personnes décédées et les aider à traverser le processus de compréhension et d'adaptation à leur condition. Un amoureux de longue date est capable de les voir et de les sentir, développant une relation excentrique et romantique surréaliste alors qu'il tente de se rappeler ses sentiments passés. Le long métrage séduisant et énigmatique de Stéphane Batut est un regard captivant sur la façon dont nous pouvons facilement pardonner et oublier, lâcher prise et nous réadapter tout en faisant face à l'inévitable cycle de la vie. Vif-Argent est méditatif poétique ou excentrique. Un portrait très séduisant de l'au-delà et des relations sentimentales de l'espoir ou du pardon. Romantique provocateur et en mouvement. Bref un film que vous méditez comme un bon arrêt du temps pour réfléchir à la vie et pour le besoin de contes de fées spéciaux...
Triple chapeau bas au sujet de Vif-Argent : la mort. Un sujet rare, qui fait peur, visiblement cher au cœur du réalisateur (il a déjà réalisé un court-métrage qui en traite), et un sujet qu’il a la délicatesse d’aborder à la fois avec audace incroyable et terrible douceur.
Aussi, oui, le film est poétique, ainsi que ça a été dit et redit. Il est même lyrique, plusieurs fois. Et aussi : oui, les images sont magnifiques, la musique remarquable, ainsi que tous les acteurs, c’est-à-dire le jeune Timothée Robart, très prometteur, la d’ores et déjà notoire Judith Chemla (du Français), mais aussi tous les rôles secondaires, bouleversants d’authenticité, ce qui n’est pas étonnant, puisque Stéphane Batut, réalisateur du film, est un directeur de casting confirmé.
Enfin, à ne pas oublier : la mise en scène est parfaite, elle aussi, ainsi que le scénario — poétique, mais aussi sensible, intelligent, profond — ainsi que que le son, les décors, les costumes, et même le maquillage. Et il y a du CINÉMA, du vrai, absolument partout là-dedans, ainsi que beaucoup d'émotions.
Au résultat, ce film rare a plus que largement mérité son prix Jean Vigo, de même que, haut la main, ses cinq étoiles. Voyez-le sans aucune crainte, et BRAVO !
Le pitch est pourtant sympa, mais le scénario et les dialagues ne suivent pas. La scene de danse est la seule réussit et poetique... Ce qui lui évite le nul de ma part, car le reste est long, et la longueur, pour moi, n'est pas un signe de lyrisme ou de poétisme Pour ce qui est de la réalisation, l'on se demande si l'on regarde un film ou un épisode de "Plus belle la vie"... Aucune prise de risque, aucune originalité et c'est bien triste... à l'mage du jeu des acteurs ! Beaucoup semblent donner leur avis en n'ayant que la seule scene de réussit, belle et sensuelle, c'est vrai... Mais le reste est trés loin de l'etre, c'est meme navrant d'amateurisme !
Un conte fantastique en forme d'exercice de style sur le "grand voyage". Un récit nébuleux, sous anesthésie générale, auquel il est bien difficile d'adhérer. Qu'y a t-il à retirer? Une histoire d'amour impensable dont l'envolée lyrique finale en accentue son absurdité?
Que dire? Je suis encore dans l'émotion, sous le choc.... Pfff... Je ne m'attendais pas du tout à ça. J'ai vu d'autres commentaires et c'est vrai que le mot qui colle le mieux à ce film est poésie. A la fin, j'ai ressenti une impression innommable comme un doux déchirement, de ressentir de l'allégresse et du désespoir en même temps. Je ne m'attendais vraiment pas à ça. J'"ai compris assez tôt que le film ne serait pas insipide, qu'il ne serait pas un copié-collé thématique ou cinématographique qui dit ou montre des choses déjà connues. Mais je ne m'attendais vraiment pas à ça.... En fait je crois que j'ai vraiment pitié de Juste, et que ça me suivre même dans mes rêves. Ce film est magique, tout simplement.
L’approche du fantastique adoptée par Vif-Argent n’est pas sans rappeler une certaine veine du cinéma fantastique défendue par Georges Franju par exemple avec son long métrage Judex (1963), soit l’errance d’un jeune homme perdu entre deux rives et dont le corps flotte entre la vie et la mort. Juste dispose en effet d’un statut particulier, entre victime et passeur chargé de guider les morts vers leur lieu de repos, un lieu qui s’ancre dans la mémoire. Faire du souvenir un lieu d’éternité en direction duquel marcher et où se retirer constitue une idée scénaristique et esthétique remarquable à l’origine de nombreuses scènes superbes, notamment la rencontre entre le jeune guide et une vieille Italienne. « L’espoir est la dernière chose à mourir », lui révèle cette dernière, révélation qui explose aux yeux et aux oreilles – par le biais de Sergei Rachmaninoff – lors d’un finale bouleversant : il faut exister non pas tant pour soi mais pour et par quelqu’un, être important(e) pour autrui et pouvoir compter sur sa fidélité, son amour, son souvenir. Vif-Argent tire son titre de l’ancienne appellation du mercure, ce métal liquide qui remplit un baromètre et qui grimpe en cas de chaleur ; son principe équivaut à celui du mercure, il permet aux hommes et aux femmes de monter au ciel, d’atteindre une plénitude spirituelle ou sexuelle ; métal qui entretient avec la mort une relation étroite, puisqu’en ingérer suffit à mourir. Le long métrage jouit d’une mobilité agréable, saute d’un Paris fantomatique aux paysage boisé ou maritime, court, enlace, danse, tout en diffusant une mélancolie profonde, à fleur de peau malgré l’absence physique. En dépit de quelques longueurs et de symboles parfois lourdement amenés qui empêchent le film de s’élever véritablement – pensons à la main collée sur la vitre du train qui laisse une trace pendant le voyage d’Agathe –, Vif-Argent investit le fantastique avec talent et inspiration, offrant quelques moments superbes, à commencer par un enlacement mi spectral mi physique dans la chambre à coucher.
"Etre ange, c'est étrange dit l'ange". Et c'est un premier film bien étrange en effet. Où Charon a les traits d'une femme docteur et où le Styx est symbolisé par la Seine puisque Paris est bien au cœur de l'histoire. Le réalisateur nous emmène dans un univers où se mêlent le visible et l'invisible, le possible et l'impossible, le réel et l'irréel, la vie et la mort. Il nous offre de très beaux moments de cinéma grâce à une mise en scène aérienne et poétique. Les passages de la vie à la mort sont magnifiques. Une bonne surprise.