Le Genou d’Ahed
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jawsylo
jawsylo

9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2021
Je n'ai vraiment pas accroché... Le cadrage caméra à l'épaule m'a donné mal au cœur, et je n'y trouve pas de plus-value pour passer le message. Quelques scènes surprenantes avec un bon acteur, mais vraiment pas terrible a mon goût dans son ensemble.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2021
Nadav Lapid se met en scène en cinéaste présentant son dernier film dans une bourgade située dans le désert israélien. Il réalise que son film ne correspond pas aux critères imposés par le ministère de la culture. Dans la lignée formelle et thématique de "Synonymes", "Le genou d'Ahed" se déroule sur une journée et déploie une rage immodérée contre Israël, décrit ici comme un état totalitaire. En même temps que Y. se lance dans une critique virulente de son pays, il s'adresse à sa mère – récemment disparue – dans des moments absolument déchirants. La perte de la mère, qui était aussi sa scénariste, renvoie le personnage à une solitude immense, représentée de manière hyperbolique par ce décor désertique. Avec son walkman vissé sur les oreilles balançant le "Be my baby" de Vanessa Paradis parmi les étendues de sables, son esprit tentant d'échapper à la logorrhée de la représentante ministérielle à travers des champs-contrechamps anticonformistes au possible ou encore des monologues d'une franchise qui fait joindre l'antipathie à la provocation, Y. se positionne seul contre tous dans un idéal démocratique et artistique en ayant recours à la manipulation la plus crasse pour se faire entendre. C'est toute l'intelligence de Lapid que de ne pas angéliser son protagoniste, mais d'en faire un type imbuvable, qui crée de l'ambiguïté autour de ses souvenirs de guerre (est-il un résistant ou un bourreau ?) et exerce volontiers le chantage (enverra-t-il ou non l'enregistrement des aveux de la politicienne ?). Un tel portrait est aussi une manière de signifier que de telles stratégies sont des armes nécessaires pour lutter contre le totalitarisme, et que l'art ne suffit pas. On peut facilement rejeter la radicalité du cinéma de Nadav Lapid, mais il est impossible de rester indifférent face une proposition poétique et politique aussi déstabilisante. Pour le moment, il convient de défendre ce cinéma cohérent et redoutablement puissant.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2021
Un film très dérangeant , qui ne fait jamais rien pour aller vers son spectateur. Une première partie obscure ou l’on se sent un peu perdu au milieu du désert, à l’instar de son personnage de cinéaste peu aimable, qui ne se livre pas. Puis, via la relation tendue du cinéaste avec la fonctionnaire qui l’accueille pour la présentation de son film, on commence à comprendre ce qui l’anime. Du moins l’on croit, car le personnage se dérobe encore à notre compréhension, à notre amitié Ces confidences sur son passé à la guerre sont elles sincères, honnêtes ? On est un peu perdus. Et finalement les 30 dernières minutes fiévreuses, violentes, emportent le morceau.
Telle est la patte de Navad Lapid : radicale, entière, politique. Sans se donner le beau rôle.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 novembre 2021
Y. est un réalisateur israélien en colère. Il est en plein casting de son premier film, Le Genou d'Ahed, qui aura comme figures principales Ahed Tamimi, une jeune Palestinienne condamnée à huit mois de prison pour avoir giflé un soldat de Tsahal, et Bezadel Smotrich, un député d'extrême-droite qui a affirmé qu'il aurait fallu lui tirer dessus "ne fût-ce que dans le genou".
Y. se rend à bord d'un petit avion au milieu du désert du Néguev pour présenter son précédent film. Il y est accueilli par Yahalom, une jeune employée du ministère israélien de la culture qui lui demande de renseigner un formulaire, indiquant l'objet de sa conférence. Y. se braque contre cette formalité qu'il assimile à une censure.

J'ai tout détesté dans "Le Genou d'Ahed", le dernier film de Nadav Lapid, revenu de Cannes auréolé du Prix du Jury, dont le précédent, "Synonymes", m'avait déjà inspiré quelques réserves.

J'ai détesté sa forme, sa caméra épileptique qui m'a donné la nausée. Nadav Lapid pousse au paroxysme ce qui, de plus en plus, semble devenir une norme : la caméra portée et tremblotante qui a ringardisé le plan fixe, trop académique. Pour filmer la vie, pour filmer la rage, il faut une caméra vivante, rageuse. Le cadreur souffre donc de la danse de Saint-Guy et agite la caméra dans tous les sens. Le réalisateur tente en vain de s'en expliquer : "La chose la plus compliquée à filmer au cinéma, ce sont sans doute les dialogues. Ces mouvements de caméra servent à casser les formalités de présentation... Ils nous préviennent qu'on va arracher le film à ce classicisme."

Mais j'ai aussi détesté son sujet. Dans "Le Genou d'Ahed", Nadav Lapid, qui s'est depuis exilé à Paris, vomit sa haine contre son pays natal. L'origine de son courroux semble bien futile : ce formulaire que la jolie Yahalom lui demande de signer. Il y a mille et une raisons de critiquer son pays, qu'il s'agisse de la France, d'Israël ou du Timor-oriental. Je ne suis pas sûr que l'obligation de renseigner un formulaire indiquant le sujet de la conférence qu'on s'apprête à donner soit le plus convaincant.

Le patriotisme pas plus que l'anti-patriotisme ne me semblent pas des vertus estimables. Le premier est aujourd'hui définitivement démodé sinon raillé. Le second connaît au contraire une mode à mon sens délétère : renier son pays est "tendance". La meilleure réponse est celle du ministère de la culture israélien qui, avec un masochisme admirable, a financé le film de Nadav Lapid, démontrant ainsi magistralement l'inanité de sa vaine colère et l'artificialité de sa posture soi-disant transgressive.
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2021
Nadav Lapid signe une oeuvre à la fois agaçante et bouleversante. A travers le personnage de Y, réalisateur israélien, il suit son arrivée dans une zone désertique où va être projeté son film. Puis la rencontre de celui-ci avec la responsable de la culture locale va donner lieu à un jeu de séduction avec comme toile de fond la censure du gouvernement. Sans en dire plus, Y ne dégage pas beaucoup de sympathie, et plus le film avance, plus il devient étouffant. Cette dénonciation de la société israélienne prend toute son ampleur dans l'intensité de la scène finale, assez déstabilisante mais d'une puissance rare, relayant à travers les propos de Y l'état d'esprit de Navad Lapid sur l'état de son pays.
Jean-Pierre SEGOT
Jean-Pierre SEGOT

4 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 octobre 2021
une critique de la politique israélienne assez originale. Par contre le film est assez déroutant. Quoiqu'il en dise le "heros" à un comportement plutôt cynique.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 octobre 2021
Comment peut-on faire des films aussi ennuyeux ? "Le genou d'Ahed" est en soi irracontable. Il semble a priori relater la création d'un film par un réalisateur qui instrumentalise ses œuvres au service d'un combat contre l'état politique juif. Certes, le propos est intéressant. Certes, donner une vision critique sur les écrans de l'état sioniste mérite notre attention. Mais hélas, le récit s'embarque dans un immense imbroglio de dialogues et de confusions. Le spectateur passe une majeure partie de son temps à se demander quand le calvaire va finir, tant le rythme s'essouffle dans une série de scènes toutes aussi incongrues les unes que les autres.

On est donc passé à côté de cette œuvre projetée à Cannes cette année. Il est difficile d'échapper au ton pédant du long-métrage. On comprend bien que le cinéaste se moque de l'orgueil démesuré de son personnage, mais il le fait avec une telle lourdeur que l'intérêt se dissipe immédiatement. Le seul intérêt du film demeure la façon dont le réalisateur appréhende la perversion narcissique dans les traits d'un artistes écœurant et insupportable.
jeanpV
jeanpV

5 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2021
Voilà un film extraordinaire, tout à la fois violent et profond, intelligent, original, audacieux. Si quelques passages peuvent, en effet, presque lasser, la dernière partie, balaye ces réserves, tant elle est magistrale et d’une beauté à couper le souffle : Les toutes dernières paroles prononcées dans un moment pathétique, terrible sont des paroles de vie, dignes d’un Dieu, celui de l’Ancien Testament : « N’oublie pas que tu es bon ! ».
C’est à chacun de nous d’entendre ces paroles réparatrices et d’être transformé de les avoir entendues. Merci
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2021
Ce film navigue entre les extrêmes d'une très belle scène d'ouverture - une longue course à moto, sous la pluie - et d'une trop longue et caricaturale tirade du personnage principal, un réalisateur de films, qui veut nous faire entrer dans la tête que son pays présente quelques défauts...De même que la séquence du service militaire (et son suspense de pacotille) semble un peu tirée par les cheveux, comme si le scénariste voulait à tout prix nous faire partager ses mauvaises expériences. De telles outrances dans la forme et sur le fond - et je ne dis pas qu'il n'a pas raison sur le fond, je n'en sais rien - expulsent littéralement le spectateur de l'amicale sympathie qu'il pourrait ressentir à certains moments. On a plutôt tendance à s'énerver contre ce réalisateur et son complice Nadav Lapid qui filme des pieds, puis s'attarde sur le ciel, oublie de faire le point pendant la moitié d'une scène qui semble filmée avec un téléphone..., bref, ne semble pas dominer la technique ou pense encore que l'esbroufe peut lui permettre d'obtenir un prix au festival de Cannes. Et ça a marché !
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2021
Le cinéma de Nadav Lapid, est un cinéma exigeant, intellectuel, distancié, et il faut le dire, peu aimable au premier abord.

Le genou d'Ahed ne se laisse donc pas approcher très facilement. On ne comprend d'abord pas trop de quoi il retourne. La mise en scène est à la fois tapageuse et prétentieuse, et l'acteur principal (l'excellent Avshalom Pollack, alter ego de Lapid) joue un cinéaste qu'on a envie de baffer.

Le début du film est donc très pénible à regarder. A partir du moment où le personnage principal est bloqué dans cette petite ville du désert pour parler de ses films, l'action se resserre cependant, et la gratuité du début cède progressivement la place à une vraie profondeur psychologique et politique, jusqu'à des scènes qui brillent par leur dureté étincelante. L'actrice Nur Fibak est excellente et les paysages sont d'une beauté ravageuse.

Il y a donc bien un film intéressant à voir dans le Le genou d'Ahed, mais il vous faudra beaucoup de patience et de bonne volonté pour y accéder.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 septembre 2021
Si j’avais lu les secrets de tournage avant, je n’aurais certainement pas retenu ce film dans mon programme cinéma de la semaine. Car il y est annoncé, de la parole même du réalisateur, tout ce que je déteste dans un scénario : un mode narratif hystérique ! Et qu’est ce que c’est cette manie (une véritable mode en ce moment de la part des réalisateurs des films que le public ne va pas trop voir) de tourner caméra collée sur le visage des acteurs. Et, en plus ici, à ne pas hésiter à faire virevolter la caméra dans tous les sens jusqu’à en donner le tournis. Une manière d’essayer de faire passer quelques sentiments, quelques sensations, quand on ne sait pas comment les exprimer autrement à l’image par le jeu des acteurs. Hélas, je ne m’étonne même plus que le Jury du Festival de Cannes en ait fait son prix.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2021
J'ai hésité entre 5 et 1 étoile et j'ai pris la pire option: ne pas décider. Ce film a des moments magiques, des prises de vue étonnantes, et puis de longues plages d'ennui, puis des scènes d'hystérie pénibles et d'autres captivantes. On oscille entre l'impression de voir un chef d'oeuvre et une nullité. On en ressort presque autant en colère que le réalisateur vis à vis de son propre pays, en ne sachant s'il faut l'aimer ou le hair.
Ruth Mamane
Ruth Mamane

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 septembre 2021
Film prétentieux sans intérêt,décevant
J'ai aimé les premiers films de nadav lapis
Mais là ça atteint des sommets de médiocrité
A FUIR
romain p.
romain p.

11 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2021
Quelle rugosité, quel humour (juif) hilarant, et quelle adéquation entre le paysage désertique et sec et la personnalité et l'attitude du personnage principale, ce réalisateur désagréable car désespéré mais absolument intarissable ! Une mise en scène à l'avenant, une caméra qui ne tient pas en place et illustre parfaitement les errements de ce face-à-face entre la belle et la bête... où la belle cache un vice profond sous forme de compromission quand la bête explose de sincérité et de dégoût. Joli paradoxe dans un film séduisant.
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 septembre 2021
voilà comment rendre un film captivant avec les 20mn finales. c'est lent. long et sans grand intérêt à part taper sur un gouvernement pour le rendre dictatorial. est-ce vrai ce que ce réalisateur raconte !!!!! peut-être peut-être pas. comment ce film a eu la palme du jury à cannes ?
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