The Father
Note moyenne
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631 critiques spectateurs

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I'm A Rocket Man

393 abonnés 3 820 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2021
Il n'y a même pas de mots qui pourraient qualifier ce film... C'est émouvant, terrifiant, déroutant et terriblement réaliste ! On se met dans la tête d'un vieil homme souffrant de démence et honnêtement ça remue... En plus que dire de la performance d'Anthony Hopkins ??? Si ce n'est qu'il est le plus grand acteur de sa génération ! Il est éblouissant, étonnant et bouleversant et il a vraiment mérité son Oscar !! Moi je ne suis pas prêt d'oublier ce film tant il m'a glacé les sangs... A voir absolument si on veut comprendre ce qu'une personne atteinte de démence sénile (alias d'Alzheimer même si le nom n'est jamais prononcé dans ce film)
weezlesanguinaire
weezlesanguinaire

90 abonnés 468 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2021
Un des films dramatique les plus émouvant que j'ai vu ces dernières années ! Anthony Hopkins n'a pas volé son oscar tant sa prestation est hallucinante. Le scénario est vraiment excellent et fourmille d idées excellentes qui rend l histoire encore plus poignante sans sombrer dans le pathos. Un chef d œuvre !
ouadou
ouadou

99 abonnés 415 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2021
Zeller transforme sa pièce grandiose en film magistral. Ce portrait d'Anthony devient un thriller, un film de famille, un mélodrame. La mise en scène est éblouissante. Quel film. Quel moment unique !
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2021
Fou ! Un montage, un jeu et une mise en scène impeccables, vraiment terrible. Ça va couler dans les masques...
selenie

7 460 abonnés 6 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2021
Rappelons que cette pièce a déjà été adaptée de façon plus "légère" avec le très réussi "Floride" (2014) avec Jean Rochefort. Zeller revient à l'essence première de son oeuvre. La vraie force du film réside dans la "matérialisation" des pertes de mémoires et/ou de la confusion qui se fait dans la tête de Anthony. L'atmosphère est lourde (complètement à l'inverse de "Floride") et pesante, anxiogène même, ce qui pourrait parfaitement correspondre à un thriller psychologique mais Zeller ne perd jamais le fil de son récit et reste ancré dans un drame social aussi effrayant qu'émouvant. Les acteurs forment une partition impressionnante de justesse, tous sont vraiment très très bons, des hommes inquiétants ou maladroits aux femmes empathiques et serviables. Florian Zeller signe une adaptation idéale, dans un drame tragique et déchirant auquel il manque pourtant un peu de chaleur (lien père-fille très distant notamment). Néanmoins, le film reste une expérience forte à voir et à conseiller.
Site : Selenie
CinÉmotion
CinÉmotion

221 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2021
Grosse attente pour ce film, d'autant plus que ma famille est touchée de près par la maladie d'Alzheimer, je n'ai clairement pas été déçu. L'Oscar du meilleur scenario adapté n'est pas volé, car le brio du film tient en son concept et idée géniale qui, sauf erreur de ma part, n'a jamais été vu jusque là au cinéma. Celui d’emprunter le point de vue du malade d’Alzheimer. À la façon d'un puzzle, d'un labyrinthe semé d'embûche et de contradictions, extrêmement bien maîtrisé de bout en bout, on peut enfin se mettre un instant à la place d'un malade atteint de démence et trouble de la mémoire. On comprends ce qu’il vit, on touche du doigt son mal être, on compatit, on n’est pas dans le jugement, tout prend sens dans le non-sens. MAGISTRAL.
Tout comme la prestation d'Anthony Hopkins, quel talent, c'est fou. Il nous livre ici une de ses meilleurs compositions, en arrivant parfaitement à transmettre la confusion, la frustration, le mal être, l'obsession, les troubles de l'humeur, les phases d'euphories et de colères. Toute la panoplie des symptômes de la maladie est brillamment interprétée, toujours juste sans aucun surjeu, avec un réalisme implacable et une émotion déversée avec mesure et intelligence.
C'est aussi surprenant que le personnage emprunte son vrai prénom, Anthony, qui lui a sans doute permis de rentrer davantage dans la peau du personnage.
Mais si Anthony Hopkins est parfait, Olivia Colman l'est tout autant, incroyablement touchante dans son rôle, essayant tant bien que mal de gérer l'amour qui lie la fille à son père, malade.
J'ai apprécié que le film ne tombe pas dans le larmoyant facile, en poussant le scénario à la dernière étape de la maladie. On suit ici l'évolution de la maladie avant les dernières étapes les plus difficiles à vivre. La perte de faculté mentale est priorisée sur la perte de faculté physique (correspondant vraiment à la dernière phase de la maladie, la plus difficile à vivre pour le malade et son entourage). Et la conclusion dans le film est vraiment très belle, avec cette métaphore des feuilles qui tombent et du vent qui se soulève. Pfiouuuu.
C'est vraiment incroyable de se dire que ce film est un premier film pour Florian Zeller... C'est dingue et très prometteur pour la suite. La réalisation est vraiment impeccable, sans fioritures et le montage partie intégrante du récit et de son concept. J'ai bien aimé la façon dont Anne jouée par Olivia Colman, était filmé à mesure que le film avançait, notamment à travers l'encadrement des portes, qui petit à petit se resserrait un peu plus sur elle pour symboliser son isolement au fil de l'avancée de la maladie de son père.
On peut aussi évoquer la musique émouvante de Ludovico Einaudi, on reconnait bien le talent et la patte. La musique va de paire avec le film et renforce les scènes fortes tout en étant extrêmement discrète. Elle sert vraiment d'accompagnement, sans sortir les gros violons pour accentuer telle ou telle brutalité dans certaines scènes. J'ai adoré.
Bref, un film qui constituera une référence sur la thématique de la maladie d'Alzheimer, et sans doute une référence dans certaines écoles d'acting, pour certaines scènes d'Anthony Hopkins, comme par exemple la scène finale, qui vient littéralement achever son chef d’œuvre de prestation. BRAVO !
L. Lawliet
L. Lawliet

23 abonnés 358 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2021
Le deuxième film que je vois au cinéma de 2021 !

Aujourd’hui on s’attaque à:" The Father", un film très bon mais qui je trouve, n’a pas la note aussi haute que: 4,4/5 !
C’est un super film qui est bien mieux que "Le Dernier Voyage", un film ou j’avais Ehpad mal déçu quand j’ai été le voir à la réouverture des cinémas le 19 Mai..
Et "The Father", j’a vraiment passer un super moment et je recommande vivement ce film !
Car pondant tout le film, on sait pas ce qui est vrai ou faut. Car comme il perd tout le temps la mémoire, ou il a des visions on va dire, rien n’a de sans et c’est positif.
Pour moi, le début, donc la première scène est vrai. Et la dernière scène est vrai. Tout le reste, ce qui se passe dans le film est faut. Du moins pour moi car j’essaye de réfléchir logiquement avec ce que je vois. Vous l’aurez compris le film est plutôt compliqué a comprendre...
Déjà qu’il est adapté d’une pièce de théâtre qui a été très très bien félicité par la critique avec même des Oscars ! D’ailleurs notre personnage principal qui est un vielle homme qui a la maladie d’Alzheimer, oui, car ça dit jamais cette maladie mais c’est l’Alzheimer, beh c’est très bon et a aucun moment dans le film je e suis ennuyé,éaccepter à la fin. Les dernières minutes du film, j’avoue je décroché un peu car le style du film a un rythme assez lent et vers la fin, c’est toujours la même chose. Pourtant il dure seulement 1h 37. Mais bon aussi c’eût peu moins car comme j’étais un peu fatigué ce jour là, et que j’ai été le voir en Vo à 9h, je pouvais être soûlé.
Pour la Mise en scène, elle est pas forcément toujours présente et est pas extraordinaire mais sinon il y a un magnifique jeu de lumière chez les personnages qui ça, balance, du tonnerre...!
Surtout une scène très belle c’est le dernier plan du film avec les arbres et touts, Mon Dieu c’est Beautiful !
Les dialogues marchent plutôt bien malgré qu’on n’a pas de très très belle paroles par moment je trouve.
La Musique est belle mais dépasse pas d’autres films.
Et le déroulement de l’histoire est très bon.
Le casting est également réussi. Avec Imogen Poots, une actrice que j’aime bien qui est génialissime dans ce long-métrage.
L’acteur Rufus Sewell est aussi très bon car au final, on sait pas si il existe vraiment ou qu’il est véritablement là. Pour moi non, c’est juste l’ex de Anne mais le film nous mets en doute. Et l’actrice qui joue Anne joue le rôle à la perfection également.
Pour la Vf, elle est horrible, il faut vraiment le voir en Version Original car bas vraiment comme d’habitude mauvais.
C’était donc mon avis sur ce film, je vais me stopper là.
Bref
7,5/10
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2021
Difficile pour moi de comprendre l'engouement que suscite ce film, que je trouve compassé, trop long et peu original.

Son principe tient en une phrase : ce que l'on voit à l'écran n'est pas la réalité, mais le fruit de l'imagination d'Anthony, qui souffre de la maladie d'Alzheimer.

Une fois ce postulat découvert, quelques minutes après le début du film, The father va tourner en boucle autour de quelques objets et thèmes : la fille disparue, la montre, l'appartement, le poulet.

C'est beaucoup trop peu pour maintenir l'attention du spectateur pendant 1h et 38 minutes, d'autant plus que cette proprette imagerie de chaos mental ne possède pas d'unité stylistique marquante (ou alors on la résumera au travelling arrière) ni de puissance évocatrice. La réalisation, qui manque absolument d'idées de cinéma, est d'une neutralité aseptisée qui n'entraîne pas le vertige que la situation devrait générer. Florian Zeller, dont je ne connais pas le travail d'écrivain, s'avère ici être un bien piètre cinéaste, assez pataud dans ses intentions (le dernier plan sur les arbres !) et dans sa pratique.

The father est tout juste sauvé par l'interprétation d'Anthony Hopkins, qui sort le grand jeu, alors qu'Olivia Coleman use un peu trop de son air d'ahurie résolument optimiste.

Une déception.
nokidoki
nokidoki

95 abonnés 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2021
En prenant comme prétexte la maladie d'Alzheimer, Florian Zeller nous dépeint le quotidien d'un vieil homme qui perd la tête ainsi que de celui de sa fille qui subit ce drame.
Malheureusement, Zeller se perd dans son scénario en nous perdant nous aussi en cours de route.
Ceux qui ont accompagné des victimes de cette maladie (comme moi, et à deux reprises) ne s'y retrouveront pas dans cette histoire.
Sans le talent de Sir Anthony Hopkins et d'Olivia Coleman, ce film n'aurait pas eu le succès qu'il connaît aujourd'hui.
Elisabeth M
Elisabeth M

41 abonnés 140 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2022
Je ne dis pas qu’Anthony Hopkins ne joue pas parfaitement le rôle qu’il interprête, c’est un des meilleur acteur qui soit, mais c’est le rôle qui lui, ne tient pas la route. J’ai’vu mon beau-père, mon père et sa sœur plonger dans l’abîme qu’est Alzheimer et la sénilité que provoque cette maladie, qui n’est malheureusement pas réservée aux personnes âgées mais peu toucher des personnes de 30 ans aussi.
La descente est assez lente et le malade ne s’en aperçoit absolument pas, il n’a aucunement cnscience de sa déchéance, par contre pour les proches c’est l’enfer qu’est loin de montrer ce film.
Au de ut ce sont des phrases, des mots, des questions des actions refaites ou dites en boucle. Par exemple voir le,journal,sir la table, passer 10 fois devant et tiens, c’est le journal d’aujourd’hui je vais le lire, ou tous les jours vois demander comment vo t les dents de votre enfants a qui vous venez de faire poser un appareil chez l’ortodondiste et parfois 3 ou 4 fois de suite en 1 heure...

C’est se mettre nu déféquer sur le sol puis manger ses excréments, refuser les protections pour adultes, les arracher pour finir par uriner et déféquer au lit, c’est pousser des cris ou’taper sur quelque chose durant des heures, c’est s’enfuir de la maison et aller sur l’autoroute à pieds, c’est tenter d’allumer un feu dans la salle a manger parce qu’il fait froid, c’est ne plus vous reconnaître et vous vouvoyer, ou vois prendre pour une mère, une sœur. Et tant de choses plus atroces les unes que les,autres.
Petit à petit le présent s’éfface pour laisser place au passé qui lui aussi fini par s’effacer pour laisser un corps vide de toute personnalité, un être qui réagit poussé par une sorte d’instinct primaire, dénué de logique...

Le film est bien loin de ce qu’est la senilité ou alzheimer, si au début les crises les oublis sont rares, le malade n’en a pas vraiment conscience, il en souffre tant que la maladie est peu avancée et qu’une partie de la faculté de raisonner est encore présente, mais rapidement il n’a plus la faculté de juger quoi que ce soit, ce qu’il vit dit ou voit est 100% réel pour le malade et il devient de plus en plus compliqué d’avoir une conversation logique puisque la personne ne sait plus réfléchir...
Elle vit dans son monde dont on est peu à peu exclus. Et la violence en mot et actes est omniprésente, on ne contrôle plus rien et c’est parfois dangereux car ils peuvent avoirt une force assez incroyable...

C’est tellement douloureux pour la famille. J’ai’vu de la colère chez les malades quand on tentait de les raisonner, jamais de chagrin, de tristesse, juste de la colère et une grande violence, on fini par avoir peur et ne plus oser dire quoi que ce soit, de laisser dire, puis quand on a plus la force de supporter la violence et tout ce qu’engendre cette fichue mal1die on doit se résigner à placer ceux que l’on a tant aimé, mais dont il ne reste plus qu'un corps, une coquille vide dans un établissement spécialisé ou du personnel qualifié tentera de leur apporter une fin de vie décente. À la fin ils ne savent plis avaler ou mâcher, ils ne ressentent plus ni la faim, ni la soif et finissent par mourir de faim...

C’est ça Alzheimer et non pas ce gentil petit vieux qui ne sait plus où il est et qui déraille un peu... Mais comment montrer la vérité au cinéma tant elle est atroce et effrayante ?
Il y a des sujets qu’il est difficile d’aborder, ce film en est un bon exemple, il effleure le problème avec trop de pudeur pour que ce soit réaliste...
Je comprends que pour les personnes qui’n’ont jamais été confrontées à la réalité de cette maladie ce soit un bon film et que l’on imagine que c’est ainsi que ça se passe, mais c’est tellement loin de la réalité, tellement loin.....
Vador Mir

305 abonnés 999 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2021
Bon, la performance d'Anthony Hopkins est exceptionnelle Il faut l'avouer. Mais ce film est déchirant et donne carrément le cafard. Je ne vois pas l'intérêt de s'infliger ça.
2985

317 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2021
Le concept du film est vraiment intéressant, la détérioration de l'esprit du point de vue du malade, même si alzheimer ou la démence sénile n'es jamais mentionné, celà donne un bonne aperçue de ce que peut être la maladie. Anthony Hopkins est une fois de plus très juste, perdu dans ses souvenirs et ses pensées ou ceux -ci s'entremêlent à un point où il serai facile de perdre la raison, face à des gens qu'il ne le comprenne plus, mais il n'a de cesse d'essayer d'être rationnel. Un très bon film teinté de mélancolie sur les ravages que le temps peut imposer à l'esprit.
Raphaël R.
Raphaël R.

23 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2021
Double oscar justifié pour ce film majestueux.. Anthony Hopkins, quel acteur, tout comme madame Colman qui n'aurait pas volé l'oscar du meilleur second rôle si elle l'avait remporté. Que cela fait du bien de pouvoir profiter d'un tel bout de cinéma chez soi en attendant la réouverture des salles obscures.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

139 abonnés 267 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2023
Décidément, le cinéma n’aura pas mis longtemps pour me faire de nouveau vibrer. Car, THE FATHER a clairement été une ÉNORME baffe aussi bien émotionnelle que cinématographique. La prouesse est d’autant plus forte que Florian Zeller réalise ici son premier film, adapté d’une de ses pièces de théâtre.

Émotionnelle, car il aborde un sujet tabou mais qui parlera au plus grand nombre : La fin de vie et la place que notre société laisse à ses aînés. Le film traite ça de façon très juste, sans jugement et forcément ça fait réfléchir.

On y suit un homme de 80 ans, interprété par un Anthony Hopkins bluffant, dont la réalité se brise littéralement sous nos yeux et que sa fille essaie d’accompagner de son mieux. Mais avant tout, le film parlera d’une terrible maladie, Alzheimer, sans que le nom ne soit jamais prononcé. Et il le fait avec justesse et dignité, sans jamais être lourd dans ses propos et pourtant avec une redoutable efficacité.

Car, la plus grande idée du film, est de faire vivre son histoire via le regard de son protagoniste et non de son entourage. Le film offre un scénario vraiment ingénieux qui est fait de telle sorte, qu’en tant que spectateur, on se sente perdu dans un labyrinthe psychologique. Grace à son écriture, Zeller nous fait vivre la situation plutôt que de nous la montrer. On est plongé dans la tête du héros et on finit par perdre pied avec lui, arrivant même parfois, nous aussi, à douter de ce qui se passe devant nos yeux. Au début, c’est assez troublant, mais finalement terriblement efficace.

La mise en scène ingénieuse vient enfoncer le clou, avec un énorme travail sur les décors et les cadres, dont je ne peux parler sans trop en dévoiler. Zeller, malgré le huit clos, évite le cliché du théâtre filmé en utilisant le montage qui est au cœur de la construction de son œuvre. Le film empruntera souvent les codes du thriller paranoïaque intensifiant le sentiment de malaise ressenti par le spectateur. Clairement, pour un premier film, ça laisse admiratif.
L’interprétation d’Anthony Hopkins est fabuleuse et prouve une nouvelle fois qu’il est un des plus grands acteurs que le 7e art ait connu. Le fait qu’on ait grandit avec lui, au fil de sa carrière, et que son personnage porte le même prénom qui lui, donne même un côté film testamentaire, le rendant encore plus touchant.

Mais quelle palette d’émotion ! Souvent tendre et drôle, parfois exécrable, fragile et vulnérable la plupart du temps, il livre une prestation exemplaire jusqu’à un final qui laisse sans voix…
Olivia Colman n’est pas en reste. Avec un jeu tout en retenue, elle est bouleversante dans son rôle de fille aimante, mais impuissante, qui voit sombrer son père dans une démence sénile.

Plus qu’un film, c’est une expérience cinématographique que nous livre Zeller, qui grâce à un casting de haut vol vient toucher le spectateur de plein fouet.

https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
Catherine V.
Catherine V.

67 abonnés 610 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2021
Pourquoi n’attribuer que 2,5/5, qui pourrait apparaitre comme une note plutôt faible, à un film que j’ai trouvé bon et à l’interprétation parfaite ?

Parce que le point fort du film est, surtout, l’ingéniosité de la mise en scène, basée sur sa pièce, du réalisateur Florian Zeller. Toutefois si je n'attendais pas de l'inconvenance ou du cynisme, j'aurais voulu quand même plus d'audace. Le huis clos est certainement voulu pour appuyer la notion d’enfermement psychologique mais j’aurais quand même aussi préféré qu’il y ait plusieurs autres plans que l'intérieur d'un appartement bourgeois.

C’est certainement ce qui m’a le plus désappointée. L’histoire en elle-même ne revêtira pas vraisemblablement un grand intérêt à ceux, comme moi, qui ont vécu avec l’un de leurs proches une situation analogue.

La particularité de la mise en scène est qu’on nous montre non pas ce que donnent, observées (et vécues) de l’extérieur, les séquelles entrainées par l’affection mais ce que la personne, qui en est atteinte, peu à peu (et de plus en plus) vit , avec ses confusions de temps et de lieux, ses souvenirs qui s’entrechoquent, se mélangent, se confondent, se contredisent, même les décors dont les couleurs singulièrement changent ont leur importance.

L’autre point fort du film est bien entendu le jeu d’Anthony Hopkins. Naturellement qu’il est superbe. D’ailleurs, il suffit de lire les commentaires dithyrambiques sur sa prestation : époustouflante, extraordinaire, bluffante, phénoménale, fantastique, magistrale.

Je ne vais pas prendre le contre pied de tels commentaires mais quand même, il me semble qu’il ne fallait pas attendre que ce comédien ait plus de 80 ans (et qu’il ait interprété depuis 50 ans une kyrielle de rôles différents) pour trouver qu’il est un acteur magistral !

Anthony Hopkins a tout interprété, allant de l’aristocrate guindé au psychopathe (Hannibal Lecter bien entendu mais il y a eu Magic auparavant aussi), du fantasque au militaire, de l’ecclésiastique à l’avocat, sans oublier tous ses rôles historiques ! Je me dispense d’en établir la liste qui serait interminable. Il en serait de même pour la liste des récompenses qu’il a obtenues ! Je suis même presque sûre que pour lui, interpréter cet homme vieillissant qui n’a plus de repères n’a pas été un exercice des plus difficiles.

La seule surprise que j’ai eue à son sujet fut d’apprendre qu’il était un pianiste accompli, qu’il était compositeur et se produisait même en concert.

Olivia Colman, dont je connais bien moins le parcours, offre un jeu qui m’a séduite , entre larmes et sourires, écartelée entre l’affection qu’elle porte à son père et sa propre vie (privée) On devine toute sa souffrance et elle n’en fait pas des tonnes.
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