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mister jxn70
1 critique
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5,0
Publiée le 15 juillet 2021
Cette tranche de vie malheureuse est cristallisée par le réalisateur afin que nous prenions conscience de l'impasse dans laquelle la Société se trouve lorsqu'un parent souffrant de démence ou de la maladie d'Alzheimer devient un "boulet" vis à vis de son entourage. AU XXIEME siècle, L'être humain est face à un dilemme (qui ne devrait pas en être un car la société de consommation nous l'impose) : penser à son bonheur et sa vie personnelle et/ou s'occuper de son proche malade.
En plein mouvement Black lives matter, alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il aille au défunt Chadwick Boseman, l’Oscar du meilleur acteur 2021 a récompensé Anthony Hopkins pour son rôle dans The Father. Il faut reconnaître qu’il offre une prestation éblouissante en homme atteint de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, il ne faudrait pas pour autant croire que son interprétation impériale est l’unique intérêt du film de Florian Zeller. En effet, le dramaturge devenu cinéaste livre une adaptation de sa pièce Le Père extrêmement intéressante dans son traitement puisqu’il choisit d’adopter l’optique du malade. On voit donc le déroulé des événements selon le point de vue confus de cette personne âgée. Florian Zeller arrive à recréer la confusion de cette dernière tout en faisant comprendre que cette vision provient de cette maladie qui touche de plus en plus de familles pour remettre plus ou moins en place à la fin toutes les pièces du puzzle dans une conclusion rappelant un peu celle du Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene. The Father est donc un très beau film avec une approche originale et pertinente de son sujet.
Je n'ai pas les mots pour expliquer à quel point j'ai aimé ce film. Incroyable réalisation, incroyables acteurs. Une thématique touchante et forte, traitée avec justesse et maîtrise. Un très grand film qui mérite d'être vu et revu.
Anthony Hopkins est impressionnant dans son rôle, très dur à jouer. Le film met sous le feu des projecteurs un phénomène peu évoqué dans le cinéma, et le décrit de manière frappante, subtilement mis en scène. À voir.
Bon film pour admirer le jeu d acteur de A.Hopkins magistral A voir en vo absolument Reflexion un peu effrayante sur la fin de vie mais tellement réaliste pour ceux qui ont vécu cette situatiion
Que dire devant un tel chef d’oeuvre ? Anthony Hopkins n’est pas le plus grand acteur de tous les temps pour rien. Il est vrai que le sujet me touche mais il est plutôt universel lorsqu’il s’agit de ses parents. Si la maladie d’Alzheimer est reconnaissable, c’est aussi la vieillesse en point d’orgue qui est filmée habilement. Chaque expression, chaque mot, chaque geste est validé par le jeu de chaque personnage. Refusant l’aide de sa fille, nous sommes plongés dans un espace temps surprenant où dans la tête du malade tout s’emmêle. Adapté de la pièce de théâtre de Florian Zeller, ce film restera ancré dans mon esprit. La confusion et la détresse de cet homme est tout simplement une des choses plus difficiles à regarder. On s’interroge sur le sort réservé à nos ainés quoiqu’ici il n’est pas à plaindre en surface mais dans son coeur c’est Hiroshima. Huis-clos total ou presque, on suit cette chute avec compassion et tristesse, on pleure. Beaucoup. Nous n’avons qu’une seule envie : celle de traverser l’écran et d’enlacer ce père qui n’est pas le notre et pourtant… Solitude, éparpillement et descente aux enfers font de ce film une claque magistrale difficile à encaisser mais d’une nécessite absolue. Le film de l’année sans nul doute.
« The Father » est le premier long-métrage de Florian Zeller (2021),cinéaste français qui est allé tourner en anglais à Londres. Venant du théâtre, il avait écrit en 2012 une pièce éponyme et c’est à partir de sa pièce que le film est né avec de fait des situations et des propos parfaitement adaptés. Le film est par ailleurs magistralement porté par Anthony Hopkins avec au final pas moins de 3 Oscars ! La grande force du film vient aussi du montage qui induit un véritable décalage spatio-temporel venant perturber le spectateur … avec 3 questions qu’on peut se poser : 1) Combien de poulets ont été mangés (lol) ? 2) Combien y a-t-il d’appartements ? Pour ma part, un seul car Anne (Olivia Colman) devant l’impossibilité de faire garder son père à son domicile, va venir vivre chez lui. Si elle élude la question de la trace sur la cheminée d’un tableau peint par sa sœur cadette, c’est pour ne pas réveiller la douleur de son père … et aussi la sienne puisque la cadette était la préférée des 2 sœurs. De même, si Anne s’est résolue à partir à Paris pendant les 5 dernières années, c’est probablement pour s’auto-protéger face à la maladie de son père qui vient également « ravager » les proches. 3) Qui est cet homme qui a 2 reprises porte un toast à Anthony Hopkins avec une question très brutale ? Ce n’est pas un ami d’Anne qui dit vivre seule depuis 15 ans … mais soit un artifice théâtral pour souligner la progression de la maladie, soit – pour moi – un petit morceau de cervelle d’Anthony encore actif qui arrive à générer cette question … mais sans pouvoir (vouloir ?) y répondre. Une lourdeur : la statue de la cour avec une tête écervelée Une question : le prix de journée de cet hospice londonien à 4 voire 5 étoiles … sûrement inaccessible à bon nombre de patients !
Film original de part le sujet et la manière dont il est traité. Anthony Hopkins est incroyable, oscar amplement mérité. Huit clos très émouvant. Je prends rarement la peine de rédiger une critique mais là...Ne ratez pas ce film.
Waouh! Anthony Hopkins est impérial. Et la réalisation et le scénario nous perturbe comme une personnage âgée qui aurait Alzheimer. spoiler: ça tombe bien, c'est le cas ici! C'est triste, touchant, et très bien fait car le film nous met dans la peau de cette personne qui n'a plus aucun repère, qui essaie de comprendre sans comprendre et/ou avec beaucoup de déni.. Un film qui marque et qui fait réfléchir!
Un chef d'œuvre certainement pas. Un bon jeux d'acteur, oui. La réalisation veut nous perdre dans la psyché du personnage mais arrive juste à nous perdre dans l'histoire. Problème de temporalité, de réalisation du film.
Le film commence trop brutalement en pleine maladie. On ne voit pas l'évolution initiale. Du coup, directement l'enchainement des scènes est confus. On comprend bien qu'il s'agit de la perception du personnage. Mais au bout d'un moment où tout est toujours confus, je me suis à moitié endormi. J'ai trouvé ce film ennuyeux et il dessert son propos en voulant trop insister sur la confusion (on a compris et au bout d'un moment c'est lourd) et pas assez sur l'histoire du personnage. Dommage, avec un tel acteur et un meilleur montage, je pense que le film loupe son propos.
Quel coup de poignard ! j’en suis restée scotcher sur le siège et avoir par moments la respiration coupée. Ceux qui n’ont jamais eu un proche avec cette maladie ne peuvent pas comprendre. La virtuosité de ce film est de montrer Alzheimer à travers la tête et les yeux du malade. La mise en scène va de pair avec les manques de repère et les oublis du malade. Où est-il ? qui sont ces gens ? Il a un tique avec sa montre perdue qu’il cache tout en accusant l’infirmière de l’avoir volée. C’est malheureusement vrai pour l’avoir vécu avec ma grand-mère. Il a par moments des instants de lucidité comme celui où il voit sa seconde fille sur son lit d’hôpital. Mais il faut attendre la fin pour comprendre où il est réellement et qui sont les gens qu’il voyait. Olivia Colman est bouleversante en fille dépassée par la maladie de son père. Quant à Anthony Hopkins il est magistral avec parfois un regard désespéré qui nous interpelle. Se rend-il compte de sa descente aux enfers ? Il y a très longtemps que je n’ai pas ressenti une telle émotion au cinéma.
Même si le sujet n'a rien de novateur, ce film est une réussite. Le casting est excellent. Référence bien entendu pour Anthony Hopkins qui mérite amplement ses diverses récompenses. Olivia Colman n'est en pas reste d'ailleurs. L'histoire est classique mais le film bénéficie d'une mise en scène bien maîtrisée.
Les fracas de la maladie d'Alzheimer méritait un film d'envergure, voilà qui est fait avec The Father. Et là où le point de vu est intéressant, c'est que tout est perçu par l'oeil du malade. Il ne faut pas enlever à ce drame l'essence même de pourquoi il est sur grand écran. Il y a une vrai idée de filmer un huit clos mouvant, avec un jeu de décor, au gré des souvenirs du personnage interprété par Anthony Hopkins. Le geste est fort. Le sourire d'Imogen Poots est renversant, mais le tout me laisse sur ma faim. A l'image de la première adaptation, Floride par Philippe Le Guay, le personnage est autant déstabilisé que cynique. Ce qui rend le film un tantinet froid et qui de fait, enlève l'émotion.