The Father
Note moyenne
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632 critiques spectateurs

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gene B.
gene B.

10 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2021
Un régal, drôle et triste, plus poignant à la fin. Idée lumineuse que de prendre le point de vue du père. L'actrice est sublime d'humanité et d'amour pour ce père qui se perd... Vraiment très beau.
Alex Delarge
Alex Delarge

15 abonnés 107 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2021
franchement, la meilleure interprétation de Anthony Hopkins... après le silence des agneaux bien évidemment. je tiens quand même à dire, que l'âge légal de 6 ans et un peu jeune quand même
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2021
Florian Zeller passe derrière la caméra pour adapter sa propre pièce de théâtre et filmer de l’intérieur ce qui nous guette tous, nous qui espérons vivre vieux : la démence sénile. Le sujet n’est pas nouveau, il a déjà fait l’objet de films et de romans. Ce n’est pas le sujet le plus attirant du monde, au contraire. Mettre en image un sujet qui touche douloureusement tant de gens, tant de famille de part le monde, et qui fait si peur, ça donne presque envie d’aller voir ailleurs ! Surtout si on a été confronté à ce genre de chose dans notre famille, si on a vu nos grands parents ne plus être eux même, ne plus nous reconnaitre, encore plus dans ce cas là, « The Father » est pour le spectateur un film douloureux. Mais je me suis fait un peu violence pour aller voir ce film multi oscarisé et dont tant de monde dit tant de bien. Je n’ai pas lu ni vu sa pièce de théâtre, je ne peux donc pas juger la qualité de l’adaptation au regard de l’oeuvre de départ. Mais ce qui frappe très vite le spectateur, c’est que Zeller ne filme pas Alzheimer comme les autres avant lui, au travers du regard désemparé des proches. Non, lui prends le parti de filmer la démence de l’intérieur, par les yeux de son héros, Comment faire passer cette impression terrible de perdre sans cesse tous ses repères ? Zeller a choisi la façon le plus efficace et la plus perturbante : perdre son spectateur dans les méandres de l’esprit malade de son personnage principal. Pour se faire, il change les décors sans cesse, sur des détails (le tableau au mur, les couleurs du carrelage de la cuisine, la vue par la fenêtre), il fait jouer ses personnages par des acteurs différents d’une scène à l’autre, il utilise sans cesse la même pièce musicale mais surtout, il prend les repères temporels et les mélange sans cesse. Les impressions de déjà-vu se répètent, les conversations se répètent, on passe du matin au soir en un clignement d’œil sans comprendre pourquoi : bref, on est dans la tête malade d’Anthony. Je ne sais pas si cela avait déjà été utilisé, mais c’est une méthode très efficace pour permettre au spectateur lambda de toucher du doigt la détresse de celui qui sent bien que quelque chose ne va pas mais qui n’arrive pas bien à mettre le doigt dessus. Il est donc impossible de parler du scénario (le fond) sans parler du travail de réalisateur (la forme) car l’un est au service de l’autre et vice-versa, tout est étroitement imbriqué. spoiler: Une fois la séance terminée, on est incapable de dire avec certitude sur combien de temps se déroule l’intrigue (quelques années, quelques semaines ?), de dire avec certitude si tel ou tel personnage était réel ou bien le fruit d’un délire, si une conversation a bien été tenue et quand, si un coup a bien été porté et par qui. La confusion est totale,
le pari de Florian Zeller est tenu : on a compris la maladie de l’intérieur et c’est sacrément flippant ! Pour un premier long métrage, même s’il a choisi de s’auto adapter, c’est quand même un pari audacieux et réussi. Sans en faire des tonnes, sans tomber dans un pathos que je redoutais plus que tout (encore que la scène finale est déchirante et je vous le dis tout net : j’ai craqué et trempé mon masque de larmes !), en nous mettant suffisamment mal à l’aise pour que l’on comprenne bien qu’un esprit malade d’Alzheimer souffre plus qu’on ne le pense. On dit que Alzheimer (le mot n’est jamais prononcé d’ailleurs, comme si au cœur de la maladie il était encore tabou) c’est surtout douloureux pour les proches, mais après avoir vu « The Father » on n’en est plus tout à fait sûr. L’intrigue en elle-même est sans surprise, on n’est pas dans un thriller avec une révélation finale improbable du genre « C’est sa fille qui a monté une machination pour le faire passer pour fou et récupérer le bel appartement ». On sait bien d’emblée comment le film va finir, et c’est aussi douloureux que cela est inévitable. Reste à évoquer le casting et d’abord Olivia Colman. Dans c e rôle de fille courageuse mais désemparée, elle est parfaite. Sa douleur est muette, à part dans quelques scènes très rares, pas de larmes, juste un regard plein d’amour, de détresse et de lassitude entremêlés. Elle tâche de s’occuper de son père sans l’infantiliser, en prenant sa douleur sur elle pour ne pas lui rappeler (ou plutôt lui apprendre) tous les jours la mort précoce de sa fille cadette et préférée. Elle encaisse les sauts d’humeur et les propos sans filtre d’un père qui ne réfléchi plus avant de parler, on sent que sa vie est « entre parenthèse » spoiler: (elle y a peut-être laissé son mariage)
et que cela ne peut plus continuer ou bien, elle aussi, va y laisser aussi sa raison. Et puis il y a Anthony Hopkins, oscarisé pour l’occasion dans un rôle d’un homme malade, un homme perdu dans son propre appartement, dans son propre esprit, dans ses propres souvenirs qui se mélangent. C’est un immense acteur au service d’un rôle immensément et banalement tragique, il est déchirant même si par moment, dans sa démence, il peut presque faire peur. spoiler: La scène finale, où il redevient un enfant et réclame sa mère, est un coup de grâce pour le spectateur, je vous l’assure.
« The Father » est un film qui peut raisonner en chacun de nous, qui peut se targuer de ne jamais avoir été touché et ne sera jamais touché par cette maladie abominable ? Au travers du personnage d’Anthony, c’est notre grand-père que l’on voit, c’est dans son esprit défaillant que l’on entre, et c’est un voyage sans retour, un voyage terrifiant.
drogo
drogo

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2022
Si Antony Hopkins n'était pas déjà un grand acteur ce film aurait il obtenu de si bonnes critiques?
Je ne pense pas. Le film est ennuyeux dès que le spectateur comprend les troubles de mémoires du père (deuxième scène du film)
Florian Zeller aurait dû rester sur sa pièce qui elle est magnifique
sonia-f
sonia-f

3 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2021
La finesse et la subtilité sont clairement les apanages du film du dramaturge français Florian Zeller, The Father, adapté de sa propre pièce de théâtre. La maladie d’Alzheimer avait déjà été traitée au cinéma du côté féminin dans les magnifiques Still Alice (avec Julianne Moore) et N’oublie jamais (avec Ryan Gosling et Rachel McAdams).
Focalisation interne pour ce récit délivré du point de vue des deux personnages principaux, le père et la fille, et c’est là toute la magie du film. Les plans sont d’une précision et d’une efficacité redoutables. Nous sommes rapidement perdus dans le temps et dans l’espace, à l’instar d’Anthony, alias the father, joué par Anthony Hopkins, qui cherche désespérément à se raccrocher à une réalité mouvante et fuyante. Nous assistons, impuissants, à l’évolution de la maladie d’un personnage que la caméra de Florian Zeller rend incroyablement émouvant et attachant. Anthony Hopkins, qui nous a peu habitués à des rôles d’une fragilité aussi extrême, démontre à nouveau ici l’immensité de son talent (Oscar du meilleur acteur 2021, à 82 ans, presque 30 ans après Le Silence des agneaux).
Sortez les mouchoirs : à partir d’un sujet difficile à traiter et à regarder, Florian Zeller signe un film magistral autour d’un portrait très touchant.
KrammiK80
KrammiK80

37 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2021
Bouleversant.
Peut-être pas la meilleure interprétation de Mr Hopkins. Mais sans doute le sujet le plus important qu'il ai jamais joué.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juin 2021
Sir Anthony Hopkins est magistral. Et le film est frappant de vérité , et de beauté. On ne ressort pas de la salle indemne.
Jean N.

327 abonnés 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2021
Très beau film , de la matière pour une palme d'or !
Tout y est bien fait , la mécanique labyrinthique démontée du passage à la folie , le jeu des acteurs: Olivia (The Queen) Colman et Mr Anthony Hopkins qui est remarquable et je suis d'autant plus admiratif qu'il faut un talent démentiel pour jouer ça, sachant que vu son âge , il sait pertinemment que ça peut être lui demain , pour de bon !!
Après pourquoi enlever 1 étoile? Parce que je suis à moitié italien par mon père et nous, on a peur de parler de certains sujets pour pas que ça nous arrive....C'est bête mais on y croit Et donc ce sujet m'a plus dérangé qu'accroché !
Ne passez pas ,tout de même, à coté de ce superbe film!
laurence l
laurence l

169 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2021
Film labyrinthe de la mémoire d'un père de 81 ans dans notre regard qui est aussi celui de cette fille qui fait tout ce qu'elle peut... Traversant la détresse d'un père perdant son autonomie. Je n'ai pu me détacher d'Annie tant ce que raconte ce film est un peu un miroir de ma vie et je pense de tout ceux qui traverse ce genre de situation. Anthony Hopkins joue son rôle de père avec virtuossité, qui nous confirme son grand talent dont on ne doutais pas
Un film qui vous suivra longtemps après sa projection.... selon les cas surement
Cannes
Cannes

12 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2021
Après le bon souvenir de la pièce de théâtre vu à Paris avant sa mise en film, beau moment de cinéma avec « The father ». Les acteurs nous emportent avec délicatesse dans les méandres de la perte de mémoire et de repaires de la maladie d’Alzeihmer sur un avant qui s’efface de plus en plus vers un inconnu qui emporte le spectateur.
Du beau cinéma à voir en salle.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2021
Bien plus que d’autres films traitant de maladies, « The Father » propose une plongée unique et bouleversante dans la tête d’une personne atteinte d’Alzheimer. Grâce à la subtilité de la mise en scène de Florian Zeller, servie par une variation des décors et d’un habile montage, la dégénérescence des facultés cérébrales et la vulnérabilité due à l’usure de l’âge sur l’être humain n’ont jamais atteint un tel niveau d’immersion. J’ai été réellement perturbé par la puissance des émotions que ce puzzle intérieur m’a procuré. Cette sensation inhabituelle est également marquée par l’éblouissante performance du grand Anthony Hopkins à laquelle vient s’ajouter celle d’Olivia Coleman. Enveloppé par de beaux morceaux musicaux, ce film est un chef d’œuvre.
Xavier M
Xavier M

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2021
La démence est ici présenté d'une manière vrai, juste et sobre. J'ai trouvé le film émotionnellement intense, parfaitement écrit et coordonnée. S'en est même troublant. Hopkins, bien-sûr... nous emmène dans ses lymbes comme personne.
Moins voyeuriste que Amour d'Hanneke, The Father est une œuvre nécessaire à vivre pour comprendre la démence.
Ginere
Ginere

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2021
Sentiment mitigé. Le film est très beau, les acteurs sont excellents, la musique sublime... Mais je n'ai ressenti aucune émotion, aucune empathie.
Est-ce dû à la vision subjective qui, voulant nous faire voir par les yeux du père, génère un récit décousu ? C'est difficile à dire.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 juin 2021
C'est un film intelligent sur la vieillesse et son naufrage, un sujet délicat à traiter tant l'on peut tomber dans des clichés mille fois révélés. La réalisation, bien qu'appuyée sur ses effets de mise en scène et de décors, réussit à nous entrainer dans une confusion dérangeante, où la perte de repère spatio-temporel devient un abîme sans fond dans lequel on plonge avec une intensité remarquable. Bien évidemment, le jeu tout en finesse d'Anthony Hopkins est ici la clé de la réussite de ce film car sans lui, et sans la déconstruction du personnage qu'il représente à l'écran depuis toujours, l’œuvre n'aurait pas cette véracité qui lui donne toute sa crédibilité.
Avec le recul, malgré tout, je retiens aussi une certaine froideur, sans doute due au contexte social bourgeois étriqué, au huit clos malsain et à une mlse en forme, malgré ses recherches esthétiques, assez convenue.
Caroline C
Caroline C

33 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2021
"The Father" réussit à nous faire ressentir le désarroi d'un homme que sa tête quitte peu à peu et qui ne comprend plus ce qui l'entoure. En tant que spectateur on est nous-mêmes un peu largués, sans cesse chahutés par une logique qui nous échappe. Comment distinguer le vrai du faux quand les versions changent, comment reconnaître qui est qui quand les visages se mélangent. Le temps est brouillé, les lieux aussi (sauf cette porte au fond du couloir qui mène toujours à la chambre du père). C'est à la fois perturbant et très révélateur de ce qui peut se passer dans la tête d'une personne malade d'Alzheimer... même si cette idée de cinéma ne peut retranscrire toute la perversité de cette maladie. Voir Anthony Hopkins perdre pied, s'effondrer, et pleurer comme un enfant, ça tord le bide, vraiment. Voir le regard plein de larmes retenues de Olivia Colman, c'est totalement bouleversant. Ces deux-là n'ont pas fini de trotter dans nos mémoires, ils sont phénomenaux.
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