Possession
Note moyenne
3,3
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98 critiques spectateurs

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Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 septembre 2024
De retour chez lui à Berlin d’une longue mission, Mark (Sam Neill) retrouve sa femme (Isabelle Adjani), qui veut le quitter, et son fils. Mark est persuadé qu’Anna entretien une liaison avec Heinrich (Heinz Bennent) ; mais celui-ci lui soutient que leur liaison est aujourd’hui terminée. Avec l’aide d’un détective privé qu’il a embauché, Mark retrouve face au Mur l’appartement où Anna a ses mystérieux rendez-vous et découvre avec stupéfaction les causes de son inéluctable éloignement.

"Possession" est un film culte. L’interprétation hallucinée et hallucinante d’Isabelle Adjani lui a valu le prix d’interprétation féminine à Cannes (un prix qui, fait unique dans l’histoire du festival lui fut décerné pour son rôle dans deux films en compétition cette année là : "Possession" et "Quartet" de James Ivory) et le César de la meilleure actrice (le premier des cinq qu’elle a obtenus dans cette catégorie).

À première vue, "Possession" est un film d’horreur qui, comme son titre l’indique, raconte l’envoûtement d’une femme. Mais, à y regarder de plus près, c’est aussi, c’est peut-être surtout l’historie de la désintégration violente d’un couple. C’est peut-être aussi, nous disent des exégètes mieux inspirés que moi, une allégorie sur le double, voire une critique du communisme et du totalitarisme.

À quarante ans de distance, "Possession" est un film qui a mal vieilli. L’hystérie, la violence qui l’habitent sont épuisantes. Il est à craindre que le traitement que Zulawski a infligé à son actrice lui vaudrait aujourd’hui un procès pour harcèlement. Adjani raconte d’ailleurs sans fard le traumatisme qu’elle a subi sur le plateau. On la croit volontiers.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2025
Le trop peut être l’ennemi du bien. Voici ce qu’on peut penser en regardant Possession. En effet, Andrzej Żuławski va dans l’excès constant que ce soit dans le scénario ou la direction d’acteurs. Étant en instance de divorce, il cherche à retranscrire son ressenti dans cette histoire d’un couple qui se déchire spoiler: dérivant petit à petit vers le film fantastique (il offre d’ailleurs une créature originale et réussie)
. Hélas, les personnages sont volontairement excessifs quitte à perdre toute crédibilité. Pour cela, il choisit de faire jouer ses comédiens la majorité du temps en surjeu. On pourrait même se dire par moments que les acteurs sont mauvais mais il est clair que cet aspect est un choix de direction d’acteurs trop exagérée quand la majorité des interprètes est dans ce registre et que l’on utilise des comédiens de la trempe de Sam Neill ou d’Isabelle Adjani spoiler: (d’autant plus que celle-ci est nettement meilleure car plus sobre dans le rôle d’Helen et qu’elle est capable d’offrir de sacrés performances dans certaines séquences comme celle du métro, ce qui lui permettra d’obtenir le Prix d’interprétation féminine à la fois pour ce film et pour Quartet au Festival de Cannes 1981)
. D’un point de vue annexe, les amateurs d’Histoire pourront tout de même apprécier le fait que ce film qui dérive trop dans la folie permet de voir à plusieurs reprises le célèbre Mur de Berlin. Pour le reste, même s’il reste culte pour une certaine partie du public, une grande majorité des spectateurs pourra regretter l’excès constant et se sentir complètement externe à cet univers.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2015
Quatre étoiles très subjectives tant il y a des choses qui ne m'ont pas plu dans ce « Possession » souvent dérangeant voire légèrement malsain, et surtout loin d'être limpide. Mais bon, c'est le cinéma de d'Andrzej Zulawski : il y a une force, une personnalité dont peu de réalisateurs peuvent se targuer, nous offrant quelques moments aussi bizarres qu'inoubliables. Cela pourrait être ridicule (ça l'est quand même un peu, parfois), c'est surtout d'une puissance souvent hypnotique, avec des excès en veux-tu en-voilà, mais finalement assez justifiés et trouvant assez aisément leur place dans « Possession », le réalisateur nous imposant sa vision avec fracas. Le résultat est radical, mais sa beauté étrange et vénéneuse, ce mélange d'horreur et de passion lui donnent un statut assez unique, que la prestation une nouvelle fois éblouissante d'Isabelle Adjani ne fait que confirmer. Difficile d'accès donc, éprouvant, inclassable, et en définitive assez inoubliable.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2026
A Berlin Ouest, Mark est un agent secret ayant délaissé sa femme et son fils. Il ne supporte pas quand celle-ci demande la séparation à son retour. Mark se rend alors compte qu'elle a non seulement un amant, mais bien plus encore...
Andrzej Żuławski a écrit le scénario lorsque lui-même traversait un divorce très compliqué. Il était également passé à l'Ouest quelques années auparavant, quittant sa Pologne. Ceci explique le ton du film très radical. Et ses thématiques, à savoir la violente désintégration de la cellule familiale, et l'évocation du totalitarisme des pays de l'Est. Notamment à travers Mark, qui se comporte comme un membre de la police secrète, en fliquant sa femme dans le premier acte. Ou les "doubles" de nos protagonistes, correspondant à des versions "sages" et sans remous, des individus tels qu'attendus par un système de contrôle.
Les conditions d'écritures expliquent également l'atmosphère malsaine et dérangeante du film, qui lui confère une aura magnétique. En particulier, les personnages ont un comportement (volontairement) erratique. Ce qui n'aide pas à la lisibilité de l'intrigue, mais cela accompagne des rebondissements étranges lorgnant peu à peu vers le fantastique.
Le réalisateur emploie par ailleurs des mouvements de caméra amples et peu naturels au steadicam, avec des décors vastes et très clairs. Entre un Berlin Ouest qui parait désert, de grands appartements vides et glauques, ou des logements modernes bleutés. Ceci contribue à mettre mal à l'aise le spectateur, et renforce l'atmosphère pleine d'étrangeté.
Au passage, je serai bien incapable de catégoriser le film... et c'est ce qui fait une partie de sa force ! Drame conjugal ? Thriller psychologique teinté de fantastique, façon Polanski de l'époque ? Body horror façon David Cronenberg ? (on pense à "The Brood", qui était le divorce vu par le réalisateur canadien). Un peu de tout ça !
Par rapport au body horror, il faut souligner des effets visuels inattendus et particulièrement réussis, signés Carlo Rambaldi. On notera que quand le responsable des effets est cité au générique, c'est qu'il y a matière à voir ! Sans en dévoiler trop, on dira que les fétichistes de tentacules seront servis...
Et il est évidemment impossible de parler de "Possession" sans évoquer ses acteurs. Sam Neill, alors en début de carrière, est excellent en mari froid et halluciné qui disjoncte peu à peu. Cédant à la violence, la folie, et la passion. Isabelle Adjani vaut particulièrement le détour en femme paumée et givrée, qui s'embarque dans des crises d'hystérie. Les deux comédiens souligneront que le tournage fut éprouvant !
Pour l'anecdote, il se murmure qu'Adjani fit une tentative de suicide après le tournage. Et Neill en parlera comme de son rôle le plus extrême, qu'il serait désormais incapable de jouer. Ambiance...
A l'arrivée, "Possession" est une oeuvre radicale, anxiogène, surprenante. Un parti pris qui m'a beaucoup plus, mais qui n'est pas à mettre entre toutes les mains !
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Il faut s'accrocher sévèrement à son siège pour supporter le visionnage de "Possession", même 35 ans après !! Pour autant, j'aime beaucoup. C'est radical, inconfortable, viscéral, un tantinet foutraque mais sans concession. Zulawski met en avant une matière hystérique qu'il est le seul à maîtrisé dans un film qui est une sorte d'opéra de la cruauté mentale. Tourné dans un Berlin aussi froid et déprimant qu'une porte de blockhaus, Isabelle Adjani et Sam Neil s'agitent, courent, crient, se bousculent pendant deux heures... Il y à dans ce film un parti pris visuel convulsif et tourbillonnant qui épouse la folie dans une sorte de laché-prise impressionnant; beaucoup de plan séquence, de travelling circulaire et une photo froide, désincarnée... Un vrai trip sensoriel quoique un peu long... Le scénario, si on soulève les lattes de parquet, pourrait presque nous ramener à un brouillon de "the Thing" de Carpenter. Enfin, on peut le voir comme ça... Avec le temps, "Possession" est restée cette oeuvre exigeante, difficile mais fascinante et un des vrais jalons du cinéma fantastique européen, pour le peu qu'il y en ai eu.
Eskape Eskape
Eskape Eskape

5 abonnés 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2013
1) Film sur la dualité dans le couple. Chaque partenaire a sa vie mais "partage" celle de l'autre. Qu'en est-il lorsque l'un des deux veut quitter l'autre? Ou trompe l'autre.

2) N'épouse-t-on pas toujours la même personne? Le même clone finalement?

La réalisation est véritablement exceptionnelle et l'interprétation sublime, à donner la chair de poule. Un film éprouvant mais de qualité.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juillet 2021
Le problème de Zulawski c'est qu'il n'a pas le talent de son compatriote Polanski, qui restera comme son ombre portée. La première partie de "Possession" est la plus réussie et de loin. La seconde partie s'enfonce dans le n'importe quoi , mais avec style. Bien évidemment le film est inspiré de "répulsion " de Polanski réalisé une bonne décennie auparavant. En gros, c'est l'histoire d'un couple qui se sépare et se déchire. Les deux belligérants perdent la tête et le réalisateur nous entraîne dans leurs démons intérieurs. L action se déroule à proximité du mur de Berlin, côté occidental,
qui coupait à l'époque la ville en deux ( tout comme ce couple complètement dysfonctionnel) . Adjani obtint le prix d'interprétation féminine à Cannes. J'avais vu le film lors de sa sortie en salle à ce moment là et je dois dire qu'il m'avait laissé un sentiment mitigé. Quarante ans après, je viens de le revoir en salle et je dois reconnaître n'avoir pas été du tout convaincu par ce film qui sur le papier était alléchant. Disparu il y a peu, Zulawski, n'a pas laissé ( selon moi) une filmographie de premier plan, même si son nom n est pas oublié.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2011
Un film super exceptionnel de Andrzej Zulawski... Un film sur la folie des plus marquants, nous plongeant des le début dans un monde surréel et tourmenté, perdu et plein d'incertitudes. "Possession" est un film déjanté et brillant, rempli de symboles marquants, présentant un histoire très intéressante et nous introduisant progressivement au cœur de la folie humaine dans ce qu'elle peux avoir de plus violent et de plus intrigant. La mise en scène exceptionnelle de Zulawski et le jeu superbe de Sam Neil et Isabelle Adjani donnent une force grandiose a certaines scènes, des images parfois très troublantes, mettant vraiment mal a l'aise. C'est excellent, franchement excellent...
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2011
"Possession" est un film qui met très mal à l'aise. Entre ses personnages décontenancés, hystériques, violents, déjantés (superbes acteurs), sa mise en scène (proprement géniale de maîtrise dans le style) à la fois immersive et suffocante, son ambiance morbide, pessimiste, mystérieuse et captivante, et cet incroyable final, il n'y a aucun répis, on a pas le temps de souffler, ou même d'espérer souffler. C'est aussi un film qui frappe, qui interroge, car tout n'est pas compréhensible au premier abord, et cet imbroglio sordide est un puits de symboles et de réflexions en tout genre. Mais "Possession", c'est surtout un film poignant, qui donne mal au cœur. Qu'importe ce que l'on en tire, le fait est qu'on ne peut pas se sentir à l'aise en le regardant, et ça, c'est sa grande force. C'est mon premier Zulawski. J'ai aimé, beaucoup aimé peut-être même "Possession", qui m'aura mis les nerfs à vif pendant près de deux heures. Mais j'ai un peu peur que tout les autres films de ce réalisateur soient aussi désagréables à regarder...
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2020
J'ai pas totalement compris la fin... ni même la moitier du film. Mais j'ai l'impression que ce n'est pas ce qui importe. Effectivement le film a l'air bourré de double sens, je ne les ai pas forcément tous saisis, mais rien que l'ambiance, les acteurs, la mise en scène, la réalisation etc font de ce film un excellent film. J'ai trouvé Adjani bluffante, là ou je pensais trouver une actrice un peu fade. J'ai vraiment trouvé le visionnage de ce film fantastique !
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2012
Plus fou et déconcertant on ne peut pas faire ! Adjani ne fait pas dans la dentelle, ( la scène dans le métro ) mais pouvant on faire autrement dans un film aussi malsain ? Zulawski sorte de verhoeven polonais , signait un film glauque et scandaleux ( voir la scène finale ou adjani s'accouple avec ... bien des choses !) ayant fait son effet. Une descente dans la folie à reserver à un public très averti.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juillet 2025
Eh beh ! Entre Sam Neill et Isabelle Adjani qui jouent comme des pieds, une réalisation inexistante, un scénario juste inintéressant, des effets spéciaux qui ont évidemment mal vieillis (seules les lentilles sont encore sympas), les dialogues ratés, l'angoisse que je cherche encore. Bref, Possession n'est pas juste un film raté, mais c'est une catastrophe en tous points. On s'ennuie, le générique est d'ailleurs ce qu'il y a de plus agréable, délivre justement de la possession de ce film. Il n'y a rien à sauver ici.
Cactus14
Cactus14

9 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2026
Quarante ans plus tard, l'arnaque est encore plus visible ! Certes Isabelle Adjani fut admirable et son jeu reste très actuel mais tout le reste est littéralement m'as-tu vu, maniériste et complaisant.
Finalement, un film désolant !
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2016
A la fois génial et nul. Génial par la performance exceptionnelle d'acteur d'Isabelle Adjani et à un degré moindre celle de Sam Neill, par la transcription de l'ambiance la plus lugubre qui soit, lieux, éclairages, décors et bande son. Nul par son scénario sans intérêt, une histoire décousue à laquelle on ne comprend rien et un excès d'hémoglobine, notamment à la fin, complètement inutile.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 janvier 2012
C'est bien sur Isabelle la reine du bal, mais ne faut pas oublier Sam Neil, qui joue aussi de façon remarquable.
Le jeu d'Isabelle Adjani, dans le couloir du métro, est trop, sa folie filmée semble vraiment réelle. M’étonne pas qu'elle ait eu un prix !
Le film est compliqué, quand même, va falloir que je le revoie si je veux tout comprendre, et encore ...
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