Note moyenne
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Faux western mais vrai Thriller.
D'un côté un homme autoritaire, un homme de la terre qui sait comprendre les animaux et les gens, et surtout sa toute fraîche belle sœur.
Il va la tester, là pousser dans ces retranchements.
Quel monstre peut t'on se dire. Homme viril malfaisant.
Attention aux apparences car même les bêtes féroces peuvent succomber des piqûres des plantes vénéneuses, trop bien camouflées sous leur aspect de tendre délicat.
Si l'action se passe en Nouvelle Zélande elle n'est pas sans rappeler le Montana originel du roman de Thomas Savage.
Une nature brute, vaste et étouffante où les monstres ne sont pas ceux que l'on croit.
D'un côté un homme autoritaire, un homme de la terre qui sait comprendre les animaux et les gens, et surtout sa toute fraîche belle sœur.
Il va la tester, là pousser dans ces retranchements.
Quel monstre peut t'on se dire. Homme viril malfaisant.
Attention aux apparences car même les bêtes féroces peuvent succomber des piqûres des plantes vénéneuses, trop bien camouflées sous leur aspect de tendre délicat.
Si l'action se passe en Nouvelle Zélande elle n'est pas sans rappeler le Montana originel du roman de Thomas Savage.
Une nature brute, vaste et étouffante où les monstres ne sont pas ceux que l'on croit.
Un western psychologique étonnant et oppressant qui déconstruit le mythe traditionnels de la virilité, en explorant les frustrations et le désir refoulé, servi par une mise en scène sublime et un casting excellent.
Avec The Power of the Dog, Jane Campion détourne le western pour en faire une étude psychologique d’une cruauté feutrée. La mise en scène, d’une précision austère, exploite les paysages comme des espaces mentaux où se projettent domination et désir réprimé. Benedict Cumberbatch incarne une figure de virilité toxique, dont la brutalité masque une fragilité enfouie. Campion installe une tension sourde, laissant les rapports de pouvoir se déplacer de manière presque imperceptible. Un film élégant et vénéneux, qui déconstruit les mythes masculins avec une finesse implacable.
Je ne comprends pas... Il y avait les décors, il y avait le casting... Alors pourquoi est ce si ennuyeux ?! Faire un film de deux heures quand il ne se passe rien je ne vois pas l'intérêt... À part en cas d'insomnie peut être...
Un film dramatique dans un décor somptueux avec une ambiance très particulière, j’ai beaucoup aimé, les personnages sont superbement interprétés, le sujet est original. Ce n’est nullement un western et je pense que c’est pour cela en partie que ce film est si mal noté car certains s’attendaient à un western or,ça n’en n’est pas un.
Un western psychologique d’une grande précision, où la tension se construit par petites touches et où chaque silence pèse lourd. La réalisation maîtrisée et l’ambiance oppressante fascinent, même si le rythme volontairement lent et la retenue émotionnelle peuvent parfois tenir le spectateur à distance.
Après plus d’une décennie d’absence au cinéma, la réalisatrice Jane Campion conserve son style caractéristique dans ce western qui est un genre réservé aux hommes et dans lequel elle s’emploie à le déconstruire au sein d’un récit qui va évoquer la masculinité malsaine sans grande nuance. D’une sensualité sourde et d’une beauté envoutante grâce à une excellente photographie en passant par son rythme très lancinant, c’est un long-métrage pour lequel il faut accepter de se laisser entrainer dans ses limbes obscurs. La cinéaste n’a rien perdu de sa qualité de directrice d’acteurs tant à la fois Kirsten Dunst jouant la veuve fragile, Benedict Cumberbatch campant un cow-boy caractériel et narcissique et le jeune Kodi Smit-McPhee un garçon efféminé font oublier la faiblesse d’écriture de leurs personnages qui demeurent très caricaturaux.
Adaptation du très grand roman de Thomas SAVAGE.
Le film est très fidèle (presque trop même) ce qui entache le rythme. La photographie ainsi que le casting sont les gros points fort du film cependant la bande originale et la mise en scène auraient mérité une autre approche et plus de soin afin de retranscrire avec plus d’intensité des enjeux du roman.
A tout ceux qui pensent qu’on est encore dans la « bien pensance netflix », il est bon de rappeler que le bouquin date de 1967, époque à laquelle si mes souvenirs sont exacts, netflix n’existait pas. La réalisatrice ayant proposé une approche très fidèle, cet argument ne fait pas sens.
Le film est très fidèle (presque trop même) ce qui entache le rythme. La photographie ainsi que le casting sont les gros points fort du film cependant la bande originale et la mise en scène auraient mérité une autre approche et plus de soin afin de retranscrire avec plus d’intensité des enjeux du roman.
A tout ceux qui pensent qu’on est encore dans la « bien pensance netflix », il est bon de rappeler que le bouquin date de 1967, époque à laquelle si mes souvenirs sont exacts, netflix n’existait pas. La réalisatrice ayant proposé une approche très fidèle, cet argument ne fait pas sens.
Très bon film. Ambiance pesante. Super acteurs. Évolution du film... très surprenante et efficace. Merci pour cette soirée cinéma !
Euh....ennuyeux du début à la fin. Il ne se passe rien... Pas d'action, pas de suspense, pas d'émotion. Rien!
spoiler:
C'est l'histoire d'un film où celui qui tient amoureusement la corde n'est pas celui qu'on croit et dans lequel on caresse une selle pour exciter sexuellement celui qu'on vient de condamner à mort.
The power of the Dog c'est d'abord une sensation de malaise, de pourriture et de pression sourde sous laquelle on ploie deux heures durant. Un positionnement artistique courageux, ou pas car repousser son spectateur, être difficile d'accès, c'est le moyen qu'on les élites pour prouver qu'ils font de l'art.
Vu hier, les thèmes de The power of the Dog continuent de me trotter en tête. D'abord la difficulté d'intégrer des groupes sociaux différents : tous les personnages l'expérimentent : D'abord George interdit devant la masculinité "triomphante" de Phil et ses boys (à Rose "I just want to say, how nice it is not to be alone"), Peter et sa mère au sein d'une nouvelle famille qui la rejette, Phil et Rose seront eux incapables de s'intégrer au monde bourgeois le temps d'un dîner. On voit aussi Rose s'inviter à la cuisine partager du temps auprès de ses domestiques. On parle aussi de la vulnérabilité des femmes : physiquement (cette tension lorsque Phil retourne au restaurant avec Rose restée seule) et mentalement avec l'emprise terrible qu'il exercera sur elle. D'autant que la situation est légitimement trouble: on ne voit guère de scène dans laquelle Rose semble transis d'amour pour Georges, les soupçons de Phil ne sont donc potentiellement pas complètement infondés. Le film excelle dans sa capacité à nous transmettre la peur qu'étreint une Kirsten Dunst dont on a connu le jeu plus subtile. Phil va conduire à ce qu'il prédisait : la rendre folle.
Le rythme est parfaitement maîtrisé, on est complètement pris dans cette ambiance poisseuse où les gros plans sur les visages sont autant de non-dits. La haine de Phil, la terreur de Rose. La réalisatrice brille dans sa capacité à nous amener sur des pistes qui sont autant de leurres. On pense d'abord à un piège devant l'amabilité de Phil envers Peter... avant de sentir qu'il prend vraiment en affection le gamin... avant de comprendre enfin la phrase de Peter à sa mère "Mother, you don't have to do this. I'll see you don't have to do it." Ma femme a compris ce dénouement et son origine à la mort de Phil. Nous n'avons été fixé sur son intentionnalité qu'au plan final.
Une scène : la clope du condamné à mort. A ce moment je n'avais pas compris ce qui se jouait mais la réalisation subtilement rend Peter dominant pour la première fois du film.
The power of the Dog c'est d'abord une sensation de malaise, de pourriture et de pression sourde sous laquelle on ploie deux heures durant. Un positionnement artistique courageux, ou pas car repousser son spectateur, être difficile d'accès, c'est le moyen qu'on les élites pour prouver qu'ils font de l'art.
Vu hier, les thèmes de The power of the Dog continuent de me trotter en tête. D'abord la difficulté d'intégrer des groupes sociaux différents : tous les personnages l'expérimentent : D'abord George interdit devant la masculinité "triomphante" de Phil et ses boys (à Rose "I just want to say, how nice it is not to be alone"), Peter et sa mère au sein d'une nouvelle famille qui la rejette, Phil et Rose seront eux incapables de s'intégrer au monde bourgeois le temps d'un dîner. On voit aussi Rose s'inviter à la cuisine partager du temps auprès de ses domestiques. On parle aussi de la vulnérabilité des femmes : physiquement (cette tension lorsque Phil retourne au restaurant avec Rose restée seule) et mentalement avec l'emprise terrible qu'il exercera sur elle. D'autant que la situation est légitimement trouble: on ne voit guère de scène dans laquelle Rose semble transis d'amour pour Georges, les soupçons de Phil ne sont donc potentiellement pas complètement infondés. Le film excelle dans sa capacité à nous transmettre la peur qu'étreint une Kirsten Dunst dont on a connu le jeu plus subtile. Phil va conduire à ce qu'il prédisait : la rendre folle.
Le rythme est parfaitement maîtrisé, on est complètement pris dans cette ambiance poisseuse où les gros plans sur les visages sont autant de non-dits. La haine de Phil, la terreur de Rose. La réalisatrice brille dans sa capacité à nous amener sur des pistes qui sont autant de leurres. On pense d'abord à un piège devant l'amabilité de Phil envers Peter... avant de sentir qu'il prend vraiment en affection le gamin... avant de comprendre enfin la phrase de Peter à sa mère "Mother, you don't have to do this. I'll see you don't have to do it." Ma femme a compris ce dénouement et son origine à la mort de Phil. Nous n'avons été fixé sur son intentionnalité qu'au plan final.
Une scène : la clope du condamné à mort. A ce moment je n'avais pas compris ce qui se jouait mais la réalisation subtilement rend Peter dominant pour la première fois du film.
C’est un peu comme un beau livre de photos qu’on feuillette lentement en espérant qu’il se passe quelque chose. La lumière est magnifique, les acteurs murmurent avec intensité, et tout semble chargé de sens… sauf qu’on attend toujours que le film démarre. Campion nous offre un western en apesanteur, où le suspense avance à dos de tortue philosophique. C’est raffiné, c’est subtil, c’est lent – tellement lent qu’on se demande si on n’a pas rêvé l’intrigue. Bref, un très bel exercice de style qui fait surtout briller… les yeux qui s'endorment...
Un film tendu, intelligent, mais parfois trop froid pour vraiment marquer.
Jane Campion signe une œuvre d’une subtilité rare, où tout se joue dans les silences, les gestes infimes, les regards pesants. The Power of the Dog n’est pas là pour divertir : il cherche à décortiquer ce que le refoulement, la honte et les normes viriles font aux hommes sensibles, dans un monde qui ne tolère pas la faiblesse.
Phil, magnifiquement incarné par Benedict Cumberbatch, est un personnage fascinant. Brutal, toxique, mais profondément blessé, enfermé dans une virilité de façade. Son basculement vers Peter est aussi troublant que touchant — spoiler: jusqu’à ce qu’on réalise que la vraie proie, ce n’est pas Peter, mais lui. Le jeune garçon, d’apparence fragile, orchestre sa vengeance avec une froideur clinique. Et ça, c’est un renversement de pouvoir aussi discret que brillant.
Mais malgré toutes ses qualités, j’ai eu du mal à m’enthousiasmer pleinement.
Le film est très lent, parfois trop pour moi sur deux heures où l’on sait dès le départ que ça ne bougera pas. La narration est volontairement cryptique, parfois trop fermée. Les personnages sont peu attachants — mis à part Phil, étrangement — et le final, s’il est intelligent, demande presque une seconde lecture pour vraiment en saisir la portée.
The Power of the Dog, c’est une œuvre raffinée, précise, puissante dans ce qu’elle suggère.
Mais parfois, il m’a manqué un peu plus de chair, un peu plus de cœur.
Je respecte profondément ce film. Mais je ne l’ai pas vraiment ressenti.
Jane Campion signe une œuvre d’une subtilité rare, où tout se joue dans les silences, les gestes infimes, les regards pesants. The Power of the Dog n’est pas là pour divertir : il cherche à décortiquer ce que le refoulement, la honte et les normes viriles font aux hommes sensibles, dans un monde qui ne tolère pas la faiblesse.
Phil, magnifiquement incarné par Benedict Cumberbatch, est un personnage fascinant. Brutal, toxique, mais profondément blessé, enfermé dans une virilité de façade. Son basculement vers Peter est aussi troublant que touchant — spoiler: jusqu’à ce qu’on réalise que la vraie proie, ce n’est pas Peter, mais lui. Le jeune garçon, d’apparence fragile, orchestre sa vengeance avec une froideur clinique. Et ça, c’est un renversement de pouvoir aussi discret que brillant.
Mais malgré toutes ses qualités, j’ai eu du mal à m’enthousiasmer pleinement.
Le film est très lent, parfois trop pour moi sur deux heures où l’on sait dès le départ que ça ne bougera pas. La narration est volontairement cryptique, parfois trop fermée. Les personnages sont peu attachants — mis à part Phil, étrangement — et le final, s’il est intelligent, demande presque une seconde lecture pour vraiment en saisir la portée.
The Power of the Dog, c’est une œuvre raffinée, précise, puissante dans ce qu’elle suggère.
Mais parfois, il m’a manqué un peu plus de chair, un peu plus de cœur.
Je respecte profondément ce film. Mais je ne l’ai pas vraiment ressenti.
Au sein de paysages sublimes s'imbriquent les destins de personnages abimés,
spoiler:
liés par la figure centrale d'un homosexuel qui ne peut assumer ce qu'il considère une faiblesse à connotation féminine et l'enjoint à se montrer sévère, imperturbable, intransigeant par ailleurs - et misogyne! Face à cet homme cachant ses meurtrissures (magistral Benedict Cumberbatch) tentent d'exister un frère simplement humain (sensible Jesse Plemons) et son épouse complexée (très juste Kirsten Dunst) dont le fils suit un délicat chemin initiatique (ambigu Kodi-Mc Phee).
Aussi à l'aise pour construire des plans symboliques que purement esthétiques, Jane Campion prouve à nouveau sa délicatesse pour filmer le désir, pudique mais incandescent, et les tourments sentimentaux. Parfois contemplatif, ce western vise à découvrir les fêlures, les douleurs, les violences des attentes liées à la masculinité, déconstruisant le mythe du cow-boy viril, rustre, audacieux. Touchant.
Aussi à l'aise pour construire des plans symboliques que purement esthétiques, Jane Campion prouve à nouveau sa délicatesse pour filmer le désir, pudique mais incandescent, et les tourments sentimentaux. Parfois contemplatif, ce western vise à découvrir les fêlures, les douleurs, les violences des attentes liées à la masculinité, déconstruisant le mythe du cow-boy viril, rustre, audacieux. Touchant.
A cause d'un rythme hyper poussif le film est par moment trés ennuyant à suivre. Mais le final rattrape largement et récompense la patience en donnant un sentiment d'aboutissement de l'histoire.
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