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Un visiteur
3,5
Publiée le 31 janvier 2016
Malgré un Gregory Peck tout simplement excellent, je trouve que l'histoire se perd et pour moi c'est un des moins bons films de Hitchcock car le suspens n'est pas assez exploité. Le film a une durée bien trop longue pour l'intrigue même si le dénouement permet au film d'en être très bon. Il est probablement le film le moins inspiré de Hitchcock.
Du très bon Hitchcock. Un mélange de psychanalyse et d'enquête policière. Il ne faut pas y chercher la petite bête. Cela permet à Hitchcock de faire de l'excellent cinéma, comme il sait faire. Par exemple, je n'ai pas compris comment le docteur Edwardes, homme âgé, après un magnifique schuss qui l'avait projeté dans le vide, avait pu prendre dans le buffet une balle du colt de Léo Carroll, autre vieillard. L'explication du rêve de Gregory Peck à Ingrid Bergman par le même Léo Carroll est à la fois sublime et cocasse. Un grand moment, digne de Macbeth. Et puis il y a le jeu des acteurs. Ingrid Bergman est parfaite en aliéniste tournant à la vieille fille et sauvée par l'amour. Quand elle aborde la psychanalyse elle semble très convaincue. Autre étrangeté du scénario : qu'est ce qui donne à l'amnésique Grégory Peck l'idée d'aller se faire passer pour le docteur Edwardes dans sa propre maison? Je cherche la petite bête ...
Une réelle surprise, loin d'être le plus célèbre des films d'Hitchock, La maison du docteur edwardes n'en reste pas moins d'un très bon niveau. Le film contient beaucoup moins de suspens qu'à l'accoutumé mais parvient tout de même à captiver le spectateur, notamment grâce à une musique et un jeu d'acteurs comme toujours impeccable.
Hitchcock réussi à traiter de la psychanalyse avec intelligence et brio , le scénario est bien mené avec une enquête passionnante bien portée par le magnifique duo Bergman / Peck et comme toujours le suspens est omniprésent avec des rebondissements toujours biens sentis. Cependant il y a quand même quelques scènes de "niaiseries" amoureuses qui viennent ternir le film, et le personnage du psychanalyste et assez cliché. Ça reste tout de même un thriller très bien réalisé avec une quête de vérité et d'identité très intéressante. A noter enfin que le voyage aux pays des rêves signé par Dali est exceptionnel .
Film intéressant malgré quelques lenteur, même si les analyses psychanalytiques on l'air parfois tiré par les cheveux, cependant le dénouement est très bien. Surement pas un des meilleurs Hitchcock mais un Hitchcock à voir.
Un Docteur émérite tombe sous le charme d'un usurpateur désemparé. Jeu dément raisonné par un rêve révélateur. Hitchcock entre dans la mouvance de son temps.
Encore un Alfred Hitchcock de regarder et encore une oeuvre maitrisée, prenante et intrigante. On ne s'ennui que très rarement, on ressent cet univers qui se forme tranquillement mais surement, cet univers qui nous plonge dans un suspens et dans une ambiance angoissante. On ne peut pas dire que cette oeuvre se distingue des autres du réalisateurs, elle n'est pas mythique comme Birds ou Psychose, non elle reste assez classique, une histoire policière avec une touche de thriller et de romantisme.
J'aime beaucoup l'approche du film sur la psychanalyse, c'est assez innovant pour l'époque et surtout essentiel pour la santé mentale des spectateurs. Ils ont pu trouver un échappatoire à leurs peurs et craintes, dans une époque où ces problèmes sont vus comme des faiblesses et très souvent moqués. Surtout qu'après la seconde guerre mondiale, un nombre conséquents d'américains sont rentrés bouleversés et totalement détruits par leur expérience. Donc oui, c'est un film très important socialement, qui me rappelle un peu Les Plus Belles Années de notre vie de William Wyler sur la thématique abordée, bien sûr le point de vue est totalement différent et l'intrigue opposée mais il y a ce côté où on se penche sur la santé mentale des américains en enlevant ce mythe du rêve américain et du citoyen fort, sans problème.
J'ai adoré le duo Gregory Peck et Ingrid Bergman, la seconde incarne superbement la passion et le dévouement, elle met sa carrière et sa vie en péril pour tenter de sauver la vie psychique et mental d'un homme qu'elle ne connait pas. C'est donc une leçon d'humanité, où l'individualisme se retrouve écrasé par l'humain et le collectivisme, où sa propre personne ne fait pas disparaitre le bonheur et le bien-être des autres. Là dessus, la fin est plutôt éloquente, le tueur est finalement un homme obsédé par sa propre réussite, incapable de l'abandonner pour l'intérêt commun et même capable d'engendre le malheur d'un autre. Gregory Peck est lui touchant et ambivalent, nombre de fois on se questionne sur ses réelles intentions, passant d'un être doux et sensible à un être vicieux et violent. C'est cette dualité, magnifiquement jouée par Peck et filmée par Alfred, qui nous permet de ressentir profondément ce suspens intense et nous oblige à se plonger dans un réflexion poussée sur la psychologie du personnage.
On a donc une belle oeuvre, avec des très bons acteurs, un réalisateur parfait, une musique excellente qui accompagne magnifiquement bien l'oeuvre, et surtout un thème essentiel et avant gardiste pour l'époque.
Dans La Maison du Docteur Edwardes, Hitchcock s'intéresse de près à la « science des rêves » avec l'histoire de cet homme mystérieux, atteint de névrose, dont tombe amoureuse une femme médecin qui n'aura de cesse de le guérir. A l'affiche, deux acteurs au sommet de leur art : Gregory Peck et Ingrid Bergman interprètent avec brio leurs personnages en leur donnant une véritable épaisseur psychologique. Leur magistrale finesse de jeu nous étonne du début à la fin. Sous la houlette du maître du suspense, le scénario se déroule à la perfection jusqu'à un final surprenant, ne laissant au spectateur aucun temps mort. Fallait-il en douter ? Une fois de plus, la mise en scène d'Hitchcock est prodigieuse : le plan séquence où Ingrid Bergman erre dans les couloirs de la clinique est saisissant et la scène prise du point de vue du revolver est tout simplement géniale. La photographie est réussie, sans être pour autant la plus belle des films du réalisateur. La musique est prenante, sans toutefois atteindre la perfection des bandes sons de certains autres de ses chefs d'oeuvre, comme par exemple Sueurs Froides. On fait par ailleurs grand cas de la « scène du rêve », célèbre par les peintures qu'a réalisées pour l'occasion Salvador Dali, mais cela tient plus - il me semble - de l'hommage forcé que de la critique objective car ce fameux passage apparaît aujourd'hui très daté... Dans le genre, bien d'autres transpositions de songes à l'écran ont été mieux inspirées depuis. Bref, La Maison du Docteur Edwardes, sans être un parfait chef d'oeuvre, est un excellent film d'Alfred Hitchcock à ne manquer sous aucun prétexte.
Un des plus mauvais film dAlfred Hitchcock. L'intrigue s'enfonce dans une thése psychanilitico-gelatineuse.... Les scènes de rêve "conçues" par Dali relève aujourd'hui de la comédie. Mais bon... chut ! C'est un Alfred Hitchcock !
Deuxième collaboration de Selznick et Hitchcock après le génial "Rebecca", "la maison du Dr Edwardes" ne remplit pas ses promesses. Ingrid Bergman offre une performance pas vraiment convaincante, beaucoup de longueurs et de répétitions, une scène de procès copiée-collée sur celle de Rebecca... Reste Gregory Peck, dont l'interprétation reste fascinante, le milieu de la psychanalyse, la scène du rêve, celle du revolver... Moins romantique que Rebecca, plus intellectuel que "Le procès Paradine", "La maison du Dr Edwardes" reste ma grosse déception dans la filmo d'Alfred.
Je n'ai pas réussi à voir Alfred dans le film, sauf évidemment sa griffe inimitable, bien que souvent imitée. La séance onirique imaginée par Dali vaut vraiment le détour. L'intrigue est un peu tirée par les cheveux, mais quel sens du cadrage ! Ca m'a donné envie de m'intéresser à la science des rêves, et je crois que je vais commencer par "introduction à la psychanalyse" de Freud. Vu que je n'y connais presque rien, autant commencé par le commencement.
Pas mal du tout. voilà qui confirme qu'un Hitchcock même moyen se situe à un niveau inaccessible à d'autres metteurs en scène. La séquence onirique, signée Dali, si souvent décriée, est plutôt sympa. Un passage à retenir ? La scène de la lettre sous la porte. Un pur moment de suspense domestique. Ca paraît simple ... et pourtant.