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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 septembre 2019
Qu’est-ce que c’est long et laborieux! Une comédie aussi proche des divertissements les plus poussifs des années 80 que de la screwball comedy à l’ancienne. On se moque complètement de cette histoire de tournoi de pêche, le rythme est calamiteux et Paula Prentiss est aussi pénible que son personnage. Il y a quand même quelque chose d’intéressant et d’original dans la manière dont la romance est racontée, mais pas assez pour enrayer l’ennui. Seuls Rock Hudson et cette forêt de carton pâte apportent un peu de charme.
L’homme aux multiples chefs d’œuvre revient à la comédie de ces débuts, l’esprit léger et parfois loufoque. Dès les premières minutes, on reconnait la touche de Hawks, un style bien à lui de mettre en opposition ses deux têtes d’affiches. Il prend le parti d’inverser les rôles et de donner à la gente féminine le pouvoir de décision, d’être celle qui prend l’initiative, qui boit, qui fume, c’est elle qui est le mal dominant, pour appuyer ce trait, lors de la scène de restaurant, c’est elle qui sert le vin et le goutte. Bien sûr, les hommes sont montrés, au contraire très immature, jouant des apparences, et maladroit, ce qui amène des situations cocasses. Mais ce serait vite oublié, que Hawks excelle dans cet exercice de style, dans chacun de ces films, il met un point d’honneur à utiliser des femmes qui ont une forte présence. Hawks touche à tout d’exception, retrouve avec plaisir la comédie légère et plaisante qui a fait son succès dans les années 40. Rock Hudson y tient son rôle avec conviction et, c’est une belle surprise. Bien plus intelligente que toutes les comédies romantiques de notre temps qui tournent toujours autour du même sujet et toujours traité de la même manière. Un exemple à suivre pour les générations futures.
Un petit Chef-d'Oeuvre d'humour et d'intelligence pour cette dernière comédie du très grand Howard HAWKS . Rock Hudson n'est pas Cary Grant mais coïncide d'avantage par son physique massif aux débordements burlesques dont est parfois saisi le film.Quant à Paula Prentiss qui parvient à être tout à la fois dans une même scène, séduisante émouvante et hilarante elle est tout simplement incroyable ! Admirons également la modernité de HAWKS qui en mettant en scène Rock Hudson , l’incarnation du séducteur viril , tendrement mais impitoyablement ridiculisé par une femme maîtresse de son destin,prends acte de la décennie qui vient et des révolutions dont elle sera le théatre.
A la fin de sa carrière cinématographique ( on est en 1964), Howard Hawks, fabuleux réalisateur de l'âge d'or hollywoodien, nous donne ce film exceptionnel. Il faut relever que " le sport favori de l'homme n'est généralement pas considéré comme une des réussites emblématiques de son auteur. C'est un tort.
Film d'une grande drôlerie, amusant et sexy grâce à un casting de premier ordre ou la future épouse à la ville du réalisateur Richard Benjamin, Paula Prentiss, est vraiment formidable en partenaire de Rock Hudson.
Un vendeur d'articles de pêche connu pour sa connaissance théorique que l'on pense fondée sur la pratique est contraint de participer à un concours. Or, il n'a jamais pratiqué cette activité de sa vie.
Les thèmes abordés dans le film sont multiples. Celui de l'imposture n'est pas des moindres.
On cherche les défauts dans ce film quasi parfait. Seule la fin est sans doute expédiée un peu rapidement. On a affaire ici à véritable un joyau de la comédie américaine, un des derniers du grand Hollywood.
On pourrait reprocher à juste titre un statut de grand film pour Man's Favorite Sport? . Néanmoins, s'il manque d'envergure face aux titans reconnus de Howard Hawks, il n'en reste pas moins une délicieuse comédie accordée avec méticulosité à l'instar d'un piano de concert. Il témoigne aussi d'une grande modernité et d'une franchise exceptionnelles, fleuron de la comédie des années soixante. Hilarant et intelligent, il possède la plus grande qualité qu'un film puisse avoir : il se regarde avec un film plaisir infini.
L'un des derniers films d'Howard Hawks est "Le sport favori de l'homme", c'est une gentille comédie de moeurs sur les mésaventures d'un imposteur de petite envergure. Un triangle amoureux dans lequel les gags et répliques sont les points forts. Drôle une fois sur deux, le film souffre d'une lenteur qui plombe un humour qui aurait pourtant pu faire mouche. Manque de rythme et débit lent de la part des acteurs font plonger quelques dialogues. Mais pourtant on s'amuse bien car les idées sont là, on rie parfois et surtout on s'attache aux personnages. L'histoire a trés peu d'intérêt, beaucoups de grosses ficelles, elle est surtout véhiculeuse de gag(s). Sans être une comédie burlesque non plus, "Le sport favoris de l'homme" sans approche par l'effet de répétition, quelques chutes et idées absurdes. Il est aussi une comédie où le verbe à sa place en distillant discrètement ce fameux sport favori de l'homme qui n'est certainement pas la pêche...
Un film vintage & 60's; hormis des lunettes de bakélite nous trouverons dedans une caricature pas méchante de lesbiennes hystériques, des vrais-faux amis, quelques suggestions parfois habiles, & enfin, bien évidemment, quelques vérités malgré le fait que le schéma narratif use et abuse des clins d'oeils un peu lourds... Très tendance.
Vendeur dans un magasin de pêche, Roger a aussi écrit un livre sur le sujet et son avis est influant sur de nombreux clients. Malheureusement, personne ne sait qu'il ne sait pas pêcher et qu'il a horreur de ça... jusqu'à sa rencontre avec Abigail... qui va notamment faire en sorte qu'il soit inscrit à un concours de pêche...
Fort d'une carrière s'étalant sur six décennies différentes, Howard Hawks commence à voir ses plus belles heures de gloire derrière lui lorsqu'il signe, en 1962, "Le Sport favori de l'homme". Se rapprochant parfois de son "Bringing up Baby", il signe une screwball comedie, genre qui n'était plus à la mode depuis bien longtemps et dont il avait lui-même participé à son succès.
Et finalement c'est une bien belle réussite ! Comme dans "Bringing up Baby", on retrouve le thème de la guerre des sexes, ici dominée par la femme qui va en faire voir de toutes les couleurs à Roger, qui ne demandait que du calme et de la simplicité. Hawks rentre assez vite dans le vif du sujet avant de bien prendre son temps et c'est assez vite plaisant à suivre, sans que l'intérêt diminue, notamment grâce au couple principal et l'humour basé sur des quiproquos, répliques et autres divers gags, parfois proche du burlesque.
Et ça marche ! Bien que ce soit très légèrement inégal et parfois un peu trop prévisible, l'ensemble s’enchaîne bien avec de vraies trouvailles et quelques idées lumineuses. Les allusions, surtout sexuelles, sont nombreuses et bien souvent assez subtiles et voir l'homme tourné comme cela en dérision est un régal. Hawks maîtrise bien tous les éléments du genre et ne tombe pas dans la lourdeur ou l’enchaînement trop rapide ou répétitif et prend le temps de dresser un portrait des personnages, auxquels on peut facilement s'attacher et/ou s'intéresser. Si Rock Hudson n'a ici, ni le talent, ni le charisme d'un Cary Grant, il s'en sort tout de même très bien, mais c'est surtout Paula Prentiss qui tire son épingle du jeu, ainsi que divers seconds rôles que Hawks ne néglige pas tel Maria Perschy ou Norman Alden en faux indien.
Howard Hawks, ne se souciant alors guère des modes de l'époque, démontre à nouveau tout son talent dans cette comédie basée sur la guerre des sexes qui s'avère vraiment plaisante à suivre et ne manquant ni de piquant, d'humour ou de charme.
Entre comédie romantique et absurde(un ours qui roule en moto,des personnages un peu doux dingues comme le patron a perruque,l'''Indien''qui cite mal son Confucius ).Un film stylé qui est bien plus qu'un film sur la peche.
À la modalité exclamative clamée par Hatari! (1962), vectrice d’épique, répond la modalité interrogative du titre original, Man’s Favorite Sport ?, qui laisse entendre toute l’ironie d’Howard Hawks et file d’emblée la métaphore sportive appliquée à la conquête amoureuse, thématique chère à son cinéma et, en particulier, à sa comédie. Le film est encadré d’images extérieures, qu’elles soient empruntées à divers magazines ou issues du cinéma muet, autant de diversions et digressions au moyen desquelles orchestrer le choc de deux êtres, ou plutôt la distance tenue deux heures durant entre ces deux êtres et un retardement burlesque dudit choc comme le préfigurent spoiler: les premiers plans et la menace d’un accrochage entre deux véhicules qui n’advient pas . Le binôme lui-même est redoublé par une amie allemande et le spectre d’une amante bientôt épouse qui se confondront au point de troubler la comptabilité d’un spoiler: faux Indien soucieux de tirer profit de la crédulité des clients – il doit compter sur ses doigts. En cela, le long métrage repose sur le faux-semblant, origine du quiproquo inhérent à Roger Willoughby et au paradoxe apparent qui sous-tend sa profession, et tient avec une habileté de maître l’équilibre entre la force d’une destinée s’abattant comme si elle était écrite – sorte de fatum comique – et l’irruption d’événements spontanés, à l’image des accidents de pêche nécessaires pourtant à la victoire. Telle la partie de chasse organisée dans Hatari!, le concours de pêche conçu par Man’s Favorite Sport ? rassemble deux idées pourtant opposées : celle d’un éloge de la puissance et de la technique masculines, ce sport étant exclusivement affaire d’hommes, invalidée par celle d’une impuissance à maîtriser l’art de la pêche qui fait naître un autre art, celui du mensonge, affaire des femmes. Voilà aussitôt le corps élancé et bien sculpté de Rock Hudson dégradé à l’état de vilain petit canard barbotant et tombant du nid, ridiculisé par le cadre et secoué par cette « tempête » qu’est la gent féminine. La mise en scène, toujours aimantée par les contraires, cultive la fixité et la lenteur, mimétique en somme des déplacements lourds et incertains de Roger qu’Abigail juge « figés » puis « fades » ; elle s’appuie sur des décors intérieurs symboliques, spoiler: telles les deux portes disposant chacune d’une couleur (le bleu pour lui, le rouge pour elle) que les entrées et sorties intempestives fusionneront . La clausule répète une dernière fois ce décalage par le rappel du choc suivi d’un dialogue poussif prononcé par deux comédiens immobiles. La nature sauvage est bien celle, pour l’homme, de la femme, et le « sport favori » n’est ni la pêche ni la chasse mais bien l’amour – on l’aura compris. Une comédie brillante.