Armageddon Time
Note moyenne
3,7
4306 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

296 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
77 critiques
3
83 critiques
2
68 critiques
1
24 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2022
Sorti vidé du drame spatial Ad Astra, dont il fut partiellement évincé de la post-production, James Gray opère un retour aux sources. Au sens littéral, puisqu'avec Armageddon Time est un auto-portrait assumé. Il ne s'inscrit cependant pas dans une veine comparable aux mises à nu réalisées par certains collègues, de Tarantino à Paul Thomas Anderson en passant par Richard Linklater.

Gray ne s'est probablement jamais autant épanché sur son enfance et sa vision des années 80. Une époque aux couleurs antomnales, sonnant la fin du soleil, du bouillonnement, de l'enthousiasme. Une idée fort éloignée du révisionnisme imaginaire dont une partie des séries/films américains nous abreuve depuis une décennie. Mélancolique oui, nostalgique non. Sans forcer le trait, Gray est remonté contre l'ère Reagan, top départ d'un ultra-libéralisme amplifiant inégalités et injustices sociales (segmentation scolaire, discrimination). Le temps d'une apparition surprise, le réalisateur établit un parallèle tout aussi dégoûté entre cette période et nos dernières années.

Armageddon Time est une œuvre douce-amère, du propos à la mise en forme (photographie austère, décors froids). Une fin de l'enfance programmée pour Paul (Banks Repeta, prodigieux), héritier en ligne directe du Antoine Doinel des 400 coups. Ma plupart de ses repères vont être ébranlés, une partie des nôtres avec. Le film a beau être programmatique dans ce qu'il annonce, Gray ne sombre pas dans les lieux communs. Il regarde la famille Graff avec ce mélange de tendresse et de chagrin alors qu'elle semble coincée dans ses contradictions, par rapport à ses principes ou sa douloureuse histoire. Garder les yeux au sec ne va pas être aisé, c'est le moins qu'on puisse dire.

Au delà de ces considérations, Armageddon Time est avant tout l'écrin parfait pour des interprètes motivés (comme ce fut le cas de tous les précédents Gray). Anne Hathaway, Jeremy Strong et Jaylinn Webb rivalisent de naturel et d'intensité pour nous emporter. Une fois de plus, Anthony Hopkins ensorcelle la caméra dans le rôle d'un papy gâteau, seul à même d'établir un dialogue avec Paul. Aucun effet tire-larmes, juste la captation d'un passage à l'âge adulte dans la douleur et pourtant synonyme d'accomplissement.
Korbô D.
Korbô D.

16 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2022
James Gray, après l'espace, revient avec un film plus intimiste (bien que les themes favoris du cineaste soient tjr là). La simplicité du film touche. Hopkins vous tirera une larme.
Simple et puissant.
Ismael
Ismael

127 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2022
Dire qu'il a fallu attendre le 19 novembre pour voir le meilleur film de l'année. Mais ça valait le coup. Aprés ça peut être intéressant d’expliquer pourquoi, car malgré les excellentes critiques pro pas toujours suivies par le public, le synopsis du film n'est pas forcément emballant à sa simple lecture.
D'emblée disons le, contrairement à la majorité des productions actuelles, Armageddon Time n'est pas un énième film "dans l'air du temps" et cela ça fait du bien, un bien fou même. Mais ce n'est non plus un film historique ou une biographie d'un personnage célèbre comme on nous en propose régulièrement.
En vérité le film de James Gray réussit l'exploit séduisant de régner-du moins par la qualité-sur les salles obscures de cette fin d'année 2022, tout en étant une œuvre d'un classicisme incontestable, "à l'ancienne" comme on dit, presque vieille école en réalité.

Pour commencer, ce qui est fort dans Armageddon Time , c'est qu'il ne traite véritablement d'aucun sujet, ce qui ne signifie pas pour autant que des sujets n'y soient pas traités. Il s'agit d'une tranche de vie familiale s’étalant sur une période d'environ 6 mois ou peut-être une année (ce n'est pas trés clair) ou l'on montre des gens ordinaires dans le New-York (Queens plus exactement) des années 80. Et c'est tout? Ben quelque-part oui.
Bien sur qu'il y a des thèmes dans Armageddon Time, mais ces thèmes sont ceux de la vraie vie, qui ressortiraient finalement si on réalisait un documentaire approfondi, sérieux et non biaisé sur le quotidien d'une famille ordinaire. Comme dans la vraie vie donc il est question en filigrane de sujets essentiels: la place de l'école dans la société , les aspirations de la classe moyenne , le racisme évidemment avec le personnage du copain noir du fils, mais aussi la place de l'artiste dans le monde contemporain. La liste n'est pas exhaustive. Mais ce qui est impressionnant, c'est que aucun de ces sujets n'est porté en étendard par le film et tous s'incarnent naturellement dans les situations et les discussions entre les personnages.

Et puisque on parle des personnages qui constituent le coeur du film on va donc être amenés à parler des acteurs qui les incarnent. Ils sont évidemment impressionnants. Il y a Anthony Hopkins bien sur, le patriarche. Tout le monde l'attend et il est là, puissant, mémorable. Mais ce n'est pas le seul, Anne Hathaway elle aussi crève l'écran, ainsi que son mari incarné par Jeremy Strong, un personnage bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Quand aux deux gamins, qui sont finalement les principaux héros de l'histoire, ils sont criants de vérité.
Autour des acteurs, gravite une mise en scène taillée au couteau. La reconstitution du New York des années 80 est parfaite, C'est intense et suffocant, sans la moindre scène inutile ou temps mort.

On est vraiment dans le cinéma en tant que septième art , celui qui parvient à rendre passionnant par son simple traitement les préoccupations sociales et existentielles, pourtant assez ordinaires, de gens qui nous sont de surcroît inconnus. Ça s'appelle le talent d'un réalisateur, ca s'appelle aussi l'art tout simplement.
Christophe G
Christophe G

5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 novembre 2022
on pleure pas, on rigole pas, pas d'intrigue, pas de suspense, pas de peur, pas d'action, pas d'histoire... Juste de l'ennui pendant 2 heures.
Ce film n'a rien a faire dans une salle de cinéma!
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2022
Ce film est un mélange de réussite et de négligences. Le banc titre du début est inexistant ( au moins nous ne sommes pas submergés par une dizaines de producteurs et de distributeurs!).Le film a tous les défauts de son époque ( scènes trop sombres trop nombreuses ,fin coupée court...): ce ne sont pas des défauts majeurs, mais ils indisposent.
Par contre ,le film est une réussite dans le relationnel inter générations entre adolescent, parents et grands parents très bien observé ici et les spectateurs devraient s'y retrouver. C'est aussi une certaine Amérique démocrate qu'on retrouve ici. L'interprétation est sans bavure mais le personnage du grand père joué à la perfection par Anthony Hopkins sonne très juste. Ces qualités font oublier certaines imperfections sur la forme
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2022
Les deux gamins ont été au départ si agaçants que j'ai eu par la suite beaucoup de mal à être touché par leurs errances. J'ai donc regardé ce film en comprenant qu'il était beau et fort et en sachant qu'il fallait être ému, mais sans l'être réellement.
Isaac L
Isaac L

12 abonnés 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2022
Pas vraiment le chef-d'oeuvre annoncé, Armageddon Time n'en demeure pas moins un bon film de James Gray.
On sent que c'est un film personnel pour le réalisateur, et il parle de beaucoup de sujets très importants et touchants : l'amitié, les rêves, le cercle familial, le racisme,etc... Au début, je n'ai pas réussi à saisir ce côté dramatique, il y avait beaucoup de second degré et ça m'a un peu laissé sur le côté. Et puis, d'un coup, le film semble embrasser son potentiel dramatique, et bon sang, qu'est ce qu'il y parvient. Et cela se ressent dans le jeu des acteurs, qui sont extrêmement bien dirigés ici : Anne Hathaway et Jeremy Strong émane détresse et colère tandis que le grand Anthony Hopkins m'a donné les larmes aux yeux.
La mise en scène est très bonne, mais j'aurais aimé que les décors New Yorkais soient plus mis en avant.
Pas un chef-d'œuvre, mais un bon film très touchant.
Espanita Ortega
Espanita Ortega

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 novembre 2022
Quelle déception! Aucune histoire! Je me suis vraiment ennuyée malgré le très bon jeu d'acteurs qui sauve le film du zéro pointé!
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2022
James Gray est un de mes réalisateurs préférés. Armageddon Time touchera surtout les personnes qui accrochent à ses thématiques de prédilection. Ce film pourrait être son dernier, tant il embrasse toute sa filmographie, dans un récit des plus personnels. Intimiste, beau visuellement et qui semble simple, il est pourtant extrêmement dense dans son discours. Mes larmes ont coulé comme jamais car on ressent que James Gray se livre totalement mais aussi grâce à la grande prestation des acteurs, des jeunes aux vieux. Hopkins et Hathaway sont bouleversants. Emporté par ce flot d'émotion, je n'ai jamais trouvé le temps long.
Le résultat est très touchant et chacun pourra se reconnaître dans cette belle autobiographie, un film à voir absolument pour ceux qui ne cherchent pas uniquement le cinéma popcorn.
Maurin A
Maurin A

4 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2022
On devine un biopic du réalisateur sur lui même.
Un casting grandiloquent qui est a la hauteur, Anne Athaway notamment. Mais ce casting n'enlève rien à la banalité de l'histoire.
Ce film témoigne de l anti conformisme ambiant de rigueur à notre époque. Sous couvert d'une critique négative de la pensée dominante des années 80, le réalisateur défend celle d'aujourd'hui. Les rebelles d'hier sont les chiens de gardes d'aujourd'hui.
A part ça, on s'ennuie, le film ne raconte pas grand chose tout y est absolument consensuel.
Bref, pas ouf.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2022
Le but du film est de parler du rêve américain et de ce qu'il faut piétiner autour de soi pour y arriver.
Mais il y a rêve et rêve. Et l'on n'a pas forcément envie d'écraser les autres. Les sensibilités sont donc à fleur de peau ici. Et c'est génial de filmer le gamin de façon qu'il nous agace vraiment du début à la fin. Histoire de montrer ce qu'il aura à endurer pour se construire. Car personne ne comprend les rêvasseries d'un enfant-artiste. Lui seul le peut.
Antony Hopkins joue cependant (et à merveille) le grand-père qui peut comprendre et conseiller son petit-fils. Qui d'autre pouvait le jouer d'ailleurs ?! Il comprend son petit-fils qui ne veut pas suivre le chemin des autres (l'art seul intéresse le gamin). Il lui conseille en plus de se rebiffer quand les autres se moquent. Cette sagesse du grand-père vient peut-être d'avoir su vivre à force d'avoir voulu survivre (comme ses propres parents avant lui). Survivre par exemple dans un monde où le bénéfice du doute n'est pas un droit pour tout le monde (de nos jours il l'est davantage).
Le film ne dit pas ce que le gamin devient dans la vie. On le voit juste, à la fin, quitter une énième démonstration de mise au pas (animée par le père de Trump dans une salle des fêtes). Le gamin n'a vraiment pas apprécié l'école, où l'on y fait trop l'apprentissage de la non-sincérité et de la lâcheté (pour ne pas dire racisme).
Mais ce que le film ne précise pas, c'est qu'il raconte la propre vie de son auteur. Une fois qu'on sait cela, on se dit donc que le gamin du film n'a pas échoué. L'auteur n'en fait pas une leçon à suivre pour autant. C'est donc un film intelligent, puisqu'en effet il y a sans doute beaucoup de gamins du même genre qui échouent. Faute de génie ? Faute de grand-père ? Faute de courage ? Faute de chance ?
Le titre n'a rien à voir avec le film, ou si peu qu'on pense que c'est une bêtise. Il n'a de sens que pour son auteur (quand on l'interroge). Il aurait pu l'appeler "Kandinsky" (ceux qui verront le film comprendront).
A.G.
DoV
DoV

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2022
Histoire émouvante, sans personnages caricaturaux, en équilibre entre le bien et le mal. Le jeune acteur qui joue Paul est impressionnant.
oldsport
oldsport

16 abonnés 96 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 novembre 2022
Je sors tout juste du Max Linder(quel écran mes amis!) et j'avoue ne pas avoir été emballé par le film.On est parfois pas loin de Arnold et Willy pour le pire et Au revoir les enfants pour le mieux.A vouloir maîtriser l'émotion en permanence,Gray en oublie son propos :la naissance d'une vocation qui devrait être un torrent de sensations !Au lieu de cela on a le droit à un film d'ados initiatique peu captivant avec la jolie photo de Khondji et c'est à peu près tout...une déception !
strapontin
strapontin

23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2022
Un très beau film qui raconte l'histoire d'une enfance confrontée à la différence, les inégalités et les préjugés. Une belle histoire d'amitié et de vie d'une famille d'immigrés de l'Amérique des années 80.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2022
James Gray est un grand auteur, c’est indéniable. On l’a connu avec ces grands polars feutrés et chics aux faux airs de tragédie grecque contemporaine tels que les excellents « The Yards », « La Nuit nous appartient » ou même « Blood Ties ». Hormis ce volet très axé sur le banditisme qui semble être la colonne vertébrale de son œuvre, il a fait quelques incursions aussi dans les genres dramatiques (« The Immigrant ») et romantique (« Two lovers ») avec toujours l’ombre de ces polars qui planaient au-dessus. Puis gros virage il y a quelques années, comme s’il avait fait le tour de la question. L’auteur nous a offert deux œuvres massives et très ambitieuses : un film d’aventures très psychologique et particulier que l’on n’avait détesté (« The Lost City of Z ») et un grand film de science-fiction minimaliste et désespéré que l’on avait adoré (« Ad Astra »). Aujourd’hui, il nous livre son film le plus personnel, en partie autobiographique puisqu’il nous conte une partie de son enfance sous forme d’un récit initiatique et d’apprentissage. Avec, en filigrane, une peinture des eighties new-yorkaises et de nombreux courants qui y sont rattachés, de la montée du libéralisme sauvage sous la présidence de Ronald Regan à une autopsie du racisme systémique et des rapports de classe. Une œuvre à la fois monstre et minuscule qui semble en imposer et qui étrangement emballé la presse professionnelle mais visiblement pas le public. Et on se range du côté de ce dernier tant « Armageddon Time » n’a rien d’extraordinaire.

On ne peut pas reprocher grand-chose sur la forme, très appliquée, comme toujours chez Gray. D’autant plus qu’il s’est entouré de l’un des plus grands directeurs de la photographie en activité, Darius Khondji. Les images sont donc très belles mais pas non plus renversantes. La reconstitution de l’époque est belle et simple sans en faire trop dans un excès d’accessoires ou de décors. On peut en dire même sur les acteurs, des vétérans comme Anthony Hopkins aux jeunes enfants, tous très bien. C’est plus dans la teneur de ce récit qui peine à réellement nous captiver sur les deux heures qu’il dure que l’on tique. On est même souvent à la limite de s’ennuyer. Et tout cela est très sentencieux, notamment dans chaque leçon de vie procuré par les parents ou le grand-père. Mais, surtout, on suppose que Gray aurait voulu que le spectateur soit ému par ce qui se déroule à l’écran mais il n’en est rien. C’est comme si on assistait à une réunion de famille qui n’est pas la nôtre ou que l’on feuilletait un album photo d’étrangers. On reste en dehors de ce qui se joue. Et les grandes thématiques abordées par le film sont importantes mais la manière de faire est classique et n’apporte pas de grandes pierres à l’édifice des œuvres contestataires et/ou engagées. C’est même plutôt fait en catimini. Alors, poliment certes, mais avec « Armageddon Time », on demande à mister Gray pour passer notre tour et on espère le retrouver dans une œuvre plus fédératrice ou dans un nouveau genre pour une tentative de transcendance comme il sait si bien nous les offrir.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse