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iof
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3,5
Publiée le 11 novembre 2022
Un film doux amer sur un enfant blanc, issu des quartiers populaires du Queens à New York où son seul ami est un enfant noir. Ami mais "mauvaise fréquentation" pour sa famille qui le fait entrer dans une école privée, tenue par la famille Trump, farcie de blancs, riches et racistes. Pour tenter de venir en aide à son ami, il commet un larcin qui les conduira tous les 2 en garde à vue. L'un s'en sort avec une leçon de morale, l'autre entre en prison...
Les critiques presse sont dithyrambiques et celles du public sont enthousiastes. Qui suis-je pour faire la moue ? Mais je sais qu’il suffit parfois de répéter quelque chose à l’envie pour persuader tout le monde que c’est vrai même si ce n’est pas le cas. Je pense donc que ce film bénéficie de faveurs empêchant les uns et les autres d’être davantage critiques. Pourquoi ? Mystère. Sur le fond, un contexte familial. Un gamin, gentil mais un peu rebelle et surtout rêveur dans son monde ou celui de demain qu'il s'imagine. N’ayant pas de soucis matériels dans sa famille (où il n’est pourtant pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche), il coule des jours heureux dans l’apprentissage et la confrontation avec le monde extérieur. Le grand-père est toujours là pour repasser derrière la mère (sa fille) ou le père afin de fournir quelques judicieux conseils et objectifs de vie au préado et ainsi apaiser les tensions intrafamiliales. Quiconque est passé par là sait que ce n’est pas toujours facile et que chaque parent a sa part de maladresses. Le gamin a pour ami un collégien noir qui lui est socialement dans la mouise. Pauvre et noir dans l’Amérique des années 1980 c'est multiplier les obstacles dans un système sociétal et institutionnel qui ne pardonne rien et n'aide pas. Le cadre d’un bon scénario est ainsi tracé. Mais peut-être parce que le réalisateur qui raconte en fait cette période telle qu’il l’a vécue de sa place n’a pas eu une vie si extraordinaire que ça, ça manque de contenu, de ressorts. Raplapla quoi... Davantage de l’ordre du téléfilm que le grand film de cinéma annoncé et vanté.
Un film tout mignon sur grosso modo la tolérance mais c'est traité en surface, l'amitié, la lâcheté, l'abandon. Ya une ambiance et c'est plutôt jolie visuellement.
Il faudra qu'un jour je revoie "Little Odessa" pour, peut-être, arriver à comprendre pourquoi j'avais aimé ce film et, pourquoi, depuis, les films de James Gray me sont tous, à part "The immigrant", plus ou moins insupportables. Dans "Armageddon time", titre emprunté à la chanson "Armagideon Time" de Willie Williams sortie en 1979 et presque immédiatement reprise par The Clash dans la version qu'on entend dans le film, James Gray se replonge peu ou prou dans sa jeunesse new-yorkaise en racontant de façon très paresseuse l'amitié entre Paul, un adolescent, rejeton d'une famille juive et de condition relativement aisée (mais beaucoup moins que ce que prétend Paul) et Johnny, un copain rencontré dans un collège public, un adolescent noir issu d'une famille très pauvre. James Gray essaye vainement de nous tenir en haleine à coup de grossiers tours de passe-passe scénaristiques et essaye également, mais de façon très maladroite et sans aucune finesse, de nous raconter ce qu'a été et ce qu'est toujours le racisme aux Etats-Unis, racisme anti-juif à une époque, anti-noir à toutes les époques. Dans une distribution qui, globalement, ne relève pas le niveau du film, seul.e.s Anthony Hopkins, dans le rôle du grand-père de Paul, et Anne Hathaway dans celui de sa mère arrivent à tirer leur épingle du jeu. A titre anecdotique; le film nous fait rencontrer le père et une des soeurs de Donald Trump, tous deux impliqués dans le fonctionnement du collège privé dans lequel les parents de Paul décident à un moment de mettre leur fils.
Un magnifique film, le plus personnelle de James Gray, le plus simple aussi dans la forme de récit, exit les milieux mafieux, le film d'aventure ou la SF, et c'est parfait. Car c'est l'un des films les plus majeurs de son cinéaste, c'est brillant, émouvant, avec cette caméra à hauteur d'enfant. Il y a plein de destiné, des relations, des personnages forts, des questionnement sociaux... Le tout magnifiquement filmé, avec une belle photo, et brillamment interprété. Bref l'un des meilleurs films de l'année, qui confirme le statut de James Gray parmi mes cinéastes favoris
Déjà le petit là j’ai tellement envie de lui mettre des baffes, il est insupportable.
À partir de là, c’est compliqué.
Oui c’est bien réalisé, la photo est sympa et les acteurs jouent bien (les enfants pas trop d’ailleurs) mais ça m’ennuie profondément. Heureusement la fin relève un peu le niveau mais ça suffit pas.
Et quand même, une fois de plus, James Gray est un maître pour faire de son film une ambiance, c’est ce qui le sauve. On pourra encore lui reprocher d’avoir la même ambiance pour chaque film, mais au moins c’est sincère.
Merci James Gray pour ce chef d’œuvre incontesté. Un film qui traite de nombreux sujets difficiles avec intelligence et émotion. Les acteurs sont fantastiques, la musique et la photographie également. Une véritable pépite n’hésitez pas une seconde avant d’aller le voir. Attention, ne faites pas mon erreur et munissez vous d’un paquet de mouchoirs avant, ce n’est qu’un conseil !
Un film faussement simple qui narre avec humour et tendresse l'histoire d'une famille moyenne dont on se sent proche. Des grands-parents issus de l'immigration, des parents parfois débordés, des ados plein de vie, de belles idées et en recherche d'amitiés et de complicité. Et puis la réalité qui n'est pas si facile à accepter, teintée de racisme - ou d'ostracisme- toujours prêt à surgir. Un film très autobiographique, sans images chocs - pas de violence armée, pas de sexe, juste des mots qui font mal. Un film dans le Queens de New-York des années 80. Le conteur James Gray après s'être perdu dans l'espace et la cité perdue de Z, est revenu chez lui. Allez en famille voir ARMAGEDDON TIME, vous m'en direz des nouvelles. Ne serait-ce que pour déguster encore une fois Anthony Hopkins.... Mais le jeune Banks Repeta (Paul) est à la hauteur, ainsi que Anne Hathaway en mère juive débordante d'amour et d'initiatives dans la communauté. Cinéma - novembre 2022
Avec « Armageddon Time » James Gray questionne à nouveau la réalité du rêve américain. Ce petit fils d’émigré russe le fait cette fois à travers le portait autobiographique de Paul, 11 ans en 1980, année de l’élection de Ronald Reagan. Pour James Gray cette élection constitue à jamais un tournent vers une société américaine de plus en plus clivante, et sûre de son hégémonie mondiale.... Empreint de nostalgie tout en retenue, baignée par une très belle image sépia, il raconte le passage à l’âge adulte de Paul. Ce récit d’apprentissage se construit tant à partir de l’émancipation de l’autorité familiale et ses dilemmes affectifs, qu’avec son éveil à une conscience politique qui refuse cette idéologie ancrée dans la soif du pouvoir et de l’argent, la segmentation sociale et raciale. James Gray signe une magnifique chronique familiale intime et puissante.
Paul Graff entre en 6ème, le petit devient grand et se retrouve en collège public ce qui nous interroge aussitôt quand on sait que le frère aîné est en collège privé, pourquoi lui et pas l'autre (?!) on ne saura jamais. James Gray préfère se focaliser sur une seul paramètre : le racisme, ou plutôt le jeune Paul confronter pour la première fois racisme. C'est un peu court dommage, et forcément le film devient un peu trop moralisateur et donneur de leçon alors qu'on s'attendait à une chronique sur un jeune ado qui grandit et passe un cap vers l'âge adulte. Le plus maladroit se trouve sur une scène qui est aussi, paradoxalement, la plus réussie. Cette scène est celle où Paul rejoint son grand-père pour lancer une fusée, une séquence magnifique, touchante, et ne même temps on est déçu que le grand-père impose une leçon anti-racisme sans que Paul n'y comprenne rien, ni sur l'instant ni plus tard. Par là même, Paul reste un enfant, on peut avoir du mal à comprendre qu'il n'y a pratiquement aucun passage bonheur ou de jeu. Heureusement, James Gray reste un des meilleurs de sa génération, il offre une mise en scène élégante et subtile, un joli écrin pour une reconstitution eighties qui ne l'est pas moins. Pas le meilleur film du réalisateur mais ça reste un très bon moment cinéma surtout pour ceux qui sont de la même génération comme votre serviteur. Site : Selenie
Encore une merveille réalisée par James Gray. Après la beauté métaphysique d''Ad Astra, on retrouve, avec beaucoup de grâce contenue, des thèmes chers à ce magnifique cinéaste que sont la famille, la violence politique et sociale, mais aussi, par dessus tout la quête éperdue de la Beauté, où qu'elle se trouve. Encore un chef d'œuvre servi par de jeunes interprètes inoubliables et un émouvant Anthony Hopkins.
Le casting riche de ce film laissait présager d'une belle histoire et surtout authentique et profonde.
Il s'agit en faite d'un film où tout est totalement prévisible, alors qu'il ya pas mal de thématiques très intéressantes à développer: la différence des classes, l'incapacité du système scolaire à gérer la différence , l'échec scolaire et surtout la violence envers les enfants car de ce coté là certaines scènes sont limites .
Mais finalement on ressort de ce film comme on y est rentré car toutes ces thématiques sont présentes mais sans être developper.
James Gray signe ici un film très autobiographique, sans doute le plus abouti de sa riche carrière. On assiste à la naissance d'une amitié entre deux garçons qui ont pour point commun de refuser la discipline scolaire. L'un est juif et plutôt aisé, Paul, l'autre est noir et vit avec sa grand-mère souffrante, Johnny. Ce choc des cultures dans le quartier du Queens en 1980 est restitué à merveille avec comme toile de fond l'avènement de Reagan et les prémices de l'Amérique Trumpiste. Ces deux-là vont faire les 400 coups et cela va contribuer à renforcer leurs liens. James Gray insiste bien sur l'importance de la famille avec un père désabusé de voir son fils vouloir mener une vie d'artiste, mais surtout un grand-père admirable de tolérance et d'amour (Anthony Hopkins une nouvelle fois grandiose). Un hymne à l'enfance et surtout une ode à l'amitié qui font de ce film introspectif un pur moment de bonheur et d'émotion.
"Armageddon Time" plébiscité par la presse, en compétition cette année au festival de Cannes est un drame autobiographique convenable dans l'ensemble. En effet le réalisateur James Gray s'inspirant de sa propre jeunesse signe une chronique socio familiale tendre parfois émouvante évoquant au passage la fin de l'innocence, le racisme ordinaire, l'exclusion sociale aux Etats-Unis avec un casting 5 étoiles (Anne Hathaway, Anthony Hopkins, Jeremy Strong et la révélation du film le jeune Banks Repeta) même si j'ai trouvé l'ensemble parfois un peu trop simpliste à mon goût.