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Saza Rce90
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0,5
Publiée le 13 mars 2021
je n’ai jamais vu un film aussi nul de ma vie. J’ai été très attirée par la bande-annonce mais alors ce que j’ai été déçu. Les personnes ne sont pas attachants, je trouve l’histoire tirée par les cheveux. Je le déconseille fortement.
Les rebondissements reposent avant tout sur le jeu du chat et de la souris avec la police qui poursuit le pauvre auteur d'un son suicide râté. Le cinéaste s'amuse à ridiculiser la police, un peu pamphlétaire forcément, un peu facile aussi. Cette fois Dupontel joue surtout sur la corde sensible où les larmes peuvent couler sur 2-3 passages. Le trio fonctionne à merveille, Virginie Efira est merveilleuse, très émouvante également, Dupontel parfait comme d'habitude et sa complicité avec Nicolas Marié est toujours aussi jubilatoire grâce notamment à des joutes verbales savoureuses. En conclusion, Dupontel signe un nouveau film toujours aussi original et foisonnant, mais à la drôlerie beaucoup plus compensé par une bonne dose de sentiments même si on ressent un pessimisme assez nouveau chez Dupontel. Après autant de grands films on excuse l'artiste qui nous fait passer tout de même un très bon moment. Site : Selenie
Autant Albert Dupontel m'avait ravi les yeux avec son film 'au revoir la haut' dont j'avais apprécié la maitrise scénaristique et cinématographique, autant j'ai rejeté 'adieu les cons' pour de multiples raisons. Tout d'abord j'ai déploré le scénario débridé, déstructuré, incongrue, simpliste dépeignant les fonctionnaires de façon grotesque et caricaturale à la limite de la 'débilité'. Les scènes se succèdent de façon frénétique, parfois grotesques dans un environnement épuré au strict nécessaire sans vie tel un fond de dessin animé. Les acteurs surjouent quelque soit leur rôle, les textes sont inconsistants, les émotions sont 'forcées' et décalées. La 'mayonnaise' ne prend pas, la magie est absente, la poésie n'est pas au rdv. J'attendais beaucoup de ce film suite aux critiques élogieuses et je me suis ennuyé du début à la fin. Dommage.
Il nous avait manqué Albert Dupontel. Après “Au-revoir là-haut” en 2017, le cinéaste revient trois ans plus tard avec “Adieu les cons”. Virginie Efira est Suze Trappet, une coiffeuse de 43 ans qui apprend qu’elle va bientôt mourir d’une maladie. Avant de partir, elle décide de retrouver l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait 15 ans. Sur son chemin, elle croise un quinquagénaire brillant des affaires internes d’une administration, mais suicidaire, et un aveugle, en charge des archives. A eux trois, ils se lancent dans une quête à cet enfant perdu. “Adieu les cons” est une poésie hilarante. Touchant de bout en bout, le film parle pourtant de déceptions, de regrets et de tristesses. Seul Dupontel sait aborder tous ces sujets avec la plus grande des finesses et en faire des oeuvres bouillonnantes de tendresses. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
On retrouve bien l'univers et le style d'Albert Dupontel, à la fois poétique et caustique, absurdement réaliste. Virginie Efira confirme ses talents d'actrice dramatique sans chichis. Adieu les cons est une fable moderne. Seule ombre au tableau, spoiler: je n'ai pas apprécié la toute fin qui laisse un goût plus amer que véritablement poétique .
Ça me fait mal de mettre une aussi mauvaise note étant un fan de tous les films de Dupontel mais là c'est l'accident. C'est lourd, les situations poussives, les acteurs ne semblent pas trop y croire non plus. Ça se veut une critique sociale mais on tombe dans la caricature jusqu'au ridicule, l'aveugle aux archives, les flics complétement débiles pour ne citer que ça. Allez on oublie tout, Albert va se reposer un peu et nous revenir en meilleure forme pour un prochain bon film.
Le cinéma français est en état de mort cérébrale. Sous perfusion de nos impôts, il n'a pas complétement disparu, malheureusement. Comédie très bas de gamme où on a essayé de faire de l'humour sur une sombre histoire d'une mère qui avant de mourir veut voir son fils. spoiler: Un geek cinquantenaire improbable qui rate son suicide et un aveugle aussi serviable qu'inutile qu'on a rajouté pour essayer de faire rire. Voilà une équipe qui devront fuir les flics méchants qui, bien sûr, oppressent et tuent les innocents. Course poursuite pour terminer droit dans le mur, c’est nullissime.
Après le succès d'Au revoir là-haut que j'avais bien aimé, Albert Dupontel revient à la comédie dont il signe le scénario comme tous ses films. Sont présents au casting Virginie Efira qui ici comme ailleurs depuis plusieurs années joue une femme malheureuse (Suze Trappet), très malade il lui reste peu de temps à vivre, Nicolas Marié dans le rôle d'un archiviste aveugle (monsieur Blin) et Dupontel dans le rôle d'un geek suicidaire (JB). Ces trois personnages solitaires vont se réunir afin de retrouver l'enfant que Suze alors adolescente a abandonné à la naissance.
L'intrigue ne tarde pas à commencer avec une scène spectaculaire où un cadre informatique en fin de carrière tente de se suicider après une déception professionnelle, et c'est là que les ennuis commencent... Suze qui ne connaît rien de JB à part sa profession le kidnappe alors qu'il est évanouit dans le but d'obtenir de l'aide pour retrouver son enfant, comment arrive-t-elle à le porter? Comment peuvent-ils sortir du bâtiment aussi facilement après le carnage? Chaque rebondissement du film paraît aussi artificiel, certes Dupontel revient dans le registre de la comédie burlesque qui a fait sa réputation mais faut-il encore que l'histoire soit un minimum crédible pour que l'on puisse s'attacher aux personnages et au récit. Adieu les cons ressemble à un dessin animé pour adultes où les figures d'autorité dans la police et l'administration n'ont aucune épaisseur et sont toutes ridicules. La critique sociale est pour le moins limitée: les flics sont des cons, les fonctionnaires parlent comme des robots et les décideurs ne sont que fourberie et bassesse.
Le rythme du film est excessivement rapide ce qui ne laisse pas de place pour explorer avec profondeur les personnages, la jeunesse de Suze est décrite par un flash-back bâclé, tout comme la cécité de monsieur Blin, ce personnage d'archiviste aveugle est aussi peu drôle que celui de l'avocat bègue dans 9 mois ferme, on le fait conduire une voiture, il se prend des murs et des portes, répète comme un fou chaque fois qu'il est cerné: "Un handicapé ne va pas en prison! Un handicapé ne va pas en prison!", c'est d'un burlesque balourd, à côté Benny Hill c'est Buster Keaton. Dupontel tourne autour d'un triangle amoureux entre ses personnage, l'archiviste est visiblement sous le charme de Suze et tente d'évincer JB de l'aventure. Tout cela n'est pas très convaincant, Suze ne pense qu'à retrouver son enfant, JB semble asexué, l'archiviste est tout seul dans cette histoire.
Même la réalisation de Dupontel que certains trouvaient trop clinquante dans Au revoir là-haut est devenue étonnamment tranquille, ce cinéaste semble avoir perdu son appétit de cinéma, mis à part la tentative de suicide avec la fuite des témoins terrorisés où j'ai un peu vibré, je serais bien en peine de citer un plan ou une scène marquants. Des gens riaient dans la salle (une avant-première en présence du réalisateur cela dit), le film plaira peut-être beaucoup aux fans de Dupontel mais pour moi Adieu les cons restera une expérience sur l'incompatibilité d'humour.
On ne sait ce qui est pire, dans ce film : la superficialité de la forme, abêtissante et convenue (en dépit de son esprit alter'), ou la bêtise crasse d'à peu près tout ce qui s'y dit, et qui soulève le cœur - s'il ne l'a pas déjà anesthésié. Paradoxe : voulant dénoncer une civilisation inhumaine et artificielle, et réhabiliter la gentillesse "made in Dupontel", Dupontel nous inflige un film superlativement artificiel, d'où l'humain (complexe, étrange, insaisissable - et non prévisible, mécanique et manichéen) a totalement déserté. L'humanité, selon Dupontel, c'est une espèce de fantasme populo-arrogant sans la moindre ombre de réalité ni d'épaisseur, et qui ne va résonner que dans l'esprit d'un bourgeois triste ayant passé jeunesse, déçu de lui-même, et donc de la vie - malheureusement, ça fait beaucoup de monde, et garantit quelques César dans Paris. La superficialité la plus autosatisfaite, ce film s'attache, avec succès, à s'y vautrer, et il nous donne à observer, barbotant dans sa fange ignoble et repoussante, des personnages en plastique (pas même en cire - en tout cas, creux) auxquels on ne croit pas un instant, et qu'on voudrait n'avoir jamais connus, eux, maltraités et mis en cage, non par la méchante société, mais par le réal' lui-même - et qui n'ont d'autre âme ni odeur que les "idées" informes sortant de son magma interne et toxique, qu'on n'ose appeler esprit, et qui prévient toute possibilité de profondeur de jeu. Un étonnement demeure : qu'on soit parvenu à gâcher autant d'argent et de temps dans ce monstrueux Zéro. Adieu les cons, bonjour tristesse...
"Au revoir là-haut" ? Une adaptation réussie, pour un film à la fois burlesque, ra(va)geur, poétique (et même onirique) - c'était le précédent opus (2017) Dupontel-réalisateur. 5 ans plus tôt, dans la même configuration (réalisateur/acteur dudit, sur un scénario original comme d'habitude - "Au revoir là-haut" étant donc l'exception..), "9 mois ferme" était aussi, globalement, une vraie réussite (plein de vie, de détails truculents, décapant et croquignolesque, entre "l'hénaurme" et la tendresse). La cuvée 2020 ("Adieu les c...") est d'autant plus décevante ! Une trame narrative mal maîtrisée, une relance de l'intrigue peu inventive, voire carrément poussive, des dialogues creux....et cela commence dès les personnages, non pas archétypaux seulementspoiler: (Virginie Efira en poitrinaire cherchant un rejeton dont elle accoucha à 15 ans sous X ; celui-ci devenu une pointure en informatique, futur cadre dirigeant - mais paralysé par la timidité en amour ; les commensaux d'occasion de la mère-chercheuse : Dupontel en suicidaire as de l'informatique - décidément.. un aveugle clairvoyant.. hum, un accoucheur Alzheimer...) , mais carrément caricaturaux... 1 (vague) étoile pour Nicolas Marié (habitué des castings Dupontel), voire Jackie Berroyer - respectivement archiviste non-voyant, et toubib tombé dans la démence sénile... Scène finale, se voulant sans doute "apothéose", morale et prophétique, et n'étant qu'overdose... de facilité.
Dupontel fait partie de ceux qui ont une réelle originalité. Si le comique fonctionne plutôt bien dans ce film, le scénario manque un peu trop ou de crédibilité, ou de fantaisie pour avoir une vraie consistance. On reste sur sa faim en se disant que ce film méritait de paraître un peu moins bâclé.