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Mme Hérisson
6 abonnés
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3,5
Publiée le 30 octobre 2025
C’est un film au carrefour de destins brisés. Entre une adolescente contrainte d’abandonner son enfant sous la pression de ses parents et qui, trente ans plus tard, pressée par la maladie, tente par tous les moyens de le retrouver ; un ingénieur en informatique suicidaire qui a sacrifié sa vie au travail ; et un aveugle relégué dans l’ombre d’une cave, leurs chemins se croisent par nécessité, presque par miracle. Ensemble, ils s’engagent dans une course effrénée pour la vérité sur le passé et contre la police. Le scénario est audacieux et engagé. Sans jamais tomber dans le moralisme, le film aborde avec justesse des thèmes de société aussi sensibles que la naissance sous X, le traitement des personnes handicapées dans le monde du travail ou encore le suicide. L’équilibre est subtil, le rythme soutenu, et la construction narrative, habilement ficelée. Si ce n’est pas un chef-d’œuvre bouleversant, c’est un film plaisant, fluide et captivant, qui se laisse regarder avec plaisir et vous offre un bon moment de cinéma.
L'œuvre d'Albert Dupontel est rarement décevante. spoiler: Et quand Adieu les cons sort au cinéma, spoiler: jamais un film n'aura paru tant en phase avec son époque, ses individualismes, ses égoïsmes, ses matérialismes, ses isolationnismes, ses addictions aux écrans qui abrutissent, ses manques d'humour qui asservissent, ses envies d'un jour qui aliènent, ses besoins d'amour qui entraînent. Jamais. Un petit coup de géniespoiler: , et puis une claque drôle, anxiogène, poétique, intelligente, déprimante, entêtante.
Je l'avoue en préambule, je ne suis pas un grand fan d'Albert Dupontel (acteur ou réalisateur). Et j'ai un peu de mal à comprendre certains avis dithyrambiques entendus à l'époque sur "Adieu les Cons". Je soupçonne l'effet de disette cinématographique provoquée par le covid en 2020, et les incitations en retourner dans les salles obscures qui avaient alors passé des jours très sombres. Non pas que "Adieu les cons" soit raté, loin de là. Il s'agit d'une farce qui se paie la tête de l'administration, des hôpitaux, et (surtout) des bavures policières. A travers l'histoire d'une mère en phase terminale à la recherche de son enfant né sous X. Et d'un cadre informatique accusé à tort d'avoir tenté d'abattre un collègue, alors qu'il s'agissait d'un suicide raté. La réalisation est très dynamique et relevée, on retrouve le ton "sale gosse" de Dupontel réalisateur. Dont plusieurs plaisanteries qui passent bien, parmi elles un caméo allumé de Terry Gilliam en vendeur de fusils de chasse. Mais voilà, la critique n'est pas des plus subtiles. Et la cohérence du scénario est trèèèès relative. On sent bien que l'aspect farce tente de le justifier, néanmoins ça n'excuse pas tout. Dupontel incarne un pro de l'informatique, capable de réaliser n'importe quel deus ex machina avec un simple PC portable, où qu'il soit. Ca fait surtout penser aux films des années 90, où l'informatique était mal connue ud grand public, et le hacker de service pouvait tout faire avec un pauvre PC. Sauf qu'en 2020, c'est légèrement difficile à avaler !
Avec Adieu les cons, Albert Dupontel signe une œuvre à la fois poétique, furieuse et profondément humaine, où la comédie et la tragédie s’entremêlent sans cesse. Dès les premières minutes, on retrouve cette mise en scène inventive et rythmée qui fait la marque de son cinéma : un enchaînement d’idées visuelles, de montages vifs et de trouvailles de mise en cadre qui donnent au film une énergie folle. Cette frénésie visuelle, presque burlesque, n’empêche jamais le propos d’exister — au contraire, elle amplifie le désespoir et la tendresse de ses personnages.
Le film trouve un équilibre rare entre émotion et humour. Dupontel aborde des thèmes lourds — la maladie, la solitude, la quête du sens — avec une légèreté teintée de mélancolie, transformant la souffrance en un geste de révolte et de beauté. Le message social et humain est fort : face à la froideur bureaucratique et à la perte de repères, il reste la solidarité, l’amour et la folie douce.
Les interprètes servent admirablement cette vision : Virginie Efira émeut par sa justesse, Dupontel reste sobre et sincère, et Nicolas Marié apporte une note d’humour tendre et lumineuse. Le tout est sublimé par une direction artistique audacieuse, qui flirte parfois avec le surréalisme et donne à chaque plan une identité singulière.
Cependant, Adieu les cons n’est pas sans failles. Le ton oscille parfois brutalement entre comédie absurde et drame poignant, certains dialogues sont trop explicatifs, et la mise en scène, bien que brillante, en fait parfois un peu trop.
Malgré ces réserves, Adieu les cons demeure une œuvre sincère, originale et profondément touchante. Dupontel transforme un sujet douloureux en une fable moderne sur la dignité et la tendresse — un film drôle, beau et révoltant, où l’humanité subsiste envers et contre tout.
Une fable à la fois tendre et acide sur la déshumanisation de notre société, qui met en scène deux personnages rejetés par la vie, elle, coiffeuse, (Effira) suite à un diagnostic de maladie professionnelle grave, lui (Dupontel) pour mise sur la touche malgré ses compétences, car trop âgé pour exercer son rôle de responsable de sécurité dans une administration publique. Il vit seul et veut en finir avec la vie, elle a abandonné un enfant à l'adolescence et veut le retrouver avant de disparaitre. Ajoutons y un archiviste aveugle et sympathique, des flics bornés et violents, un vieux toubib malade Alzheimer, un autre qui manie l'ellipse et la métaphore, un jeune homme doué mais timide, des cascades, des immeubles en folie, des dialogues percutants, un rythme soutenu et on obtient un film caustique, prenant, plaisant
Un film qui parait assez critique peu conformiste sur le monde actuel il a eu cependant une bonne réception. Virulent au juste, paroxysme de non sens qui abouti à une forme de nihilisme sur sa fin. Souvent drôle mais très cynique dans le fond.
A la fois drôle, touchant et déjanté. Il n’y a que Dupontel pour faire un truc pareil. La bande son est super ( ça nous change…), les acteurs excellents et la réalisation irréprochable. Même si la fin est un peu décevante, ce film est brillant !
Magnifique film Voir la vie par le prisme d’Albert dupontel peut ouvrir les yeux et fait du bien du rire au larmes Tellement heureux d’avoir vu ce film Merci
Césarisé meilleur film, meilleur scénario ( oups comment est-ce possible, si il y a eu un scénario il tenait sur un post-it ) pas d’humour, du pathos, du pathos, vraiment je n’y ait trouvé aucun intérêt…
Maladie auto-immune, burn-out, enfant abandonné... Voilà un pitch qui ferait saliver les frères Dardenne! Mais là, c'est Dupontel qui réalise, alors on peut laisser les antidépresseurs au frais et la corde au garage. Si le scénario n'est guère crédible, la grande inventivité dont fait preuve Dupontel dans sa mise en scène, le rythme soutenu, la performance des acteurs principaux et la poésie qui se dégagent de cette comédie dramatique un peu folle séduisent de bout en bout.
Génialissime Albert Dupontel Touchante Virginie Efira . Mise en scène phénoménale. Le regard sur notre société est époustouflant de vérité, parfois acerbe, mais toujours juste... Tellement de thèmes sont abordés. Aucun temps mort, quel rythme. Sublime EXCELLENT ! C'est tellement fort, tellement qu'à la fin j'étais un peu chamboulée. Allez le voir (ne vous fiez pas au titre, ne restez pas sur le premier degré).
Adieu les cons est une comédie satirique noire aux dialogues savoureux. On suit un duo de personnages attachants et au bout du rouleau. L’humour sombre est au rendez-vous mais aussi l’humour bête avec le personnage de l’archiviste aveugle qui à mon avis est de trop, il finit par peser lourd. La fin est poussée mais notre duo n’en pouvait plus de tous ces cons.