Un atmosphère particulière, nous sommes plongés pendant toute la durée du film dans un univers violent mais avec le gros avantage d'être dans notre fauteuil.
Avant celui-ci, je n'avais vu que trois films de Steven Soderbergh et aucun ne m'avait emballé (au plus avais-je trouvé « Ocean's Eleven » tout juste sympathique) et ce n'est pas ce « Traffic » considéré à posteriori comme un chef d'oeuvre qui me fera changer d'avis. Faire un film sur les cartels de drogue mexicains, okay, c'est du vu et revu mais on s'en fout. Ça peut-être cool. Mais le truc, c'est que ça dure 2h20. Et quand on fait un film d'une telle durée, y a intérêt à pas se planter et à savoir où on va. Et tout le problème est là. Soderbergh nous balance un film qui dégage un ennui épouvantable. C'est bien simple, à part quelques gunfights, il ne se passe rien. Pas de rythme, pas de tension, pas de rebondissements, aucune envie de proposer quoi que ce soit. Le néant. Au plus, pourra t-on sauver une réalisation assez inédite pour l'époque (utilisation de diverses couleurs). Mais sur 140 minutes de film c'est trop peu. On ne peut même pas compter sur le casting (pourtant royal) pour remonter un peu le niveau. Michael Douglas, Don Cheadle, Benicio del Toro, Dennis Quaid, Catherine Zeta-Jones (rien que ça). Autant n'est exploité comme il se doit. Aucun n'a de personnage digne de ce nom. Les deux grands perdants de l'affaire étant incontestablement Quaid et l'actrice galloise, inutiles. Film sans intérêt.
Je me suis passablement ennuyé au début, ayant la sensation d'assister à un film d'action plutôt classique et très brouillon. Mais finalement Soderbergh ne nous emmène pas sur des chemins battus, loin de là… Et la fin est ma foi assez poignante.
film long, très long, manque cruellement de rythme, trop de passages en vo sous titré, quelques acteurs peu convaincant....très décu pour un film qui a recu 4 oscars !!!!
Porté sur un sujet qui affecte particulièrement les quartiers sensibles, notamment aux Etats Unis, le film divisé en trois histoires n'arrive pourtant à faire ressentir une émotion escomptée.
Malgré des acteurs très convaincants, que ce soit Mickael Douglas ou Catherine Zeta Jones, je n’ai jamais vraiment réussi à rentrer dans le film. Ceci dit, je doute que ce soit à cause du film en lui-même. Premier point, impossible d’avoir les sous-titres pour les passages made in Mexico, n’ayant jamais fait d’espagnol à part comprendre un mot par-ci par-là, inutile de dire que je n’ai absolument rien compris à ce qui se passait de l’autre côté de la frontière. J’ai donc déjà un personnage, celui interprété par Benicio Del Toro, à rayer de ma liste (puisque je ne sais pas à quoi il sert). En dehors de ça, hormis l’histoire des Ayala qui a un réel intérêt et qui à mon avis donne toute sa dimension au film, les autres histoires n’offrent rien de bien distrayant, mis à part ajouter de la confusion à un scénario qui n’en manquait déjà pas.
Je ne peux donc pas dire que j’ai apprécié ce film, et pourtant je peux comprendre qu’il récolte des louanges, j’ai mis 2/5 tout comme j’aurais pu mettre 4/5, car je reconnais tout de même que l’histoire est travaillée, la réalisation soignée et la documentation béton. Malgré de telles qualités, je n’ai jamais pu rentrer réellement dans le film, j’avais même tendance à faire autre chose durant les scènes sur Douglas et sa fille (et évidemment encore plus durant les scènes au Mexique que je ne comprenais pas) et à revenir devant mon écran pour les scènes sur les Ayala qui elles m’ont ravi.
Comme toujours, Soderbergh ne me convainc pas du tout, seuls les Ocean et Liberace m'ont un peu séduit, et ce par le casting. La réalisation de Soderbergh se veut moderne mais elle est agaçante à cause de la caméra qui ne fait que bouger et ne peut rester stable. Le scénario est très mauvais, on suit plusieurs histoires sur la drogue, et les acteurs sont très défavorisés par le film. Il n'y a aucun lien entre certains acteurs, tels que Zeta Jones et Douglas, ils ne se voient jamais. On passe du Mexique, couleur sépia pour donner une atmosphère oppressante ou pour nous faire comprendre que c'est bien le Mexique dont on parle (on nous prend pour des idiots?) aux Etats-Unis couleur bleue. On passe d'un personnage à un autre. Et tous les dix minutes, il y a un nouvel acteur qui entre en jeu, on se croirait dans une gare. De plus, comme la majorités des scènes au Mexique sont en espagnols (une très grande partie tout de même!) et qu'il y a des acteurs qui viennent et qui repartent toutes les minutes, on ne peut plus suivre ni comprendre. C'est complètement idiot de ne pas mettre des sous-titres. Je ne sais pas ce qu'a voulu chercher Soderbergh mais il n'a rien réussi, décidément. De plus, le film dure très longtemps, 2h30, et croyez-moi on regarde sa montre tous les 10 minutes et on est obligé de suivre le film pour Michael Douglas, à qui son habitude, signe une très bonne prestation, mais pas la meilleure. Zeta Jones est presque absente et inutile. Benicio Del Toro (Permis de Tuer) s'en sort bien, on a compris qu'il voulait acheter les lampes, whaouh certains diront c'est symbolique, ça permet que les enfant jouent et ainsi d'avoir un nouveau regard sur le Mexique. Mais n'importe quoi! L'atmosphère du film est oppressante et morbide, pour bien nous faire comprendre que la drogue est un sujet lourd et difficile, comme si on ne savait pas. 4 nominations aux oscars??? On se fout de la gueule du monde. Traffic est un film morbide avec un réalisateur guignol qui prend son public pour des débiles (pour ne pas utiliser d'autres mots), il a réuni un bon casting (mais qui ne marche pas à cause du film) pour attirer, mais il a réalisé un gros navet, une me*de (et pourtant je n'ai jamais utilisé ce mot ici), et qu'est-ce qu'on s'ennuie! Un gros navet très mauvais! Je préfère voir un bon documentaire réalisé par de bons reports.
Alors le film dispose d'un bon scénario et d'un très bon casting, rien à redire la dessus mais la réalisation est affreuse, les couleurs bleu et jaune sont horrible, pourtant j'adore Steven Soderbergh, la trilogie Ocean's est parfaite, les deux film "CHE" sont magistraux, alors que Traffic, piégée et contagion sont pas terrible, Soderbergh n'est jamais pareil, des fois c'est très bon et d'autres assez mauvais sans être pour autant nul !
Encore un film à ne regarder qu’une fois. Je vois que Sodderberg peut traiter de façon superficielle un sujet qui ne l’est pas à la base, spectacle, spectacle quand tu nous tiens. Pas de suspense, pas de thriller, pas de décryptage du narco traffic. Il met plus en valeur son casting que son histoire. Et mettre un filtre bleu pour les plans tournés aux states, et un filtre jaune pour montrer la chaleur du Mexique, j’ai un doute sur l’intention, ce genre d’effet facile, ça ne fait pas très sérieux. Ensuite on a un choral, un chassé croisé de personnages sans substance réelle. On voit une femme sans expérience aucune, s’improviser baron de la drogue, alors que son mari vient de tomber pour le même motif ? Un juge américain très pacifique aller s’aventurer, pour chercher sa fille fugueuse dans un quartier chaud, voire dangereux, tout seul, sans même prévenir la police ? Un flic mexicain ripoux livrer ouvertement un général narco trafiquant aux agents américains, et rester en vie, sans aucune représailles ? Tout ça pour finir par une réunion genre alcooliques anonymes où la famille modèle américaine est à nouveau réunit, et où tout le monde parle des dangers de la drogue, limite leçon de morale. Le pire c’est que cette fin mélo ça jure terriblement avec le ton comédie-action qu’on a eut pendant tout le reste du film. Mais à force de nous faire passer du Mexique aux states et vice versa, avec cette mise en scène qui balance, on peut en effet se laisser bercer et endormir.
Un bon film noir et réaliste où Ignacio Del Torro crève l'écran. Le mélange des filtres de couleur donne une ambiance réaliste et une dimension "d'irréversible" qui s'associe parfaitement avec le thème de Traffic. A voir !
Je n'ai absolument pas adhéré à ce film. Je le trouve totalement ennuyeux, d'une longueur sans nom, avec un traitement de l'image injustifié et inutile... Je ne dis pas que ce film est mauvais, je dis simplement que je n'ai pas réussi à lui trouver de qualités, ce que d'autres personnes sont parvenues à faire. Tant mieux pour elles...
Aujourd’hui, on peut quand même se dire que « Traffic » était une jolie anomalie dans le paysage cinématographique américain. Un budget confortable pour l’époque (près de 50 millions de dollars), et une distribution solide. Pour un scénario complexe et un film politique, en partie tourné en espagnol ! En effet, « Traffic » s’intéresse à trois histoires autour de la drogue, qui vont se croiser régulièrement. Un policier mexicain qui se rapproche d’un général excentrique, décidé à faire tomber un cartel. Un juge conservateur qui va prendre la tête d’une administration anti-drogue… avant de se rendre compte que sa fille est une camée. Et une riche mère de famille découvrant que son conjoint, arrêté par la DEA, est un gros trafiquant. L’occasion d’aborder sur 2h30 de nombreuses thématiques liées à ce sujet. Corruption généralisée au Mexique ; violence des cartels ; déconnexion des autorités par rapport à la réalité ; vœux pieux des policiers de faire tomber les criminels alors que les consommateurs seront toujours là ; addiction ; riche jeunesse laissée à l’abandon… Le tout pour un film qui se veut sobre et réaliste. Steven Soderbergh adopte un style documentaire. Filmant proche de ses personnages, avec une caméra à l’épaule. Et modulant plusieurs paramètres techniques (exposition, angle d’obturation, type de pellicule, filtre) pour donner un aspect visuel distinct à chaque trame narrative, de façon à ne pas perdre le spectateur. Mais aussi renforçant l’aspect brut et parfois même difficile. Paradoxalement, là où la plupart des réalisateurs préfèrent embaucher des inconnus relatifs pour renforcer l’approche documentaire, les acteurs sont ici des cadors du cinéma US. Imposition des studios ? Toujours est-il que le choix de Michael Douglas dans l’un des rôles principaux a visiblement grandement aidé à faire valider le projet (Harrison Ford était initialement intéressé !). Mais cette distribution célèbre ne nuit en rien au film, au contraire. Rôles principaux (Michael Douglas, Benicio del Toro, Catherine Zeta-Jones, Don Cheadle) ou secondaires (Dennis Quaid, Steven Bauer, Topher Grace, Miguel Ferrer…), tout le monde donne du corps à ce film qui n’a rien perdu de sa force.
S'attaquant au trafic de drogue entre le Mexique et les US, Soderbergh signe un polar brillant et passionnant, à la mise en scène virtuose et oscarisée, au scénario complexe et à l'interprétation géniale, avec notamment un superbe Benicio récompensé par l'Oscar du meilleur second rôle.