Un crime au paradis, c'est un film cruel à l'humour décapant pas assez noirci pour m'avoir repoussé. On se surprend de rire et d'être amusé tout le long du film, face à la tragique histoire.... Le réalisateur piège son spectateur dès le départ en lui lançant un défi : peut-on rire de tout ? Il a gagné. Et pourtant, chaque spectacteur fera son mauvais joueur face à cette étrange défaite. Dialogues nourris, acteurs talentueux, personnages drôles et attachants... voici les ingrédients de cette fabuleuse soupe au potiron dont raffole notre cher Villeret. Les malheurs, le crime, le procès... tout ceci ne sont que les composants de l'assiette qui soutient cette soupe. Or, les mélanges d'ingrédients sont si bien maîtrisés qu'on en oublie la couleur de l'assiette... Tous ceux qui n'aiment pas la soupe au potiron trop sâlée ne doivent pas dévorer celle-ci avec grand appétit sans s'y être préparé.
Bon film de Jean Becker qui remake "La poison" de Sacha Guitry avec Michel Simon. Et on est loin de l'original... Villeret e Balasko sont géniaux et on s'amuse de leur petite guéguerre. Le scénario est classique, il ne fait que reprendre le même que Guitry. Le bas blesse dans la mise en scène. Là où Guitry faisait rire avec cynisme et ironie Becker se sert juste des outils de la comédie de base que ses interprètes facilitent. La portée de l'histoire originale est donc beaucoup moindre et fait donc moins réfléchir. Au final une bonne comédie sympathique mais sans le génie de "La poison".
Une comédie cynique et hilarante qui fonctionne à merveille grâce au duo Jacques Villeret/Josiane Balasko qui parvient à être émouvant, effrayant et hilarant. C'est une comédie française de haut niveau.
N'ayant pas vu le film original, j'ai trouvé celui-ci réussi. Jacques Villeret est parfait, Balasko aussi. Ce film est le reflet de la "France paysanne" ! Bref, film réussi mais qui ne mérite pas 4 étoiles.
Malgré des clichés aussi gros qu'une maison, comment ne pas craquer sous la prestation magistrale de Josiane Balasko en paysanne méchante et soularde contre un Jacques Villeret aussi naïf que dénuer de scrupule ? Franchement, que ce soit stéréotypé ou pas, on ne peut s'empêcher de rire tant les comédiens et les dialogues sont excessivement drôles. Du divertissement familiale, quoi.
«Un crime au Paradis» (France, 2001) de Jean Becker est une comédie française qui brasse les tenants populaires du genre (ruralité, vacheries succulentes, affects faciles) pour donner prétexte à une aventure criminelle semi-condamné (oui parce que feu le merveilleux Jacques Villeret à trop une bonne bouille). L'histoire, qu'on nous présente sans concession, est celle de Jojo (Jacques Villeret), époux d'une femme irascible : Lulu (Josiane Balasko). Celui-ci, las des perpétuelles «saloperies» que lui inflige sa femme, nourrit en secret le désir de la tuer. Prétexte vous disais-je à créer une aventure, une aventure vers le meurtre, vers un meurtre qui n'a rien de ses maux intrinsèques. Comédie pince sans rire puisque les vacheries que s'infligent les deux compères ne sont pas sans nous tirer le zygomatique. Cependant le parti pris pour le petit Villeret n'est pas sans bêtise. Si effectivement, le meurtre auquel est «contraint» le personnage se comprend, il ne se pardonne pas aussi facilement que le fait Jean Becker. Ce pardon laxiste plonge alors l'oeuvre dans une superficialité à laquelle Becker échappait jusqu'à la scène du tribunal. Là où le film possède un semblant de sérieux, tout tombe dans le ridicule (grâce à Dussolier et Prévot ). Le jugement devient une scène de guignol où c'est limite si on ne voit pas les marionnettes échapper au main du marionnettiste. En conclusion, «Un crime au Paradis» est un film tendre, sans aucun doute, mais la facilité de sa résolution laissera bien perplexe, d'autant plus que le film s'achève sur une scène clichésque. «Un crime au Paradis» l'est aussi dans le cinéma français.
Ils habitent au Paradis, mais vivent un enfer. Lulu & Jojo Braconnier ne vivent pas le grand amour, loin de là. Après des années de mariage, ils ne se supportent plus, malgré la bienveillance et la gentillesse (voir, la naïveté) de Jojo, sa femme est imbuvable et tous les deux vont finir par s’entretuer…
Jean Becker (Les Enfants du marais - 1999) réalise ici le remake de La Poison (1951) de Sacha Guitry et nous livre là une savoureuse comédie noire, entre un cultivateur bougre et collectionneur de timbres et une bobonne pochtronne vicelarde.
Le tandem formé par Jacques Villeret & Josiane Balasko est particulièrement piquant (dans le crêpage de chignon et où les insultes volent à tout va) et on savoure le rôle parfaitement détestable de Balasko.
Difficile de ne pas tomber sous le charme de cette irrésistible comédie qui fleure bon le terroir.
Une comédie vacharde sur un sujet déjà traité plusieurs fois au cinéma. Néanmoins, les prestations exceptionelles de Josiane Balasko et de Jacques Villeret transcendent les moments drôles du film(avec de belles trouvailles) permettant ainsi de passer un agréable moment.
Un très bon film, avec un excellent duo d'acteurs, Villeret et Balasko. Un scénario plutôt original, ce remake est réussi! On oscille entre la tragédie et la comédie. La fin est toutefois un peu trop facile...
Emouvant, ce film nous fait passer du rire aux larmes. Villeret y est extrêmement touchant et on ne peut que regretter la mort d'un grand acteur comme lui. Le film réussit à toucher le spectateur et à le faire rire aux éclats la minute suivante. C'est ça le talent de Jacques Villeret.
Un film formidable, à la distribution réussie. Jacques Villeret et Josiane Balasko n'ont pas un rôle facile, mais leur interprétation est juste. A ce propos, entre le désir d'orienter le film dans la nostalgie et la diversité des personnages, on risque de friser la caricature, et de surfer sur la vague à la mode de se remémorer "le terroir d'antan" mais heureusement, tout est habilement desservi, notamment par une Suzanne Flon qui est toujours vraie, peu importe son rôle. Savant mélange d'humour et d'émotion, oui, mais aussi de perversité et d'hypocrisie des personnages.