C'est un film difficile à noter. Excellent ou inacceptable ? Il est les deux à la fois. Excellent pour la réalisation. Cédric Jimenez maîtrise parfaitement le rythme. La narration est fluide, les scènes de violence sont saisissantes et il donne beaucoup de corps à ses trois flics magistralement interprétés par Karim Leklou, Gilles Lellouche et François Civil. Une vraie leçon de cinéma. Inacceptable car on baigne pendant deux heures dans une mare de populisme aux relents nauséabonds. Trois flics présentés comme des héros anonymes, derniers remparts de l'Etat de droit face aux racailles de cité, victimes d'une hiérarchie, dune justice et de politiques qui ne comprennent rien au monde réel. Ca pue le populisme. Surtout lorsque l'on sait que le film raconte l'histoire de trois vrais ripoux condamnés et écartés de la police après que leurs agissements de petits mafieux aient été dénoncés par leurs collègues. On se contentera de la forme en donnant 4 généreuses étoiles à son réalisateur.
un film extraordinaire qui reflète la réalité des cités Marseillaises et le travail ingrat de la police. Un film qui vous tient en haleine bravo aux acteurs
Époustouflant ! Le quotidien de nos policiers nous est montré comme on reçoit une gifle . Lors lors de la scène dans la cité, je ne me rappelle pas avoir ressenti un stress aussi intense depuis la scène d'intro du Soldat Ryan !
Un très bon film avec des acteurs inspirés. Derrière un film nerveux le fil rouge des incohérences de l'administration (les statistiques) qui rendent le travail quotidien du flic de terrain digne de celui de Sisyphe. Une belle claque. A voir.
Bac nord est une film touchant et poignant qui ne laisse pas indifférent, on en ressort boulversé et impressionné par les acteurs et la réalisation. Tout est réuni pour dire que Bac Nord est un grand film.
Inutile de venir chercher ici les constats sociaux qu'on pouvait trouver dans Les Misérables, nous sommes là sur du pur polar urbain nerveux. Difficile en tout cas de ne pas voir dans Bac Nord une réhabilitation des policiers incriminés dans cette affaire de 2012... La rudesse de leurs conditions de travail et les tiraillements perpétuels qui les assaillent sont bien évoqués, mais pas un mot sur les difficultés de vie en cité en contrepartie. En bref, l'immersion est plutôt réussie malgré une interprétation un peu inégale, mais on émettra quelques réserves sur les axes narratifs et points de vue adoptés.
cela ne me dérange pas que l'on glorifie des voyous ... ce qui me dérange c'est que l'on occulte certains éléments et que l'on fasse passer des voyous pour des saints... les flics de la bac nord avaient très certainement un taux de testostérone plus élevé que la moyenne ( d'ailleurs tout le monde n'est pas capable de voler des dealers) mais ils aimaient beaucoup beaucoup remplir leur compte en banque à des fins personnelles et cela le film le dissimule totalement...
Pfiouuu quel bon film! Pas de temps morts, des scènes et des acteurs impressionnants. Le partie pris du film, c'est à prendre ou à laisser. Moi je prends! Bravo Jimenez Valentin va aimer j'espère
En 2012, les quartiers Nord de Marseille détiennent un triste record, celui du taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC Nord doit sans cesse faire du chiffre et améliorer Ses résultats, quitte à parfois, franchir la ligne jaune…
Remettons-nous dans le contexte, à l’automne 2012, 18 policiers d’une même unité d’une brigade anti-criminalité (la BAC nord) exerçant sur les hauteurs de Marseille, se retrouvent en garde à vue. Certains se sont même retrouvés en détention provisoire pour corruption, racket & trafic de drogue. L’affaire fut à l’époque très instrumentalisée et trop médiatisée, avec Manuel Valls alors Ministre de l’intérieur qui prendra la décision de dissoudre la BAC nord. Beaucoup de bruits pour rien ? Le procès qui s’est tenu en avril 2021 le confirme, avec quelques condamnations et des peines avec sursis ou relaxes.
Cédric Jimenez est de retour à Marseille, après s’être attaqué à la mafia avec La French (2014). Avec BAC Nord (2021), on en a pour notre argent en nous proposant un polar survitaminé. L’immersion y est prenante, au cœur de ces HLM gangrénés par des trafics de drogue avec ses caïds qui tiennent le mur et font la loi, face à l’impuissance policière, la faillite du système judiciaire et la République qui a depuis trop longtemps abandonnées les banlieues et ses résidents.
N’est pas Bertrand Tavernier qui veut, avec son magistral L.627 (1992), Cédric Jimenez dresse ici un polar qui nous tiens aux tripes et nous entraîne dans les limbes d’un système brinquebalant où les forces de l’ordre se retrouvent littéralement lâchés par leur hiérarchie. Une mise en scène maîtrisée de bout en bout et haletante jusqu’à cet assaut en temps réel où la BAC évolue d’appartement en appartement, véritable souricière au cœur d’une cité gangrénée.
Bien plus convaincant et réaliste que ne l’était le ridicule & viriliste Bronx (2020) d'Olivier Marchal. Alors certes, on pourra toujours reprocher au film de ne montrer que les côtés sombres de la banlieue ou de n’avoir adopté que le point de vue des policiers mis en cause (les vrais membres de la BAC Nord ont été consultés afin de peaufiner l’écriture du scénario). Toujours est-il que le résultat est ce qu’il est, un film policier rentre-dedans et passionnant, avec des protagonistes très bien écrits et admirablement interprétés. Gilles Lellouche, Karim Leklou, François Civil ou encore Adèle Exarchopoulos & Kenza Fortas qui apportent une touche de féminité nécessaire pour faire redescendre la tension.
Par la façon factuelle dont il raconte, sans laisser de répit, la descente aux enfers de trois fonctionnaires de police de la BAC Nord de Marseille, histoire vraie de 2012 adaptée par Cédric Jimenez, BAC Nord impressionne par sa simplicité et son côté frontal. De plus, le film est porté par un excellent trio d’acteurs, Gilles Lellouche, Karim Leklou et François Civil, trois pointures actuelles du cinéma français. En revanche, l’adhésion n’est pas totale car BAC Nord manque à mon sens une ligne directrice axée sur une meilleure dramaturgie qui aurait pu en faire un chef d’œuvre. Sans doute aussi aurait-on apprécié le développement d’autres personnages survolés voire inexistants, les gens normaux qui vient dans ces quartiers abandonnés, ou les deux personnages féminins, Adèle Exarchopoulos et Kenza Fortas, justes mais reléguées au second plan. On retiendra surtout de BAC Nord la tension montante sur les fonctionnaires et un système policier à bout de souffle ainsi le côté immersif de la séquence d’assaut sur un bloc aux mains de dealers surarmés.
En terme de pure mise en scène, Bac nord est un film remarquablement maîtrisé. Les scènes d'affrontements dans les banlieues sont remarquablement mises en scènes et on comprend que Jimenez se réclame du Friedkin des seventies. Néanmoins, cette maîtrise formelle n'empêche pas le film d'être très faible sur le plan scénaristique. Jimenez en prenant parti pour ses les policiers oublie toute nuance. Son film est schématique, exalte les valeurs familiales, du bébé jusqu'au chien, et devient une sorte de parcours de martyre dans une dernière partie en prison peu convaincante. Ce manichéisme laisse un peu froid. On aurait espéré plus de subtilités. Il n'en demeure pas moins un film d'action efficace et prenant mais un bien piètre film social et réaliste.
Vu en avant-première le 16 octobre. Bon film sur le quotidien d'une brigade de flicsspoiler: . La scène de l'assaut dans l'immeuble est impressionnante . J'ai trouvé la dernière partie "too much" (spoiler: je ne sais pas à quel point le final est inspiré de faits réels ; mais c'est "inquiétant si çà peut se passer comme ça ...)
Le film Bac Nord est un film réussi, et un film coup de poing. Il est difficile effectivement de ne pas penser au film tout frais "Les Misérables", tant il y a des ressemblances dans l'intrigue et même certaines scènes spoiler: (comme le suspense et la tension dans l'escalier de l'immeuble, lorsque Yass est possiblement pris au piège avant l'arrivée de son équipe) , tout comme le fait qu'ils prennent soin à montrer le mauvais des deux côtés, jeunes de banlieues vs flics, sans véritablement prendre parti spoiler: (bien que la conclusion se finisse bien pour les flics, mais au détriment de leur parole donnée et loyauté envers les informateurs) . Les scènes sont rythmées, dures, violentes d'intensité, les jeunes sont vraiment montrés comme sauvages, et le réalisme est d'autant plus frappant que le réalisateur connait bien les quartiers nord de Marseille pour y avoir grandi. C'est donc un gros point positif. Les jeunes de banlieues étaient pour la plupart aussi joués par de véritables habitants des quartiers nord, ce qui ajoute encore à la crédibilité de l'ambiance tendue et nerveuse. Le casting est brillant, le trio fonctionne incroyablement bien. Karim leklou confirme son ascension, François civil égal à lui-même, quel talent, et j'ai surtout été surpris de la prestation de Gilles Lellouche, que je n'aime pas particulièrement d'habitude, mais qui, dans ce film et dans ce rôle, est clairement à un niveau d'interprétation assez étonnant et admirable, très crédible, très puissant, très crédible, notamment sur les scènes finales avec l'IGPN. La réalisation est très bonne, la mise en tension est permanente, il n'y a pas de scènes gratuites ni d'effets inutiles dans la mise en scène. Le scénario est bien construit et bien écrit, montrant la grande complexité de la gestion de crise des quartiers nord, et des limites à la résolution du grand banditisme à Marseille, mais aussi la force psychologique que nécessite de tels opérations de police. Les dialogues sonnent vrais, sont percutants et certaines scènes dialoguées ont été laissées à l'improvisation aussi, cela se voit. Le seul point négatif pour ma part serait technique, notamment au son, certaines répliques étaient difficilement compréhensibles parfois, quelques problèmes d'articulations qui posaient quelques problèmes dans certains dialogues entre le trio, mais qui n'a jamais eu lieu sur les scènes clés, heureusement. J'ai donc été totalement conquis par le film, à l'ambiance assez poignante et forte, qui montre la dure réalité de la situation dans les quartiers nord de Marseille et la complexité des forces de l'ordre à y trouver une solution pérenne.
Ce film « coup de point » m'a mis une claque ! Tiré d'une histoire vrai, il retranscrit la réalité sans tombé dans les clichés, le tout porté par un trio d'acteurs qui jouent excellement bien ! Le jeu d'acteur réussi a une part importante dans la réussite de ce film. Une immersion dans les quartiers Nord de Marseille qui mélange parfaitement action, humour, suspens et drame.