"La haine", "ma 6T va crack-er" "raï", "les misérables"... Tous les films de propagandes peuvent aller se rhabiller. Ils nous ont montré une monde fantasmé vu du coté des racailles et des voyous. La réalité elle est là, dans "Bac Nord" et elle n'est pas de leur coté. Mention spéciale pour la performance de Gilles Lelouche absolument énorme. Le vent commence à tourner, et c'est très bien. Ce cinéma est bien plus sain.
Très bon film, avec bcp d'action comme j'aime, et l'histoire derrière avec la justice. J'espère que ça s'éloigne légèrement de la réalité sinon la vie de policier doit être très compliquée
Excellent film de Cédric Jimenez. Après La French, nouveau polar haletant, très bien joué par les 3 acteurs principaux et Adèle E. On ne s'ennuie à aucun moment. A voir !
Un polar musclé et nerveux, d'une grande intensité qui m'a scotchée à mon siège, notamment grâce à un rythme maîtrisé. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2021/08/bac-nord-de-cedric-jimenez-intense.html
Avis très mitigé sur le film : malheureusement on connaît la difficulté d'être flic dans ses quartiers et le manque de reconnaissance salariale et des autorités !! Bon trio d'acteurs en tout cas très convaincants mais j'ai bien peur que certains spectateurs se voient confortés dans leur idée que les banlieues et les immigrés sont le noeud du problème.
Un excellent film qui montre la réalité de la vie dans les banlieues nord de Marseille. Les scènes d'action sont remarquables et les acteurs excellents. L'hypocrisie de la hiérarchie policière est également bien vue. J'ai vu aussi Les Misérables sur le même thème. Et les deux films ne sont pas antagonistes. Ils montrent plusieurs aspects de la vie ds les cités. Celui-ci met plus en lumière le travail particulierement difficile de la police et c'est bien.
Greg (Gilles Lellouche), Antoine (François Civil) et Yass (Karim Leklou) forment un trio de flics inséparables à la BAC Nord, la Brigade anti-criminalité du nord de Marseille. La brutalité des caïds qui imposent leur loi dans des quartiers où les forces de l'ordre ne s'aventurent plus, la pusillanimité de la hiérarchie policière et le manque de moyens de la BAC condamnent ce trio de super-flics à une impuissance qui les ronge. Un tuyau d'une informatrice (Kenza Fortas) leur permettrait pourtant de faire tomber tout un réseau. Mais, pour monter une telle opération au cœur des cités, il leur faudra franchir plusieurs lignes rouges.
"BAC Nord" est inspiré d'une histoire vraie. En 2012, dix-huits policiers de la BAC Nord de Marseille ont été poursuivis pour trafic de drogue et racket. L'affaire est toujours en cours, le parquet ayant fait appel du jugement de relaxe prononcé en avril à Marseille.
Cette coïncidence suscite un malaise, le même que celui éprouvé devant "Grâce à Dieu" (le film de François Ozon sur les abus sexuels commis par l'Eglise et couverts par la hiérarchie ecclésiastique sorti avant la condamnation définitive de Bernard Preynat et la relaxe de Philippe Barbarin). Car, même s'il s'en défend, BAC Nord prend parti en faveur des policiers, héroïse leurs actions, les blanchit de leurs accusations.
Le malaise est d'autant plus grand que le discours sous-jacent est sacrément rance : les cités nord de Marseille seraient des zones de non-droit gangrénés par les trafics ; les policiers, impuissants, lâchés par une classe politique irresponsable, seraient incapable d'y faire régner la loi sauf à recourir à des pratiques qui les exposeraient à des enquêtes tatillonnes des boeufs-carottes et à des sanctions pénales. On dirait un clip d'Alliance, le syndicat d'extrême-droite de la police nationale, ou un bulletin d'adhésion au Rassemblement national.
Pour autant, faut-il interdire au cinéma de traiter d'enquêtes judiciaires en cours ? La question avait été porté devant les tribunaux à la sortie de "Grâce à Dieu", qui l'avaient autorisé au motif qu'elle s'inscrivait dans un "débat d'intérêt général". Faut-il récuser un film au motif de l'idéologie qu'il défend ? Libération ne s'en prive pas qui évoque un film "démago et viriliste" "tendance cinquante nuances de droite". Les films vigilantistes de Charles Bronson ou de Clint Eastwood avaient suscité en leurs temps les mêmes et légitimes réserves.
Pour autant, même si on se doit d'exprimer ce malaise - un malaise symétrique à celui ressenti devant "Les Misérables" qui prenait, lui, ouvertement parti pour les jeunes des cités et légitimait leur violence au nom de la légitime défense face à la violence déployée par la police - force est de saluer l'efficacité du cinéma de Cédric Jimenez. Le réalisateur de "La French" sait raconter une histoire et la filmer : écrasé de soleil, loin des clichés de carte postale, Marseille devient la scène d'un "western urbain" (Télérama) ponctué de scènes mémorables. Cédric Jimenez sait diriger des acteurs : Gilles Lellouche, qui partageait déjà l'affiche avec Jean Dujardin dans "La French", y est époustouflant ; ses deux acolytes, François Civil et Karim Leklou, confirment, s'il en était besoin, leur statut de jeunes gloires montantes du cinéma français. Adèle Exarchopoulos (soupirs énamourés....) et Kenza Fortas réussissent à donner à leurs rôles pourtant mineurs une force rare.
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3,0
Publiée le 4 septembre 2023
Un fait divers authentique, celui de flics dans les quartiers nord de Marseille qui, poussaient par leur hièrarchie, vont franchir la ligne jaune jusqu'à leur mise en examen pour racket et trafic de drogue en bande organisèe! La tension qui monte, la frustration, la limite de l'exercice de leur profession...sont bien mis en avant dans le film de Cèdric Jimenez (un habituè du genre) avec des flicards totalement instrumentalisès et abîmès! Sans le gènie d'un "L.627" (1992), cette fiction nerveuse et rèaliste se suit pourtant sans ennui parce que son rèalisateur traite la violence sans être jamais fascinèe par cette dernière! D'autant plus que le trio d'acteurs multigènèrationnels (Lellouche / Civil / Leklou) assure le spectacle! Parmi tous les nominès, cette rèalisation là mèriterait le Cèsar! Mais il y avait quand même Carax, Giannoli et Ducournau dans les nommès de 2022, ce qui ne facilita pas la tâche pour les votants! Bon sinon le final se noie un peu dans les poncifs à coup de « House Of The Rising Sun » mais rien de bien mèchant en fin de compte...
Polar hyper immersif, une réussite sur ce point. De sacrées gueules, sur fond politique (2012) de se payer des flics en trouvant des boucs émissaires pour dénoncer un système ancré partout (et de tout temps) de la rémunération des "tontons" et lâchés par leur hiérarchie sous couverture médiatique, un quotidien tristement assez tranquille à l'époque (tournage en 2019) comparé à aujourd'hui (l'assaut de la cité ne se ferait plus désormais comme cela ..., d'ailleurs se ferait-il ?), un drame pour la corporation, des drames quotidiens pour la population. Quelques longueurs, une bande son parfois incompréhensible (l'accent à couper à la hache à des moments), les médias et les politiques non montrés (dommage). A voir ! 4/5 !!!
Un bon film policier, bourré d'action et ultra rythmé s'inspirant d'un fait réel survenu il y'a quelques années à Marseille. L'interprétation est magistrale de l'ensemble des acteurs, les scènes dans les cités très réalistes aussi. la mise en scène et réalisation parfaites. Tout le mal de notre société dans ce film, la gangrène de la drogue, la guerre des gangs, une police peu soutenue par sa hiérarchie. Du très bon cinéma français...
Vu au ciné "BAC NORD" de Cedric Jimenez, thriller social et urbain inspiré d’un fait divers judiciaire de 2012, l’histoire de trois agents de la BAC des quartiers Nord de Marseille qui, lors d’une enquête, interviennent illégalement dans un trafic de drogue en collectant suffisamment de cannabis afin de payer une indic, celle-ci devant leur donner l'adresse de la planque de la "nourrice" du réseau et ainsi faire un gros coup d'éclat qui fera évidemment monter les statistiques. Tout ne va pas évidemment se passer comme prévu et les trois policiers, lâchés par leur hiérarchie, vont être accusés de revente de drogue. Le film commence par une immersion sans concession au sein de ces quartiers (les plus chauds de France) où les caïds dictent leur loi et où ces policiers sont en permanence insultés et menacés, souvent à deux doigts d'exploser et de provoquer une bavure, se sentant souvent inutiles et toujours dans la frustration de ne pouvoir exercer leur métier, le film alterne interventions avec quelques moments plus humains et parfois drôles et pittoresques, ce qui permet de casser cette tension, jusqu'à cette opération de grande envergure, cette descente en force mise en scène comme dans un vrai western urbain, séquence haletante, menée avec une brusque violence et une forte intensité, sans temps mort, à l'image du film qui reste toujours efficace même dans cette dernière partie plus intimiste et qui maintient alors une tension au plus près des corps et des visages, avec cette rage intérieure dominée par un sentiment d'abandon.Même si le réalisateur se place du côté de ces flics un peu "ripoux" en dénonçant la lacheté d'une hiérarchie hypocrite, sans moraliser, il lance aussi à nouveau une alerte en exposant (à l'instar des "Misérables") ces cités qui "s'enflamment" dangereusement .Côté interprétation il fallait des comédiens à forte personnalité et dotés d'un vrai charisme: Gilles Lellouche (écorché, à cran, nomination César en vue), Karim Leklou (père de famille inquiet, à vif, au regard inquiétant) et François Civil (plus "cool" et plus sensible) sont épatants dans leurs rôles et apportent, avec leur jeu musclé et leur sensibilité propre, à la fois la tension et l'humanité nécessaires, avec aussi Adele Exarchopoulos en flic-jeune maman et Kenza Fortas en indic elles aussi très bien. Puissant, tendu, nerveux, une histoire qui nous interpelle, une vraie réussite du genre pour le cinéma français de cette fin d'été.
Très réaliste. On comprend la complexité de la problématique qui est structurelle et multifactorielle. On n'est pas dans une vision manichéenne bien au contraire. Les acteurs sont très bons et notamment Gilles Lellouche, bluffant !
Je trouve que ce film a une forte prise de position.. à quel moment, en France, des flics sont foutus en taule? Très peu crédible. Un film français avec toujours les mêmes acteurs.. bref, décevant.