Petit film complètement à part. Pas sûr qu’il y ait grand-chose à analyser ici, et c’est probablement le but. Quentin Dupieux propose encore une fois un délire totalement absurde : deux types un peu paumés, une mouche géante dans un coffre, et une idée brillante (ou complètement débile) pour se faire de l’argent. Et ça s’arrête à peu près là. Le film ne cherche jamais à expliquer, ni à construire quelque chose de classique. Il enchaîne les situations improbables avec un sérieux presque déconcertant, ce qui rend le tout encore plus drôle. L’humour repose beaucoup sur le décalage, les silences, les dialogues absurdes. Ça fonctionne ou pas, mais perso j’ai trouvé ça plutôt efficace par moments. Mention spéciale à Adèle Exarchopoulos, hilarante dans ce chaos, qui apporte une énergie complètement décalée au film. Il n’y a pas vraiment de message, pas de morale, pas de montée dramatique. Juste un délire assumé du début à la fin. Et au fond, c’est peut-être ça le plus intéressant.
Quentin Dupieux nous livre une comédie surréaliste comme il sait les faire, offrant une parenthèse bucolique hors du temps, dans des lieux évoquant le Sud, et dans une ambiance estivale et colorée. Nous errons avec plaisir aux côtés de deux amis losers et naïfs (le Palmashow), vivant au jour le jour sans grand projet de vie, jusqu'à leur rencontre avec une mouche géante qui va bousculer leur quotidien. Le film est décalé et drôle, à l'image d' Adèle Exarchopoulos, surprenante dans le rôle d'Agnès, une jeune femme sans filtre et parlant particulièrement fort. "Mandibules" est une comédie faussement improvisée, pleine de situations absurdes et agréablement délirantes.
Ce film est hilarant ! Porté par le duo mythique du Palmashow, il déploie une énergie comique indéniable. Cela dit, l’ensemble est peut-être un peu trop déjanté pour moi. Les dialogues s’enchaînent, tous plus désopilants les uns que les autres, et le film s’appuie en prime sur un casting d’excellents comédiens incarnant des personnages totalement loufoques. C’est une bonne comédie, à voir une fois… mais pas forcément davantage.
Quentin Dupieux est reconnu pour son art de l’absurde. Ça touche parfois au génie, dans une absurdité à l’état brut. "Mandibules" bascule malheureusement davantage dans l’autre versant cette fois-ci, et les fulgurances surréalistes, pourtant bien présentes, ne suffisent pas à combler les lacunes de l’ensemble. La faute tient surtout aux deux protagonistes principaux, pas assez “Dumb and Dumber� pour qu’on adhère pleinement à leur stupidité. Et ce n’est d’ailleurs pas très bien joué par le duo Ludig–Marsais, pourtant parfait sur le papier pour répondre au cahier des charges du réalisateur, mais qui ne parvient jamais à transcender leurs personnages. Seule Adèle Exarchopoulos tire vraiment son épingle du jeu, en poussant chacune de ses situations vers les extrêmes attendus dans ce genre de film. Au final, la vraie réjouissance vient de cette mouche étrange et captivante, qui ne sert ici que de prétexte à des situations annexes, alors qu’elle aurait mérité d’être au centre d’une œuvre bien plus déjantée.
Autant j'apprécie l'humour absurde, autant j'ai énormément de mal avec les comédies mettant en scène de gros idiots, type stoner movie. Et le hic avec "Mandibules", c'est que les deux protagonistes campés par Grégoire Ludig et David Marsais sont deux parfaits débiles, qui vont de plans foireux en plans foireux. Le fait qu'ils trouvent une énorme mouche qu'ils veulent dresser étant à peine utilisé par le scénario. En conséquence, j'ai trouvé le temps long sur une bonne moitié du film, alors qu'il ne dure que 1h17 ! Heureusement, l'arrivée d'autres personnages plus malins fait bien mieux fonctionner l'absurde, jusqu'au final amusant. Notamment India Hair en femme aisée croyant reconnaître une conquête du lycée, ou Adèle Exarchopoulos en autiste qui passe son temps à hurler. Une prestation apparemment inspirée de la militante Greta Thunberg (!), qui évoque le futur "Accident de Piano" du même réalisateur. Sur la forme, l'image reste plutôt jolie, exploitant le cadre du Sud de la France. Il est dommage qu'il n'y ait pas davantage de folie à l'écran, hormis quelques apparitions de la mouche.
Du très très grand Quentin Dupieux ! Un casting de doux dingues, un script complétement déjanté, l'absurde poussé à son parroxisme. Une tranche de rire garantie !
Un film original, déjanté et poétique à la fois que cette histoire de 2 potes pas futés qui trouvent une énorme mouche dans le coffre d'une voiture volée et entreprennent de vouloir la dresser pour qu'elle aille brigander à leur place. S'en suit un enchainement e scènes loufoques et surréalistes qui sont un vrai régal ; la caravane, l'amie de lycée, l'accidentée du ski, la mangeuse de chien, l'enquête de satisfaction des flics et au final une certaine philosophie de la vie. C'est court, mais jouissif pour le spectateur
5 bien joué. Et surtout , c’est un film qui te fait oublier tes problémes. La morale du film , l’amitié n’a pas de prix, vaut plus que tout .Et méme un insecte qu’on dirait , nuisible, devient attachant.
Film délirant de 2020 où la bêtise et l'absurde s'additionnent à une fantaisie extravagante, ce n'est pas de bon goût mais c'est sans masque, sans intention autre qu'un délire naturel. Autant comique qu'affligeant s'il fallait un instant prendre la moindre partie de ce tout au sérieux. Rien de bon à en retirer mais rien de falsifié non plus.
Un très bon film absurde avec une mouche géante et le duo du Palmashow Grégoire Ludig et David Marsais accompagné d’Adele Exarchoppulos , Anais Demoustier et Raphael Quenard.
Encore un film qui ne sortira jamais en blu-ray (du moins en France) malgré tout étant fan de l'actrice Adèle Exarchopoulos je me devais d'avoir ce film malheureusement seul le DVD et disponible.
Quentin Dupieux, l’OVNI du cinéma français, frappe encore avec cette histoire complètement déjantée d’araignée géante. Un casting formidable porte cette histoire improbable, à la fois absurde et très drôle. Il faut accepter les règles de ce jeu sans queue ni tête pour se laisser embarquer dans cet univers parallèle.
Mandibules pousse l’absurde jusqu’à l’épure la plus sèche. Une comédie minimaliste qui m’a laissé davantage perplexe qu’amusé.
Avant de le voir, il faut savoir que Quentin Dupieux ne cherche ni la comédie classique ni la satire appuyée. Le film s’inscrit dans son univers absurde, mais adopte ici une forme plus simple et plus tendre, centrée sur un duo et une situation improbable traitée avec un sérieux presque banal. Tourné avec des moyens modestes et des décors naturels, il assume une économie de récit et une logique volontairement minimale. Mieux vaut l’aborder comme une fable décalée où le ton prime sur toute progression dramatique.
Le film explore la naïveté, la marginalité et une bêtise assumée comme contrepoint à un monde structuré par la performance. L’absurde devient normalité, sans explication ni montée en tension, et l’amitié reste le seul moteur. En filigrane, le récit semble défendre une simplicité radicale face à la complexité sociale.
De mon côté, j’ai trouvé Mandibules très moyen. Je comprends le principe d’absurde minimaliste, un registre que j’apprécie en théorie, et le postulat de cette mouche géante est effectivement atypique et audacieux. Mais le film s’essouffle rapidement. L’humour ne m’a pas embarqué et j’ai parfois eu la sensation, un peu gênante, de perdre quelques points de QI au fil des scènes. L’intrigue réduite à l’extrême et le dispositif limité donnent l’impression d’un concept étiré au-delà de ses capacités, sans véritable renouvellement.
Mandibules reste ainsi fidèle à l’univers de Dupieux, mais ne dépasse jamais son idée de départ. Une proposition singulière sur le papier, qui pour moi tourne vite à vide.