Après Eric & Ramzy dans "Steak", c'est au tour d'un autre duo d'humoristes, le Palmashow, d'occuper la tête d'affiche d'un film de Quentin Dupieux. Avec ce dernier, ça passe ou ça casse. On adhère ou non à son délire. Et avec une histoire de mouche géante, on se doute que l'expérience sera absurde et atypique. Pourtant, la déception est présente. Le génie de Dupieux dont avait pu profiter dans ses films ultérieurs (dont l'excellent "Réalité") n'apparait qu'en petites touches discrètes. Si le synopsis promettait du lourd, le film ne déborde finalement pas de cette imagination débordante, de cet humour décalé sans pareil, de ces scènes marquantes ou répliques chocs. Non, "Mandibules" ne présente pas ces qualités ou en si petites quantités qu'elles sont négligeables. De plus, je n'ai pas aimé les gars du Palmashow qui surjouent à mort et flingue à eux seuls la plupart des scènes. Je retiendrais les passages avec Adèle Exarchopoulos et le "check taureau". Le reste n'est que lourdeur. Un mauvais cru de Quentin Dupieux.
Cruelle déception pour tous fans de Quentin Dupieux. Le daim avait déjà été décevant et trop autocentre sur Jean Dujardin. Là, on fait face à une soirée Palmashow TF1 sans goût ni saveur. L'échec est réel. Dommage car il y avait vraiment un potentiel veux cette histoire.
Excellent surtout si vous aviez adoré le trop méconnu et mésestimé Steak! Vous y retrouverez les mêmes ingrédients, que ça fait du bien de retrouver ce Quentin DUPIEUX là, à voir absolument.
Un bon petit film qui remplit bien son rôle humoristique. Cela reste du Quentin Dupieux avec cette mouche plus grosse qu'un chien, mais Grégoire Ludig et David Marsais apportent quelque chose en plus. Ils sont tout simplement parfaits pour ce genre de rôle.
Dans la grande tradition des films de Quentin Dupieux l'absurde ou le bizarre servent de fil conducteur à ce film. J'ai trouvé les deux personnages principaux incarnés par le duo du Palmashow un poil trop benêts et leurs dialogues creux (retrouvant certains gimmicks de "Steak" avec leurs tchecks), mais la mouche et les autres personnages ont réussi à me captiver. Mention spéciale pour Adèle Exarchopoulos en crieuse pathologique, et India Hair que j'ai toujours plaisir à voir. En résumé le film et ses effets sont maitrisés, tout comme sa mise en scène est soignée, il m'a fait sourire, je me suis laissé emporter dans son univers singulier comme dans tous les films de Dupieux, qui me rappellent à mon désir d'être réalisateur et d'avoir confiance dans le système D et de faire fi des conventions. à na pas manquer pour les fans des réalisations de Mr oizo et pour les autres par curiosité.
Mandibules retrouve la capacité d’émerveillement d’un Rubber, la fascination devant le non-sens qui pourtant signifie dans la logique des personnages. Mais mieux qu’un Rubber, Mandibules ne s’enlise pas dans un propos politique – dénoncer le tourisme de masse par exemple –, s’en affranchit pour ne fonctionner qu’en circuit court à la manière d’une boucle. Notre duo de benêts va d’ailleurs jusqu’à se moquer des phrases toutes faites du type « la vraie richesse c’est l’amitié », déjouant la morale en clausule en lui substituant un retournement de situation qui ouvre des perspectives narratives savoureuses. Quentin Dupieux signe une comédie réussie, peut-être l’une de ses œuvres les plus abouties, qui investit l’absurde avec une chaleur humaine contrastant la noirceur du Daim (2019) et mobilise pour cela toutes les ressources du comique : mots, caractères, quiproquos, gestes. Les personnages disposent d’une épaisseur véritable, à la fois fantoches apparents et grands enfants qui substituent au monde une somme de fictions déjantées pour mieux en appréhender la méchanceté et l’inertie. Pour les incarner, deux acteurs de talent, épaulés par une Adèle Exarchopoulos hilarante qui tient là l’un de ses meilleurs rôles. Preuve que l’insignifiance d’une mouche peut divulguer un grand film. Que la folie détient en elle une vérité. Et que Dupieux s’affirme tel un alchimiste moderne.
Il serait amusant de projeter Mandibules à Cronenberg, histoire de voir comment il réagit à cette version haut perchée de La mouche. Pas grand chose à voir avec son propre film, on s'en doute, puisqu'il s'agit ici du nouveau Dupieux, le réalisateur qui maîtrise le mieux l'absurde dans notre cinéma hexagonal. Sans crier à la déception, mais parce qu'on peut être exigeant avec lui, on constatera cependant cette fois que Mandibules ne ferait pas de mal à une mouche avec son scénario linéaire, à travers les mésaventures de deux olibrius qui n'ont pas inventé la poudre à récurer mais trouvé un insecte géant. Un film minuscule, avec moins d'ambition surréaliste que dans les précédents opus de Dupieux mais quand même de bonnes raisons de se réjouir, la grosse bête n'étant qu'un prétexte à mettre en valeur les drôles de comportements que peuvent avoir les humains, animaux quelque peu particuliers dont les deux échantillons principaux de Mandibules donnent une vision un peu extrême, quoique. Ce qui est toujours passionnant chez Dupieux, c'est la logique qu'il met à des situations aberrantes, loufoques, lunaires, pas nécessaire de rayer la mention inutile. Tout coule de source ou presque et il n'y a rien à redire sur l'enchaînement pourtant un peu biscornu des circonstances. La direction d'acteurs est aussi un point fort du cinéaste de Rubber, on ne le dit pas suffisamment. Outre le duo gagnant constitué de David Marsais et de Grégoire Ludig, la prestation d'Adèle Exarchopoulos, à mille lieux de ses rôles précédents, est de celles qui enchantent absolument.
Dupieux rencontre une grosse mouche, les deux comédiens du Palmashow, Adele Exarchopoulos (tout bonnement incroyable !), et une India Hair encore trop rare dans des grands rôles. c'est décalé, drôle, solaire, lunaire aussi, ça donne envie d'élever des mouches !
Plus lumineux que Le Daim et plus accessible que les précédents de Dupieux, on rit beaucoup de ce duo à la Dumb et Dumber qui croise sur son chemin des personnages dingues et drôles ! un film qui fait du bien en ce moment !
Quentin Dupieux arrive une fois encore a m'emmener dans son univers, avec des moments de délire absolument délicieux. La débilité des personnages est un peu trop forcée dans le premier tiers du film, mais la mayonnaise prend parfaitement lorsque ceux deux paumés se retrouvent au contact de personnes un peu plus "normales". En conclusion, on y croit et quand le film est fini, on a envie d'y croire encore.
Il s'agit là d'une comédie légère, assez drôle sur une situation plutôt originale. Même si ce n'est pas extraordinaire, on passe tout de même un agréable moment à suivre l'aventure de ces deux compères déjantés.