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pascal bastien
2 critiques
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0,5
Publiée le 22 mai 2021
Vraiment aucun intérêt moi qui aime l'humour décalé,je n'ai rien trouvé de décalé ni drôle c'est nul et ennuyeux. C'est un film facile sans intérêt. Je suis surpris par les commentaires positifs!!! On se demande bien pourquoi !!!
Si vous aimer le duo palmashow, si vous aimer les oeuvres de Quentin Dupieux, ce film est un régale, sortir de notre réalité pendant le temps d'un film. Faites vous votre propre avis!
Le seul intérêt du film c'est d'être court. Les dialogues sont mal écrit, c'est mal joué (il ne suffit pas de dire que les gars sont simples pour excuser une composition sans, épaisseur des 2 rôles des Palma) et mal dirigé. Les décors sont mauvais, à l'image du bazar propret pose contre la caravane qui n'est pas crédible pour 1 sous. Ce n'est pas un film loufoque, c'est un film raté. Je mets 2 étoiles car Bruno Lochet apporte la seule touche de talent et de composition dans ce vide terriblement ennuyeux.. Et peut être pour la photo aussi, et encore..
Le réalisateur est connu pour faire des films loufoques. J'avoue que là, c'est le premier que j'ai eu envie de voir. Je n'ai pas été déçu. C'est complètement décalé, mais pour autant ça fonctionne. Les personnages et l'ensemble des acteurs et actrices sont au diapason. Le risque c'est que ce soit balourd et donc pas drôle du tout. Là c'est juste le ton qu'il faut. Au final j'ai passé un très bon moment. Le long métrage est d'un format court : 1h17. Cela passe très vite et ça détend bien les mandibules. Je recommande pour les curieux et curieuses, avides d'objet cinématographique non identifié.Cette mouche est un joli petit ovni. Courrez-y.
Je ne connaissais pas le Cinéma de Quentin Dupieux, et je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce film. Résultat : une déception pour moi, je ne suis jamais rentré dans le film. Le film ne m'a que très rarement fait rire malgré la présence du Palmashow dont j'avais beaucoup aimé le 1er film. Le film était long malgré une durée très courte, c'est tout dire.
Pas déplaisant le nouveau Dupieux, mais loin d'être le meilleur film de sa filmographie. Des idées une bonne distribution, manque plus que le scénario s'envole afin de braquer les bonnes plumes.
Je m'attendais pas à grand chose mais force est de constater que je me suis... Régalé. Y'a une sacrée immersion et l'humour omniprésent. Le choix du Palmashow est vraiment pertinent... Mon film de reprise après cette Pandémie, merci Quentin Dupieux !
Dupieux régale dans cette comédie loufoque et dépaysante. Les dialogues et situations sont hilarants et les acteurs sont bons dont Adèle qui a énormément de talent, elle nous fait même ressentir de la peine à son égard, extrêmement touchante. Le film a malheureusement quelques problèmes de rythme mais sans être vraiment handicapant pour le plaisir ressenti tout du long. À voir pour se marrer, se détendre et passer un très bon moment en ce début de réouverture des salles.
Deux amis un peu paumés et marginaux volent une voiture et découvrent dans le coffre une gigantesque mouche. Dès lors, ils vont tenter de l'apprivoiser.. Quentin Dupieux est un cinéastre à part dont le style m'évoque Blier. J'avais détesté "Réalités" et adoré "Au poste". J'étais donc un peu fébrile quand a débuté la séance. J'ai bien aimé le film même si le plaisir était moins fort que "Au poste". Ce que j'apprécie le plus dans le film c'est que je ne sais absolument pas comment l'histoire va évoluer. Si au début j'essaie d'imaginer l'évolution de l'histoire, peu à peu j'arrête de résister et je me concentre sur l'action au présent. J'ai aimé la fantaisie du film, les acteurs et puis ce beau soleil du Var.
J'ai essayé même si déjà le palmashow ne m'a jamais fait rire, je suis pas contre l'absurde non plus. Mais je ne suis pas rentrer dans cette histoire, pas rit une seule fois. Dommage 1h30 de perdue...
Une histoire totalement intriguante mais totalement prenante. Même si j'ai eu du mal à m'attacher au tandem principal au début, j'ai apprécié leurs aventures et les situations dans lesquelles ils se mettent tout au long de ce film. Un film qui nous permet de se retrouver avec les salles de cinéma.
*Mandibules*, le nouveau film de Quentin Dupieux est dans la droite lignée de ces derniers films comme *Le Daim*, *Au Poste* ou même *Rubber* : la volonté de ce cinéma n’est pas de devenir grand, mais bel et bien de rester petit, dans un quasi-anecdotisme qui serait ici à conjuguer en une valeur positive. Rester dans une adolescence bête et immature, à l’image des parfaits Jean-Gab et Manu, tout en accordant toujours un malin plaisir dans la drôlerie et la bêtise. Quentin Dupieux serait alors un petit maitre pour canaliser tout cela. Peut-être parce qu’il réussit constamment à jouer entre cette frontière d’un réel et d’un décalage complet venu certainement d’ailleurs. Les localisations géographiques de ces films révèlent d’ailleurs ce jeu constant : si l’on devine des traits qui nous sont semblables, ces lieux toujours plus proches de la nature que de la ville, semblent sortir d’une autre planète bien plus alimentée par l’absurde que par la raison. C’est un monde de la bêtise, dont l’on reconnait les horizons mais que l’on suit le sourire aux lèvres en étant toujours étonné et réjouis des hasards qui viennent sans relâche cogner à la porte. Cette mouche géante rentre alors parfaitement dans le cadre, car elle est au même niveau de la grande farce qui anime *Mandibules* d’invitations en invitations. C’est la loi du « No Reason » du flic sorti du coffre de *Rubber* qui dicte tout !
Après « Au Poste » et « Le Daim », Quentin Dupieux continue d'explorer les situations insolites, agrémentées d'un humour absurde qui fait de nouveau mouche. Nous l'attendions évidemment sur ces routes difformes, où ces personnages évoquent d'eux-mêmes tout le paradoxe de leur œuvre respectif. Et quand bien même, il n'est pas toujours nécessaire d'en extirper la sève thématique et les enjeux qu'engendre le méli-mélo de classes sociales, sa dernière trouvaille lui ouvrira la voie vers le succès. Peut-être sommes-nous encore en décalage avec le travail d'équilibriste de « Réalité », où le cinéaste a su marier les genres et offrir l'accessibilité à son cinéma, toujours plein de saveurs, tantôt locales, tantôt exotiques dans le paysage de l’hexagone. Et quand bien même il nous revient avec un pitch des plus simple et des plus perché, cela reste une somptueuse promesse énergétique, qui apprivoise la spontanéité d’une évasion.
Il s’agit d’une vérité qui se confirme qu’à partir d’un certain temps, celui d’une exposition aussi hasardeuse que convenu. Nous reconnaissons l’élan apaisant du décor que Dupieux filme avec un faux air d’insouciance, qui colle évidemment avec le registre des deux protagonistes, tenant davantage de la bêtise occidentale que d’un symbolisme assumé de la régression sociétale. Manu (Grégoire Ludig) retrouve Jean-Gab (David Marsais) dans l’intimité d’une voiture volée et qui abrite l’objet de tous leurs supplices et de tous leurs désirs. Il est agréablement surprenant de se laisser tenter par ce babysitting qui tourne mal ou pas comme prévu. Mais venant d’un plan déjà foireux, il y a un recul en moins à encaisser. Dommage que l’on se cantonne toutefois à offrir une progression moins naturelle à ces deux zigotos, ne sachant pas distinguer le bon du mauvais. S’oxygéner leur suffirait amplement à profiter de l’été qui s’annonce pénible et illustratif de toute la méfiance que convoque l’intrigue.
Une mouche géante devient l’animal de compagnie de fortune pour des compères qui semblent si loin de l’alchimie du Palmashow. Il a fallu des dialogues bien solides et parfois raffinés pour passer outre la lourdeur des échanges adolescents. Et toute la raison d’être des personnages réside dans ce profond décalage, comme si l’on restait bloqué à cette période charnière qui mène vers une maturité, indéniablement manqué. Cette œuvre évoque donc autant le style du cinéaste que son attrait pour les boutades musicales. Les sensations rattrapent ainsi le spectateur, dès lors que l’on s’engage dans le hors-piste d’une maison de fous. Agnès (Adèle Exarchopoulos) en est l’ambassadrice titulaire et ne perd jamais de terrain sur ses pairs à chaque intervention tonitruante. Il y a donc de quoi mettre tout le monde sur le pied d’égalité au festival de la sottise et c'est sur ces instants que le film réussit ses manœuvres les plus délicates.
Oui, le jeu en vaut la chandelle, mais peut-être qu’après avoir trop baigné dans le versant maladroit et efficace de son humour, Dupieux en néglige les contrastes. Un rapport de rationalité ou de non-sens perd de la voix et ironiquement de la crédibilité dans son registre le plus loufoque. Ce que l’on retiendra malgré toutes les épreuves, c’est bien sûr la fraternité et l’amitié qui se dégage des deux losers, qui sont finalement les autostoppeurs de cette mouche, qui les guidera hors des sentiers battus et rebattus des œuvres des frères Coen. Toujours inventif mais pas assez incisif dans ce qu’il prétend être, « Mandibules » dévale une pente à cloche-pied, sans se soucier des séquelles qu’il cultive.