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Clem Lepic
63 abonnés
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4,0
Publiée le 22 juillet 2020
Sur fond d'une mer en dégradé de bleu à Etretat, Ozon filme une relation en accéléré entre 2 garçons : leur rencontre, l'évidence de leur amitié et de leur attirance et enfin leur éloignement. Petit clin d'oeil à "Call me by your name" dans cette relation entre 2 hommes, l'un paraissant beaucoup plus mûr et sûr de lui que l'autre, mais la pêche est remplacée par une pomme et l'annonce du mariage par un accident mortel en moto - le résultat étant néanmoins le même : la séparation. Des scènes magiques assez fortes autour d'une soirée en discothèque ambiance pop sucrée et d'écouteurs soudainement glissés aux oreilles avec la musique douce "Sailing" de Rod Stewart (clin d'oeil à "la boum"), contrastant alors avec le rythme des danseurs autour. Autre scène marquante avec le terrible serment prêté concernant la danse sur la tombe et sa réalisation, où s'entremêlent rage, tristesse, désespoir, et enfin laisser aller. Ozon se plaît également à insérer des moments sensuels, comme la scène de la salle de bain où les deux garcons désinfectent leurs plaies torse nu après s'être battus.
Le film se perd entre l'artificialité de la relation amoureuse et la fausse profondeur philosophique portée par l'obsession de l'un des personnages pour la mort de l'autre. Malgré cela, une belle lumière, de beaux décors et de bonnes interprétations.
Un film très très décevant. Le plus dérangeant, c'est qu'il fait très amateur, alors que le réalisateur ne l'est plus vraiment. L'émotion n'est jamais là, les situations sont souvent ridicules, alors qu'elles cherchent à émouvoir, en vain. Le sommet : la scène de la morgue où on culmine au grand n'importe quoi. On voit bien que ce film est en partie autobiographique, qu'Ozon a sans doute retrempé dans ses souvenirs, mais il aurait mieux fait de bosser sur un scénario solide et sur la profondeur de ses personnages et des rôle secondaires, caricaturaux à l'extrême. On est proche du nanar pour moi. Je ne peux mettre qu'une note très très basse en toute honnêteté.
La critique est bien tendre, je trouve : ça montre à quel niveau les attentes en ce qui concerne le cinéma français sont tombées. Le film souffre surtout d'un scénario hyper-fonctionnel dans lequel les personnages n'existent pas ; tout y est schématisé, on avance point par point dans l'intrigue, et du coup on arrive au climax sans aucune émotion. Par ailleurs le subtil étalage de fric continuel est quand même agaçant, entre la reconstitution morne, la pellicule sur-pelliculisée pour qu'on voie bien que c'est de la pellicule, les plans de grues inutiles et, à un moment particulièrement révélateur, une machine à pluie dans la scène entre Poupaud (personnage esquissé, fonctionnel, pas intéressant...) et Félix Lefebvre (acteur en manque d'âme, ou est-ce le personnage, on ne sait plus très bien) dans le bar où ce dernier lui remet son texte (très conventionnel, à en juger par les extraits de la voix-off). Encore une fois, la critique, incapable d'avouer qu'elle s'était trompée sur la majorité des cinéastes qu'elle avait prédestinée un peu tôt à la grandeur, persiste et signe sur un auteur dont les films les plus récents sortent de la matrice déjà poussiéreux.
En Normandie, en 1985, le beau et charismatique David séduit le sensible Alex.
Ozon se plonge dans les années 80 de son adolescence et prend plaisir à reproduire l'esthétique visuelle et sonore de cette époque. Son histoire d'amour nait sous une ambiance un peu perverse, un peu inquiétante comme Ozon sait si bien le faire. Il nous intrigue et nous promet un récit plein de surprises. Mais, petit à petit le scénario s'enlise dans une histoire de roman photo pour ados. Les dialogues sont plats, les personnages secondaires sont peu exploités, les situations frôlent parfois le ridicule, le jeu même des comédiens s'en ressent. Si Ozon fait son miel du charme arrogant de Benjamin Voisin, il offre à Felix Lefebvre, un premier rôle doté d'une faible partition. Décevant.
Un film d'une grande sensibilité, on est ému, secoué par cette histoire d'amitié qui se poursuit vers une love story tragique... Deux êtres passionnés dont l'un fasciné par la mort... Que nous soyons gay, hétéro, on a tous vécu une histoire d'amour passionnée...
J'ai adoré ! C'est à mon sens sublime ! Du début à la fin ! Je pensais tomber sur un film pour les adolescents et finalement c'est pour tout age. Vous avez des clins d’œils à "La boum", une ambiance des années 80, de l'amour, de la passion, de la tristesse, de la mort, de la joie et des messages. Le film s'ouvre sur une scène sombre pour finir sur un beau message. Je le conseil ! Merci à Ozon et aux acteurs !
Merveilleux, magique, exceptionnel. voilà comment je décrirait ce film. Étant fan de François Ozon depuis que j'ai découvert son film "8 femmes " je ne pouvais pas le louper au cine. J'y suis donc aller le jour de la sortie C est à dire le 14 juillet. Et comment dire, ce film est rentré en première place de mes films préfère.
Puisque l'on (François Ozon) vous dit que "Alex(is)" (16 ans, l'été qui précède son entrée en 1e A) est fasciné par la mort (mais pas par les cadavres !) et a un joli brin de plume (si, si... c'est le truchement du cinéaste qui en atteste, son prof de français, qui aime à déniaiser - littérairement bien sûr, ses élèves garçons - alias Melvil Poupaud, pour un 4e film sous sa direction)..... Cependant, ce très décevant "Eté 85" ne tire guère parti de cette appétence existentielle du personnage principal (rôle assuré par Félix Lefebvre) d'une part, un parti cinématographique évidemment... et nous livre, d'autre part, des extraits du "roman" d'Alex remarquables... par la médiocrité du style ! Une adaptation d'un livre anglais parfaitement inintéressante, à la fois plate, et racoleuse (au résultat : une bluette "gay", avec fausse complication - Alex/David + Kate, qui sonne artificiel, et bien faux...). Ozon est décidément capable du meilleur ("Huit Femmes", "Potiche"... "Frantz", surtout !) et du pire ("Jeune et Jolie", "Une nouvelle Amie", ou "Grâce à Dieu"). On peut même dire que ce film-là, labellisé "Cannes 2020" (pour une Sélection fantôme...) est de loin le plus mauvais de sa filmo !
En revoyant ce film une deuxième fois en moins d'une semaine, je me suis rendue que j'avais encore plus aimé ce film que la première fois. Je ne pourrais expliquer le pourquoi mais pour moi , c'est le meilleur film de François Ozon. J'aurais aimé être dans cette année 85 tellement tout est parfait que ce soit par les vêtements, par les images grâce à la caméra super-16, par les acteurs, par tout en fait. Je ne peux que le recommander et je pense que j'irais le revoir une nouvelle fois.
Une histoire bien malsaine avec un soupçon de perversité dont je n'ai pas vu l'intérêt. Un film trop long, trop bavard, des acteurs et actrices mal exploités. Un mauvais sujet. J'ai été bien gênée pour eux.
Avec moi ça n'a pas marché... Pourtant 85, c'est l'époque de ma trentaine, la fin avérée des trente glorieuses mais leur parfum encore dans l'air, les slogans soixante-huitards encore dans les esprits (genre" interdit d'interdire"," jouir sans entraves" et "sous les pavés la plage"), un restant d'insouciance du coup et pas encore de culpabilité chez les consommateurs décomplexés. Tout ça passe dans le film, dont le grain et l'esthétique rappellent cette époque où les moteurs deux-temps, ultra polluants, équipaient encore parfois les motos sans qu'on y trouve à redire, époque encore bénie d'avant le sida, le dérèglement climatique avéré, le continent de plastique, le confinement, la vie masquée et toutes les joyeusetés qui nous attendent peut-être... c'est déjà ça... Ozon veut nous dire la naissance d'une passion en sens trop unique, nous donner à comprendre la complexité d'une relation, installer une ambiance de drame masquée par l'exultation des corps d'éphèbes, nous préparer aux cendres après la lumière d'un feu de paille. Et avec moi il se plante, je n'y ai pas cru. Car trop de maladresses gâchent l'impact des scènes réussies : une voix off trop présente et peu naturelle, des flash-backs qui apportent peu, un personnage de mère ambigüe souvent limite caricatural, spoiler: une scène dans un cimetière qui peine à être crédible malgré le choix d'une belle reprise de Lou Reed, et surtout une autre séquence délirante, à la morgue, pour moi un fiasco final lamentable qui flirte avec le ridicule ( et qui a d'ailleurs provoqué dans la salle un éclat de rire, ce pour quoi elle n'était sûrement pas conçue !) . Bref, après des cartons aussi réussis que "Grâce à Dieu" et "Frantz", ce "blé en herbe" qui tourne mal m'apparaît comme une contre-performance, malgré la prestation de deux jeunes acteurs investis. Dommage.
J'avais envie d'aimer ce film et de me réconcilier avec le cinema d'Ozon qui me laisse totalement en dehors malgré ses qualités de metteurs en scène indéniable...
Mais là non, les acteurs c'est catastrophique... je ne crois pas 30 secondes à leurs idylle ... il y a aucune alchimie, on nous le balance ça comme ça mais il y'a aucune construction de personnage... tous sont là , ils font des trucs mais je me dis : je comprends pas pourquoi tout ça et tout simplement pourquoi ils sont amoureux .
A titre de comparaison, dans "la vie d'Adèle" , tout était logique et limpide et j'y croyais ... la c'est tout le contraire et on frôle le ridicule et le nanar par moment.