Drunk
Note moyenne
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532 critiques spectateurs

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86 critiques
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Viaforce
Viaforce

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2020
Un excellent film qui fait réfléchir sur les effets de l'alcool. On y passe par toutes les émotions et on en ressort pas indifférent. A voir absolument !
L'homme Scan
L'homme Scan

7 abonnés 242 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2021
Le film est vraiment très bien joué, et on sent que l'ambiance du lycée est vraiment bien restituée.
Même si le postulat de départ est simple, il est très bien exploité.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2021
Et si la clé du bonheur et de la réussite était l'alcool ? On sait très bien que quelques verres peuvent décoincer les plus discrets et c'est ce que quatre amis vont essayer de voir par eux-mêmes. Après une soirée bien arrosée, ils décident d'aller plus loin en mettant en pratique la théorie d'un psychologue selon laquelle l’homme naitrait avec un déficit d’alcool dans le sang. En comblant ce déficit et en gardant un taux stable, la vie serait plus belle. Si le philosophe et psychiatre norvégien Finn Skårderud a depuis démenti cette théorie qu'il aurait avancée, cela n'a pas d'importance, car l'alcool est surtout un prétexte dans le film. Si ces potes avaient lu une théorie similaire sur tout autre chose, ils l'auraient surement testé, car ce qu'ils cherchent avant tout, c'est le bonheur. "Druk" est un film sur la désinhibition et surtout sur la quête du bonheur. Les quatre n'ont pas forcément le même but, mais c'est ce que recherche Martin, le personnage principal. Il n'est pas heureux, il vit comme un étranger dans sa propre maison avec sa femme et ses enfants, et ses élèves sont à la limite de faire grève tant ils le trouvent incapable. "Druk" est un film aussi original que déroutant, mais aussi très classique dans son développement avec les différentes étapes comme l'euphorie des premiers instants, la déchéance suite aux excès avant la traditionnelle rédemption. De ces étapes, je retiens cette euphorie qui donne lieu à des scènes très amusantes. Le reste est plus bancal, notamment la gestion du spoiler: décès
qui n'a vraiment pas l'impact escompté dans l'histoire. C'est un peu le problème de la dernière partie (hormis la dernière scène) qui est moins réussie que le reste. Cependant, "Druk" est un bon film même si j'ai préféré "Jagten" du duo Thomas Vinterberg-Mads Mikkelsen.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 852 abonnés 8 177 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2020
Thomas Vinterberg (Festen - 1998 & La Chasse - 2012) continue de faire rayonner le cinéma danois en dehors de ses frontières. Avec Drunk (2020), le réalisateur s’est intéressé à la théorie du psychologue norvégien Finn Skårderud, selon laquelle « l'homme serait né avec un taux d’alcool dans le sang qui présenterait un déficit de 0,5g/ml ». Et si c’était vrai ? A quoi ressemblerait notre vie de tous les jours si nous étions constamment sous l’emprise de l’alcool ? C’est à cela qu’a voulu répondre le réalisateur, en brossant le portrait de quatre amis (et accessoirement instituteurs), qui décident de mettre en pratique cette théorie pour le moins farfelue, en s’astreignant à un régime drastique, celui d’atteindre 0,5g/ml d’alcool dans le sang, afin de voir si leur quotidien n’en serait que meilleur.

S’ensuivra une expérience aussi loufoque que chaotique. Contrairement à ce que certains pourraient croire, le réalisateur ne réalise pas ici une ode à l’alcoolisme, loin de là. Il montre clairement les effets néfastes que cela peut engendrer au long terme. Il brosse un portrait touchant de ces quatre hommes dont certains ont une vie de famille, d’autres sont célibataires ou moribonde. Cette expérience devient alors un prétexte pour se rassembler, picoler et chasser la routine.

Mais il y a un cinquième personnage qui joue un très grand rôle ici, il s’agit de l’alcool. Rarement l’alcool n’aura été si bien mis en avant, entre les scènes de dégustations, les séances de murges, les préparations de cocktails (avec les verres savamment sortis du congélateur), le réalisateur film tout cela avec une minutie remarquable.

Tantôt triste, tantôt chaleureux, enivrant & drôle, puis particulièrement sincère & émouvant. Le film ne cesse de nous balader, comme pour mieux nous surprendre, comme en témoigne cette magnifique scène de fin, entre renoncement & fatalité.

Si l’alcool vous change & vous transporte, il n’est pas toujours synonyme de bonheur.
« Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse. » (Alfred de Musset)

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L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2020
Thomas Vinterberg et Mads Mikkelsen sont des valeurs sûres qui donnent envie de foncer voir "Drunk" les yeux fermés. Il s'agit d'une expérience où quatre professeurs quarantenaires mettent en pratique une théorie selon laquelle l'être humain aurait un déficit d'alcool dans le sang. Si, lors de ses prémisses, l'expérimentation est sous contrôle, révélant effectivement une amélioration d'un point de vue professionnel, social et intime, cette pratique va vite dégénérer une fois le taux d'alcoolémie augmenté. Tout va devenir incontrôlable, lamentable, irréparable... Avant d'aller le voir, j'avais entendu des sons de cloche enjoués disant que "Drunk" donnait envie de se bourrer la gueule avec des copains, de faire la fête, de retrouver les effets positifs de cet état d'ébriété... Ce n'est qu'après que j'ai compris que ce qui accentue ces envies, c'est à nouveau notre contexte actuel ultra-contraignant, qui limite amplement toutes nos interactions sociales. "Drunk" devient alors un hymne à la liberté qui fait presque figure des vestiges des us et coutumes d'une civilisation ancienne... et donc, je l'ai trouvé clairement surcôté ! Moi qui ne suis pas adepte de la picole, j'ai traversé "Drunk" comme un long fleuve tranquille, analysant le point de vue neutre du réalisateur qui loue et dénonce tout à la fois les effet de l'alcool. C'est interessant, surtout pour la performance nuancée de ses acteurs (Mikkelsen est génial à observer tout comme ses comparses), sans être palpitant pour autant... En fait, j'ai l'impression de m'être vraiment ennuyé et quand je vois les critiques dithyrambiques, je me dis que je suis passé à côté. Perso, le scénario ne m'a pas du tout marqué, je l'ai trouvé très simple et prévisible dans la chute de ses personnages. La mise en scène est soignée, certains passages font sourire, il y en a qui m'ont agacé, d'autres plus dramatiques sont forts par l'intensité des acteurs mais restent banals en soit. Mais s'il y a bien un moment de pure beauté, qui élève "Drunk" au rang de film à voir, c'est son final, véritable acmé libérateur qui résume à lui seul toute l'ambiguïté du propos de ce film, entre larmes et espoir. Mads Mikkelsen dévoile une carte qu'on ne lui attribuait pas et touche directement au coeur. Par sa majestuosité (oui, le mot est juste !), cette fin anecdotise le reste du film qui se déroule sans surprises. Et dans cette histoire sans morale et hétéronormée, j'ai du mal à en tirer l'intention du metteur en scène : l'alcool c'est bien mais pas trop ? La crise de la quarantaine, c'est dure ? Attention, cette critique a été écrite sans alcool dans le sang. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2023
J'ai vu un film... un grand film danois, un cocktail détonnant qui rassemble 4 types, prof de leur état, dans la cinquantaine, installés dans la vie, mais avec un quotidien de pays scandinaves (ça pourrait se passer ailleurs...), c'est-à-dire Métro-Boulot-Dodo, ennui, matérialisme, absence de perspectives, monotonie de la vie...

Et ils découvrent les théories d'un psychologue norvégien, Finn Skårderud, selon laquelle l'homme serait né avec un taux d’alcool dans le sang qui présenterait un déficit de 0,5g/ml). Celui-ci prône donc un usage "modéré" d'alcool pour rompre avec la tristesse du quotidien et la recherche par les vapeurs d'alcool la désinhibition (la liberté ?) attendue... Et si au début ça fonctionne à plein, on voit bien qu'une fois la ligne tirée, l'horizon s'éloigne et le ciel s'assombrit...

Tout dans ce film est politiquement incorrect... La thèse, les bienfaits immédiats, les résultats évidents... Mads Mikkelsen se plonge ici dans un rôle incroyable. Son jeu est juste exceptionnel. Il a un charisme inouï. Qu'on le retrouve en mode "alcool gai" ou "alcool triste", on sent, on ressent chacun de ses souffles de vie... Et que dire de la scène dansée qu'il nous offre ?... Mais quel talent... C'est un acteur total... absolu... sublime...

La réalisation de Thomas Vinterberg est d'une finesse extrême, dans cette histoire d'amitié, de remise en question, de rééquilibrage face à l'excès de biture... Et de l'impact que cette confiance de façade a pour la vie sociale, familiale ou professionnelle. Ce film parle de l'alcool, de l'illusion, de l'impact réel mais en filigrane, il traite du bonheur...et de la difficulté d'être à notre époque.

Ce film est à consommer sans modération, c'est évident... un cocktail détonnant de joie, de rires, de tristesse et de mélancolie.
CrackO DingO
CrackO DingO

57 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2022
En vue des critiques exceptionnelles, je m'attendais à beaucoup mieux ! Un sujet de société traité intellectuellement, par des personnages peu attachant et une mise en scène 2 de tension. Perso je n'ai pas vraiment accroché. 3 généreuses étoiles. ----Févier 2022----
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2020
Habitué du Festival de Cannes, le film de Thomas Vinterberg fait partie de la Sélection Officielle 2020. “Drunk” met en scène quatre professeurs qui travaillent dans le même lycée. La cinquantaine passée, ils décident de mettre en pratique la théorie d’une psychologue selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Le comportement des quatre amis change peu à peu dans l’ivresse. D’une comédie qui désinhibe, “Drunk” se transforme en grande beuverie dramatique. Thomas Vinterberg ose le sujet de l’alcoolisme en prenant l’exemple de personnes saines qui savourent une expérience collective avec ses excès. La casting est incroyable. Mads Mikkelsen n’a jamais autant mêlé charisme et mélancolie dans un même rôle. Aussi, il vient appuyer l’effet troublant de cette oeuvre unique qui dénonce en provoquant.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2020
Il n’est pas innocent de boire sans modération. Et pourtant, chacun cherche à sculpter sa forme d’ivresse parfaite, celle qui délivre de la solitude et de la morale. Il existe un fragment de vie que Thomas Vinterberg tente de célébrer et il y parvient, en distinguant le prestige d’une boisson miracle et les promesses indigestes que l’on préfèrerait laisser au fond du verre. Il revient alors à une formule non méconnue, mais aux ressources pertinentes, qui rappelle « La Chasse » ou encore « Festen ». Il laisse ses personnages se vider de leur vitalité, de leurs faiblesses, afin de conter ce que l’on nous rabâche sans cesse, et parfois sans insistance, au sujet de l’alcoolisme, au détour d’une approche philosophique qui change la donne, qui change la vie.

Les enjeux restent toutefois de ne pas ignorer les signaux avant-coureurs d’un mode de consommation, qui dégrade l’esprit, bien qu’il puisse nous rassembler dans la bonne humeur. Vinterberg sollicite le bon sens des spectateurs, car il viendra à un moment, où les responsabilités prendront le pas sur la vie privée et professionnelle. De ce fait, sa mise en scène imbibe cette sensibilité qui anime quatre amis à se partager le nectar de la réussite. Le cadre nous dévoile si bien l’alcoolémie que l’on pourrait presque se passer de chiffres pour l’attester. Par ailleurs, On y distingue les quatre saisons d’une vie d’adulte, car il s’agit également d’explorer cet ultime arc de vie que l’on redoute, mais qui constitue surtout toute la réussite d’une vie. Cette analogie place ces hommes dans un isoloir, car au-delà de leurs familles respectives à gérer, il convient de mener leurs élèves vers une autre destination mentale que la leur.

On se concentre ainsi davantage sur celui qui porte les vestiges du passé, humanisant ainsi ses sujets, tout en les rendant ludiques par la même occasion. Le professeur aura beau enseigner, il transporte ses lacunes de son domicile à son lieu de travail et vice-versa. Sa souffrance n’est donc pas seulement perçue par le prisme d’un manque de confiance en soi. Ce mal qui l’habite n’est que traité sur la durée, alors que ce qui le préoccupe, c’est bien évidemment sa place dans un monde qui le rejette corps et âme. Et si l’alcool semble pouvoir remédier à quelques déboires, personne ne peut faire l’impasse à l’excès. Ainsi, Martin accompagne à la fois Mads Mikkelsen et le réalisateur danois dans leur quête de maturité et d’indépendance, dans des moments difficiles mais sans porter de regard pessimiste à la tragédie. Tommy (Thomas Bo Larsen), Peter (Lars Ranthe) et Nikolaj (Magnus Millang), qui gravitent autour de l’influence de leur collègue, finissent également par convoiter la délivrance, consistant à se réconcilier avec leurs vies respectives, au sein d’un groupe, à défaut de renouer avec une jeunesse perdue.

Cette question de continuité trotte dans chaque scène de « Drunk » (Druk), car la chute de chaque protagoniste les renverra vers le revers positif, d’une journée bien arrosée et enchantée. L’alcool construit et déconstruit ce que l’on redoute, sans pour autant parler de modération et c’est là qu’intervient finement la subtilité du discours, non moralisateur, mais plutôt encourageant. Les vieux hommes font ainsi leur retour dans une société qui a avancé trop rapidement sans eux et festoient à l’unisson, comme s’il restait toujours un ultime hommage ou un dernier verre à partager.
Nicothrash

464 abonnés 3 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2023
Thomas Vinterberg nous revient avec Drunk, une comédie dramatique dans sa plus pure tradition, épurée et au propos fort. Drunk pourrait faire partie de son Dogme95 puisqu'il n'y a aucun subterfuge dedans, pas d'effets spéciaux, simplement une direction d'acteur au top et des cadrages immersifs à souhait. Loin d'être une apologie de l'alcool comme on pourrait le penser au départ, on suit un schéma narratif équivalent aux films sur la drogue. Très amusant au départ, on sait que la redescente sera plus dure. L'idée est bonne et donne lieu à des scènes assez drôles mais ce sont surtout les interprétations qui sont sans faille et font vivre ce métrage d'une grande maîtrise. Un cinéma différent et qui fait du bien aussi.
tisma

356 abonnés 2 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2021
Une belle ode qui parle de l'alcool sans fioritures, ni en mal ni en bien. On avance dans ce film avec un bon rythme et un bon développement des personnages, de belles mises en scènes et une bande originale entraînante
eldarkstone

305 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2020
Quelle classe ! Quel grand moment ! Une ôde ... que dis-je, une Philosophie, sur la vie, l'amitié, la maturité, les relations avec l'alcool et tous ses problèmes, et solutions ! Avec un Mads Mikkelsen encore une fois impérial ! Un très grand film, loin des blockbusters habituels, ici ce ne sont pas les effets spéciaux mais la vie qui rayonne ! A coups sur l'un de mes grands coups de cœur ciné 2020 ! ❤
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2022
Un jeu d'adulte primaire pour amorçage. Les tracas quotidiens et la routine de la vie submergent l'esprit et rompent le corps de ses devoirs. Une analogie évidente avec l'ivresse et le besoin d'évasion.
Le manque de lucidité trompe l'esprit, le désinhibe ce qui a pour conséquence l'effet réparateur recherché, avant d'évidence l'abrutissement démesuré et l'accident inévitable.
La bande d'amis évoluent vers une dérive douce-amère avec des beaucoup d'évidences, des flous et des instants sublimes qui laissent un film en demi-teinte.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2020
En ces temps de moralisme, voir Drunk au cinéma est une petite surprise. En effet, Thomas Vinterberg ne porte pas de regard politiquement correct sur l’alcoolisme. Il montre les conséquences négatives de celui-ci (notamment sur la famille) sans pour autant nier les aspects plaisants de l’alcool. On se croirait revenu à la liberté de ton des années 70 (un peu dans l’esprit du Turkish Délices de Paul Verhoeven). Vinterberg offre une belle galerie de personnages et des moments assez drôles. Sans être un film aussi marquant que Festen, Drunk est une chronique plaisante sur un sujet de plus en plus sensible de nos jours, ce qui constitue donc un petit bol d’air.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2020
Le long-métrage de Thomas Vinterberg suscite d’emblée une forte curiosité parce qu’on se demande, évidemment, comment le réalisateur va se tirer d’une intrigue valorisant une consommation d’alcool régulière et assumée. Malheureusement, le réalisateur s’en sort de manière totalement attendue. Alors qu’on aurait aimé une proposition beaucoup moins consensuelle ou, au moins, un peu surprenante. En tant que spectateur français, il est aussi peu évident de briser la barrière culturelle. En effet, il nous manque les codes de la société danoise, notamment des clés de compréhension pour ce qui est de la place que tient l’alcool pour la jeunesse du pays. Pourtant, le petit groupe d’amis professeurs, semblant bien désabusés par les jeunes qui leur font face, s’avère plutôt sympathique à suivre. Pendant un peu plus d’une heure le film fonctionne bien, avant que le récit ne s’éparpille et perde un peu de sens. Les difficultés du couple, dont le personnage masculin est incarné par Mads Mikkelsen, sont d’une triste banalité. Cela vient rompre avec un récit qui était jusqu’alors d’une certaine singularité. On sent la tentation d’aller vers quelque chose de plus touchant, de plus intime, mais la bascule ne se fait jamais vraiment. La faute peut-être à la barrière linguistique et culturelle mais aussi à un scénario qui a du mal à être assumé jusqu’au bout. Au final, même si le film n’est pas désagréable à suivre, son message est difficilement lisible et nous laisse avec un sentiment d’inabouti, et ceci malgré une très belle scène de fin.
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