Film mou , lent et ennuyant . Que du bla bla politique , de la parlotte politique . Le cinéma Français : Il pleut et il n' y a plus un spectacteur dans la salle , comme diraient les Inconnus .
Une page de l'histoire d'un grand homme réalisé avec coeur. Un jeu d'acteur réussi. Un moment de cinéma plutôt agréable. Un des derniers présidents qui a fait grandir son pays... C'est rare et à souligner!
Ce film qui se veut important mais avec un réalisateur à coté de son sujet et un budget de type téléfilm FR3 en seconde partie de soirée, il finira avec le temps catégorisé comme un nanar, une erreur qui peut être drôle au second degré. En bref, évitez ce micro biopic fauché, bâclé et raté doublé l'histoire de sa famille faussement émouvante et sans intérêt.
Tout dans ce film est consternant. Pour commencer, le titre est trompeur. Ce n'est pas un film sur De Gaulle mais sur lui et sa famille durant une période d'un mois et demi, de son entrée au gouvernement en juin 1940 comme sous-secrétaire d'Etat à la guerre jusqu'à son discours à la BBC. "L'appel du 18 juin", le titre prévu à l'origine était honnête mais pas assez vendeur. Ensuite, le film parle surtout des difficultés de sa familles durant cette même période alors que l'armée allemande envahit la France. Pour rendre cette partie poignante, le réalisateur décrit avec des longueurs incroyables les difficultés de la petite fille trisomiques qui vit mal les quelques trajets en voiture. La femme de De Gaulle appartenait à la grande bourgeoisie et, comme le film est obligé de le montrer, elle a bénéficié de maisons pour ses replis, de moyens financiers pour ne manquer de rien et surtout d'une voiture pour se déplacer. C'était une toute autre histoire pour les familles qui marchaient sur le bord des routes faute de véhicule, affamées car sans argent et qui étaient de par leur lenteur et la durée de leur trajet les cibles des avions allemands. Cette partie faussement dramatique est une non-histoire qui est effectivement poignante mais par l'ennui qu'elle engendre chez le spectateur malgré les efforts ridicules du réalisateur. Une mention spéciale une scène imaginaire ridicule où spoiler: Mme De Gaulle dégomme avec un pistolet automatique un des allemands qui pillent la maison familiale (les allemands ont commis suffisamment de crimes ignobles pour qu'il ne soit pas nécessaire d'inventer une histoire de pillage, surtout en mai 1940 où ils se travaillaient leur image "Korect") . Passons à la pauvre petite partie historique. Le budget pour pour les décors et ajouts numériques est à l'évidence proche de rien ce qui fait qu'il n'y a pratiquement que des scènes d'intérieur dans des bâtiments d'époque et quelques cadrages serrés en extérieur. Les scènes de guerre confinent au ridicule. La courte scène où l'on voit De Gaulle au milieu de la bataille se réduit à quelques figurants devant une plaine dont le vide. est caché par des fumigènes qui permettent en prime d'économiser sur les costumes (vraiment, ce n'est pas une plaisanterie). L'arrivée des allemands dans le village où réside sa femme mérite l'Oscar du film le plus fauché : deux motards en uniforme allemand filmés de loin (ce qui est évidement ridicule, on n'envahie pas un village avec deux motards alors que les troupes françaises se battaient encore). Les personnages historiques sont tous ratés. De Gaulle ressemble à Lambert Wilson (au prix de l'acteur, le maquillage reste léger), Pétain est un hargneux vif et Churchill est un obèse énorme, mou et sans charisme pour ne parler que des principaux. Le scénario aligne les scènes inventées et fait des raccourcis simplistes quand ils ne sont pas faux. La prise de vue est plate sauf une fois. Il y a un mouvement de caméra digne d'un film d'action et donc complètement artificiel et déplacé (on a probablement prêté gratuitement au réalisateur une caméra "dolly" pour une petite heure). Même si vous avez un abonnement illimité où que vous êtes invité, évitez ce film. La seule raison qui pourrait justifier de le voir et rester dans la salle jusqu'à la fin serait une punition, un pari perdu, une attaque zombie ou un bombardement alien soudain...
Sorti juste avant le confinement, et donc raté, je ne serais de toute façon pas aller le voir en salle, très mauvais bouche à oreille. Et j'ai bien fait car je me suis bien ennuyé. Déjà on connait l'essentiel de l'intrigue, mais c'est tellement académique et plat, que le côté intime du couple ne nous touche pas du tout. Les acteurs s'en sortent plutôt bien mais on les a déjà vu tous meilleurs ailleurs. Et puis les ressemblances ne sont pas frappantes. Bref, pour moi ce De Gaulle est raté...
J'ai personnellement bien aimé cette interprétation du combat du colonel à sa nomination de Général de brigade jusqu'à son appel du 18 juin. Nous suivons le récit rapide de sa victoire durant la campagne de 1940 ainsi que sa relation avec sa famille, sa femme et ses enfants dans la tourmente. Les risques encourus et la nomination du gouvernement de Vichy, ainsi que la défaite de la France. C'est bien sûr très incomplet mais intéressant de voir ce bout d'histoire et les enjeux entre l'Angleterre et la France, notamment comment a pu vivre la famille du Général durant l'exode. Un tel récit mériterait une réelle série avec des acteurs du cru, anglais, allemands, français de prime à bord. Insuffisant, mais intéressant ! Une suite semble improbable, malheureusement...
On a toujours un peu peur en allant voir un "biopic" sur une personnalité relativement récente et surtout aussi imposante que le général de Gaulle dans l'imaginaire français. En se concentrant sur une courte période, les quelques semaines entre la défaite de la France en 1940 et le sursaut d'un homme qui refusait de vivre sous la coupe des Allemands, sur l'élaboration de l'"appel du 18 juin", le réalisateur qui ne craint pas de s'aventurer sur le terrain familial et intime de son héros, nous offre un tableau sympathique mais pas hagiographique (pas trop, en tout cas) du grand homme, devenu 80 ans plus tard une figure quasiment respectée par tous. Les acteurs, de Lambert Wilson à Isabelle Carré, en passant par les seconds rôles mis habilement en valeur, sont tous très bons, mis à part l'interprète de Churchill, un peu trop caricatural, il me semble. Belle reconstitution de la guerre, de l'exode, de la poche de Dunkerque, de la vie à Londres par quelques images percutantes et savamment mises en scène. La narration est linéaire, claire avec un nombre de personnages limité. Aucune perte d'énergie ni bavardages inutiles. Les dialogues, souvent historiques sont percutants. Du beau travail !
Dans le cinéma Français ces dernières années, on ose, faire un film sur le général De Gaulle dans une période clé de son destin et celui de la France et je trouve la reconstitution de ce long métrage est une réussite !! Moi qui ne suit pas trop passionné par l"histoire, j'en ai beaucoup appris avec ce film sur la seconde guerre mondiale en France ou le pays gouverné par le maréchal Pétain veut céder à l'Allemagne d'Hitler et Charles De Gaulle , alors ministre, veut appeler les Français a se battre pour la liberté. On voit beaucoup de détails dans cette oeuvre concernant sa famille et une fille qui est handicapé nommé Anne, son épouse Yvonne, son fils et sa fille fuyant la guerre comme beaucoup de Français. "De Gaulle" est un long métrage au scénario riche et constructif avec une mise en scène efficace qui nous montre le contexte tels que c'était. Puis il y a de grands comédiens comme Lambert Wilson qui prend la carrure et demeure crédible dans la peau du personnage historique, Isabelle Carré dans la peau de son épouse excellente ou Olivier Gourmet, Sophie Quinton ou Phillipine Leroy-Beaulieu dans les seconds roles. Un film honnète et instructif.
Un film qui parle d'Histoire et nous livre quelques éléments pour mieux comprendre les événements qui ont conduit au 18 juin 1940 et par la suite à l'entrée en résistance d'une partie des français. . L'interprétation de Lambert Wilson est bonne. On voit un De Gaulle humain et ce n'est pas inintéressant. Un bon film. 16/20
Il est pour le moins étonnant que l’une des plus grandes figures de l’histoire de France n’ait pas encore eu son biopic. En effet, le Général de Gaulle, figure tutélaire de la Résistance durant le Seconde Guerre Mondiale, semble avoir effrayé le monde du cinéma. S’il est apparu dans quelques timides productions télévisuelles ou de manière discrète en second rôle dans quelques films, il n’existait pas pour l’heure de véritable œuvre sur sa vie. C’est chose faite et réparée avec ce film sobrement et logiquement intitulé « De Gaulle ». Gabriel Le Bonin choisit de se focaliser sur une très courte mais marquante période de la vie de ce grand homme. Celle entre avril et juin 1940, où le Général a fui à Londres après la débâcle de l’armée française à Paris puis lancer son fameux appel du 18 juin. Ces quelques semaines charnières mais représentatives pour croquer le portrait de cet homme paraissent avoir été le bon choix plutôt que le sempiternel biopic qui retrace une vie de la naissance à la mort. L’angle adopté est donc probant et réussi car il aurait fallu une mini-série pour tout traiter et cette période est très significative puisqu’elle marque le début de ce qui fera la légende du personnage.
Vient ensuite celui qui aurait la lourde tâche d’incarner Charles de Gaulle. On a souvent dit que de se mettre dans la peau de cet homme dont la silhouette, la posture, le timbre de voix et les gestes sont si singuliers relevait de l’impossible. En choisissant Lambert Wilson pour le rôle-titre, le réalisateur Gabriel Le Bomin a tiré la bonne pioche. Plutôt que de singer le personnage et de virer à l’imitation ridicule, l’acteur préfère s’approprier un ensemble de caractéristiques de Charles de Gaulle sans pour autant les pousser à l’extrême comme a pu le faire par exemple Rami Malek avec brio sur Freddie Mercury dans « Bohemian Rhapsody ». Et le choix est payant car, à l’image d’un maquillage discret, on rentre totalement dans la proposition de l’acteur. Seul le moment de l’appel du 18 juin sonne un peu faux, justement parce que le comédien vire trop vers l’imitation. Heureux également pour ce « De Gaulle » que son réalisateur ne soit pas tombé dans le travers d’une reconstitution de facture télévisuelle ou dans celle des chichis et des images d’Épinal. On est au cinéma, sans forcément un budget énorme, et cela se ressent. La mise en scène est ample, appliquée tout en étant sobre et en totale adéquation avec le sujet.
« De Gaulle » est très rythmé et se suit, au vu de la période choisie, un peu comme un thriller politique et martial. On ne s’ennuie pas une seule seconde et même si tout n’est pas exhaustif, on sent une vérité historique et un travail de recherche conséquent qui se passe de toute approximation. Le fait d’alterner les séquences familiales (notamment en montrant son amour et sa dévotion pour sa femme Yvonne et sa fille handicapée Anne) avec des séquences de diplomatie et de tactique de guerre est parfaite. Cela met en exergue le personnage et permet de cerner à la fois le mari et le militaire, donc par ricochet l’homme. Ce qui nous gêne peut-être plus dans ce film tout de même très hagiographique (mais avec une telle figure le contraire eut été compliqué sauf à apporter peut-être plus de nuances) est qu’on a parfois l’impression d’assister à une fiche de lecture Wikipédia simplifiée sur l’homme et la période. Tout semble survolé des seconds rôles aux tournants de la guerre en passant par les tenants et les aboutissants des choix du Général. Tout est clair mais synthétique et succinct et on passe clairement à côté du très grand film attendu. Un côté un peu pédagogique qui retire beaucoup des ambitions romanesques du projet. Pour autant, c’est plutôt plaisant et soigné et Lambert Wilson se tire avec les honneurs d’un challenge pas facile.
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De Gaulle, un grand Homme qui méritait enfin d'avoir son long métrage au ciné, campé par un grand comédien également, Lambert Wilson, sur qui je n'aurais pas misé un kopeck dans ce rôle, j'aurais eu tort. Il est clairement l'atout principal de ce biopic, un biopic par ailleurs très réducteur en terme de période historique mais également de la vie du Général. Si l'ensemble reste intéressant tout de même concernant l'Histoire, l'existence du Général est survolée d'une part et d'autre part, le réalisateur s'attarde sur des éléments peu exaltants la plupart du temps. Son couple si fort avec sa femme ressemble à l'écran à une amourette et pourquoi autant de plans serrés et longs sur Anne, leur fille trisomique ? Ça ressemble à s'y méprendre à du misérabilisme ... Un film finalement utile et important mais handicapé par de nombreux tics du réalisateur qui le desservent complétement, ça ne remet aucunement en cause le parcours héroïque du Général mais gâche un tant soit peu l'ensemble du métrage, peu palpitant au final.
S'il existe bien une figure héroïque, quasi mythologique dans l'imaginaire français de la Seconde Guerre Mondiale, le général Charles De Gaulle est indéniablement celle-là et qui de mieux que Lambert Wilson pour incarner l'illustre militaire. Un long-métrage qui s'intéresse à la période entre la débâcle de l'armée française au fameux appel du 18 juin qui ouvrira les portes de la Résistance. Un film qui aborde son sujet sur le même prisme familial, intimiste que "L'odyssée" sur Jacques-Yves Cousteau, la nuance et la maestria en moins, une oeuvre lourde, assez indigeste de manichéisme par moments, un portrait plus glorifiant que réaliste et profond. Une mise en scène d'un classicisme assommant, un jeu d'acteurs globalement décevant, trop théâtral, sans envergure. Reste une riche reconstitution par les décors et les costumes de l'époque et une intéressante plongée par un biais original de cette époque troublée.
Le titre est trompeur puisqu'il ne s'agit que d'une courte période de la vie de Charles de Gaulle et de sa famille. L'acteur Lambert Wilson joue bien, sauf qu'il est loin d'avoir le physique du général, en particulier, il n'est pas assez grand. A part cela, il est intéressant de suivre les tractations du gouvernement français en juin 1940 et le rôle du président du Conseil, Paul Reynaud sous l'influence de sa maitresse, Hélène de Portes. Le vieux Pétain va finir par l'emporter et l'on comprend la révolte du général de Gaulle face à toute cette clique de défaitistes.
Lambert Wilson est aussi convaincant ici qu’il ne l’était en commandant Cousteau dans L’Odyssée sorti en 2016. Crédible et impliqué, il ne parodie jamais le Général. Isabelle Carré lui offre une fort belle réplique dans le rôle de la méconnue Yvonne de Gaulle. L’acteur interprétant Winston Churchill (Tim Hudson) s’avère aussi fort convaincant, et ce malgré le grand nombre d’acteurs de renoms l’ayant précédé dans ce rôle. Les échanges entre le premier ministre britannique et De Gaulle sont à chaque fois passionnant et éclairant. Au casting également, le toujours excellent Olivier Gourmet, qui incarne ici un rôle assez peu connu de cette période, à savoir le président du conseil Paul Reynaud. Doté donc d’un fort beau casting, le long métrage de Gabriel Le Bomin se concentre sur les quelques jours ayant précédé le célèbre discours du 18 juin. En parallèle de l’aspect historique parfaitement narré, le réalisateur nous raconte la fuite des proches du général et l’inquiétude que cela a pu générer pour lui dans ces instants historiques. L’immense parcours de vie de Charles de Gaulle se résume donc plutôt fort bien à ces quelques jours où son aura politique, sa carrure militaire, et sa famille s’entrechoquent dans les tourments de l’histoire. Malgré tout, on a bien du mal à s’émouvoir et s’inquiéter de la fuite des proches du Général. Et l’allocution radio finale n’atteint pas la tension qu’avait su insuffler Tom Hooper dans Le Discours d’un Roi. Au final, le film est informant et bien réalisé mais manque un peu de flamme.