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petitemaison
10 critiques
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4,0
Publiée le 8 mars 2020
bon film sur un moment capital de l'histoire de France, l'appel du 18 juin, qui a initié le mouvement de résistance et contribué à la fin de la seconde guerre mondiale.
Suffisamment romancé pour en faire un film attractif et fidèle pour être historiquement intéressant. Lambert Wilson joue la sobriété et vue la stature du personnage c'est plutôt juste de ne pas trop en faire. En choisissant de se concentrer sur l’année 1940 le film ne se disperse pas et va au bout des choses. On retrouve le De Gaulle publique et on découvre le De Gaulle privé, père et mari tendre et aimant. J’ai eu honte de si mal connaître l’histoire et la personnalité d’un homme qui à joué un si grand rôle dans l’Histoire.
S'attaquer à une figure historique pose toujours un épineux problème. Question d'angle, question d'envergure. Privilégier l'approche maousse avec les points d'orgue ayant déjà une place dans la dimension mémorielle ? Ou la porte dérobée vers l'intime, vers le moins connu et ces "petites choses" qui ont fondé le personnage illustre ? Un dilemme que beaucoup choisisse de traverser, en espérant viser juste sur les deux cibles narratives. De Gaulle opte pour la même stratégie. Et on le comprend. Il faut dire que l'homme porte tellement de titres (général, résistant, héros, chef-d'état,...), impose une geste si unique, et une histoire si foisonnante, comment choisir ? Le problème est bien là. Le personnage est trop massif, trop riche, trop tout. En tout cas pas adapté au format imposé par Gabriel Le Bomin. Situé à l'orée des fondations mythiques du général De Gaulle (l'appel du 18 juin 1940), le film peine à sonner juste sur tous les plans (ou presque). La guerre est tout près de se finir pour la France, pressurée par les forces armées de l'Allemagne, et rien n'est perceptible. Ni tension, ni sensation de défaite inéluctable. Laisser de côté les ruines de la guerre aurait pu être justifié si la bataille politique livrée dans les arcanes du pouvoir était puissante. Dans un cas comme l'autre, **De Gaulle rétrécit le champ jusqu'à ce qu'il devienne insignifiant. D'une facture artistique assez fade, le long-métrage découpe sa narration entre les discussions de bureau amorphes, les séquences en extérieur très exigus, et les scénettes familiales sirupeuses.** Plus grave, cette absence d'entrain se ressent même lors de ce qui devrait être le clou : le fameux appel à la résistance prononcé depuis Londres. Il arrive ici alors que le rythme lancinant et les rebondissements mornes ont déjà considérablement entamé l'intérêt porté à ce que nous raconte De Gaulle. Même chez les acteurs, le résultat est décevant. De profil, le Lambert Wilson recouvert de prothèse peut faire penser à son modèle historique. De face, c'est déjà moins convaincant même si le comédien y met de la volonté. Que faire avec une écriture aussi plate ? Tim Hudson ne résiste pas au cabotinage en Churchill et c'est tout aussi problématique. Reste une poignée de bons seconds-rôles (Isabelle Carré, Olivier Gourmet), mais leur performance est de limiter la casse déjà conséquente. Finalement, le bon choix était peut-être de sélectionner une seule voie (la guerre, la politique, la famille), puisque les trois à la fois ont suffit à dévitaliser la mythologie De Gaulle en moins de 2 heures. Pour faire de la figure historique un beau morceau de cinéma, il faut éviter de le confiner à l'anecdotique.
Malgré que le film manque d'action ce film est très réaliste et je donc il respecte l'histoire le seul gros problème que je vois c'est que l'histoire ce soit arrêt de aussi tôt et que nous n'ayons pas eu un peu plus d'histoire jusqu'au début de la résistance française Et aussi trop peu de développement sur certaines dates
Un film challenge car impossible de créer la surprise tant l'histoire est universellement connue. Et tant De Gaulle est un monstre sacré dans l'esprit de tous. Un résultat sympathique car on aime de Gaulle et on aime la France mais rien qui ne restera dans les mémoires d'un point de vue cinéma. Une interprétation des personnages acceptable sans être incroyable.
Un biopic asse poussiéreux, sans réel surprise ni point de vue analytique sur le personnage de De Gaulle. La recherche absolue de la réelle vérité historique laisse de côté une vision plus fine des évènements. Quelques effets spectaculaires lors des scènes d'actions ponctuent le film mais ils sont simplistes et mal filmés. On pense ainsi à l'exode, aux mouvements de la foule où les erreurs de cadrage donnent à ces scènes un vulgaire aspect de téléfilm. Les personnages importants sont souvent escamotés (Pétain, Mendel) et leurs dialogues assez prévisibles. Il reste cependant quelques belles visions de la Bretagne et les interprétations assez habitées d'Isabelle Carré et surtout d'Olivier Gourmet qui donne toute la faiblesse tragique à son personnage. Quant à Lambert Wilson, il fait ce qu'il peut mais ses oreilles et son nez traduisent une volonté d'en faire trop, souvent en vain. Parfois ennuyeux et répétitif.
Avec me femme et nos enfants nous sommes allés voir "De Gaulle" cet après-midi. Nous avons unanimement trouvé ce film excellent. Commençons tout de même par quelques petits défauts. Yvonne de Gaulle, d'après tout ce qu'ai lu sur De Gaulle depuis des années, notamment les "Mémoires accessoires" de l'amiral Philippe de Gaulle, était plus épouse que mère. Son côté épouse aimante transparaît parfaitement, mais son côté mère attendrie et un peu émotive est sans doute exagéré. Le général quant à lui est campé par un Lambert Wilson inspiré, qui ne surjoue pas, mais ne peut faire oublier que sa voix, son intonation ne sont pas du tout celles du grand Charles. spoiler: Par exemple, à la fin du film, quand il récite un des fameux discours de Londres ("l'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie etc.") dont on a écouté et réécouté l'enregistrement, eh bien ce n'est pas ça. Il y a aussi quelques simplifications historiques comme l'affaire de l'union franco-britannique, qu'on pardonne pour un film de moins de deux heures. Ceci étant dit, comme ne pas être emporté d'un bout à l'autre par le jeu magistral des acteurs, dans la peinture de ce qui fut peut-être la plus grande tragédie de notre histoire. Défilent devant nos yeux Reynaud, Mandel, Pétain, Weygand, Churchill etc. On voit peu les Allemands, mais quand on le voit la sauvagerie de l'armée d'envahisseurs est frappante. Et la panique, l'exode, la faillite de l’État et l'armée sont palpables. Le vrai génie du film est cependant d'avoir abordé le Connétable sous l'angle de sa vulnérabilité d'époux et de père. La présence à l'écran d'Anne de Gaulle, trisomique (mais ce terme vint bien plus tard), rend humain le surhomme. Le film est un hymne au courage, au patriotisme, à la famille, à l'esprit de sacrifice, à la protection des plus faibles. Un antidote à bien des maux qui nous accablent aujourd'hui.
Film décevant, on dirait un téléfilm français à petit budget. Les acteurs sont moyens. Le côté historique n'est pas inintéressant (est il fidèle à la réalité ? On l'espère)
Film fort, qui s'adresse à notre intelligence. Un colonel de 50 ans, marié, père de 3 enfants (qui pourrait presque prendre sa retraite) se dresse quasi seul contre un consentement indigne. Aucun commentaire n'épuisera jamais la question du courage.
Un biopic un poil hagiographique mais élégant, solide, bien fait et interprété par le couple Lambert / Carré, complice. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Excellent film qui retrace la période de l'année 1940 jusqu'à l'appel du 18 juin. Le film s'axe sur la famillle de De Gaulle que l'on découvre dans ce film, sur fonds de relation géopolitique pendant cette période avec Londres. Je me suis régalée un film très humain.
De Gaulle est donc un biopic relativement classique mais plutôt efficace. Une reconstitution intéressante, plutôt sage, mais totalement maîtrisée. Lambert Wilson campe un général solide.