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Un visiteur
3,5
Publiée le 13 novembre 2020
Christian et Valerio ont un point en commun. Ils ont perdu tous deux une personne chère. De ce lien, naîtra une amitié. Valerio semble être le père que Christian n'a jamais eu. Il va l’aider à prendre les bonnes décisions, se concentrer sur ces études, afin d'obtenir son BAC à la fin de l'année. Valerio aide également Christian à canaliser ses réactions afin qu'il évite de s'emporter dans certaines situations. De l'enseignement, qu'il va avoir, Christian est tiraillé entre sa mère qui lui manque, et son père qui n'est là que pour lui soutirer de l'argent. A toute fin utile, il use de prétextes, et abuse de la crédulité naïve de Christian. Ce film est touchant, singulièrement émouvant. A voir, en tout cas, il m'a plu.
Feel Good movie un peu trop cousu de fil blanc inspiré en partie par la vie du footballeur italien Balotelli. Il Campione manque de tactique et ne marque pas à tous les coups mais esquisse quand même quelques jolis gestes notamment quand il s'agit de décrire parfaitement l'environnement toxique d'un jeune footeux. Plutôt correctement joué mais sans véritables surprises scénaristiques le film se regarde sans peine mais restera cantonné à la seconde division.
Ah le football! Source inépuisable de belles histoires ou de moins belles à transposer sur grand écran. Plutôt coutumier du documentaire avec des images d'archives, ce sport est ici filmé sous l'angle d'un jeune joueur de l'AS Roma. Celui-ci correspond au premier abord à l'image que le grand public se fait des footballeur, et pourtant, le personnage de Christian (pas Cristiano) forme un binôme intéressant avec son professeur. Même si le trait est un peu forcé, les dérives du football sont bien dépeintes avec notamment l'importance de savoir s'entourer et éviter les personnes toxiques (la petite amie bimbo, les potes ou plus encore le père). Bref, cela se regarde avec plaisir sans atteindre des sommets non plusspoiler: (la fin est cousue de fil blanc...).
Certaines stars du ballon rond sont connues pour leur talent sur le terrain mais parfois en dehors ! C’est d’ailleurs en lisant les mésaventures de “Super” Mario Balotelli que Leonardo D’Agostini s’est lancé dans l’écriture et la réalisation de ce premier long-métrage. Parent et potes profiteurs, une petit-amie ne vivant qu’à travers son compte Instagram, un agent qui ne pense qu’à ses profits personnels ; le plan de jeu est d’une triste banalité. Pas besoin ici de faire de longues études pour pour savoir ce qui va se passer, on voit tout arriver à des kilomètres. La seule éclaircie reste le sympathique duo formé par Andrea Carpenzano & Stefano Accorsi pour le reste Le défi du champion est loin d’être relevé.
Alors que le cinéma italien concluait la décennie 2010 sur un grand cru deux années de suite, les films italiens se font rares en 2020. Matteo Garrone a opté pour une sortie sur Amazon afin de ne pas essuyer de mauvaise carrière dans les salles vu les critiques très mitigées de son Pinocchio. Pourtant, un petit film nous parvient et il faut s'en réjouir car il s'agit du feel good movie de l'été. Sans prétention et sans pour autant manquer d'ambition, Il Campione (titre original) se révèle une belle surprise. Tout d'abord, il faut saluer le rythme de cette comédie dramatique qui alterne avec justesse scènes d'émotion, scènes descriptives et quasi documentaires et scènes humoristiques. Il n'y a certes pas de prouesse visuelle à proprement parler mais le film assure ses arrières : le montage est très bien construit par exemple. Très doué dès que le rythme s'accélère, ou lors de scènes avec musique en arrière plan, Leonardo D'Agostini sait doser son film. Certes, certaines scènes font penser à des clips (les moments musicaux notamment). Néanmoins, le film n'a pas l'ambition de révolutionner le genre, encore moins le cinéma.
Le film doit beaucoup à son pitch de départ : la rencontre improbable entre un jeune footballeur à succès et un professeur qui doit lui faire passer son BAC entre deux matchs. Cela donne lieu à de vraies scènes cocasses dues à l'incompréhension totale entre les deux protagonistes qui viennent d'un monde relativement différent. Les tentatives du professeur pour faire travailler le jeune sportif durant la première partie du film sont drôles sans non plus provoquer d'éclats de rire. D'Agostini accumule les entraves aux études en peignant assez bien le milieu du football en club professionnel. On assiste donc aux shootings photo, aux interviews, aux réunions manager/agent/footballeur/père... Ces scènes donnent du sel au film et font sourire. Elles montrent à quel point ce milieu peut être déconnecté de la réalité (les photos du jeune sportif en Rome antique et les portables) et en même temps ancré dans le monde moderne (l'étude de la célébrité toxique avec le mariage arrangé, la question des followers). Rien n'est appuyé, tout passe au travers de petits détails, de scènes assez courtes mais qui font mouche.
Ce qui intéresse essentiellement le réalisateur demeure le duo improbable formé par le footballeur et son professeur. D'Agostini casse les clichés pour nouer une belle relation entre deux hommes complexes, avec leurs démons et leurs aspirations. La relation père-fils de substitution n’apparaît qu'au milieu du film mais donne lieu à de belles séquences d'émotion dues en grande partie à la personnalité des deux héros. D'un côté, un jeune homme sportif, crâneur, beau gosse, dragueur qui révèle sa sensibilité et une belle humanité au contact de son professeur (son amour pour son père, celui pour sa copine, et le souvenir de sa mère à travers une fondation) mais aussi toutes ses contradictions touchantes (son père vole son argent mais le jeune homme le garde près de lui par peur de solitude). De l'autre côté, un professeur désabusé, blasé, qui peine à se reconstruire et à trouver un but voire du goût à la vie mais qui, en côtoyant le jeune sportif, retrouve la saveur de la pédagogie quand elle s'adapte à chaque élève. Stefano Accorsi est pour cela très émouvant quand son jeune partenaire Andrea Carpenzano, en plus d'être magnétique, sait vous faire verser quelques larmes.
D'autres critiques de films sur cinedelirious.blogspot.com
Une belle histoire, très attachante. Le sujet ne m'attirait pas du tout, mais le film est beau, sensible, très bien joué. On passe un excellent moment.
l'idée du scénario me plaisait bien mais finalement je me suis royalement ennuyé. je ne met pas en cause le jeu des acteurs mais ça n'avance pas, ça traine ça tourne en rond, j'en suis sorti déçu.
Très belle surprise que ce film pas seulement sur le football, mais sur le "business" autour, la solitude du champion.... Un film plein d'humanité avec de très bons acteurs. Un très agréable moment.
Ce film n'est pas mauvais en soi, il est sans prétention et se laisse regarder tranquillement. Le duo d'acteurs fonctionne très bien et je l'ai trouvé touchant. Le problème je trouve, c'est que l'histoire du film (le jeune con attachant qui rencontre un mentor qui va lui ensiegner la vie mais qui a lui aussi ses problèmes) est assez classique et souffre d'un manque d'originalité dans le genre. Tout le développement du scénario est assez prévisible et les attaches des personnages sentent le réchauffé, auparavant déjà réchauffé. Ce qui me dérange le plus, c'est l'impression que le réalisateur n'a pas cherché à prendre de risques. Rien ne m'a vraiment surpris et du coup la fin est arrivée sans triomphe. C'est dommage car il y aurait eu de quoi creuser sur le thème du quotidien d'une jeune star du foot.
Je suis un amoureux de l'Italie et du football. J'étais du coup très enthousiaste à l'idée d'aller voir ce film en VO traitant de loin du football. Oui, de loin, car ce n'est pas l'évolution footballistique du jeune prodige qui est au cœur du film (cf la trilogie GOAL), mais la rencontre improbable du professeur avec l'élève. C'est un vrai feel good movie avec deux personnages attachants. Quelques inévitables clichés parfaitement assaisonnés sur le monde du football.
J’ai trouvé cette réalisation Italienne très bonne. Je ne suis habituellement pas grand fan de leur cinéma, mais là je dois avouer que j’étais ravi. Il faut dire que ça touche mon âme de supporter, le film se passant dans le milieu du football. Pour ceux qui n’aiment pas ce sport, je vous rassure, ce n’est pas un aspect envahissant. Tout de même, il y a un vrai travail d’immersion qui est fait. Que ce soit en nous plongeant dans les installations de l’AS Roma, mais aussi avec les quelques bouts de matchs présents, qui sont bien faits. De l’ambiance, en passant par la représentation de ce milieu et son fonctionnement, c’est réaliste. J’aime cette authenticité qui pêche souvent dans ce genre de film. On va pouvoir comprendre ce qui entoure les jeunes stars capricieuses du football. Que ce soit leur entourage toxique personnel mais aussi professionnel avec des agents ne pensant qu’a l’argent. Surtout que le casting secondaire est très bon. Ce film pourrait être un prototype pour montrer ce que vivent les jeunes prodiges, qui derrière une belle vitrine où les billets coulent, sont souvent laissé au dépourvu et manipulé. On va bien voir tout ce jeu autour du bling-bling. Cela est souligné grâce à l’excellent Andrea Carpenzano. Il va apporter de l’émotion et donner un côté affectueux à son personnage qui avait tout pour être antipathique. Sa relation avec son mentor Stefano Accorsi est géniale. Ce dernier aussi m’a beaucoup plu. Grâce à eux deux, on va assister à de belles scènes, malgré quelque passage un peut plus mou.
Film italien qui traite du football et de l'envers du décor. Derrière le strass et les paillettes, l'humain, ses valeurs et ses dérives. Le scénario est un peu lent, assez prévisible et un peu "cliché", mais l'histoire reste intéressante et les acteurs jouent tous bien.
Tout est un peu prévisible dans cette double-rédemption qui tourne comme un ballon rond. Pas mal interprété mais sans véritable grosse surprise.... Alors ça se regarde ou pas mais c'est une des seules sorties fraîches du Mois.
Les ficelles sont un peu grosses, les clichés omniprésents et quelques invraisemblances s’invitent ça et là mais le charme opère malgré tout. Feel good movie par excellence, malgré sa simplicité et sa naïveté on passe un bon moment devant ce buddie movie à l’italienne dans le milieu du foot.