Mank
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Avoine M.
Avoine M.

70 abonnés 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2020
La mise en scène, tour à tour inventive ( Gary Oldman, génial par ailleurs, passe plus de la moitié du film alité ou assis ) ou virtuose ( tous les flashbacks), la somptuosité des décors, la précision de la direction d'acteurs, son final grandiose, font de Mank le film le plus abouti de David Fincher en termes d'images. C'est au niveau du scénario de papa Fincher que le film pèche un peu, le who's who du Hollywood des années 30 qui en constitue le casting et le contexte politico-social de l'époque sur fond d'écriture chaotique de Citizen Kane qui en fournit la trame, perturbant parfois le spectateur non cinéphile compulsif ou peu connaisseur de l'histoire américaine. Et bien évidemment, le film se voulant le biopic d'un auteur ( et " On ne peut pas raconter la vie d'un homme en 2 heures", dixit Herman Mankiewicz himself ), on pardonnera la tendance des dialogues à la logorrhée.
Harma
Harma

36 abonnés 162 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 avril 2021
Mise à part le jeu des acteurs ce film ne vaut rien. Il faut se taper le très ennuyeux "Citizen Kane" pour comprendre un peu ce film. A notre époque faire semblant de faire un film comme on le faisait dans les années 1930 est totalement idiot. Si le film aurait été en couleur avec une vraie histoire (un biopic) sur le scenariste Herman J. Mankiewicz cela aurait été beaucoup plus intéressant. Film nullissime et donc à éviter.
paganini
paganini

8 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2020
de bien belles images, une histoire intéressante et un Gary Goldman mais que c'est dur à suivre ce bazar! la narration est étouffante, les nombreux personnages et références pointues de l'époque bien mal identifiés. on finit par perdre le fil c'est dommage.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2020
Ce n’est peut-être pas fondamentalement le plus accessible des David Fincher, mais cela fait un bien fou de le retrouver dans un projet envers et contre tous. Il n’y aura pas nécessité de se familiariser avec Citizen Kane, dont le film développe la moelle épinière même de son scénario, pour en comprendre la substance et l’hérésie de la création, à l’époque du Hollywood des années 30. Mais c’est un double hommage auquel nous avons à faire et il s’agira de scénaristes que l’on aurait tendance à oublier. Jack, le père du cinéaste, vit à travers ce film à son récit qui dévoile bien des aspects ténébreux dans le parcours d’Herman Mankiewicz. Tous les deux se sont battus pour s’affirmer comme l’un des rouages les plus essentiels à la réussite d’une œuvre cinématographique. Et tout le débat se concentre ici et s’éparpille par là, au détour d’un intérêt primordial, qui soulève ainsi la pertinence de ce que représente un auteur, au centre d’une machinerie sans concessions.

On donne finalement un visage, une personnalité et une âme à la silhouette de Mankiewicz. Gary Oldman se heurte alors à une figure patrimoniale dont il est nécessaire de comprendre sa morale pour en venir à bout. Il se saisit de son personnage, avec une finesse qui nous replonge dans cette période irrévérencieuse, où les anecdotes se succèdent en flashback. On partage, sans surprise, une narration et un style graphique similaires à ceux qui ont sacralisé Charles Foster Kane. Et de ce point de vue là, il faut bien reconnaître les subtils échos au Citizen Kane qui a révélé le génie d’Orson Welles. Pourtant, il n’est pas question de cet homme, intentionnellement absent dans le récit et le projet même, qu’il monte par la force de son indépendance. L’intrigue constitue ainsi le portrait idéaliste du réalisateur et de la société d’une Amérique, corrompue depuis la haute sphère. Rien n’est inventé, tout n’est qu’un peu plus clairvoyant et translucide pour les spectateurs, ou plutôt les explorateurs des temps modernes, qui ont le pouvoir et la tâche de décrypter ce que chacun exprime avec son cœur.

Le cas de l’homme d’affaires William Randolph Hearst (Charles Dance) et empereur du chaos nous appelle. Il nous incite à modérer la réception des gestes les plus manipulateurs, car même ceux qui ont l’œil attentif peuvent un jour ou l’autre se retrouver sur le bûcher. La mise en scène de Fincher fait encore mouche, pour le plaisir de s’intéresser encore plus à son menu, ludique et intuitif. Rien qu’en isolant la fête de Louis B. Mayer (Arliss Howard), nous comprendrons volontiers que les valeurs de certains peuvent s’avérer indigestes. De quoi plonger tous les arguments de Mankiewicz dans la dépression, jusqu’au paroxysme de la composition. Cette esthétique du noir et du blanc prend ainsi tout son sens, car il s’agit d’un concept que l’on freine avec ferveur aujourd’hui. Pourtant, c’est à la fois une vision cynique du cinéma d’hier comme d’aujourd’hui, car l’héritage de certains a permis d’instaurer les nouvelles conventions que l’on combat dans ce film et les suivants. Mais qu’importent la puissance et la portée des discours les plus vifs, tout prend une nouvelle dimension du moment que l’on reconnaît qui est qui et qui fait quoi dans cette balade privée, intime et agréable au bout de la plume.

Le titre est ainsi à mi-hauteur des espérances et du respect pour un scénariste qui a su détourner le jeu de la politique à travers son récit, couché sur du papier et enfin mis en scène pour l’honneur de nous conquérir. « Mank » démontre que l’on ampute bien plus qu’une partie du nom dans la guerre des idéaux, parfois les plus simples. Mais il sera question d’une honnêteté qu’il convient de replacer son contexte. Un homme qui ne trouve pas sa place dans son monde dérive inévitablement, avec de l’alcool pour l’attester. On recoupe les faits, avec l’artifice graphique des plus étincelants dans l’espoir de nous accorder du recul sur ce qui étouffe, à tort, l’effort collectif ou individuel, au détriment d’une centralisation machiavélique et inconditionnelle. Les cinéastes indépendants peuvent y voir un modèle et un hommage à celui qui n'a pas pu tenir tête à son environnement, trop influent et trop oppressant pour lui. N’est-ce donc pas ironique de découvrir ce dernier Fincher sur une plateforme de streaming, comme gage de sa rétribution ?
Isaac L
Isaac L

12 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2020
Mank est l'un des films que j'attendais le plus car celui ci signait le retour de David Fincher, un des plus grands réalisateurs et l'un de mes préférés. Et du coup ? Est ce que le film vaut le coup ? Hé bien.... Oui. Absolument. Un des meilleurs films de l'année. Déjà, le film fait le choix d'être en noir et blanc, ce qui fait un lien avec Citizen Kane ce qui est vraiment plaisant et il y a tout un travail sur les effets de anciennes caméras ( frottements, tâche noir, imperfections, etc...). Ensuite, la prestation de Gary Oldman est incroyable, il arrive à jouer son personnage à la perfection ( possible vainceur pour l'oscar du meilleur acteur en 2021 ?). Le reste du casting est aussi très bon. La photographie est soigné et la musique correspond très bien à l'atmosphère des années 30. Le travail de reconstitution du Hollywood des année 30 est vraiment très bien représenté, il y a vraiment eu un énorme effort dessus. La réalisation de David Fincher est parfaite, comme d'habitude, il n'a vraiment pas perdu la main. Sa mise en scène est très efficace, il sait très bien manier sa caméra selon les scènes qu'il doit filmer. Malgré toute ses qualités, il est évident que ce film déstabilisera beaucoup de spectateurs, c'est vraiment le film le plus singulier de la carrière de Fincher.
Mank est donc un excellent film, qui est porté par une réalisation parfaite, un énorme travail de reconstitution et un jeu d'acteur époustouflant.
Benjamin Blanchard
Benjamin Blanchard

7 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2021
Enfin, le nouveau David Fincher. Pour de vrai le l'attendais sans plus car le sujet du film ne m'intéresser pas plus que ça et que fut ma surprise. Je préfère dire que je n'ai pas encore Citizen Kane et j'ai tout le temps qu'il me faut. On reconnait beaucoup le style Fincher est ça fait vraiment tu bien. J'ai pas vraiment envie de dire grand chose sur le film, car il se laisse regarder et ses vraiment passionnée, même pour ce qui n'ont jamais Citizen Kane ou ne sont pas familialisé par les années 30, 40.
Youyou
Youyou

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2020
HOLLYWOODLAND... L'écho d'une époque dans le regard de David FIncher. Seigneur des cinéphiles. Et chevalier du 7eme art.
Avec Mank il crée une loupe introspective dans la création du plus grand film de l'histoire du cinéma, CITIZEN KANE. Une déclaration d'amour aux scénaristes (donc à son père). Tout y est!
Naissance de la Guilde des scénaristes, naissance du parlant, "realpolitik", spin doctoring, montée de la haine, crise économique et star système, etc. La fabrication d'un chef d'oeuvre qu'on nous explique ici par une série de flashback vertigineux au rythme d'un jazz syncopé typique de la fin des années 30. Une mise en abime dans les pages d"un script et dans la morphologie du scénario pour rythmer les chapitres. Chaque acte est une clé qui nous glisse doucement dans la peau d'Herman J. Mankiewicz que seules les épaules de Gary Oldman peuvent porter aujourd'hui. Un acteur à l'ancienne adepte des costumes et des maquillages d'opéras. Celui de Mank est picaresque! Vulgaire mais autorisé car génial et rusé. Un être vivant qui comprends plus vite que tout le monde les enjeux des situations et de l'époque et surtout observe la dramaturgie dans la réalité pour en nourrir ses scénarios. Un personnage à la hauteur pour affronter dans un duel à distance le personnage "Ogresque" d'Orson Welles. Mon seul regret aujourd'hui après la vision de Mank est le fait, que ce film est privé de son espace naturel. Lui rendre hommage serait de le revoir en salle au moins et au minimum pour l'hallucinante profondeur de champ offerte dans chacune des images présentes. Bel hommage à Gregg Toland... Qui même sur le rétroprojecteur d'un beau salon, souffrira de la réduction numérique. En ce sens ce chef d'oeuvre parle vraiment et complètement de notre époque. Immanquable et déjà classique à mes yeux.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2021
Jack Fincher (1930-2003) était un journaliste et scénariste qui n’aura jamais réussi à populariser son travail d’écriture notamment un biopic sur Howard Hughes qui sera absorbé après sa mort dans le projet mené à bien par Martin Scorsese avec « The Aviator » (2004). Mais il était aussi le père de David Fincher qui est devenu l’un des réalisateurs les plus prisés d’Hollywood, mariant avec bonheur affirmation artistique et réussite commerciale. Après la réalisation de « The Game » en 1997, le fils et le père avaient pour projet de monter un film basé sur le script rédigé par Jack Fincher prenant pour axe central la discorde qui entourait la réelle participation d’Herman Mankiewicz, le frère de Joseph, à l’écriture du scénario de « Citizen Kane » pour lequel il avait fini par être crédité en collaboration avec Orson Welles après y avoir dans un premier temps renoncé. Le travail de Jack Fincher avait pris pour base de travail un article ("Raising Kane") de la très reconnue critique du New Yorker, Pauline Kael, qui en 1971, remettait en cause le travail de Welles quant à l’écriture de son plus célèbre film. La polémique avait à l’époque fait rage, voyant Peter Bogdanovich, ami de Welles, répondre point par point dans un article tout aussi cinglant, au titre évocateur : « The Kane Mutiny ». Le projet porté par David Fincher alors en pleine ascension est relativement bien engagé avec Kevin Spacey prévu pour tenir le rôle de Mank et Jodie Foster pour celui de Marion Davies. Mais l’exigence de tourner en noir et blanc ce film miroir sur Hollywood, compromet l’exploitation télévisuelle et vidéo ce qui stoppe net son développement. Jack Fincher décédant en 2003, le projet n’est repris qu’en 2019 par David Fincher. Ce préambule replace donc « Mank » comme un film à part dans la filmographie du réalisateur de « Seven », « Fight Club » et « Zodiac ». Hommage à son père dont la vocation d’écriture contrariée a sans doute été une douleur jamais refermée mais aussi regard nostalgique sur une époque de son art qui désormais semble bien lointaine. David Fincher prend avec « Mank » le parti délibéré de ne pas s’appesantir sur une polémique pas encore définitivement réglée (l’Académie des Oscars a de son côté tranché en attribuant un oscar commun aux deux hommes en 1942) qui concerne un film fréquemment cité comme le plus grand de toute l’histoire du cinéma. Si à travers les rapports de Mank avec Randolph Hearst et Marion Davies dès le début des années 1930, il n’omet pas de souligner la contribution du scénariste, David Fincher s’intéresse plutôt à la complexité d’un homme raffiné et lettré dont il faut rappeler que né en 1897, il était au moment de l’écriture de « Citizen Kane » (1941), en place à Hollywood depuis une quinzaine d’années, ayant collaboré dès le muet avec des réalisateurs aussi prestigieux que Tod Browning, Josef von Sternberg, George Cukor, Henry Hathaway ou encore Victor Fleming pour « Le magicien d’Oz » (1939). Le choix judicieux de Gary Oldman et d’Amanda Seyfried pour interpréter Mank et Marion Davies effectué, Fincher pouvait démontrer une fois encore la précision et toute l’inventivité de sa mise en scène qui a évolué avec les années vers une plus grande finesse et une plus grande sensibilité que l’on peut voir à l’œuvre dans « Mank », sans doute avec « Gone Girl » son film le plus abouti. La maîtrise technique dont a toujours fait preuve David Fincher est désormais expurgée de ses effets clinquants qui quelque fois par obsession de la forme, le faisaient passer un peu à côté de son sujet (« Seven », « Fight Club », « L’étrange histoire de Benjamin Button »). La narration comme toujours innovante prend ici racine dans l’accident de la route survenu en 1939 qui cloua Mank pendant de longues semaines au lit où luttant contre son alcoolisme, il tente, encadré par deux nurses plutôt compréhensives (Lily Collins et Monika Gossmann) de venir à bout d’une commande qui le contraint à cracher de la ligne en sachant que les ciseaux de Welles vont passer par là pour tracer le chemin à sa caméra virtuose. Les rêves embrumés de Mank permettent au réalisateur inspiré d'y insérer les flashbacks retraçant le parcours tourmenté au sein des studios de l'intellectuel fort en gueule et un peu trop sûr de son talent. L'implication servile des moguls (Louis B. Mayer) dans le monde des affaires (Randolph Hearst) et celui de la politique (l'acharnement contre le démocrate Upton Sinclair) est ainsi parfaitement rendu tout comme le cynisme régnant au sein de la Mecque du cinéma symbolisé par un Irving Thalberg peu épargné. La prestation réjouissante et habitée de Gary Oldman aidera sans doute à vulgariser un film destiné avant tout aux cinéphiles. On saluera enfin la prestation d'Amanda Seyfried en Marion Davis bataillant à fleurets mouchetés avec un Mank discrètement amoureux. Réalisé en 1997 comme initialement prévu, "Mank" n'aurait certainement pas eu la même profondeur.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2021
Un film ambitieux à la mise en scène en noir et blanc élégante, au scénario foisonnant qui revient sur la genèse de Citizen Kane dans le Hollywood des années 30, mais un peu trop technique et bavard, et pas complètement captivant, malgré la presta convaincante de Gary Oldman.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 avril 2021
Ambiance années 30, costumes, décors, tout est impeccable à ce niveau. Dommage que ce soit beaucoup trop lisse, sans réelle profondeur, sans émotions, le jeu des acteurs/actrices m'a laissée de marbre, et pourtant je suis fan de cette période d'Hollywood.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2021
C’est un peu le comble de constater que le film de David Fincher, qui est un hommage au cinéma dans la forme comme sur le fond, aura été privé du grand écran et n’est disponible qu’en streaming. Il n’est en revanche, pas privé de nominations aux Oscar et je comprends pourquoi, le cinéma américain adore s’auto célébrer ! Fincher se fait plaisir avec « Mank », il réalise un film à l’ancienne dans tous les sens du terme. Filmé intégralement en noir et blanc, avec un générique de début digne des années 40, un grain tout à fait comparable aux grands classiques avant la couleur et même, ultime coquetterie, les petits ronds blancs qui apparaissent furtivement pour signaler qu’il faut changer les bobines ! Il est difficile de ne pas penser à « The Artist » quand on regarde « Mank », pas seulement à cause du noir et blanc, mais aussi parce la toile de fond est la même : les années 30-40, la toute puissance des studios, la crise économique de 1929 qui change la donne du cinéma, le passage du muet au parlant, et la difficulté d’être « hors des clous » dans une industrie qui s’uniformise. Fincher est un grand réalisateur, il nous offre un film vraiment différent à l’époque du tout numérique, et on peut le remercier pour cela. Seulement, le souci c’est que « Mank » est long, presque 2h15, et il y a des moments où franchement, on relâche notre attention parce que telle scène dure trop longtemps, telle scène est trop bavarde, telle autre n’apporte pas grand-chose. Si l’action principale se situe en 1940 en petit comité, le film est rythmé par les flash back (clairement identifié comme tel, là encore une petite coquetterie) entre 1930 et 1940. Ces flash back sont censés montrer comment Mank s’est peu à peu mis à l’écart du système, s’est mis à dos pas mal de monde, s’est aussi interrogé sur le pouvoir de nuisance du cinéma, notamment dans le domaine de la politique. Gary Oldman, qui tient le rôle titre, offre à Fincher un Mankiewicz un peu pathétique par moment. Bouffi et bedonnant sur son lit de convalescence, luttant sans grande conviction contre la bouteille, dictant un chef d’œuvre à sa secrétaire sur un ton neutre, il n’est pas particulièrement impressionnant, ni même sympathique. Le « Mank » des années 30, lui, est plus mordant, plus incisif, plus idéaliste peut-être. Mais malgré tous les efforts de Gary Oldman, et aussi son talent, on n’arrive pas bien à cerner ce personnage, il ne nous apparait jamais clairement. En plus, les scènes où il est aviné, particulièrement celle du repas costumé, sont contre productives. Tout ce qu’il essaie d’expliquer, sur Don Quichotte et ce qui deviendra « Citizen Kane » est confus et complètement éclipsé par le délire alcoolique : on devrait être fasciné, on est seulement mal à l’aise ! Le reste du casting est un peu transparent, Amanda Seyfried en tête, mais je souligne quand même la performance toute en retenue, dans un rôle très intéressant, de Jamie Mc Shane. Son personnage, Shelly Metcalf, au chômage et prêt à tout pour retravailler, spoiler: se fait manipuler dans un film de propagande pro-républicain, il ne s’en remettra pa
s. Toute cette partie du scénario sur les élections de 1934 est personnellement celle qui m’a parue la plus réussie, la plus pertinente, la plus incisive. Mais pris dans son ensemble, le film n’a pas eu sur moi l’effet escompté. Jusqu’ici, je n’avais jamais été vraiment déçue par David Fincher, au contraire, Mais avec « Mank », il m’a laissé sur le bord de la route. Ca vient peut-être un peu de moi, je n’ai peut-être pas toutes les références cinématographiques pour bien tout comprendre. J’ai vu « Citizen Kane » mais il y a longtemps (je devrais peut-être le revoir après « Mank », ce serait surement une expérience intéressante), je ne connais sans doute pas assez bien l’histoire du cinéma US de cette époque, il y a sans doute beaucoup de choses qui m’ont échappé. C’est probablement le principal défaut du film, il s’adresse à des cinéphiles. Le grand public, dans lequel je m’inclus, assiste à la genèse de « Citizen Kane » sans bien tout comprendre, et quand on en comprend pas, et bien on trouve le temps long. On peut peut-être tenter (prudemment) une comparaison avec « Dalton Trumbo », qui évoquait une autre époque, celle du Maccarthysme. Si sa réalisation était plus conventionnelle, le scénario rendait en revanche parfaitement intelligible la personnalité du Trumbo, les enjeux politiques et personnels de sa « dissidence », le sens symbolique de ses scenarii, l’ingratitude du travail de l’ombre et le poids écrasant des studios. Sur tous ces sujets, « Mank » nous perd en route, et le film terminé on sent bien qu’on est passé à coté de quelque chose qui aurait pu être magique. « Mank » est sans doute un peu la preuve que quand Hollywood se regarde le nombril, il oublie que le cinéma ne se cantonne pas à ceux qui le font.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2020
LES MAITRES DE L'ILLUSION. Ma concentration s'estompe avec la durée, malgré un acharnement de Fincher à rendre hommage au Hollywood des années 30. Allié la beauté du noir et blanc et l'intelligence scénaristique, Fincher et son esprit bouillonnant m' a laissé sur le coté. Sa référence avec son double Citizen Kane extasie toujours les critiques pendant que je cherche toujours ma joie.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2021
Mank est un film à l'esthétique irréprochable, une photographie sublime, une très belle reconstitution des années 30 et une direction d'acteurs parfaite. Tout est beau dans ce film et les acteurs se disputent le prix de la meilleure interprétation dont une mention spéciale pour Amanda Seyfried. Mais, le fameux mais de notre héros, ce film est très difficile à comprendre pour qui n'a pas connu l'époque contée, qui n'est pas américain et surtout qui n'a pas suivi le film en toile de fond : Citizen Kane. Voir Mank sans connaitre ces différents aspects est comme regarder le plus beau des paysages les yeux à moitié fermés, on sait qu'on voit quelque chose de magnifique sans en profiter pleinement.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 233 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 septembre 2021
Bavard, lent, long, ennuyeux, rarement un film m'avait autant marqué par son manque criant d'intérêt. Surtout de la part de David Fincher, le réalisateur de Seven, Fight Club, Panic Room et de l'étrange histoire de Benjamin Button. Je ne comprends pas. Je me suis littéralement endormi devant.
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2025
Moi qui adore David Fincher ainsi que les films sur le cinéma, je pensais que j'allais adoré ce film mais ce n'est pas du tout le cas . Je me suis ennuyée tout au long et je n'ai pas réussi à entrer dans le film. C'était long et interminable et c'est très différent du cinéma de fincher habituel, je ne le recommande pas du tout.
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