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Serpiko77
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3,5
Publiée le 22 mai 2023
Difficile d'apprécier ce nouveau Fincher lorsqu'on a pas vu, et de préférence apprécié, le "Citizen Kane" d'Orson Wells. Difficile également si l'histoire du cinéma Hollywoodien vous laisse de marbre ou si le noir et blanc vous rebute. Ce "Mank" laissera donc beaucoup de monde du coté de la route, mais ravira à coup sûr les cinéphiles avec son histoire captivante et l'excellente direction d'acteur de Fincher. Manque tout de même une bonne dose d'émotion pour le classer tout haut de la filmo de Fincher.
Comme Mank affalé dans mon canapé, le film est long comme une rééducation. Le tout est fade et les effets de style ne sont guère plus convaincants. Sortie de route pour Fincher ou simple gueule de bois. Rien ou presque ne trouve grâce à mes yeux. Boulevardducinema.com
En terme de mise en scène c'est très réussi, l'image est très belle en noir et blanc avec des artifices pour rendre le tout authentique. Par contre, est-ce que ça fait progresser la filmographie de David Fincher ? Pas vraiment. Faire un biopic sur les dessous du film reconnu comme le meilleur de tous les temps, ça avait du sens. Le faire du point de vue d'un scénariste alcoolique notoire un peu moins. Heureusement la performance de Gary Oldman est remarquable encore une fois, mais centrer l'histoire sur Herman Mankiewicz et faire de son frère et d'Orson Wells des caméos, rien de plus, ce n'est quand même pas très inspiré. Du coup on suit un scénariste qui se croit meilleur que tout le monde, qui sombre dans l'alcool parce que ça le fait écrire mieux, ce n'est ni le premier ni le dernier. Je trouve globalement que ça manque d'enjeu et que ça ne rend pas vraiment honneur au personnage et pourtant la punchline finale prouve qu'il a de la profondeur. On a vraiment l'impression qu'il a participé à un film lambda. Il y a également des incohérences flagrantes dès qu'on commence à se renseigner, du genre les personnages d'Amanda Seyfreid et Gary Oldman qui sont censées avoir le même âge…
MANK est clairement un film calibré pour la course aux récompenses. C'est léché d'un point de vue visuel, Gary Oldman offre une performance captivante et le sujet autour de la création de CITIZEN KANE ne pourra que ravir les votants Est ce à dire alors que MANK est réussi ? Pas vraiment. Le film souffre en effet d'un rythme assez lent et d'un scénario moyennement captivant voir un tantinet incompréhensible. Pour ainsi dire, Hearst semble presque gentil à la fin ! Dans l'idée, le téléfilm RKO 281 : LA BATAILLE DE CITIZEN KANE (ou CITIZEN WELLS) s'avère presque meilleur alors qu'il est largement oubliable si on apprécie pas spécialement le chef d'oeuvre de base !
Mank est le premier film de David Fincher pour Netflix, après avoir collaboré sur la très bonne série « MindHunter ». David Fincher est un réalisateur connu et reconnu mais assez paradoxalement, il a toujours eu des difficultés à concrétiser certains de ses projets. Et c’est probablement pour cette raison, qu’après le succès critique de Mindhunter (mais pas en audience car la série a été mise en suspens), David Fincher s’est à nouveau tourné vers la plate-forme de streaming, pour raconter cette histoire, au potentiel peu porteur, il faut bien l’admettre. Netflix, en contrepartie, a surement trouvé dans ce projet un peu « casse-gueule », l’opportunité de profiter de l’aura d’un réalisateur reconnu, pour donner quelques lettres de noblesse à ses productions de long-métrages sur sa plate-forme. Alors que vaut ce Mank ? La poursuite de la collaboration Netflix-Fincher est-elle une réussite comme MindHunter l’a été ? Et bien, si on peut répondre oui sur certains points, je dois reconnaitre que je n’ai pas aimé. Le film est beau, bien réalisé, bien porté par un casting prestigieux et bien joué. Quand au scénario, il a été écrit par Jack Fincher, qui est le père de David. On ne peut donc que percevoir Mank comme un film très personnel, pour lequel David Fincher, a mis tout son talent de réalisation. Et, en effet, la direction artistique, la reconstitution du Hollywood des années 1930, et la photographie en noir et blanc sont absolument magnifiques Alors, qu’est ce qui ne va pas ? Et bien, le film est ennuyeux ! A aucun moment, je n’ai réussi à m’investir dans le film et l’ennui a plané sur l’ensemble du visionnage. L’histoire, manque sérieusement d’enjeux forts, et la narration partagée sur deux temporalités avec ses nombreux flashbacks, n’est jamais captivante. En plus de cela, les dialogues, sont assez peu explicites, et on a souvent du mal à comprendre les liens et enjeux entre les différents personnages. Je n’ai, en particulier, pas tout compris les enjeux politiques et j’ai du revisionner des scènes pour comprendre un minimum certains enjeux. Mank est donc une vraie et première déception pour un réalisateur que j’apprécie beaucoup. Note : 8/20
Avec ce film sur le scénariste Herman Mankiewicz auteur du script de « Citizen Kane » le réalisateur David Fincher signe une œuvre unique et inclassable au sein de laquelle on retrouve le perfectionnisme frisant l’obsession du cinéaste dans une lettre d’amour à l’art qu’est le cinéma. L’habillage est tout simplement magnifique, avec un noir et blanc à l’aspect rétro ainsi qu’un travail méticuleux sur l’éclairage grâce à une photographie hors pair. Derrière ses qualités techniques, il faut aussi vanter la qualité de l’interprétation tant dans le rôle principal Gary Oldman habite de sa prestance naturelle pour camper cet auteur à la plume acérée porté sur la boisson. Mais le long-métrage de Fincher par sa conception expérimentale peut aussi laisser le spectateur imperméable à ce prisme d’un vieil Hollywood et du pouvoir de l’écriture. « Mank » n’est peut-être pas le grand film à l’image de son modèle qu’il évoque mais demeure une œuvre à l’audace salvatrice et d’une qualité technique remarquable.
Bien filmé, bien joué mais bon... il manque clairement le liant. Film lent et peu fluide. Il est globalement trop difficile à suivre pour bien cerner la critique du monde du cinéma d'époque / actuel ? Je n'adhère pas
Réussi du début à la fin, avec des images extraordinaires en formes de clins d’œil (les vrais-faux décors peints, les pastilles en haut de l'écran au changement de bobines - que tout le monde n'a pas connu) des acteurs plus vraies que nature,toutes et tous à leur sommet. David Fincher nous offre un grand moment de cinéma, et grâce à une plateforme, il sera vu par le plus grand nombre, qui retrouvera peut-être le goût du vrai cinéma. Pour ma part, je ne connaissais pas cette concurrence entre Welses et Mankievicz, simplement le souvenir d'un Citizen Kane époustouflant. Si vous commencez à regarder ce film en pensant rapidement passer à autre chose, c'est raté. Vous êtes happé, et visionnerez jusqu'à la fin. Sauf si vous êtes fan de tous les machins avec "soleil" dedans.
Premier film de David Fincher pour Netflix, après trois collaborations sérielles concluantes (House of Cards, Love, Death + Robots, Mindhunter), en noir et blanc, avec Gary Oldman dans le rôle-titre, dont le scénario a été écrit par le père du réalisateur (Jack Fincher) en 1990, avec pour promesse : 2h15 de plongée cinématographique au cœur du script du monument Citizen Kane... Clairement, on trépignait de voir cela. Mais la promesse était trop belle, le projet trop ambitieux, et le résultat paye de l'intérêt du spectateur sa cinéphilie gonflée, boursoufflée, prête à s'exploser les cordes vocales à force de crier "Attention cinéma !" dans son haut-parleur. Évidemment, le propos du film est sa cinéphilie, son amour du cinéma qui passe par une critique de l'âge d'or d'Hollywood, dont on ne doute pas de la sincérité, de la vraie passion du réalisateur pour son sujet, comme en témoigne ce sublime noir et blanc souvent éclairé d'un seul point lumineux (très belle photographie). Mais l'on constate trop vite les ficelles de cette cinéphilie, un forcing pour les amateurs de cinéma à coups de name-dropping (un récital de beaux noms du cinéma juste pour faire ronronner gentiment ceux qui les connaissent) et des références allusives à l’œuvre Citizen Kane qui sont autant de coups-de-coudes dans les côtes destinés à ceux qui maîtrisent bien ce film, autrement dit, Mank sélectionne son public-cible parmi les cinéphiles, et le caresse dans le sens du poil sans s'en cacher une seconde. Non qu'on n'apprécie pas (un peu) ce grattage de menton, mais l'on aurait vraiment préféré qu'il ne se voit pas autant. On déplore également que ce Mank se contente d'un rythme tranquille qui se combine à des dialogues bavards et à des intrigues redondantes (les problèmes financiers, la boisson), pour nous faire trouver ces 2h15 bien longues. Le contenu manque même de crédibilité par moment : on s'étonne de la scène du règlement de compte lors du dîner, totalement irréaliste (qui écouterait ce discours d'insultes en entier sans broncher ou sortir ce poivrot ?). Et l'on a un grand problème à ajouter à la liste : on n'a pas été convaincu par Gary Oldman. L'Heure (Sombre) est grave, que dire, impensable, pour ce monstre sacré du cinéma. Mais force est de constater qu'il se débat (vigoureusement) avec un maquillage trop minimaliste qui laisse paraître les vingt ans de plus qu'il a par rapport à son personnage, que ses scènes oscillent trop souvent entre les mêmes états (colérique ou aviné à l'excès, même son époustouflant Churchill ne l'était pas tant et parvenait à convaincre), et que le mot "états" est ici sciemment employé : impossible de parler "d'émotions". On n'en ressent aucune, car le film est si obnubilé par son name-dropping qu'il en a oublié d'écrire les mots qui touchent, les scènes qui passionnent, bref le vrai cinéma. Celui qui n'a pas besoin de tout ce tralala pour épater la galerie.
Six ans après son retentissant "Gone girl", David Fincher revient sur le devant de la scène avec une peinture acerbe du microcosme hollywoodien dans les années 30 à travers le regard cynique, alcoolique d'Hermann Mankiewicz. Une fresque imposante, grandiloquente, lourde pas forcément facile d'accès, assez pompeuse et prétentieuse à l'instar du récent "Roma" d'Alfonso Cuaron, mais d'une grande richesse tant dans les détails que dans la documentation. Plus qu'un simple hommage à l'âge d'or du cinéma d'avant-guerre, une analyse sur la société américaine de l'époque entre Grande Dépression, montée du nazisme en Europe. Une mise en scène qui utilise avec brio les techniques de tournage de l'époque mais un ensemble plombé par une première partie brouillonne, complexe à suivre pour ensuite offrir une intrigue plus lisible dans son second segment mais qui demeure tout de même bien peu intéressant et creux, la faute probablement à un protagoniste très peu sympathique, alcoolique, fanfaron et dénué de tout scrupule. Alors que je place invariablement David Fincher parmi mes réalisateurs préférés, "Mank" représente certainement ma première déception dans sa filmographie, loin devant "L'étrange histoire de Benjamin Button". Malheureusement, un long-métrage long, lent qui ne m'a jamais emballé ni même diverti.
Déçu par ce film que j'ai trouvé lourd et ennuyeux. C'est la mode aujourd'hui : on ne crée plus des chefs-d’œuvre, on crée des œuvres sur des chefs-d’œuvre... Hélas, Fincher n'a pas le talent d'Orson Welles ou du fameux Mank.
Il semble que ce film se veuille pétillant, drôle, rythmé... Malheureusement, beaucoup de séquences et de vannes tombent à plat. Dans le genre, le film "Chasseur Blanc, Cœur Noir" de Clint Eastwood me semble beaucoup plus réussi, il va plus loin dans le délire de grandeur de certains hommes de cinéma, tout en étant plus subtil et mieux ficelé.
Avec "Mank", finalement Fincher se fond dans le moule cinématographique Netflix et des attentes des spectateurs contemporains. C'est-à-dire refuser toute complexité et toute subtilité. A titre d'exemple, s'il reprend la structure éclatée du scénario de "Citizen Kane", ici il indique bien en toutes lettres la temporalité de chaque passage, qu'il soit passé ou présent, pour ne pas perdre le téléspectateur affalé dans son canapé.
Quant à la mise en scène, elle est peu inventive et manque singulièrement de punch. On s'ennuie poliment durant tout le film, d'autant que le manque d'enjeux est cruel... "Citizen Kane" reste infiniment plus intéressant que ce trèèès long métrage sur ses coulisses... Ce n'est certes pas un film honteux, mais je trouve qu'il n'est pas à la hauteur de tout le battage qu'il a provoqué à sa sortie sur Netflix...
Un film "auteurisant", prétentieux, fier de livrer une mimique d'un vieux "classique" en Noir & Blanc avec un son bidouillé pour obtenir l'écho d'une prise de son d'il y a 50 ans, d'une longueur excessive et d'un intérêt limité. On s'ennuie ferme!
Adaptant un scénario de son propre père, David Fincher a su tirer à profit la liberté artistique totale que semble lui avoir accordé la plateforme Netflix. Avec Mank, il se laisse aller à un plaisir de cinéaste absolu, hommage en noir & blanc au cinéma et plus particulièrement à l’âge d’or hollywoodien. Son portrait dense et décalé de Herman J. Mankiewicz, scénariste du mythique Citizen Kane et frère du cinéaste Joseph L. Mankiewicz, nous plonge dans la Californie des années 30 et 40, avec son lot d’intrigues et de sous-intrigues politico-cinématographiques assez obscures. Au risque de perdre le spectateur en cours de route, bluffé par la virtuosité de la mise en scène mais déboussolé par la complexité assumée de l’histoire. Jamais David Fincher n’avait paru se soucier aussi peu de son public : c’est à la fois rassurant, courageux et un peu frustrant.
Visuellement le noir et blanc est évidemment magnifié. Les jets de lumières à travers des intérieurs donnent en plus d'un véritable esthétisme, un côté fantastique. D'avoir choisi de raconter l'histoire du scénariste de Citizen kane pour parler du vieil hollywood, pourquoi pas. D'avoir choisi l'immense Gary Oldman pour incarner le héros, très bon idée. Et puis finalement... rien. Rien de passionnant, ça captive jamais et ça finit par ennuyer sévère. Donc c'est beau mais bof.
Un film autant qu'un documentaire. Un hommage au cinéma des années 40. La BO est exceptionnelle, tout comme la prod/réal et le jeu d'acteur, mais qu'est-ce que c'est long, bavard. Difficile d'être captivé jusqu'au bout face à ces 2h10 de dialogues interminables où il ne se passe finalement pas grand chose. Dispensable au mieux