Nouveau film de David Fincher, le premier depuis Gone Girl (pas aimé) en 2014. J'ai hésité suite à une mauvaise rumeur, mais j'ai voulu juger par moi-même. La durée me faisait un peu peur (2h12) mais je ne me suis pas ennuyé une seule minute. Comme souvent chez Fincher la mise en scène est magnifique, virtuose même. Mais pas que. Ne connaissant pas l'histoire de ce Mankiewicz là (scénariste de Citizen Kane, pas aimé non plus, mais vu jeune, à revoir donc), je n'en connaissais ni le déroulé ni le dénouement. Pour cela, j'ai trouvé le scénario (écrit par le père du réalisateur décédé en 2003) très intéressant, que ce soit sur le destin de l'homme, ou sur le fonctionnement du Hollywood de l'époque. Techniquement, la direction artistique est sublime et la photo noir et blanc superbe. Très beau casting au sommet duquel trône un Gary Oldman impérial. Amanda Seyfried est très convaincante en starlette entretenue par le magnat de la presse William Hearst interprété ici par Charles Dance. Bref, m'attendant à trouver le temps long, j'ai trouvé ce Mank aussi agréable qu'instructif, en deux mots : très réussi.
Quelle déception ! Une très bonne réputation, une histoire super intéressante, un réalisateur que j'apprécie beaucoup... Bref je dois avouer que j'attendais beaucoup de ce film, réalisé par David Fincher et sorti directement sur Netflix en 2020. Nous suivons donc ici l'histoire du scénariste Herman Mankiewicz et plus précisément, au moment où il écrit le film à succès d'Orson Welles ; "Citizen Kane". Je ne connaissais pas du tout la vie de ce scénariste et j'apprécie beaucoup lorsque des biopics de ce genre reviennent sur la création d'une œuvre en particulier, comme cela avait pu être le cas avec "Hitchcock" (Sacha Gervasi ; 2013) par exemple. Mais le problème, c'est qu'ici, le film est dans l'ensemble beaucoup trop lisse, ce qui me surprend d'ailleurs d'un réalisateur comme Fincher, qui nous a habitué à bien plus captivant ! L'histoire n'est en effet pas attrayante car elle ne se concentre pas assez sur le réel propos du film, qui est donc la création du scénario de "Citizen Kane", et nous présente de plus un personnage qui est certes sans gêne, mais dans une histoire beaucoup trop américanisée et trop gentillette. Le film ne prend pas vraiment de risques, notamment en restant bien dans les clous et je me demande d'ailleurs si cela vient du réalisateur (qui ne se gêne pourtant pas pour faire des films beaucoup plus osés) ou si cela vient de Netflix, à la ligne éditoriale très morale et très prude. Bref, on est donc devant un film qui manque cruellement de personnalité, c'est finalement un biopic très lisse et sans saveur. Malgré tout, les flashbacks sont assez intéressants car on en apprend beaucoup sur le fonctionnement des studios durant le fameux âge d'or d'Hollywood (sur lequel les réalisateur aiment beaucoup revenir d'ailleurs, sûrement par une certaine nostalgie des grandes productions de cette époque). La mise en scène est par ailleurs très intéressante puisque nous avons réellement l'impression de regarder un film des années quarante, notamment avec ce superbe noir et blanc, mais également avec les voix qui résonnent même en extérieur (qui témoignent donc d'un tournage en studio) et nous allons même jusqu'à voir les repères de changement de bobine. En ce qui concerne les acteurs, je trouve dommage d'avoir pris un acteur "aussi vieux" pour incarner un personnage d'une trentaine/quarantaine d'années, même si Gary Oldman joue très bien, de même que Amanda Seyfried d'ailleurs ! "Mank" est film qui m'a donc beaucoup déçu par rapport au résultat attendu.
Ce film m'a donné envie de visionner CITIZEN KANE en donnant du corps à son scénariste. J'ai découvert la société RKO. J'ai découvert MANK et Hollywood "panier de crabes" avec son aréopage d'actrices, de producteurs,... M.G. Mayer avec son lion Léon est fascinant d'autorité pour annoncer les 50% de moins de salaire Il faut s'accrocher pour la compréhension des paraboles de Don Quichotte ou du petit singe de cirque. Orson Welles est intrigant. Les cinéphiles mettront certainement 5 étoiles.
Comme Mank affalé dans mon canapé, le film est long comme une rééducation. Le tout est fade et les effets de style ne sont guère plus convaincants. Sortie de route pour Fincher ou simple gueule de bois. Rien ou presque ne trouve grâce à mes yeux. Boulevardducinema.com
Disponible sur Netflix, le nouveau film de David Fincher s’attarde sur l’écriture du chef d'œuvre Citizen Kane” par Herman J. Mankiewicz et réalisé par Orson Welles. Tourné en noir et blanc, l’intrigue nous plonge donc dans le Hollywood des années trente. Isolé dans un ranch avec la jambe plâtrée et ses excès d’alcool, le scénariste reconnu se voit confier l’écriture du premier long-métrage d’un jeune prodige venu du théâtre. Dans le contrat, il est bien précisé que le scénariste ne sera pas crédité au générique. Extrêmement bien filmé, “Mank” est un hommage à Welles au-delà de son histoire. Fincher utilise les flash-backs et certaines techniques propres au réalisateur pour nous rappeler son style. Mais “Mank” est aussi un film très bavard. Avec ses 2h12 au compteur, il aurait certainement été plus judicieux de le voir au cinéma où l’attention est meilleure. Tant pis pour Fincher, il a préféré vendre son film à une plateforme de being-watching et nous sommes certainement passé à côté d’une multitude de subtilité et n’avons ressenti aucune émotion. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le principal intérêt du film est de nous faire ressentir l'univers hollywoodien des années 30 et ses grands studios comme la MGM. Le portrait de Louis B. Mayer est particulièrement féroce. Le film, lui même étant en noir et blanc, il reprend des éléments visuels de l'esthétique de l'époque. Je pense que pour entrer et comprendre vraiment toutes les références de Mank, il faut au moins avoir vu le film Citizen Kane dont il est question. Et même en ayant une culture cinématographique on peut passer à côté de certaines citations. Les comédiens sont excellents, Gary Oldman porte tout le film. Cependant le choix de l'acteur pose question quand on sait qu'il est une vingtaine d'année plus agé que ne l'était Mankiewicz quand il a co écrit le scénario de Citizen Kane. Et c'est bien le problème avec ce film, c'est qu'on peut se demander dans quelle mesure les faits qui y sont décrits sont proches de la réalité ou bien sont très subjectif. Mankiewicz y est décrit comme la victime d'un Orson Wells, jeune génie dont on accepte toutes les volontés et qui aurait voulu s'approprier entièrement l'écriture du scénario sans y participer, jusqu'à faire disparaître Mankiewicz du générique. Or rien ne semble créditer cette thèse. Et si Citizen Kane est considéré à juste titre comme un chef d’œuvre pour beaucoup, ce n'est pas que pour son scénario mais aussi pour sa mise en scène et son montage, donc pour ce qu'a apporté Orson Wells. On pourrait se lancer dans une interprétation (certes subjective également) du pourquoi un tel sujet sur une plate forme comme Netflix...
La dernière pépite de David Fincher. Ce film nous raconte l’histoire d’Herman J. Mankiewicz , scénariste de Citizen Kane souvent cité comme le plus grand film de tous les temps. Nous suivons donc l’histoire de Mank dans le monde du cinéma , de l’alcoolisme et de la critique sociale durant son écriture de Citizen Kane , nous allons revoir plusieurs moments de sa vie grâce à des flashbacks pour nous montrer que tout le scénario est inspiré de sa vie. Ce film est excellent , très bon scénario et très bien raconté à l’aide d’une très bonne mise en scène , d’une esthétique magnifique très inspirée du film d’origine et de très bons acteurs avec un Gary Oldman du feu de Dieu. Le casting n’est pas très connue , mis à part Oldman , et je me demande si cela n’est pas fait exprès de la part de Fincher car les acteurs de Citizen Kane venaient du théâtre et donc ils n’étaient pas très connus dans le cinéma, info à vérifier. Bref ce film est génial je le conseille à toutes les personnes qui aiment les biographies ou même les histoires directement impliquées dans le cinéma ou même les écritures de scénario. Ne vous inquiétez pas il ne faut pas avoir vu Citizen Kane pour comprendre , il y aura juste 2 ou 3 références que vous ne comprendrez pas mais elles ne sont pas importantes , même si j’aime beaucoup la référence à la luge. Bref allez le voir si vous avez un compte Netflix vraiment c’est l’une des nouvelles pépites de la plateforme avec Le diable tout le temps , Roma , Devilman Crybaby et The Irishman.
Mank est un grand film qui oublie le spectateur, à la manière d'un musicien de jazz qui, tout à son solo, en oublierait le public. Les critiques dithyrambiques ont certainement eu peur de paraître inculte en critiquant le film. Moi aussi, je me sens obligé de préciser que j'ai oui bien saisi toutes les références. Mais quel ennui...
le moins bon Fincher... j adore ce réalisateur d habitude mais là je me suis vraiment ennuyé devant ce film... non pas qu il soit mal fait etc... mais il ne raconte pas grand chose d intéressant au final... alors certe c est beau, bien filmé, les acteurs sont crédibles mais alors l histoire n est vraiment pas passionnante... je préfère largement Fincher lorsqu'il produit des thrillers... bref une déception...
David Fincher + Netflix = Comment perdre des années de sa carrière en quantité plutôt qu'en qualité, car après la médiocre série Mindhunter, il enchaîne avec Mank qui bien qu'esthétiquement intéressant, est juste une coquille vide, déjà que Citizen Kane dont il conte l'histoire est mauvais... Vivement la fin de son contrat et son vrai retour au cinéma grand écran !
Réussi du début à la fin, avec des images extraordinaires en formes de clins d’œil (les vrais-faux décors peints, les pastilles en haut de l'écran au changement de bobines - que tout le monde n'a pas connu) des acteurs plus vraies que nature,toutes et tous à leur sommet. David Fincher nous offre un grand moment de cinéma, et grâce à une plateforme, il sera vu par le plus grand nombre, qui retrouvera peut-être le goût du vrai cinéma. Pour ma part, je ne connaissais pas cette concurrence entre Welses et Mankievicz, simplement le souvenir d'un Citizen Kane époustouflant. Si vous commencez à regarder ce film en pensant rapidement passer à autre chose, c'est raté. Vous êtes happé, et visionnerez jusqu'à la fin. Sauf si vous êtes fan de tous les machins avec "soleil" dedans.
Fincher fait son Citizen Kane et livre un film pompeux, ennuyeux et sans aucun souffle. Heureusement, Gary Oldman est génial, la reconstitution somptueuse et le noir et blanc magnifique, mais Mank est vain. Encore un grand réalisateur qui vient se vautrer chez Netflix (alors qu'il était pourtant derrière la géniale Mindhunters).
MANK est clairement un film calibré pour la course aux récompenses. C'est léché d'un point de vue visuel, Gary Oldman offre une performance captivante et le sujet autour de la création de CITIZEN KANE ne pourra que ravir les votants Est ce à dire alors que MANK est réussi ? Pas vraiment. Le film souffre en effet d'un rythme assez lent et d'un scénario moyennement captivant voir un tantinet incompréhensible. Pour ainsi dire, Hearst semble presque gentil à la fin ! Dans l'idée, le téléfilm RKO 281 : LA BATAILLE DE CITIZEN KANE (ou CITIZEN WELLS) s'avère presque meilleur alors qu'il est largement oubliable si on apprécie pas spécialement le chef d'oeuvre de base !