Mank est le premier film de David Fincher pour Netflix, après avoir collaboré sur la très bonne série « MindHunter ».
David Fincher est un réalisateur connu et reconnu mais assez paradoxalement, il a toujours eu des difficultés à concrétiser certains de ses projets.
Et c’est probablement pour cette raison, qu’après le succès critique de Mindhunter (mais pas en audience car la série a été mise en suspens), David Fincher s’est à nouveau tourné vers la plate-forme de streaming, pour raconter cette histoire, au potentiel peu porteur, il faut bien l’admettre.
Netflix, en contrepartie, a surement trouvé dans ce projet un peu « casse-gueule », l’opportunité de profiter de l’aura d’un réalisateur reconnu, pour donner quelques lettres de noblesse à ses productions de long-métrages sur sa plate-forme.
Alors que vaut ce Mank ? La poursuite de la collaboration Netflix-Fincher est-elle une réussite comme MindHunter l’a été ?
Et bien, si on peut répondre oui sur certains points, je dois reconnaitre que je n’ai pas aimé.
Le film est beau, bien réalisé, bien porté par un casting prestigieux et bien joué. Quand au scénario, il a été écrit par Jack Fincher, qui est le père de David.
On ne peut donc que percevoir Mank comme un film très personnel, pour lequel David Fincher, a mis tout son talent de réalisation. Et, en effet, la direction artistique, la reconstitution du Hollywood des années 1930, et la photographie en noir et blanc sont absolument magnifiques
Alors, qu’est ce qui ne va pas ? Et bien, le film est ennuyeux !
A aucun moment, je n’ai réussi à m’investir dans le film et l’ennui a plané sur l’ensemble du visionnage. L’histoire, manque sérieusement d’enjeux forts, et la narration partagée sur deux temporalités avec ses nombreux flashbacks, n’est jamais captivante.
En plus de cela, les dialogues, sont assez peu explicites, et on a souvent du mal à comprendre les liens et enjeux entre les différents personnages. Je n’ai, en particulier, pas tout compris les enjeux politiques et j’ai du revisionner des scènes pour comprendre un minimum certains enjeux.
Mank est donc une vraie et première déception pour un réalisateur que j’apprécie beaucoup.
Note : 8/20