Mank
Note moyenne
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brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2020
Pour son premier film pour support Netflix, fincher a mis les petits plats dans les grands. Pour évoquer le Hollywood des années 30, a travers les souvenirs caustiques d un célèbre scénariste, finxher s est appliqué pour sa mise en sc. Dan sun superbe noir et blanc, chaque séquence léchée évoque un aspect et un personnage fondamental de cette époque. Brillamment écrit, formidablement interprété, le film de fincher est finalement une déception tant tout cela paraît froid et distant. C'est la même sensation que j avais eu devant le roma de cuoron. Ces cinéastes semblent oublier que ce nouveau support doit être abordé différemment, finalement la série Hollywood était plus enthousiasmante car faite pour les plateformes.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2020
David Fincher étant mon réalisateur préféré, j'attendais évidemment de pied ferme Mank. Et effectivement, Mank est une réelle proposition de cinéma, très surprenante et audacieuse, et on peut remercier Netflix de permettre à ce genre de film d'être réalisé car un film de ce genre ne pourrait clairement plus passé au cinéma actuellement. Et pourtant, je dois bien avouer ressortir quelques peu déçu de ce film. Cela pour une simple raison : le film est extrêmement riche de détails et de sous-intrigue, qui nécessite une excellente connaissance de l'Hollywood des années 30 pour tout comprendre. Et je ne parle pas du fait d'avoir vu "Citizen Kane" ou pas. Je pense même qu'il n'est pas franchement nécessaire de l'avoir vu pour comprendre Mank, car les événements de Mank se déroule avant la sortie de Citizen Kane donc ça reste compréhensible pour quelqu'un comme moi qui n'a pas vu citizen Kane. En revanche, je pense qu'il faut avoir lu des tonnes de livres sur le cinéma des années 30 pour tout comprendre car si comme moi, vous n'avez pas particulièrement de culture à ce sujet, vous risquez d'être laissé sur le carreau et de passer un peu à côté de Mank. Autre défaut, je trouve que l'alcoolisme de Mank n'est pas assez développé dans le film, et on ne sent pas totalement à quel point ça lui pourrit la vie. Passé ces défauts, Mank garde quand même pas mal de qualités qui font que j'ai quand même passé un agréable moment devant. Déjà, le film est super dynamique, on ne s'ennuie pas une seule seconde tant les transitions vont vite. Ça m'a fait d'ailleurs un peu pensé à Birdman sur certains points, tant la mise en scène va à mille à l'heure, malgré l'absence de scène d'action. C'est bien aidé également par les dialogues qui sont extrêmement percutants comme c'était le cas dans "The Social Network". Enfin, le pari de faire un film d'ambiance des années 30 est partiellement réussi. Je dis partiellement car d'un côté, le noir et blanc du film n'empêche pas son appréciation et donne un film qui a vraiment de la gueule. Mais de l'autre côté, je trouve stupide l'idée de "compresser" les voix comme si on était dans les années 30. Cela rend les dialogues extrêmement désagréable à écouter malgré leur qualité ! Je peux comprendre la volonté artistique de garder à tout prix l'aspect d'un film de 1930, mais je trouve ça abusé au niveau du son car clairement, s'il y a bien quelque chose qu'on ne peut pas regretter de cette époque, c'est la qualité du son.
Bref, un film à côté duquel je suis un peu passé même si j'ai plutôt bien aimé. C'est pour l'instant le film que j'aime le moins de David Fincher avec Alien 3.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 décembre 2020
C’est plastiquement superbe, chaque plans, chaque décors, des dialogues intelligents, Gary Oldman est énorme, les seconds rôles sont largement à la hauteur... Mais il manque quelque chose pour intéresser le commun des mortels (non cinéphile), notamment celui qui manque cruellement c’est Orson Wells...

La Critique de ma femme : c’est ennuyant...
Herve B.
Herve B.

13 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2022
Du grand Fincher qui rend hommage à l'un des réalisateurs le plus doué dans son inventivité technique notamment. et un Gary Oldman qui tient là le rôle de sa vie. Bon pour l'Oscar !!
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2020
Herman Mankiewicz est célèbre pour avoir écrit le scénario de "Citizen Kane", régulièrement adoubé comme l'un des plus grands films américains de tous les temps. "Mank" revient sur sa vie pendant les années 30, avec en fil rouge l'écriture du film d'Orson Welles, inspirée de ses propres rencontres. Mais "Mank" est surtout un film fait par et pour les amoureux de cinéma (et qui, malheureusement, ne sort pas au cinéma en France...), et tenait visiblement à cœur à David Fincher, dont le père décédé avait écrit le scénario. Soyons francs, entre le portrait acerbe des studios hollywoodiens, et les multiples références cinématographiques çà et là, il est sans doute difficile de rentrer dedans pour ceux qui ne s'intéressent pas au 7ème art. Sans parler des nombreux parallèles narratifs, thématiques, et visuels avec "Citizen Kane" : ceux qui n'ont pas vu le film d'Orson Welles risquent de ne pas comprendre le film de Fincher... ou tout au moins de passer complètement à côté. Pour autant, on est loin d'un trip élitiste."Mank" est impeccable sur la forme. Les images en noir et blanc sont sublimes, et le style évoque à merveille le cinéma des années 30/40 : photographie, éclairage, ils sont même allés jusqu'à intégrer de fausses "brûlure de cigarettes" en haut à droite de l'écran, et ils ont reproduit la texture des voix de l'époque (enregistrées en studio), de manière assez incroyable ! Dans le rôle du protagoniste, Gary Oldman est excellent. Il incarne cet auteur alcoolique auto-destructeur, qui masque un être doté de vraies valeurs morales et de convictions politiques fortes. Il constitue ainsi un "bouffon" tragique face à des studios qu'il méprise, dépeints comme hypocrites, conservateurs, et sous la botte du magnat des médias WR Hearst. Celui-ci, incarné par un charismatique Charles Dance, est présentée de manière fine, bien loin d'un "méchant" de service contrôlant les médias. Enfin, la construction en flashbacks entre-mêlés, outre le fait qu'elle calque "Citizen Kane" pour mieux exposer l'origine de ses thèmes, apporte une subtilité et des degrés de lecture intéressants, dont il faudra sans doute plus d'un visionnage pour en saisir tous les aboutissants. Faite par et pour le cinéma, dense et complexe, "Mank" est donc une très belle œuvre, qui boucle presque une année 2020 marquée par de trop longues fermetures de salles obscures...
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2020
" Mank" de David Fincher, acclamé par la critique, prétendant sérieux au prochain oscars est un film qui m'a laissé de marbre. En effet en dépit de l'immense performance de Gary Oldman et Amanda Seyfried ( trop peu visible hélas),la beauté cinématographique du film et des séquences vraiment réussit grâce à Gary Oldman par son humour, je me suis ennuyé dans une histoire sans réelle émotions et un sujet trop lisse à mon goût (l'âge d'or Hollywood dans les années 1930), bref vite oublié à la fin de la projection.
Midnight on the cliffs
Midnight on the cliffs

2 abonnés 74 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2020
Mank, malgré son casting de luxe et une réalisation très soignée, reste d'une stupéfiante aridité. Loin du brio et du glamour des films des années 40, David Fincher réalise un film expérimental et prétentieux qui peine à séduire même un public pourtant acquis à sa cause.

Même si Gary Oldman est irréprochable, la maladroite et inutile politisation du récit, les références littéraires quelque peu prétentieuses et les ellipses narratives parfois obscures, nous feront regretter ce que ce film aurait pu être si son réalisateur n'avait pas voulu coûte que coûte réaliser son œuvre maitresse au mépris du spectateur : un chef d'oeuvre.

Dommage ...
Camille Tiercen
Camille Tiercen

7 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 juillet 2022
Très recherché mais j'ai pas accroché du tout. Je m'attendais a un film parlant sur le cinéma des années 30 et sur Citizen Kane et ce fut ça....et autre chose d'intéressant mais peu important je trouve. A part si ça venait du réalisateur. 6 ans pour ça quand même ! Un très bon film qui est l'un des meilleurs de l'année mais en aucun cas le chef d'œuvre annoncé.
tisma

356 abonnés 2 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2020
C'est grandiose, on ne peut pas le nier. Le travail fourni par David Fincher pour avoir une affiche peinte comme dans les années 30/40, avoir le même grain et la même qualité d'image, la même typographie, les mêmes transition, les musiques calqués sur celle de l'époque actuelle ! Le travail est fou, et les acteurs offrent eux aussi un incroyable spectacle ! Le scénario élaboré par le père de David Fincher est ce qui m'a le moins convaincu !
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2020
Ce n’est peut-être pas fondamentalement le plus accessible des David Fincher, mais cela fait un bien fou de le retrouver dans un projet envers et contre tous. Il n’y aura pas nécessité de se familiariser avec Citizen Kane, dont le film développe la moelle épinière même de son scénario, pour en comprendre la substance et l’hérésie de la création, à l’époque du Hollywood des années 30. Mais c’est un double hommage auquel nous avons à faire et il s’agira de scénaristes que l’on aurait tendance à oublier. Jack, le père du cinéaste, vit à travers ce film à son récit qui dévoile bien des aspects ténébreux dans le parcours d’Herman Mankiewicz. Tous les deux se sont battus pour s’affirmer comme l’un des rouages les plus essentiels à la réussite d’une œuvre cinématographique. Et tout le débat se concentre ici et s’éparpille par là, au détour d’un intérêt primordial, qui soulève ainsi la pertinence de ce que représente un auteur, au centre d’une machinerie sans concessions.

On donne finalement un visage, une personnalité et une âme à la silhouette de Mankiewicz. Gary Oldman se heurte alors à une figure patrimoniale dont il est nécessaire de comprendre sa morale pour en venir à bout. Il se saisit de son personnage, avec une finesse qui nous replonge dans cette période irrévérencieuse, où les anecdotes se succèdent en flashback. On partage, sans surprise, une narration et un style graphique similaires à ceux qui ont sacralisé Charles Foster Kane. Et de ce point de vue là, il faut bien reconnaître les subtils échos au Citizen Kane qui a révélé le génie d’Orson Welles. Pourtant, il n’est pas question de cet homme, intentionnellement absent dans le récit et le projet même, qu’il monte par la force de son indépendance. L’intrigue constitue ainsi le portrait idéaliste du réalisateur et de la société d’une Amérique, corrompue depuis la haute sphère. Rien n’est inventé, tout n’est qu’un peu plus clairvoyant et translucide pour les spectateurs, ou plutôt les explorateurs des temps modernes, qui ont le pouvoir et la tâche de décrypter ce que chacun exprime avec son cœur.

Le cas de l’homme d’affaires William Randolph Hearst (Charles Dance) et empereur du chaos nous appelle. Il nous incite à modérer la réception des gestes les plus manipulateurs, car même ceux qui ont l’œil attentif peuvent un jour ou l’autre se retrouver sur le bûcher. La mise en scène de Fincher fait encore mouche, pour le plaisir de s’intéresser encore plus à son menu, ludique et intuitif. Rien qu’en isolant la fête de Louis B. Mayer (Arliss Howard), nous comprendrons volontiers que les valeurs de certains peuvent s’avérer indigestes. De quoi plonger tous les arguments de Mankiewicz dans la dépression, jusqu’au paroxysme de la composition. Cette esthétique du noir et du blanc prend ainsi tout son sens, car il s’agit d’un concept que l’on freine avec ferveur aujourd’hui. Pourtant, c’est à la fois une vision cynique du cinéma d’hier comme d’aujourd’hui, car l’héritage de certains a permis d’instaurer les nouvelles conventions que l’on combat dans ce film et les suivants. Mais qu’importent la puissance et la portée des discours les plus vifs, tout prend une nouvelle dimension du moment que l’on reconnaît qui est qui et qui fait quoi dans cette balade privée, intime et agréable au bout de la plume.

Le titre est ainsi à mi-hauteur des espérances et du respect pour un scénariste qui a su détourner le jeu de la politique à travers son récit, couché sur du papier et enfin mis en scène pour l’honneur de nous conquérir. « Mank » démontre que l’on ampute bien plus qu’une partie du nom dans la guerre des idéaux, parfois les plus simples. Mais il sera question d’une honnêteté qu’il convient de replacer son contexte. Un homme qui ne trouve pas sa place dans son monde dérive inévitablement, avec de l’alcool pour l’attester. On recoupe les faits, avec l’artifice graphique des plus étincelants dans l’espoir de nous accorder du recul sur ce qui étouffe, à tort, l’effort collectif ou individuel, au détriment d’une centralisation machiavélique et inconditionnelle. Les cinéastes indépendants peuvent y voir un modèle et un hommage à celui qui n'a pas pu tenir tête à son environnement, trop influent et trop oppressant pour lui. N’est-ce donc pas ironique de découvrir ce dernier Fincher sur une plateforme de streaming, comme gage de sa rétribution ?
Victor A.
Victor A.

88 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2020
Mank peut en laisser plus d'un de côté, et c'est un peu ce qui m'est arrivé. À l'image d'un Once upon a time in Hollywood, le nouveau film de David Fincher semble être un film qui tenait à son auteur (quit à délaisser un peu le plaisir du spectateur). Vraie lettre d'amour à Hollywood mais aussi un film plein de critique sur la création, ce long-métrage est maitrisé de bout en bout (mais normal, c'est Fincher).
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2020
C'est comme le projet d'une vie pour David Fincher. Un scénario écrit à partir des années 90 par son propre père, Jack Fincher, décédé depuis, dont le jeune David va très vite vouloir adapter au cinéma. Choses promises, choses dues, près d'une vingtaine d'années après. Mais c'est aussi un signe : celui d'un retour au cinéma (certes, à travers la puissance des plateformes qui tracent leurs petit chemin), d'autant plus important puisqu'il puise sa forme et son fond à travers un récit imprégné de l'âge d'or Hollywoodien. Une époque qui rejoindrait presque le mythe et dont chaque cinéphile y pose un regard fasciné, amoureux, se remémorant les autres grandes œuvres d'antan comme *Sunset Boulevard* ou *Singin' in the Rain* en autres. Mais le *Mank* de Fincher nous fait encore plus trembler puisqu'il s'immisce dans les pas d'Herman J. Mankiewicz, le coscénariste (si l'on peut dire) du chef d'œuvre *Citizen Kane* réalisé par Orson Welles et sorti en 1941. Scénariste pris entre l'alcool, les jeux et un Hollywood des années 30 assoiffé de folie, Herman J. Mankiewicz, superbement interprété par Gary Oldman, se retrouve chargé d'écrire le scénario du fameux *Citizen Kane* pour le compte d'un mystérieux et jeune prodige new-yorkais répondant du nom d'Orson Welles, et ainsi voit l'opportunité de s'inspirer pour son script d'un être haut en couleur, véritable grand magnat de la presse et de l'immobilier qui l'a longtemps fasciné : William Randolph Hearst, dont la vie imprimera donc la grandeur et la fureur du personnage fictif Charles Foster Kane.

Il y'a un véritable petit plaisir à suivre *Mank*, ou la ballade enivrée d'Herman Mankiewicz au cœur d'un Hollywood année 30 remplie de folie, de cinéma et de politique, où les deux s'avouent d'ailleurs intimement liés. La rédaction du scénario de *Citizen Kane* n'apparait finalement qu'au second plan, tant le spectre d'Orson Welles apparait comme une voix céleste ou quasi-fantomatique, mais toujours présente à travers des coups de téléphone rapides ou des apparitions fulgurantes et mystérieuses. Orson Welles est finalement comme un ange gardien, loin d'Herman mais près de son cœur, croyant perpétuellement au talent de cet ivre scénariste capable d'écrire au bout de sa plume l'un des plus grands récits de tous les temps. Malgré leurs brouilles, ces deux-là sont infiniment liés, tant la fougue et l'envie de contrebalancer le système du premier (Herman), et le regard lointain et quasi-douteux de cette société des "rêves" du deuxième (Orson) sont des caractéristiques qui font d'eux les piliers nécessaires pour le projet *Citizen Kane*, un film qui viendra pousser le cinéma à un niveau de narration encore jamais atteint, et ainsi s'inscrire dans la légende du 7ème art.

Mais le véritable premier plan de *Mank* est donc bien le regard que porte Fincher, père et donc fils, sur le Hollywood des années 30. Un monde frénétique, manœuvré par les grands studios et magnifié par les auteurs. Alimenté par les spectateurs, et le regard toujours tourné vers la politique. Au milieu de cet valse en noir et blanc navigue Herman Mankiewicz, où Fincher rejoue d'ailleurs sur le style *Citizen Kane* et s'appuyant sur les flashbacks d'un Herman M. prisonnier de sa maison de campagne après un accident de voiture. De ces déboires avec la MGM, à sa liaison folle avec l'amante de William Randolph Hearst, jusqu'à la lutte politique effrénée et corrompue pour le poste de gouverneur de Californie marqué par la grande dépression, *Mank* pose un regard émerveillé et critique sur cette usine à rêve. Herman Mankiewicz en serait comme le parasite, en s'appuyant sur les faiblesses et la folie de cet Hollywood pour en extraire l'art et ainsi écrire *Citizen Kane*. **David Fincher s'aventure dans un film au multiples intrigues, mais ne serait-ce peut-être pas là le véritable défaut de *Mank* ?**

C'est un film complexe, à la rapidité des dialogues et d'informations parfois déconcertantes. Mais David Fincher ne viendrait-il pas, à travers certains dialogues véritable "brasseurs d'air", combler les vides de *Mank* ? Le film aligne perpétuellement les mots et s'exposent ainsi à cette véritable question rendant le spectateur parfois dubitatif face à l'œuvre une fois terminée : Que doit-on retenir ? De même maintenant, à l'écriture de cette critique plusieurs heures après vu le films, qu'est-ce que j'ai retenu ? Le film envoie constamment, ne laissant que de peu de place pour le spectateur de divaguer, mais aussi de se questionner sur la véritable teneur de certains dialogues et certaines scènes. *Mank* amène à un malheureux constat final : celui d'avoir eu parfois affaire à un beau mur fragile. Tel un mur au noir et blanc magnifique, il faut l'avouer, mais dont la consistance est à revoir.

Le nouveau film de David Fincher est très surement un plaisir de cinéphile, pouvant laisser de côtés certains s'attendant à retrouver la tension qu'émettait le réalisateur de *Seven*, ou la beauté universelle de *Benjamin Button*. Mon attente de *Mank* était très certainement à égal de mon petit plaisir à voir le film, et ainsi à retrouver un regard cinématographique sur cette époque folle dont l'on ne se lasse jamais. **En revenant sur les pas de l'imprévisible Herman J. Mankiewicz, David Fincher m'a passionné, mais m'a aussi et surtout conduit à me questionner sur la véritable intention finale derrière le film, tant *Mank* parait faible à certains moments : N'est-ce finalement pas un simple plaisir de Fincher de réaliser un film imprégné de style de l'âge d'or ? Un plaisir personnel, peut-être, mais qui fonctionne indéniablement tant cette ballade enivrée fait relativiser ses défauts immanquables.**
CarpenterLJ
CarpenterLJ

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2020
6 ans après l’excellent Gone Girl, David Fincher est de retour avec Mank disponible sur Netflix.
Tous d’abord Mank est l'un des films que j'attendais le plus cette année car c’est le retour de David Fincher (un réalisateur que j’adore).
Mank retrace le parcours tumultueux dans les années 30/40 du scénariste Herman J. Mankiewicz, qui est chargé d’écrire le script du fameux Citizen Kane d’Orson Welles, emporté par l’alcoolisme il doit tenir les délais fixés par le réalisateur du film, Orson Welles.

Mank est d’un ennui, il ne se passe grand chose durant toute l’histoire juste des dialogues à foison.
Seul la dernière heure est intéressant (où du moins j’ai accroché).
Le film se perd dans ses flashbacks, ce qui fait que le rythme du film est vraiment décousu.
Fincher nous plonge dans le milieu hollywoodien des années 1930 où il y a des guerres d’égo, des contrats juteux, des pressions de la part studios mais aussi de la corruption.
C’est un sujet qui tenait à cœur pour David Fincher et cela se voit (car ce film n’a rien à voir avec ses thrillers) , c’est un projet écrit par son défunt père Jack Fincher en 1990. Projet qui n’avait trouvé aucun financement jusqu’à que Netflix mette la main.
Après niveau visuel c’est du Fincher ( filmé avec une camera 8K monochrome) c’est technique (fermeture des scènes) et magnifiquement cadré .
La reconstruction des années 30/40 est parfaite, le noir et blanc est sublime, Gary Oldman est incroyable comme toujours et Lily Collins est super.

Au final c’est un film de Fincher peu captivant et très vite oubliable contrairement à ses autres films qui m’ont marqué, je mets 6 au lieu de 5 car ça me fait très mal de mettre 5 à un film de Fincher, mais bon après il faut respecter l’envie du réalisateur de se tourner vers un autre genre que le thriller et surtout que c’est un projet personnel, avec ce film Fincher rend hommage à Hollywood des années 30 mais aussi et surtout à son père.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 836 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2020
Exercice de style réjouissant, nous immergeant dans une ère hollywoodienne particulière, Mank se démarque également par sa dimension personnelle, aisément perceptible, ainsi que par l'interprétation impeccable d'un Gary Oldman nécessairement en empathie avec son personnage pour des raisons intimes touchantes. Le reste du casting au diapason (Charles Dance et Tom Burke en tête) confère de même à chaque personnage une densité appréciable. Cependant la froideur des images ainsi que le besoin de familiarité avec ce microcosme des années 30 nous placent en spectateurs d'un monde étranger et parfois hermétique. Un pamphlet teinté de mélancolie plus délectable pour les connaisseurs.
Jean-Marc Alvado
Jean-Marc Alvado

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2020
Magnifiquement filmé en noir et blanc.
Les dialogues sont d'une rare finesse et intelligence.
Très bonne surprise (inattendue) de Netflix pour ce long métrage.
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