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2,5
Publiée le 5 octobre 2021
"Playlist", comédie française réalisée par Nine Antico et sortie en 2021. Bien que classé comme comédie, ce film n'en est pas vraiment une. Avec Sara Forestier, Lætitia Dosch, Jackie Berroyer et Bertrand Belin en voix-off. Très bien réalisé, un beau traitement graphique. Une succession de tranches de vie, parfois un peu ennuyeuse.
Ce premier long métrage de Nine Antico se laisse regarder. Une tranche de vie d'une trentenaire cherchant ses marques dans sa vie professionnelle et sentimentale. Je n'ai pas compris l'intérêt que le film soit en noir et blanc numérique manquant de contraste et n'apportant pas grand chose au récit ni à l'esthétique, à part ça rien à y redire.
Quand on vient de la BD (ou, pardon, du roman, graphique), le passage au cinéma est bien entendu influencé par l'univers de ce mode d'expression. Aussi, la jeune cinéaste réalise "Playlist" un peu comme elle ferait une BD. Dans de courtes séquences successives, elle nous raconte les mésaventures d'une jeune femme tant dans sa vie privée que professionnellle. On sourit plus qu'on ne rit même si le film sonne particulièrement juste. La scène chez les parents ne s'attarde pas mais l'essentiel est dit. Filmé en noir et blanc, bénéficiant comem l'indique du titre d'uen réjouissante BO, défendue par une actrice inspirée qui adhère totalement à l'esprit de la cinéaste. Un film vraiment plaisant à regarder.
Film lumineux en Noir et Blanc! Sara Forestier est lumineuse... La voix off est un trait caractéristique d'un film d'art et d'essai. Le spleen est souligné par Nana Mouskouri ou Johnston. La plupart des dialogues sont un peu hallucinés mais très authentiques. Les croquis des hommes croqués symbolisent parfaitement cette farandole d'hommes rencontrés.
Dans un beau n&b, des decors dépouillés et des cadres graphiques comme une case de BD, la vie d'une jeune fille dans la fin de la vingtaine, ses doutes professionnels et sentimentaux, des considérations de son âge, quoi. Les plus de 40 ans risquent de trouver ça puéril et ennuyant. La seule scène originale est celle du cours de secourisme, poilante !
On peut suivre les déboires amoureux et professionnels de Sophie (Sara Forestier) partagée entre son travail alimentaire de serveuse et son désir de percer dans "le roman graphique". Elle est accompagnée par sa meilleure amie (Laetitia Dosch) rêvant elle de se faire une place dans le milieu du cinéma. Petit film agréable où l'on sent la patte de la cinéaste Nine Antico qui impose un charme et une bande son où l'on retrouve un peu l'univers de la BD. A une époque où chercher un sens à sa vie est plus que jamais d'actualité, "Playlist" innove dans sa façon d'aborder le sujet même si les défauts d'un premier long-métrage sont présents. Je le conseille quand même.
Un premier film intéressant avec quelques moments drôles. L'ensemble n'est pas toujours très construit mais l'abattage de Sara Forestier entraîne l'adhésion.
Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce film, ni son esthétisme rétro ni son histoire n'a su me toucher. On se balade de scène en scène, un peu comme dans une BD et on suit les déboires amoureux d'une femme pas très attachante ni très intéressante. Je reconnais cependant une tentative et une sincérité dans la démarche.
Quand on voit autant de 5 étoiles pour un petit film, on se dit qu'il faut y aller et l'affiche est plutôt prometteuse, alors on y va et ...finalement on part avant la fin ! Pas drôle du tout pour une comédie! Un noir et blanc, pour faire "genre" mais d'aucun intérêt pour le film Des scènes qui se veulent osées mais qui ne servent à rien Une suite de petites scènes pas abouties Bref d'un ennui profond Bizarre ces 5 étoiles tout de même?? Du coup je suis allée voir quel était le profil des spectateurs et... 95% d'entre eux n'avaient rédigé qu'une seule critique : playlist. hahahaha! des faux comptes créés spécialement...
Je n'ai pas compris le choix du noir et blanc, ça n'a vraiment aucun sens ici Film que se veut, sans doute, nouvelle vague mais complètement raté et démodé. j'ai quitté la salle avant la fin...
Il y a des moments, des détails de la vie, qui sont capturés par la seule force du désir. En mettant tout cela au féminin, avec une sincérité renversante, Nine Antico réussit son premier long haut la main. Et ce n’est pas seulement dans le sens où elle cherche à cultiver de l’originalité, loin de là. Elle s’attarde sur le quotidien de son héroïne, qui ne cesse d’embrasser tout ce qui la fait vibrer et chanter, en rythme avec des tubes dont les paroles sont intemporelles. Le choix graphique suit cette même logique, de manière à se focaliser sur les traits et les contours des personnages, animés par la passion, la violence et le rejet. Cela rappelle par moments la « Frances Ha » de Baumbach, qui dansait et qui brûlait d’envie de s’orienter dans les études. Ici, la cinéaste met l’accent sur la confusion et l’errance d’une femme, qui cherche autant sa place dans un milieu qui lui donne des ailes que l’amour, au sens large des possibilités.
Ce n’est pas un hasard si la jeune Sophie (Sara Forestier), tente de se rapprocher des bande-dessinées, ou plutôt romans graphiques. L’autrice-réalisatrice s’empare ainsi de son sujet, avec un vécu à distiller. Quand bien même il ne serait pas possible de tout distinguer, le plus important reste cette approche onirique et ponctuée d’une tendresse particulière envers celles qui savent encore s’abandonner à une exploration sans limites. À côté de son amie Julia (Laetitia Dosch), Sophie dégage une vitalité qui gronde à chaque fois qu’elle entre en collision avec les hommes qu’elle désire. Le coup de foudre est un symbole évidemment trompeur et le choix d’assumer ce gimmick rend l’escapade tragi-comique plus saisissant. On ne manque pas d’humour, qui s’inspire librement de planches ou de cases, gratté avec une bonne volonté. Cela se voit davantage lorsque la réalisatrice s’amuse à mettre en scène les débordements mentaux de son héroïne.
La projection dans ses illustrations la renvoie souvent à cette réalité, crue et blessante. Que ce soit au moment de s’épanouir ou de passer à l’acte, un petit grain de sable fait pencher la balance en défaveur d’une Sophie, envoûtée par l’ambiance. Son irruption n’est jamais maladroite et offre ainsi une galerie de personnages masculins très décalés, voire ténébreux. En réalité, on préfère leur céder un peu de nuances afin d’en laisser à celle qui gravite autour de ces représentations torturées. Le premier degré de lecture est donc souvent la bonne auprès de ces hommes, mal dans leur peau, mâles dans leur instinct. Une toile se déchire alors, chez Sophie et chez le spectateur qui appréciera se reconnaître dans les situations cocasses, gênantes et décomplexées. Par ailleurs, le rapport avec le corps de la femme suggère une forme de respect et d’harmonie qu’il convient d’entretenir et l’œuvre en parle suffisamment bien pour que l’on en retienne les vertus.
Comme un cycle à quatre saisons qui défile en l’espace d’une journée, « Playlist » s’enroule et s’articule dans une fabuleuse pellicule de réflexion. C’est une ode à la liberté qui se dessine et qui révèle une fois de plus que la vie en rose n’est rien de plus qu’une nuance de gris. On prend toutefois plaisir à accompagner la descente de Sophie, qui n’a pas encore passé l’âge d’apprendre et de réussir. Il s’agit d’un encouragement qui résonne, telle la voix cafardeuse du narrateur, Bertrand Belin, ou encore des paroles de Daniel Johnston, qui insistera maintes fois qu’un « True Love Will Find You In The End ».
C'est frais, c'est doux. C'est beau. Très beau noir et blanc qui ne gêne en rien (au contraire, il sert le récit !)). Les acteurs sont tous des plus agréables. Avec un petit air de comédie légère et aussi de fantaisie. Sans prise de tête, malgré quelques "messages" qui passent discrètement sans être appuyé. J'ai passé un excellent moment. Un film qui perdure dans ma mémoire. (Pour moi, le noir et blanc du film c'est la vie grise (c'est pour ceux qui se demande pourquoi (notamment les critiques (enfin ! Certains qui chipotent)))).
L'affiche ne ment pas c'est vraiment un film pour retourner au cinéma! Un film juste et drôle. Merci à Nine Antico d'immortaliser à travers la superbe Sarah forestier les anti-heroines d'aujourd'hui. Un Frances Ha français chaleureux, positif et réussi !
Sara Forestier est une fois encore déterminante dans la réussite de ce premier film. Omniprésente, elle impose une présence physique et un charme particuliers qui ne sont pas sans rappeler les actrices du cinéma italien des années 60. Certes, le noir et blanc choisi par la réalisatrice n'est pas étranger à cette impression, de même que le ton de cette comédie triste, rythmée par une chanson de Daniel Johnston. On peut regretter que l'intrigue soit parfois un peu décousue et que Laetitia Dosch, qui crève l'écran à chaque apparition, ne soit pas davantage utilisée. Cependant, on guettera avec intérêt le prochain métrage de Nine Antico.
Film qui se regarde, mais on en attendait beaucoup plus..au final la bande annonce résume les moments les plus "drôles". Les actrices sont vraiment top, mais il manque un je ne sais quoi pour lier les scénette entre elles.