Considéré comme le premier véritable documentaire de l'Histoire du cinéma, "Nanouk l'esquimau" mérite le détour pour cette raison, et aussi parce que c'est le premier film a montrer le vie des Inuits, avec le mérite de le faire avec un oeil ethnographique et non pas avec un exotique un brin condescendant. Enfin premier véritable documentaire c'est vite dit, le terme de premier véritable docu-fiction serait plus juste car plusieurs séquences sentent la reconstitution à plein nez à l'instar de la pêche au phoque où on sent que Nanouk est vraiment hilare dans ses gesticulations un trop forcées pour être crédibles. D'ailleurs, on peut se demander pourquoi Flaherty a passé plusieurs mois à se geler les miches si c'est pour reconstituer au lieu de filmer sur l'instant, enfin passons... Mais il y a une beauté visuelle dans ses paysages, une sincérité malgré le côté reconstitution par la fascination affectueuse que l'on sent venant du réalisateur quand il filme les esquimaux, et puis quand bien même que ce soit uniquement pour les besoins du film les gestes qu'accomplissent les habitants des contrées polaires sont d'un très grand intérêt. Ouais bon malgré quelques réserves, il est indispensable de visionner ce film.
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5,0
Publiée le 18 janvier 2021
Le chef d'oeuvre de Robert Flaherty pour l'un des grands succès des annèes 20! Un monde inconnu jusqu'alors : l'univers du Grand Nord et ses Esquimaux, revus et corrigès, avec sensibilitè sinon rèalisme, pour les besoins du 7ème art. "Nanook of the North" fut tournè il y a un siècle de cela et c'est encore aujourd'hui un film clè de l'histoire du cinèma qui respire l'authenticitè et la sincèritè, qualitès ô combien essentielles du film documentaire! Aucune agriculture, les Inuits vivent presque exclusivement de la chasse et de la pèche! Le phoque (et le morse) constituent l'èlèment essentiel de leur subsistance! Aujourd'hui, ce mode de vie traditionnel tend à disparaitre mais jamais on n'oubliera Nanouk et sa famille, son sourire, son savoir-faire et son courage, avec cette camèra qui participe à la vie sociale, provoquant des rèactions quant à la chasse au phoque ou à la construction d'un igloo! Juste inoubliable...
Ce film réalisé par Robert Flaherty et sorti en 1922 qui est l'un des premiers documentaires n'est vraiment pas mal. Ce documentaire nous montre donc la vie d'une famille Inuit au Canada et plus particulièrement de Nanouk qui chasse et apprend des choses à ses enfants. Honnêtement, je ne suis pas vraiment fan des documentaires mis à part si le sujet m'intéresse vraiment et j'ai regardé ce film plus par curiosité et par rapport à sa notoriété mais j'avoue que le sujet ne m'intéresse pas vraiment, ce qui peut expliquer ma note aussi "basse". Malgré tout, ce fut tout de même intéressant car on en apprend un peu plus, même si le film est muet, sur la vie des Inuits à cette époque et comment ils font pour vivres. Ce que j'ai également apprécié, c'est qu'il n'y a pas de jugement de valeur et que cette famille est juste filmée uniquement dans le but de retranscrire leur vie telle quelle. Par rapport aux plans, ils sont quant à eux assez basiques et fixes mais en même temps, ce documentaire n'avait pas d'envergure réellement cinématographique. "Nanouk l'Esquimau" est donc un film sympa mais sans plus personnellement.
Merci beaucoup à Robert Flaherty ! "Nanouk l'esquimau" m'a fait apprendre des milliards de choses sur le quotidien des esquimaux. Comme par exemple : comment construire un igloo, quelles sont leurs techniques de chasse.... Pour son époque (1922), c'est un chef-d'œuvre. Je ne me suis pas ennuyé une seule fois. J'étais au contraire très intéressé. Voilà un film qui, pour le coup, est sérieusement incontournable. 4/5
Sur le plan historique, "Nanouk l'Esquimau" est incontestablement un film important. En observant des esquimaux pendant des mois, Robert Flaherty a en effet signé le tout premier documentaire du septième art. Bien sûr on peut relever les quelques tricheries du cinéaste au cours de séquences clairement "mises en scènes". Mais ce serait chipoter sur l'inventivité éblouissante de Flaherty, soucieux de ne pas enfermer son film dans un genre étriqué. On peut donc à sa vision rester émerveillé devant une gentille famille sortant d'une barque minuscule ou encore de la construction astucieuse d'un igloo. D'autant plus lorsque l'on sait le destin funeste de Nanouk énoncé durant le générique (il mourra de faim deux ans plus tard), c'est surtout la peinture de ce peuple qui force l'admiration et suscite l'émotion. Malgré les conditions extrêmes de leur vie, on ne peut qu'être déconcertés à les voir affronter le quotidien en étant constamment calmes, souriants et apaisants.
Dans cadre du 42ème FIFAM (Festival International du Film d’Amiens), le Ciné Art & Essai de St Leu nous a proposé un ciné-concert à l’occasion du 100ème anniversaire du film « Nanouk, l’esquimau » avec la musique composée par Stefan Orins et Éric Navet. C’est un plaisir que de revoir ce film documentaire muet de Robert J. Flaherty. Pendant 1 h 18 on suit Nanouk (l’ours) dont la première préoccupation est de chasser pour pouvoir nourrir sa famille et survivre. La scène où il capture un phoque est particulièrement impressionnante. Le phoque est essentiel : sa peau sert à fabriquer les kayaks, sa chair à se nourrir et à nourrir sa meute de chiens, sa graisse sert de beurre et permet de s’éclairer dans l’igloo. On le voit en construire en 1 h avec s’il vous plait une fenêtre et un système de réflexion de la lumière pour en éclairer l’intérieur. La salive de sa femme sert à laver son bébé et sa salive à former de la glace sous les patins du traineau pour que celui-ci glisse mieux sur la neige. Une grande leçon de vie ou plutôt de rage de survivre dans un milieu particulièrement hostile et on se demande d’ailleurs pourquoi des hommes s’y sont installés.
Premier documentaire long format de l'histoire du cinéma, "Nanouk l'Esquimau" possède de nombreuses qualités, tant sur le plan technique que visuel (et auditif aussi). La première chose qui marque est la qualité des images filmées par Robert J. Flaherty, et son sens de l'esthétisme. Il ménage autant d'effets comiques que émouvants, autant de "scènes d'action" que de scènes plus intimes ou calmes. Le portrait qu'il fait des Inuits est complet, de la chasse (au phoque, au morse etc.) à l'élaboration d'un igloo. On découvre des gens affrontant des conditions de vies très difficiles au quotidien (froid, tempête de neige...), mais qui pourtant sont restés très simples dans leur manière d'appréhender la vie et surtout très souriants. Une réussite et un avant-gardisme remarquable.
Inscrit au National registry américain depuis sa création, Nanouk l’esquimau est l’un des premiers longs-métrages documentaires. Sorti pendant les années folles, il apporte un éclairage radicalement différent sur l’être humain, montrant le quotidien d’une famille inuit sur la baie glacée d’Hudson. Comment elle chasse, comment elle pèche, comment elle gère les petits, comment elle dresse les huskies, vogue en kayak, affronte le froid, la faim, mais toujours garde le sourire et l’entrain. Filmée à la source, montrée au fur et à mesure aux protagonistes pour sentir leur accord, cette œuvre fondatrice du ciné-vérité est à la fois touchante et très instructive. En devenant le premier grand reporter ethnographique, Robert Flaherty atteint sa cible : informer pour mieux sensibiliser. Bien-sûr, divers voix s’élèveront pour mettre en doute l’authenticité à chacun des instants, ou pour rappeler la misère où retourneront nos héros sitôt les caméras parties. Nanouk lui-même périra quelques mois plus tard lors d’une traque sur la banquise. Mais le cinéaste ne s’en cache pas ; à chacun son rôle, et il a rempli le sien. Pour l’anecdote, c’est durant les projections qu’un glacier a eu l’idée de distribuer les fameuses barres Gervais. Au bout du compte, l’argent sort toujours vainqueur.
Film fondateur du documentaire cinématographique. C’est donc une œuvre proprement historique, mais qui garde aussi tout son intérêt d’efficacité dramatique. On est pris par la mise en scène de la précarité de l’existence et par la lutte perpétuelle pour survivre de ces esquimaux qui savent se rendre attachants (les enfants y sont pour beaucoup). Les paysages sont aussi magnifiquement filmés et utilisés. Le film gagne à être vu accompagné d’un exposé didactique sur son élaboration : une occasion essentielle de comprendre la nature du genre documentaire.
Premier documentaire à connaitre un grand succès public, le film de Flaherty reste aujourd'hui intéressant à voir en raison de sa construction. Même si le réalisateur s'est sans doute un peu arrangé avec la réalité pour donner plus d'intérêt à son documentaire, la façon dont il construit son film, donnant à Nanouk une structure presque narrative, reste remarquable.Le cinéaste prouve sa maîtrise évidente du cinéma. Flaherty use notamment d'une même ficelle à plusieurs reprises où il présente un enjeu à résoudre (se protéger du froid, trouver de la nourriture) puis montre ses "personnages" régler la situation, n'hésitant pas à varier le ton (dramatique, comique et même un peu de suspense) en fonction de la séquence, maintenant de cette manière l'intérêt du spectateur durant 1h20. Sa capacité à rendre immédiatement sympathiques son héros et ses compagnons en témoigne également. Nanouk représente aussi un projet très ambitieux pour l'époque, le tournage dans des conditions climatiques extrêmes, et le choix de l'étaler sur plus d'une année pour capter sur plusieurs saisons la vie de ces habitants du grand Nord font de Nanouk un film hors norme en 1922.
Le premier film documentaire de l'histoire, qui grâce à son titre nous permet d'appeler cette glace au chocolat sur bâtonnet, un "esquimau". Ce long-métrage raconte la vie de Nanouk et de sa famille. Tout commence sur la sortie du kayak de toute la famille, hilarante et inattendu. Ce sont d'ailleurs les deux adjectifs qui définirait le mieux ce film. Hilarant, avec des actions plus qu'inattendu. Nanouk l'Esquimau est un culte à voir absolument.
Un documentaire passionnant de l’explorateur Robert Flaherty, financé par les fourrures Révillon, décrivant la rude lutte pour l’existence de Nanouk (l’«Ours »), chef des Itivimuits et de sa famille esquimau, vivant à Hopewell Sound, au Nord de l’Ungava, dans la baie d’Hudson (Canada). On y voit sa chasse au renard blanc, au saumon, au morse féroce dans l’eau/ désemparé à terre, au phoque vulnérable par le trou d’air qu’il est obligé de pratiquer dans la mer gelée, la construction d’un igloo, l’entretien du traîneau, la férocité des chiens affamés, la tempête… Bref c’est passionnant avec en prime l’accompagnement musical original et pertinent de Stanley Silverman.
Peu importe la controverse sur la mise en scène ou non des évênements de ce long métrage. «Nanouk l'Esquimau» mérite la plus grande attention de notre part tant il s'avère riche de qualités humaines et formelles : Robert Flaherty y livre un émouvant témoignage de la vie difficile d'une famille d'« Itivimuit » dans le Grand Nord canadien. Après avoir tourné d'autres films (dont 10000 mètres de pelliculle perdue!) sur les communautés d'Esquimaux qu'il a côtoyé, l'explorateur décida en effet de se concentrer sur un « héros », Nanouk, et sur sa famille pour en rapporter les conditions de vie. L'intelligence de son approche réside dans sa volonté de retranscrire et les joies et les peines des protagonistes le plus objectivement possible, même s'il était parfaitement conscient que la présence de la caméra influait forcément sur les sujets filmés. Flaherty nous montre alors les parties de chasses comme les moments de jeux, les combats entre chiens, la fabrication d'un igloo, le troc des peaux au comptoir comme des scènes plus intimistes de la famille au coucher. Les Esquimaux se révèlent vite attachants tant leur bonne humeur constante est communicative, malgré l'extrême rudesse de leur vie. Formidable aventure humaine, «Nanouk l'Esquimau» est un film passionnant bien qu'il soit muet, grâce à la beauté des images de Flaherty conjugant prises de vues magnifiques de la banquise et vie quotidienne (mais hors du commun) d'êtres humains courageux. Une indéniable réussite vu les conditions matérielles et de tournage de l'époque, et surtout l'un des premiers représentants du film documentaire. Indispensable! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Considéré comme le premier documentaire de l’histoire, plongée réaliste et incroyable dans la communauté esquimaude de la baie d’Hudson. Entre réalisme, violence de certaines situations, instinct de survie, poésie de l’instant présent et quelques scènes burlesques, Flaherty signe une œuvre majeure du cinéma avec son propre style.