Nanouk l'Esquimau
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2025
Robert Flaherty est souvent considéré comme le père du documentaire. Alors certes, on pourrait renvoyer à la naissance même du cinéma qui reposa aussi sur un aspect documentaire ( entrée d'un train à la gare de La Ciotat ) pour s'étonner de l'emploi de cette catégorisation pour présenter Robert Flaherty.

Il n' en reste pas moins que ce long métrage réalisé dans le grand nord canadien, scénarisé parfois ( la scène ou Nanouk - son nom a été inventé pour le cinéma - découvre un gramophone, celle où des femmes esquimaux se réveillent, ou la taille du igloo construit pour l'occasion et plus grand qu'en réalité) fait aujourd'hui partie des références majeures du cinéma.

C'est instructif, tragique aussi ( Nanouk perdra la vie deux ans après le film dans une expédition de chasse où il serait - selon la documentation - mort de faim ).
Alain W.
Alain W.

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2024
Ce film muet, prédécesseur muet du documentaire moderne, le cinéaste Robert J. Flaherty passe un an à suivre la vie de Nanook et de sa famille, des Inuits vivant dans le cercle polaire arctique.
Piccolo
Piccolo

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mai 2023
En 1913, sans expérience cinématographique, Robert Flaherty filme plusieurs esquimaux. Ici, l'idée de faire un film naît. Il y retourne avec plus de pellicule, rentre chez lui, monte le film qui s'enflamme, doit repartir en expédition afin de refaire ses images... Il fallut presque dix ans pour que ce film voit le jour entre les premières images amateurs tournées, la première version du film brulée et celle que nous connaissons aujourd'hui. Presque dix ans durant lesquels Robert Flaherty multiplia les expéditions, créa des liens avec Nanouk et sa famille, des liens qui lui permettent de trouver le ton juste pour son film.

Nanouk l'Esquimau est un documentaire fabuleux qui nous montre une autre façon de vivre, un document précieux. On rit, on est ému, on vit le temps d'une heure avec cette famille si belle, si joyeuse, si courageuse et avec un savoir faire si impressionnant.

Ce documentaire est bijou, s'adressant aussi bien à des enfants qu'à des cinéphiles aguerris, qui tous auront plaisir à s'aventurer dans l'intimité de cette famille nomade au coeur de la banquise.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2022
Dans cadre du 42ème FIFAM (Festival International du Film d’Amiens), le Ciné Art & Essai de St Leu nous a proposé un ciné-concert à l’occasion du 100ème anniversaire du film « Nanouk, l’esquimau » avec la musique composée par Stefan Orins et Éric Navet.
C’est un plaisir que de revoir ce film documentaire muet de Robert J. Flaherty. Pendant 1 h 18 on suit Nanouk (l’ours) dont la première préoccupation est de chasser pour pouvoir nourrir sa famille et survivre. La scène où il capture un phoque est particulièrement impressionnante. Le phoque est essentiel : sa peau sert à fabriquer les kayaks, sa chair à se nourrir et à nourrir sa meute de chiens, sa graisse sert de beurre et permet de s’éclairer dans l’igloo. On le voit en construire en 1 h avec s’il vous plait une fenêtre et un système de réflexion de la lumière pour en éclairer l’intérieur. La salive de sa femme sert à laver son bébé et sa salive à former de la glace sous les patins du traineau pour que celui-ci glisse mieux sur la neige.
Une grande leçon de vie ou plutôt de rage de survivre dans un milieu particulièrement hostile et on se demande d’ailleurs pourquoi des hommes s’y sont installés.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2022
Un documentaire muet sur les esquimaux du Canada. Comme ça le peech donne pas la patate et pourtant malgré les 100 ans du film, le doc est captivant et nous montre la relation exceptionnelle que peut avoir l'homme avec la nature hostile.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2022
Un documentaire passionnant de l’explorateur Robert Flaherty, financé par les fourrures Révillon, décrivant la rude lutte pour l’existence de Nanouk (l’«Ours »), chef des Itivimuits et de sa famille esquimau, vivant à Hopewell Sound, au Nord de l’Ungava, dans la baie d’Hudson (Canada). On y voit sa chasse au renard blanc, au saumon, au morse féroce dans l’eau/ désemparé à terre, au phoque vulnérable par le trou d’air qu’il est obligé de pratiquer dans la mer gelée, la construction d’un igloo, l’entretien du traîneau, la férocité des chiens affamés, la tempête… Bref c’est passionnant avec en prime l’accompagnement musical original et pertinent de Stanley Silverman.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2021
Le chef d'oeuvre de Robert Flaherty pour l'un des grands succès des annèes 20! Un monde inconnu jusqu'alors : l'univers du Grand Nord et ses Esquimaux, revus et corrigès, avec sensibilitè sinon rèalisme, pour les besoins du 7ème art. "Nanook of the North" fut tournè il y a un siècle de cela et c'est encore aujourd'hui un film clè de l'histoire du cinèma qui respire l'authenticitè et la sincèritè, qualitès ô combien essentielles du film documentaire! Aucune agriculture, les Inuits vivent presque exclusivement de la chasse et de la pèche! Le phoque (et le morse) constituent l'èlèment essentiel de leur subsistance! Aujourd'hui, ce mode de vie traditionnel tend à disparaitre mais jamais on n'oubliera Nanouk et sa famille, son sourire, son savoir-faire et son courage, avec cette camèra qui participe à la vie sociale, provoquant des rèactions quant à la chasse au phoque ou à la construction d'un igloo! Juste inoubliable...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2020
Merci beaucoup à Robert Flaherty ! "Nanouk l'esquimau" m'a fait apprendre des milliards de choses sur le quotidien des esquimaux. Comme par exemple : comment construire un igloo, quelles sont leurs techniques de chasse....
Pour son époque (1922), c'est un chef-d'œuvre. Je ne me suis pas ennuyé une seule fois. J'étais au contraire très intéressé. Voilà un film qui, pour le coup, est sérieusement incontournable. 4/5
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2020
Considéré comme le premier documentaire de l’histoire, plongée réaliste et incroyable dans la communauté esquimaude de la baie d’Hudson. Entre réalisme, violence de certaines situations, instinct de survie, poésie de l’instant présent et quelques scènes burlesques, Flaherty signe une œuvre majeure du cinéma avec son propre style.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 février 2019
NANOOK L’ESQUIMAU
Par Ugo Blériot
Nanook of the North, 78 min, réalisé par Robert Flaherty, sorti en 1922, Documentaire franco- américain.
Dans ce documentaire, Flaherty par pendant des mois dans la baie d’Hudson au Canada pour vivre au sein d’une famille Inuit. Le cinéaste montre le mode de vie nomade, les méthodes de chasse, de pèche et de navigation de Nanouk et sa famille.
« Un chef-d’œuvre absolu ».
Robert Flaherty, grâce à son long-métrage, pose les bases du documentaire. Il est considéré comme le premier documentaire long-métrage de l’histoire du cinéma. Flaherty est le premier réalisateur à partir des mois, à lutter contre la nature au grand nord, pour offrir au spectateur un magnifique documentaire romancer. Contrairement aux frère Lumière qui présente le documentaire comme un film court avec très peu de coupure et de scenario, comme La sortie de l’usine Lumière à Lyon. Le cinéaste nous offre un long-métrage scénarisé, monté, et romancé qui casse les codes imposés par Louis Lumière. On remarque également, que ce documentaire est considéré comme la première fiction du réel. Le réalisateur par manque de moyen et de mains, il retourne certaine scène qui se sont réellement dérouler mais qu’il n’a pas eux le temps de filmer, comme par exemple la scène de pèche sur la banquise. Grace à cette nouvelle façon de faire les documentaires, le cinéaste réussi à raconter une histoire, grâce notamment aux panneaux, utiliser dans les fictions pour remplacer la voix des personnages. Il réussit à raconter cette histoire grâce au montage. Il permet de raconter son histoire en utilisant des plans qui n’ont pas étais tournés dans l’ordre chronologique. Il est le premier à mettre en scène un personnage, Nanouk, dont le spectateur s’attache et s’intéressé, ce qui permet de mieux (accrocher /interpeler) le spectateur sur la vie du protagoniste.
En conclusion, on remarque un documentaire en avance sur son temps à la fois dans l’aspect technique que dans l’histoire.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 février 2019
Un documentaire mis en scène diront les grincheux, mais Flaherty a fait jouer «ses» Inuits pour mieux toucher le public (une première version plus "naturelle" avait été boudée par les spectateurs). Ici, on perçoit tous les aspects de la vie de ces Hommes (la chasse, la construction des igloos, la nuit, l'hiver) qui affrontent héroïquement une nature particulièrement hostile. Le film est une ode à ces chasseurs intrépides menacés de disparition face au monde moderne (en ce sens, c'est aujourd'hui plus un film historique qu'un documentaire). Les textes sont longs et le film plutôt didactique: Flaherty étouffe un peu ses personnages, mais en même temps on sent qu'il a une énorme admiration pour eux. Les images sont belles et souvent étonnantes (scènes intimes familiales, sourire de Nanouk) à l'image de ces chiens qui dorment dehors sous un vent absolument glacial. Le premier documentaire, version longue, du cinéma. A voir.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2017
Ce film réalisé par Robert Flaherty et sorti en 1922 qui est l'un des premiers documentaires n'est vraiment pas mal. Ce documentaire nous montre donc la vie d'une famille Inuit au Canada et plus particulièrement de Nanouk qui chasse et apprend des choses à ses enfants. Honnêtement, je ne suis pas vraiment fan des documentaires mis à part si le sujet m'intéresse vraiment et j'ai regardé ce film plus par curiosité et par rapport à sa notoriété mais j'avoue que le sujet ne m'intéresse pas vraiment, ce qui peut expliquer ma note aussi "basse". Malgré tout, ce fut tout de même intéressant car on en apprend un peu plus, même si le film est muet, sur la vie des Inuits à cette époque et comment ils font pour vivres. Ce que j'ai également apprécié, c'est qu'il n'y a pas de jugement de valeur et que cette famille est juste filmée uniquement dans le but de retranscrire leur vie telle quelle. Par rapport aux plans, ils sont quant à eux assez basiques et fixes mais en même temps, ce documentaire n'avait pas d'envergure réellement cinématographique. "Nanouk l'Esquimau" est donc un film sympa mais sans plus personnellement.
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2017
Un des premiers documentaire, en l’occurrence sur les esquimaux. Le film est muet, il nous retranscris assez bien le froid, il touchant et attendrissant. Mais il vaut surtout pour sa musique guillerette, parce qu'on n'apprend pas forcément grand chose sur leur mode de vie, qui nous est déjà familier. Bien que les scènes de la construction de l'igloo et de la pêche au phoque sont réussies.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2015
Inscrit au National registry américain depuis sa création, Nanouk l’esquimau est l’un des premiers longs-métrages documentaires. Sorti pendant les années folles, il apporte un éclairage radicalement différent sur l’être humain, montrant le quotidien d’une famille inuit sur la baie glacée d’Hudson. Comment elle chasse, comment elle pèche, comment elle gère les petits, comment elle dresse les huskies, vogue en kayak, affronte le froid, la faim, mais toujours garde le sourire et l’entrain. Filmée à la source, montrée au fur et à mesure aux protagonistes pour sentir leur accord, cette œuvre fondatrice du ciné-vérité est à la fois touchante et très instructive. En devenant le premier grand reporter ethnographique, Robert Flaherty atteint sa cible : informer pour mieux sensibiliser. Bien-sûr, divers voix s’élèveront pour mettre en doute l’authenticité à chacun des instants, ou pour rappeler la misère où retourneront nos héros sitôt les caméras parties. Nanouk lui-même périra quelques mois plus tard lors d’une traque sur la banquise. Mais le cinéaste ne s’en cache pas ; à chacun son rôle, et il a rempli le sien. Pour l’anecdote, c’est durant les projections qu’un glacier a eu l’idée de distribuer les fameuses barres Gervais. Au bout du compte, l’argent sort toujours vainqueur.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2014
Premier documentaire long format de l'histoire du cinéma, "Nanouk l'Esquimau" possède de nombreuses qualités, tant sur le plan technique que visuel (et auditif aussi). La première chose qui marque est la qualité des images filmées par Robert J. Flaherty, et son sens de l'esthétisme. Il ménage autant d'effets comiques que émouvants, autant de "scènes d'action" que de scènes plus intimes ou calmes. Le portrait qu'il fait des Inuits est complet, de la chasse (au phoque, au morse etc.) à l'élaboration d'un igloo. On découvre des gens affrontant des conditions de vies très difficiles au quotidien (froid, tempête de neige...), mais qui pourtant sont restés très simples dans leur manière d'appréhender la vie et surtout très souriants. Une réussite et un avant-gardisme remarquable.
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