NANOOK L’ESQUIMAU
Par Ugo Blériot
Nanook of the North, 78 min, réalisé par Robert Flaherty, sorti en 1922, Documentaire franco- américain.
Dans ce documentaire, Flaherty par pendant des mois dans la baie d’Hudson au Canada pour vivre au sein d’une famille Inuit. Le cinéaste montre le mode de vie nomade, les méthodes de chasse, de pèche et de navigation de Nanouk et sa famille.
« Un chef-d’œuvre absolu ».
Robert Flaherty, grâce à son long-métrage, pose les bases du documentaire. Il est considéré comme le premier documentaire long-métrage de l’histoire du cinéma. Flaherty est le premier réalisateur à partir des mois, à lutter contre la nature au grand nord, pour offrir au spectateur un magnifique documentaire romancer. Contrairement aux frère Lumière qui présente le documentaire comme un film court avec très peu de coupure et de scenario, comme La sortie de l’usine Lumière à Lyon. Le cinéaste nous offre un long-métrage scénarisé, monté, et romancé qui casse les codes imposés par Louis Lumière. On remarque également, que ce documentaire est considéré comme la première fiction du réel. Le réalisateur par manque de moyen et de mains, il retourne certaine scène qui se sont réellement dérouler mais qu’il n’a pas eux le temps de filmer, comme par exemple la scène de pèche sur la banquise. Grace à cette nouvelle façon de faire les documentaires, le cinéaste réussi à raconter une histoire, grâce notamment aux panneaux, utiliser dans les fictions pour remplacer la voix des personnages. Il réussit à raconter cette histoire grâce au montage. Il permet de raconter son histoire en utilisant des plans qui n’ont pas étais tournés dans l’ordre chronologique. Il est le premier à mettre en scène un personnage, Nanouk, dont le spectateur s’attache et s’intéressé, ce qui permet de mieux (accrocher /interpeler) le spectateur sur la vie du protagoniste.
En conclusion, on remarque un documentaire en avance sur son temps à la fois dans l’aspect technique que dans l’histoire.