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berdj aghassian
80 critiques
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5,0
Publiée le 6 avril 2026
Quel plaisir de voir ce film. Cela date de l'époque où les Anglais faisaient de si bons films... Petit bémol, Charles Laughton en fait des mégatonnes...
Amusante et distrayant comédie so british! Charles Laughton est au mieux de sa forme en version déchainée, et le duo formé par Brenda de Banzie et John Mills est inénarrable. Un bon petit moment.
Super réalisation à prendre avec une humour british et trouver comment une femme peut rendre un homme fort et puissant très beau film sur la puissance des femmes de nos jours est un incontournable
Petit film vieillot et terriblement daté réalisé par le grand David Lean, "Chaussure à son pied" n'a rien en commun avec ses œuvres maitresses ("Le pont de la rivière Kwai", "Lawrence d'Arabie", "Le docteur Jivago"). Cette comédie pas vraiment drôle n'a d'intérêt que pour la prestation du toujours excellent Charles Laughton parfait dans son rôle de père radin, égoïste et alcoolique.
Sympathique mais je trouve la seconde partie où l’homme devient un parvenu plutôt décevante et convenue. En effet le début montrait une verve comique intéressante mais la fortune va changer la donne dans la plus parfaite des traditions au final….
L'unique comédie signée David Lean est agréable à suivre. Situations et dialogues savoureux et surtout jeu d’acteurs brillant à commencer par Charles Laughton en père et boutiquier grossier et ingrat ; Brenda De Banzie en femme au caractère bien trempé, aucunement manipulatrice, sincère dans sa bienveillance envers son époux qu’elle a choisi ; et John Mills, l’époux choisi, en cordonnier simplet, discret mais ô combien efficace dans sa pratique du cuir. Voilà un film qui a de belles rides comparé à certains Chabrol dépassés. Je dis ça, je ne dis rien ! « Chaussure à son pied » est une aimable curiosité que tout cinéphile doit découvrir.
Qu'est-ce que ça a vielli ! C'est un film de 1954 mais on croirait qu'il date des débuts du parlant. Le scénario ressemble à une fable de La Fontaine dans un décor de de l'Angleterre industrielle de l'époque victorienne. En tout cas avec la même morale patriarcale et même condition ouvrière. En fait, c'est une fable de l'inversion de la lutte des classes. Mais l'humour est aussi grotesque qu'à l'époque du cinéma muet !
Petite comédie légère et agréable pour David Lean, l'auteur des blockbusters "Lawrence d'Arabie", "Le docteur Jivago" ou encore "Le pont de la rivière Kwaï". Petite comédie mais bien mis en scène et interprétée. Un film à l'ancienne sur une époque victorienne régentée par les différences sociales, le poids des traditions,... De quoi passer un bon moment.
David Lean constitue ( selon moi) un des angles mort de la cinéphilie hexagonale. Si Bertrand Tavernier a beaucoup contribué à la reconsidération du cinéaste, elle reste toutefois regardée avec un regard hautain par certains.
C'est très injuste et pour ma part je me rallie sans difficulté au point de vue du cinéaste de " l'horloger de saint Paul".
Lean a peu abordé le registre du comique. " L'esprit s'amuse" fait office de première incursion dans le genre et " chaussure à son pieds" la seconde.
Aujourd'hui peu diffusé, ce titre obtint pourtant en son temps l'ours d'or à Berlin (1954) et constitue (selon moi) un chef-d'œuvre.
En s'appuyant sur un scénario qui présente un chef d'entreprise, père de trois filles célibataires qui tient une boutique/atelier de fabrication de bottes, Lean aborde avec brio plusieurs thèmes dont les développements sont jubilatoires.
La fameuse " common decency" chère à George Orwell est traitée avec finesse, mais aussi le mépris de classe, la pingrerie, la confiance en soi, une définition in vivo de ce à quoi correspond la notion de peuple, le parent toxique avec ses enfants qui transmet ses tares comportementales...
La distribution dominée par Charles Laughton et John Mills ( ce dernier est absolument exceptionnel ici) est formidable.
On pense parfois dans le ton employé à " the shop around the corner" de Lubitsch, c'est dire à quel niveau je place " chaussure à son pieds".
J'ai beaucoup aimé ce film qui à l'époque devait être une simple comédie mais se regarde autrement dans notre ère ! L'exploitation des femmes, le machisme de l'époque...et la revanche de cette trentenaire qui façonne elle même son mari, l'instruit et tente de l'élever dans la société. C'est très bien raconté et les personnages sont parfaits. J'ai moins aimé les mimiques du père alcoolisé mais c'est aussi un jeu que l'on voyait beaucoup dans les années 50 et 60. Un petit bijou avec un scénario, des dialogues réussis ! 4/5
Passé à la tv ,il y a peu...Quelle belle découverte, ce vieux film bien réalisé avec la truculence que l'on ne pensait pas trouver pour l'époque. De D. Lean en plus ! ll paraît que l'origine de ce scénario est une pièce de théâtre on serait bien aise de la voir et apprécier la verve et la débrouillardise de cette fille " femme de tête" avec une tête bien pleine et qui bouscule hardiment tout un entourage sujet à un machisme ancré dans les us.
Comédie modeste et savoureuse, tournée par Lean avant de succomber à l'attrait des super-productions, "Chaussure à son pied" est irrésistible, vive, drôle et impertinente. Porté par le fabuleux Charles Laughton, le film alterne les séquences amusantes avec des moments de bienveillante retenue, comme ceux qui concernent l'intimité de l'improbable couple-vedette. Une œuvre qui met de bonne humeur !
Adaptée d’une pièce de théâtre, une comédie de mœurs piquante à l’humour très british se déroulant dans l’Angleterre Victorienne, portée par le truculent Charles Laughton.
Une bonne comédie d’une époque victorienne révolue aux classes sociales marquées (honneur, trousseau, dot, qu’en dira-t-on), bénéficiant d’une mise en scène efficace, d’un beau numéro de Laughton (scène de la biture) et de répliques percutantes (« Vous aimez vous écouter, pas moi ! »). Ours d’or 1954.
Quel bonheur de voir le grand Charles Laughton, toujours très fringant, revenir en Angleterre pour travailler sous la direction de David Lean qui n’est pas encore devenu le réalisateur mondialement connu pour ses films épiques comme « Le pont de la rivière Kawaï » (1957) , « Lawrence d’Arabie » (1962) ou encore « Le docteur Jivago » (1965) même s’il jouit déjà d’une très solide réputation en Grande Bretagne. Le grand acteur oscarisé qui va bientôt passer pour une seule et unique fois derrière la caméra avec le succès critique que l’on connaît (« La nuit du chasseur » en 1958), met son talent à disposition d’une comédie jubilatoire tirée d’une pièce de théâtre d’Harold Brighouse. Propriétaire d’un magasin de chaussures qu’il tient avec ses trois filles encore à marier, Henry Hobson ne fait plus guère que la tournée des cafés environnants avec ses camarades de boisson. Autoritaire et d’une mauvaise foi débonnaire sans nom, Hobson abuse sans vergogne de son autorité et de la compassion de ses filles depuis que son épouse est partie rejoindre un monde meilleur. De plus, un peu avare sur les bords il n’a guère l’intention de se ruiner en payant trois dots. Les choses semblent sous contrôle jusqu’à ce que sa fille aînée (Brenda de Banzie) se mette en tête d’épouser l’employé timoré de son père (John Mills) mais aussi bottier surdoué dont elle a compris qu’il est celui qui fait la réputation de leur boutique. Le combat entre le père et la fille peut alors commencer, ponctué de scènes drolatiques et le plus souvent tendres où Charles Laughton en pleine forme cabotine comme seul peut-être Michel Simon en France savait le faire. Face à lui John Mills et Brenda de Banzie ne sont pas trop de deux pour lui tenir tête. Le spectateur se régale et certainement aussi David Lean qui met en scène cette pochade, démontrant que son talent était éclectique. Quant à Charles Laughton, il a depuis longtemps démontré son talent comique notamment sous la direction de Leo McCarey dans l’inénarrable « L’extravagant Mr Ruggles » datant de 1935 ! Un régal !