La Mort en direct
Note moyenne
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55 critiques spectateurs

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oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 novembre 2009
Un thème très intéressant sur la télé réalité et ses dérives mais mal exploité. Il y a un manque de rythme critique qui empêche au spectateur d’entrer dans l’histoire et de ressentir des émotions face à la fuite des deux personnages. Cependant, Tavernier se révèle être un visionnaire hors pair et nous présente un monde qui n’est plus si loin du notre. La fin cependant est vraiment très bonne et démontre bien la manipulation dont les personnages sont victimes pour les besoins du « jeu » télévisé. C’est vraiment dommage que l’on ait l’impression d’être devant un film de 5 heures ! Grosse déception.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 avril 2009
Vrai chef d'oeuvre dans lequel on a le plaisir de retrouver Harry Dean Stanton en méchant bien vicieux; "Death watch" nous réjouira toujours pour sa satire piqante de la TV réalité, son jeu d'acteurs sans fautes & pour finir ses étranges paysages d'Ecosse.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2009
«Death Watch» (Grande Bretagne, 1979) –La Mort en direct en français- de Bertrand Tavernier s’ouvre sur un cimetière dans lequel trônent d’immenses stèles. Entré par un lieu mortuaire, le film se terminera sur la présence imposante de la mort. Dans un futur proche, une chaîne de télévision met en place une émission révolutionnaire où une femme agonisante, en l’occurrence Katherine Mortenhoe est filmée en continu. La véritable inventivité n’est pas tant le sordide de l’expérience que le moyen de filmage. Pour capturer chacun de ces instants, un homme, Roddy, se fait placer dans les yeux une caméra. Le personnage devient, dès lors, le pôle du regard par lequel le film donne à percevoir. Le film s’apprécie à différents degrés, témoignant de ce fait de la complexité du scénario de Rayfiel et Tavernier. En tant qu’œuvre de genre, film de science-fiction, «Death Watch» renvoie au modernisme naturaliste qui entend défaire les artifices du Beau pour retrouver une vérité. En représentant le futur de manière si peu changé, Tavernier s’accorde à entendre que les révolutions du monde s’opère sur une grande durée. «Death Watch» est également un film sur l’acteur. Renommé pour être un des plus grands directeurs d’acteur avec Claude Sautet, Tavernier base son film sur deux comédiens au principe de jeu opposé. Issue du classicisme autrichien de «Sissi», Romy Schneider joue en partenariat avec Harvey Keitel, membre de la génération d’acteurs américains des années 70 praticiens de la Méthode. Parmi eux se trouve même Max von Sydow, acteur suédois de l’école de Begman. En mêlant ces différents registres d’acteurs, Tavernier provoque les conflits (Schneider et Keitel se sont par ailleurs très peu entendus sur le tournage) et pratique la méthode de Kazan qui permet de diriger le jeu des comédiens à partir de l’expérience réelle entre les acteurs. La lutte des classiques (Sissi) avec les modernes (Keitel) agit le film comme bons nombres des œuvres souvent passéistes de Tavernier.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2013
Tavernier l'éclectique abordait avec ce film la SF avec réussite. Fort inspiré, ce drame humain vraiment prenant traite aussi de la télé réalité, c'était il y a 30 ans de la SF, et Tavernier avait déjà compris les dérives de ce style de programmation. Romy Schneider comme d'habitude y est poignante. Un très grand film à redécouvrir.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2008
Scénario fort intéressant, qui interroge sur la toute puissance, pour ne pas dire le totalitarisme des médias dans nos sociétés modernes, et ce jusque dans notre intimité, puisque c'est ici la mort qui est filmée en direct. Le film a toutefois vieilli, et le rythme lent peut être rebutant, surtout au début, car les différents éléments dramatiques sont lentement (laborieusement ?) mis en place. The Truman Show est en partie inspiré par ce film. Les acteurs sont bons, mais ils n'habitent pas totalement leurs personnages. En tout cas, je ne les ai pas sentis aussi à l'aise qu'ils auraient pu l'être.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mai 2008
Ecosse, quelques années après 1980 (date de sortie du film). La mort ayant été erradiquée, la télévision la recréee pour en faire un spectacle. Cette remarquable anticipation prémonitoire d'avant la télé réalité constitue une incursion tout à fait à part dans l'oeuvre de Bertrand Tavernier. Point d'effets spéciaux, de montage serré, de mouvements de caméra à l'emporte pièce. Au contraire, une ville fantôme de la désindustrialisation filmée en plans fixes, une caméra intimiste cernant au plus près les personnages, une économie de dialogues et des regards qui en disent long. Ce qui est montré, contre la mort vers laquelle plonge une humanité froide et sans repères éthiques, c'est la prégnance d'un visage tout en dignité, celui d'une femme promise à la disparition qui refuse tout compromis. Grand directeur d'acteurs, Tavernier a l'audace de laisser Romy Schneider, sublime, incarner librement cette dignité qui lui est si naturelle. Avec le recul et ce qu'on sait de la biographie de l'actrice, LA MORT EN DIRECT prend une force quasi documentaire. Les dernières scènes, où Romy retrouve Max Von Sydow, en un bel hommage à Bergman, crient la splendeur de l'amour et la beauté des hommes avec une élégance et une économie de moyens rares.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2006
Une histoire qui pourrait nous laisser indifférents si on considère la déferlante de télé-réalité dont le PAF nous submerge depuis des années.
Or, le scénario montre du doigt les méfaits de cette "télé-réalité" : voyeurisme, immoralité, duperie, hypocrisie...ça va, j'arrête.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2006
En 1980 Tavernier réalise "La mort en direct", son premier film en anglais, avec Romy Schneider, Harvey Keitel, Max von Sydow et Harry Dean Stanton (excusez du peu....), mais ceux-ci n'avaient pas encore leur notoriété d'aujourd'hui. C'est aussi le seul film de science-fiction du réalisateur. J'en entends déjà dire "Ah bon? Tavernier a fait un film de science-fiction?". Eh bien oui; enfin de science-fiction, il l'était à l'époque, car aujourd'hui la réalité a rattrapé la fiction. Le film traite sur le voyeurisme de la télé-réalité a travers une émission qui suit une personne condamnée à mourrir. Le film n'eut qu'un succès moyen à sa sortie et le fait que Tavernier ai choisit de ne pas utiliser de décors futuriste explique pourquoi ce film est rarement cité comme film du genre. Tavernier justifie son choix en disant que son film est un film de science-fiction proche (en quoi il avait raison) et que dans 20 ou 50 ans les vieilles maisons de Glasgow (lieu du tournage) seront toujours là. Les maisons certe....mais les voitures, les habits... quelques touches de futurisme aurait permis de mieux situer le film. Bref, malgré un sujet très interessant, on arrive pas à adhérer entièrement au film, qui traite peut-être trop de sujet à la fois (la fuite, les relations, la télévision, la médiatisation, etc...) qui ne sont jamais traités jusqu'au bout.
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film qui prend etonnament un autre sens aujourd'hui...déjà en avance sur son temps en 1980 le film de Tavernier fait encore plus reflechir aujourd'hui en raison de l'omni-présence de la télé réalité...Ce n'est pas la meilleure performance de Romy Schneider mais Harvey Keitel est lui parfait.Enormément d'idées dans ce film un peu ovni dans le cinéma français mais qui mérite d'etre redecouvert et surtout qui permet de prendre conscience que la fiction est bien partie pour rejoindre la réalité...ce qui ne fait qu'accentuer le malaise quand on regarde ce film.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2018
Bertrand Tavernier réalise là son film le plus original et l'un des plus intéressant de sa carrière. Casting international pour une vision lucide de l'avenir, une certaine poésie enveloppe ce film par contre cet aspect est plutôt sombre car La Mort en direct est un film sans gaieté et on pourrait aussi reprocher un rythme qui manque de vigueur (sans posséder réellement de longueurs ce film aurait sans doute gagné à être réduit de 15/20 minutes) cependant cela n'enlève en rien l'intérêt de La Mort en direct que l'on suit vraiment avec curiosité.
Les acteurs sont très bons notamment Romy Schneider et Harvey Keitel dans les rôles principaux, Tavernier traite son sujet (une télé-réalité avant l'heure voulant montrer en direct la mort d'une femme) sans artifice sans tomber dans la surenchère ; La Mort en direct est à découvrir bien qu'il lui manque le supplément pour en faire une œuvre passionnante.
La seconde heure du film est parfois un peu trop posée et calme sinon la musique signée Antoine Duhamel est très belle.
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