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Gwen R
54 abonnés
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2,5
Publiée le 30 octobre 2008
Un conte carton pate réussi avec une morale bien evidente sur le rejet des différences. Le trait est trop appuyé avec une créature forcement fabuleuse et des humains forcèment pas humains...
Quel film étrange,indiscutablement très original,beau et parfois même très beau tant par les idées que par la mise en scène. La neige finale étant la séquence la mieux réussie de toutes. Ce conte hautement philosophique qui s'apparente aux naïfs en peinture dépeint avec cruauté les défauts des sociétés humaines,il le fait à sa manière et cette manière me choque car la gentillesse et la bonté qui s'expriment parfois semblent avoir la bêtise comme origine. La méchanceté poussée à l'extrême avec le personnage de Jim ne cache pas une certaine intelligence et les manipulations qu'exerce ce jeune homme sont diaboliques. Tout cela débouche sur une impression de malaise que je n'aime pas beaucoup. je ne dois pas être le seul et en ce sens ce film ne devrait en aucun cas êtrevu par des enfants. Je le redis souvent un excellent film doit provoquer un certain enthousiasme,ce n'est pas le cas de celui la.
Tim Burton a grandi en se sentant être un marginal en total décalage avec la société dans laquelle il a grandi (la ville de Burbank). Ayant connu un énorme succès avec Batman, il peut se permettre d’ouvrir ce qui restera sa meilleure décennie avec un film totalement personnel : Edward aux mains d’argent. Tiré d’un dessin que le cinéaste avait fait dans son adolescence, ce film adapte le mythe de Frankenstein (déjà à l’origine de son court-métrage Frankenweenie) avec un personnage à la coiffure ébouriffée rappelant celle du cinéaste. Celui-ci met donc tout son cœur dans son histoire en retranscrivant son sentiment de marginalité face à cette société qu’il représente de manière acerbe où l’aspect lisse évoquant les contes pour enfants (rempli de couleurs criardes et de personnages surjouant constamment) cache en réalité des individus n’hésitant pas à rejeter les êtres différents dès lors qu’ils ne rentrent plus dans leurs cases ou qu’ils ne servent plus leurs intérêts. En livrant une œuvre dans laquelle il met tout son cœur (on y retrouve son idole Vincent Price et on entend déjà la chanson qu’il réutilisera dans Mars attacks ! : It’s not usual de Tom Jones, chanteur qui interprète également With these hands et Delilah), Tim Burton réussit une œuvre sublime à la fois drôle et émouvante (notamment grâce à la magnifique musique de Danny Elfman qui signe une de ses plus belles partitions) qui fait partie de ses plus grandes œuvres (beaucoup de fans du réalisateur considère que c’est son meilleur film) et marque sa rencontre avec celui qui devient dès lors son acteur fétiche : Johnny Depp. Un incontournable !
edward aux mains d'argent est un magnifique conte étiologique. Johnny Depp et Winona Rider y sont sublime et arrivent à nous embarquer dans cette histoire avec une telle facilité. On traverse ce film avec beaucoup d'émotions, certes de la tristesse, mais aussi un puissant sentiment d'injustice. Le film est tellement poétique et dynamique qu'il en devient culte
Un film d'une poésie et d'une féerie incroyables ; un pur produit Tim Burton teinté d'une satire du mode de vie américain. Johnny Depp est très touchant.
Le film culte réunissant les inséparables Tim Burton et Johnny Depp pour un chef d'œuvre éternel et qui ne peut pas vieillir tant par les valeurs et thèmes traités que par sa portée poétique magique. Edward interprété et même incarné par Johnny Depp, un mix entre la créature de Frankenstein et le petit prince, est le symbole de la différence, la pureté, la naïveté, l'absence de pré conçus et est parachuté dans un monde, petite bourgade pavillonnaire bourgeoise américaine qui elle déborde de clichés et différences sociales et societales. Un choc, une confrontation qui après le miracle de la découverte vire vite à la jalousie et aux tensions tant qu'aux incompréhensions. La romance charmante entre Johnny Depp et la touchante et charmante Winona Ryder est aussi participative du succès par ce couple également éternel dans les mémoires cinéphiles . Un film à voir et revoir sans modération avec toujours la même magie poétique.
Avec Edward Scissorhands, le jeune Tim Burton signait quasiment un credo, celui de sa foi en un univers artistique marginal et sans doute incompris. Bien que peut-être un brin convenu dans le fond, le film reste un modèle de sensibilité et de poésie porté par la musique de Danny Elfman et, la candeur qui se peint sur le visage de Johnny Depp. Et par la cohabitation fugace d'Edward et de ces banlieusards drastiquement conformistes, il raconte beaucoup de ce qui est perdu dans la transmission de l'artiste au monde, toute la richesse qu'on ne peut pas voir, tout ce que la singularité de chaque être l'empêche de se rendre complètement accessible. Oui, la différence est une formidable source de beauté, mais c'est aussi la barrière infranchissable qui nous sépare tous, cette incompatibilité des désirs qui condamne à la solitude celui dont la sensibilité est trop grande, dont l'attente envers la vie tire vers l'absolu. Car plus que par ses mains, c'est pas le dessin gracile et trop délicat de son esprit qu'Edward se distingue des autres. Dans tout ça, et si atteindre une harmonie durable est impossible, restent des instants de grâce et, à travers les sculptures qu'Edward continuera inlassablement de tailler, l'envie perpétuelle de croire en la beauté de la vie et de la célébrer. De base je suis loin d'être réceptif à la candeur, voilà pourquoi ce film ne m'emportera jamais. Mais Burton maîtrise suffisamment son bébé pour donner envie de se laisser aller à lui laisser sa chance. Sincère et aussi précieux qu'unique.
Véritable fable, ce film est un petit bijou de Tim Burton. Le scénario est y des plus bluffant et émouvant. Johnny Depp y est époustouflant et signe là l'un de ses plus grands rôles.
Un de mes films préfèrés je suis toujours aussi ému a chaque fois que je le revois . L histoire est très humaine et bouleversante et les acteurs , principalement Johnny Depp , sont tous très bons . Un grand film
Peut être le meilleur Tim Burton. C'est très beau, fantaisiste et plein de noirceur. Les acteurs sont impeccables et c'est filmé comme dans un rêve, avec une musique de Danny Elfman, toujours très fort pour créer une ambiance surréaliste. Ce film montre la véritable nature de l'âme humaine, souvent calculatrice et étriquée.
Je ne suis pas du tout fan de Tim Burton dans ce registre...même si c'est apparemment celui-ci qui fait tout son charme (ou du moins son originalité). Je ne suis pas spécialement orienté fantastique en même temps, et c'est pourquoi "Edward aux mains d'argent" ou le gothique qui s'est greffé des ciseaux sur les mains, ne sera pas ma tasse de thé. Alors oui, le message est mignon, la différence est une force, la beauté est intérieure, l'amour est plus fort que tout...et tout le blabla habituel (là je vais m'attirer les foudres des fans), mais ce style de poésie ne fonctionnera pas sur ma personne. Mais que l'on aime ou non, l'aspect esthétique et la prestation de Johnny Depp, il faut bien l'avouer, valent le détour.
Entre ses deux Batman, Tim Burton revient sur un projet plus personnel avec une mélancolie fantastique très marqué. Premier rôle de Johnny Depp chez l’illustre réalisateur, qui l’a fait connaître au grand public six ans après son passage dans Les Griffes de la Nuit, Edward aux Mains d'Argent conte la triste histoire d’un être créé mais qui, n'ayant pu être terminé, a des cicatrices sur le visage et des lames de ciseaux en guise de mains. Alors qu’une représentante en cosmétiques entre dans son ténébreux manoir, elle perturbe son quotidien en l'emmenant dans le monde extérieur pour le faire vivre parmi les autres et exposer ses talents. Créature emblématique de l’imagination de Tim Burton, Edward arbore un regard et une posture torturé par la tristesse et la solitude, associant ainsi définitivement le réalisateur au mouvement gothique. Sa coiffure est inspirée par celle de Robert Smith du groupe The Cure, à qui Tim Burton avait proposé d’écrire les musiques du film.
Derrière le comique des nombreuses situations mettant Edward dans l’embarras se cachent en réalité les thèmes de l’exclusion et de la découverte de soi. Car si son talent pour la sculpture des feuillages fait l’unanimité, les maladresses provoquées par ses ciseaux et la moquerie des habitants vont le rendre difficilement adaptable à l’impitoyable vie en société. Si la dramaturgie met vraiment du temps à se mettre en place, le background du personnage se développe à travers des flashbacks mettant en scène son inventeur, interprété par le brillant Vincent Price, connu pour ses rôles dans des films horrifique comme L’homme au masque de cire, La mouche noire, Vincent (le premier court métrage de Tim Burton) ainsi que le célèbre monologue de la chanson « Thriller » de Michael Jackson.
Le personnage d’Edward sait se montrer très attachant lorsque ses premiers sentiments apparaissent à l’égard de la lycéenne Kim, interprétée par Winona Ryder (Beetlejuice, Dracula, Frankenweenie), qui est la seule personne à réellement le traiter comme un humain et non comme une bête de foire. Les musiques de Danny Elfman, surtout présentes dans les premières et dernières minutes, subliment le pathétique et la fatalité du personnage, notamment provoqués par la violence qui survient vers la fin. À l’instar de futurs films comme Ed Wood, Big Fish ou encore Big Eyes, Edward aux Mains d’Argent se veut finalement être un film très particulier, avec une atmosphère glauque qui se traduit davantage par un univers réaliste mettant en avant le jugement des personnes que par une esthétique gothique et monstrueuse.