On est tous d’accord pour dire que le film ne payait pas de mines, mais avait l’air à minima fun et et un tant soit peu original.
Production Netflix oblige, cela ressemble davantage à un film pour réalisateur débutant, qu’à une production aboutie, réfléchie et arrivée à maturité.
Je ne comprends pas comment le film est vendu : à la fois un film basé sur l’action, et un décalage assumé via le point de vue du chauffeur humain.
L’action est toujours filmée en arrière-plan, les séquences ressemblant à n’importe film d’action lambda, tandis que l’oeuvre n’insuffle jamais de second degré, d’humour, ne joue pas avec les codes des films de vampires.
Là ou l’on s’attendrait que les créateurs du film ait vu le classique mais oublié Aux Frontières de l’Aube (1987), le réalisateur nous a mélangé le polar sauce mafieux vu mille fois avec le concept plagié sur Collatéral (2004).
On ne sent aucune originalité, aucun thème fort, aucun personnage qui sortirait des clichés absurdes sur les riches de la Côte Ouest, et des pauvres sages et disciplinés.
Le film en devient ennuyant et inoffensif.
Même l’histoire d’amour, qui aurait pu orienter le film dans une autre direction, et changer l’angle de vision de l’histoire, est totalement superficielle et fugace.
Reste un casting féminin plutôt sympathique : la mignonne et gentille Debby Ryan , dont le physique rappelle les actrices des téléfilms Disney qui jouera forcément la « gentille vampire », tandis que l’actrice au look plus retors et badass Lucy Fry, incarne nécessairement la vampire sans morale ni conscience, la b*tch de service.
À croire, que ni le directeur de casting, ni les scénaristes , ni le réalisateur ne sont capable d’installer des faux-semblants, de donner des back-story solides, une psychologie intéressante aux 3 protagonistes du long-métrage.
Un travail de yesman en phase terminale, aussi lisse et anonyme possible.
Le final est tellement prévisible et cliché qu’on tombe au niveau d’un mauvais téléfilm ABC.