On est à des années lumières des niaiseries commerciales habituelles que nous servent les productions hollywoodiennes. Là on est plutôt dans l'Amérique underground, entre le glauque et la misère sociale, avec au centre un personnage d'une grande complexité, asocial, vulnérable. Coup de coeur pour Christina Ricci dont la blondeur et la candeur contrastent avec l'atmosphère sombre du film. Buffalo '66 plaira aux fans de Jim Jarmusch.
Fort habilement stylisée (tant par la diversité des focalisations de caméra que par le travail sur les lumières ou l'importance du son) cette rencontre de deux solitudes dévoile peu à peu le parcours (en flash-back intelligemment distillés), les souffrances (pathétique séquence déplorable chez les parents), la peur (intense Vincent Gallo) derrière la brutalité apparente du héros qui ose finalement l'espoir incertain de l'amour. Marquant!
Excellent film, surprenant par l'originalité de son scénario, le jeu de Vincent Gallo et Christina Ricci est super, la violence est limitée, l'humour est bien là, l'émotion aussi, ce film reste longtemps dans la mémoire, je vous le recommande vivement
*Buffalo '66* m’a captivé par son ton unique et son mélange de drame et de comédie noire. Le film joue habilement avec des dialogues tranchants et un humour souvent absurde, porté par un Vincent Gallo à la fois touchant et déstabilisant dans son rôle principal. La relation improbable entre son personnage et la jeune Christina, interprétée par la talentueuse Christina Ricci, ajoute une dimension émotive et décalée à l’ensemble.
L’esthétique du film, avec ses teintes de couleurs désaturées et ses plans soigneusement composés, renforce le côté intime et presque claustrophobique de l’histoire. C’est un film qui marie habilement le grotesque et l’émotion, tout en offrant une expérience visuelle et narrative qui reste en tête bien après la projection.
Une Comédie dramatique écrite, dirigée et interprétée par Vincent Gallo. Dans une ambiance glaciale, son scénario de névrose nous propose un véritable sac d'embrouilles, mais une arnaque réussie. Le thème : Billy Brown sort de prison et kidnappe Layla une jeune femme de 28 ans pour la présenter à ses parents et la faire passer pour sa femme. L'accueil est très froid ; ses parents n'aiment pas ni ne connaissent leur fils. Ce film nous offre un joli casting avec de superbes prestations de Vincent Gallo dans le rôle délicat de Billy, et de Christina Ricci dans celui de Layla.
Malgré quelques bonnes idées, principalement de forme, Vincent Gallo livre un film ennuyant, plombé par une intrigue qui fait du sur place et des scènes beaucoup trop longues qui induisent une absence de rythme assommante.
buffalo est un chef d'oeuvre sentimental, descriptant le misérable à l'histoire exarcerbée de deux etre destinés ! Acteurs profond, touchant, réel, vrais !
Début de film excellent, les 20 premières minutes avec la rencontre des deux protagonistes et la rencontre de la famille sont intéressantes, mais au lieu de partir en comédie sur la bipolarité du gadjo et l’incohérence de la gadji, le film s’emmêle dans des longueurs monotones avec des prises de vues de plusieurs minutes ou il ne se passe rien, tout ça avec un effet artistique pas très très joli.
"Buffalo'66" est un délire très original avec un aspect théâtral prononcé. Voici une romance particulièrement barrée qui aura le mérite de sortir des sentiers battus, autant sur sa mise en scène que sur scénario. Le premier long-métrage de Vincent Gallo est donc une réussite, tout comme son jeu d'acteur irréprochable. Tout en ressort crédible pour cette romance unique qui n'est pas loin de se retrouver dans la case ovni. "Buffalo'66" apporte avec lui une réelle fraîcheur dans le cinéma romantico-dramatique.
Figure de l’underground américain, Vincent Gallo accoucha en 1998 de ce film culte qu’il porta entièrement sur ses épaules (il en est non seulement l’acteur principal mais aussi le réalisateur, le scénariste, le costumier, le musicien...). Brillamment mis en scène, Buffalo ‘66 nous dresse le portrait d’un type tout juste sorti de prison en proie à ses démons intérieurs (Gallo lui-même, donc), violent, taciturne et mal dans sa peau. Portrait acide d’une Amérique populaire rongée par la société du divertissement – les parents du jeune homme, interprétés par des Anjelica Huston et Ben Gazzara géniaux, sont décrits de manière incroyable – ce film qui enchaîne séquences dramatiques, scènes de pures bouffonneries et passages arty se clôt sur des moments plus tendres et positifs. Maîtrisé de bout en bout.
Très très bon film de Vincent Gallo qui a su regrouper un casting d'enfer pour son 1er long métrage. Une simple histoire d'amour qui prend forme petit à petit dans des situations cocasses à mourir de rire. Pleins d'idées dans sa mise en scène pour nous faire découvrir la personnalité de cet individu insupportable auquel on finira inéluctablement par s'attacher. Christina Ricci est divine, sa séquence de petits pas de danse au bowling me restera gravée longtemps. Difficile d'en dire davantage, un film à voir, du grand cinéma indé US comme on aimerait en voir plus souvent...
"Buffalo '66" vaut le détour. Vincent Gallo est excellent en ex-taulard méga-névrosé, Christina Ricci se débrouille également très bien comme blondinette naïve et pleine d'amour qui tente avec ses moyens de remettre son nouveau compagnon sur le droit chemin. A la clé : une conclusion bien différente que pour beaucoup d'autres films contemporains de ce genre. Au passage, divers passages parfois très durs, parfois très drôles, parfois les deux à la fois.